• Il y a cinquante-sept ans : c’était hier, c'est encore aujourd'hui 31 mai 2017

     

     

     

    Il y a cinquante-sept ans : c’était hier, c'est encore aujourd'hui 31 mai 2017

     

    " C'est demain au à Marseille. Heureux de faire partie du comité scientifique de l'hommage à . Nous serons nombreux à saluer l'oeuvre qu'il a accomplie (jusqu'à présent!), son engagement et à le remercier d'avoir dirigé nos recherches ! Un moment fort en perspective ".

    Il y a cinquante-sept ans : c’était hier, c'est encore aujourd'hui 31 mai 2017

     
     
     
     
     
    En réponse à

    " Dommage que l'ANPROMEVO et Les Amis de Max Marchand, de Mouloud Feraoun et leurs Compagnons n'ont pas été invités ils auraient souhaité parler des victimes de l'OAS et ce 31 mai 2018 c'est le 57e anniversaire de l'assassinat de Roger Gavoury par les terroristes de l'OAS ".

    Michel Dandelot

     

    Il y a cinquante-sept ans : c’était hier, c'est encore aujourd'hui 31 mai 2017

     
     

    Tramor Quemeneur C'est juste !

     

      

    Michel Dandelot Peut-être pourriez-vous rappeler au minimum l'assassinat de Roger Gavoury par l'OAS le 31 mai 1961 ?

     

    Il y a cinquante-sept ans : c’était hier, c'est encore aujourd'hui 31 mai 2017

     

    Tramor Quemeneur  Ce sera fait !

     

     

     Michel Dandelot Merci !

     

    Il y a cinquante-sept ans : c’était hier, c'est encore aujourd'hui 31 mai 2017

     

    Yvan Donnat Apparemment les "pieds noir-es progressistes" ne sont pas convié-es ? 

     

    Il y a cinquante-sept ans :

    c’était hier, c'est encore aujourd'hui

    31 mai 2018


    Ce 31 mai 2018 invite à réfléchir sur la liberté, la justice, la fraternité : des valeurs que le terrorisme ignore et que la politique et l’Histoire s’emploient parfois à réviser.
      

    Il y a cinquante-sept ans, des légionnaires déserteurs, aidés de jeunes Algérois, assassinaient le contrôleur général de la sûreté nationale Roger Gavoury, commissaire central du Grand Alger, chargé de la répression des menées activistes.

     

    Il y a cinquante-sept ans : c’était hier, c'est encore aujourd'hui 31 mai 2017

    Roger Gavoury  

    Il y a cinquante-sept ans, le 31 mai 1961 le commissaire d’Alger était le premier fonctionnaire victime de l’organisation OAS. Un événement marqueur.  

    À quoi servent les commémorations ? À l’heure où, un peu partout en France, l’activisme des nostalgiques de l’Algérie française – et plus largement de la colonisation – retrouve du souffle, les cinquante-sept ans de l’assassinat de Roger Gavoury prennent un relief particulier dans la construction de l’histoire collective. Le 31 mai 1961, le commissaire central d’Alger était le premier fonctionnaire tué par l’OAS. Roger Gavoury est assassiné à coups de poignard dans son studio, alors qu’il dirigeait l’enquête sur les attentats au plastic et sur les complices civils du « quarteron » de généraux à l’origine du putsch d’avril 1961.  

    Dès le 3 juin, la police judiciaire avertit : « Le crime a été commis en raison de l’attitude ferme manifestée par ce fonctionnaire, pour maintenir l’ordre à Alger et réprimer les troubles provoqués par les organisations subversives activistes. On peut donc estimer que cet homicide est le fait d’une bande armée en relation avec les insurgés d’avril 1961. » Le lendemain, l’OAS distribue un tract dans les boîtes aux lettres afin de justifier son meurtre : le commissaire Gavoury a été « jugé » pour « crime de haute trahison » et « complicité avec le régime ». Ancien commissaire des renseignements généraux en Algérie, Roger Le Doussal considère que Roger Gavoury avait permis d’éviter que la répression des « émeutes musulmanes (…) par des militaires ne tourne au carnage ».  

    De son côté, l’historienne Anne-Marie Duranton-Crabol, spécialiste de l’extrême droite, note que cet assassinat constitue un « événement marqueur » dans l’histoire naissante de l’OAS ; « le meurtre servait d’avertissement pour tous ceux qui tenteraient de contrer le mouvement clandestin ». Traduits devant un tribunal militaire, ses assassins ont été condamnés à mort et trois d’entre eux ont été exécutés. Jean-François Gavoury, son fils, s’oppose depuis de longues années en justice à l’Adimad, association de combat pour l’Algérie française, à l’origine de l’érection de la stèle de Marignane qui honore notamment les assassins du commissaire Gavoury où ce site "Notre Journal".  

     DIFFAMATION ET CONDAMNATION

    Notre Journal est l’un des sites Internet des nostalgiques de l’Algérie française. La perspective de l’enlèvement de la stèle de Marignane a donné lieu à des échanges entre internautes et, le 4 novembre 2008 à 18h 46, Jean-Claude Thiodet. (aujourd'hui décédé) y a laissé le message suivant : « Monsieur Gavoury fils, s’il était un homme d’honneur, ferait mieux de rester dans l’ombre et de laisser oublier qu’il est le fils d’un traître à la patrie ». Jean-François Gavoury a porté ces faits, constitutifs selon lui du délit de diffamation à l’égard de la mémoire d’un mort, à la connaissance du procureur de la République de Créteil. Publiés dans Le Monde du 8 octobre 2008, les propos de Mme Françoise Rudetzki, déléguée générale de SOS-Attentats, prennent ici tout leur sens : « …entre rejet viscéral et manipulation sécuritaire, il est difficile d’entendre, passés les moments d’émotion, la voix des victimes. Leur dignité, le respect qui leur est dû, leur lutte contre l’oubli et leur souci de justice, dans le plein respect des droits de la défense, ont vocation à trouver écho. N’oublions jamais qu’aucune cause ne justifie le recours au terrorisme».

    Le 29 septembre 2009, MM. Jean-Claude Thiodet, ancien sympathisant de l’OAS, et Marc Mora, responsable éditorial du journal électronique « Notre Journal » (se définissant comme un média libre d’infos sur Internet géré par des PN et lisible par tout le monde), comparaissent devant la 11ème chambre correctionnelle du tribunal de grande instance de Créteil pour y répondre du délit de diffamation à l’égard de la mémoire de Roger Gavoury, assassiné par l’OAS le 31 mai 1961 dans l’exercice de ses fonctions de commissaire central d’Alger. Le procureur de la République a bien voulu engager des poursuites à leur encontre, après que lui ait été signalée la publication, le 4 novembre 2008, sur le site Internet de NotreJournal, d’un commentaire de Jean-Claude Thiodet portant sur le démantèlement de la stèle de Marignane. Assistent à l’audience, outre Jean-François Gavoury en qualité de partie civile, quatre membres de l’ANPROMEVO venus l’encourager et écouter les débats. MM. Thiodet et Mora seront lourdement condamnés le 9 novembre et feront immédiatement appel du jugement : l’audience d’appel est prévue le 12 janvier 2011 (Cour d’appel de Paris – 7ème chambre). 

    16 février 2011 : Arrêt de la Cour d’appel de Paris (Chambre 2-7) dans l’instance pénale opposant Jean-François Gavoury à l’auteur d’un propos diffamatoire (Jean-Claude Thiodet) et au responsable de sa publication sur le site Internet nostalgérique NotreJournal (Marc Mora.). Les condamnations initiales, prononcées par le tribunal correctionnel de Créteil le 6 novembre 2009, sont confirmées : amendes délictuelles d’un montant respectivement de 4.000 et 5.000 euros et paiement à la partie civile de la somme de 5.000 euros à titre de dommages-intérêts.

    TÉMOIGNAGES 

    Il est agréable de rapporter les encouragements qui nous parviennent. Par exemple ceux de Régis Pioch, dont le père fut le dernier à voir le commissaire central d’Alger, Roger Gavoury, vivant le soir du 31 mai 1961, et qui écrit après lecture de La bataille de Marignane : « …lors de leurs ignobles assassinats, le père du docteur Aoudia et ses collègues, votre père, incarnaient purement et simplement la République…tout comme le visage de Jean Moulin du dernier jour était celui de la France, comme l’a proclamé André Malraux ». Ou ceux de Mme Samira Bélaïdi qui nous écrit d’Oran par courriel : « Je viens de découvrir votre site, et c’est avec beaucoup d’émotion que je vous écris. Je suis descendante d’un militaire assassiné par l’OAS le 9 avril 1962 à Alger… il ne se passe pas de jour sans que je pense à mon père … ma souffrance est plus intense que jamais… Encore une fois, je vous salue et vous remercie pour le travail de protection de la mémoire des victimes de l’OAS ». Pour sa part, M. Serge Barcellini, directeur de la mission Histoire du conseil général de la Meuse, ancien directeur de cabinet de Jean-Pierre Masseret, secrétaire d’État aux anciens combattants (1997-2000), écrit à J-F. Gavoury : « …En créant un front de vigilance, ton association joue un rôle fort dans la construction du paysage mémoriel du Temps de la Guerre d’Algérie ».

    Jean-François Gavoury sur tous les fronts

    contre les sbires de l’OAS

    La République bafouée

    La cérémonie en hommage aux participants de la manifestation de l’organisation séditieuse OAS du 26 mars 1962 se tient chaque année sous l’Arc de Triomphe à Paris. Plusieurs associations ont protesté "contre la réhabilitation de l’OAS par les autorités françaises". Ici en 2008...

     

     

    Jean-François Gavoury contre

     la suppression du nom

     de la rue du 19 Mars 1962 à Béziers

    remplacé par le nom du putchiste

     Hélie Denoix de Saint-Marc

    25 février 2015 : Jean-François Gavoury appelle les membres et amis de l’ANPROMEVO à signer une pétition en ligne (www.petitions24.net) intitulée « Sauvons le nom de la rue du 19 Mars 1962 à Béziers » lancée localement par le Mouvement de la Paix. Le texte de cette pétition (qui recueillera au total près de 3.900 signatures) est le suivant :
    « Pour Robert MENARD, maire de Béziers qui se proclame l’héritier de l’OAS par l’action de son père, il s’agit de supprimer le nom d’une date de paix, le « 19 mars 1962 », pour donner à la rue le nom de Hélie Denoix de Saint Marc, qui a été condamné par la justice française. Ce commandant a été actif lors du « putsch du quarteron des généraux » du 21 avril 1961, avorté par la mobilisation des soldats du contingent et par le général de Gaulle. Au moment où les relations franco-algériennes s’apaisent, où en France, il est plus que jamais nécessaire de réconcilier les mémoires des Anciens d’Algérie qu’ils soient pro ou anti Algérie française, des Appelés qui ont été engagés dans cette guerre, des descendants des « Musulmans d’Algérie » soumis à l’infamant « Code de l’Indigénat », Disons NON au colonialisme, révisionniste et raciste! »

    Il y a cinquante-sept ans : c’était hier, c'est encore aujourd'hui 31 mai 2017

    14 mars 2015 : L’ANPROMEVO et l’association Marchand-Feraoun sont représentées par leurs présidents respectifs ainsi que par leurs adhérents, amis et correspondants locaux lors d’un contre-rassemblement mis en place par un large collectif d’associations au moment même et sur les lieux de la manifestation inaugurale de la rue Commandant Denoix de Saint Marc. Face à un millier et demi de revanchards de l’Algérie française, d’anciens criminels de l’OAS et d’identitaires de la Ligue du Midi, ce sont quelque 600 participants, parmi lesquels des parlementaires, anciens ou en activité, qui ont exprimé de vive voix leur opposition résolue à la ligne de conduite fascisante tracée par Robert Ménard dans les rues de Béziers. Un communiqué de l’ANPROMEVO diffusé le lendemain soir rendra compte de l’événement en ces termes (extraits) :
    « Aucune mesure préventive n’a été mise en œuvre, et l’autorité de l’État s’en est trouvée affaiblie : déni de la loi du 6 décembre 2012 relative à la reconnaissance du 19 mars comme journée nationale du souvenir et de recueillement à la mémoire des victimes civiles et militaires de la guerre d’Algérie ; laissez-faire au regard d’un projet d’éloge public d’un officier militaire – putschiste – ayant trahi la République au moment même où l’on attendait de lui l’obéissance à un Gouvernement légal et à une autorité légitime.
    Cette stratégie a permis, hier, à Robert Ménard de tenir – et diffuser dans le même temps sur le site Internet de la ville de Béziers – un discours allant largement au-delà de la réécriture de l’histoire, de l’apologie du terrorisme de l’OAS et de la propagande nationaliste. En effet, les limites de la xénophobie et du racisme ont été franchies, comme l’illustrent les extraits ci-après :
    « […] alors qu’on obligeait un million de Français à quitter leur Algérie natale, on ouvrait la France – quasi simultanément – à des millions d’immigrés bien décidés pour certains à ne jamais se sentir, à ne jamais devenir des Français à part entière. » ;
    – « Colonisation de peuplement, disait-on de la présence française en Algérie. Il faut parler aujourd’hui, en France, d’immigration de peuplement, d’immigration de remplacement. » ;
    – « Il y a 50 ans, je m’en souviens, vous vous en souvenez, nous tapions sur des casseroles en scandant « Al-gé- rie fran-çaise ». Il faudrait aujourd’hui, avec la même ardeur, avec la même détermination, dire non à cette France métissée qu’on nous promet, qu’on nous annonce, qu’on nous vante. ».
    La loi s’appliquera-t-elle enfin à l’encontre de ce maire que son programme politique, axé sur la propagande, s’appuyant sur la valorisation des armes et comportant même la justification de leur utilisation contre la République, apparente à un authentique fasciste ?
    On peut l’espérer en considération de l’esprit républicain retrouvé avec les interventions, au cours de la journée d’hier, du Gouvernement à ses plus hauts niveaux, venu in extremis conforter les opposants à la cérémonie appelée par Robert Ménard.

    Ainsi, réprouvant cette initiative, le Premier ministre a-t-il affirmé que « la nostalgie, et notamment la nostalgie de l’Algérie française, n’apportera rien de bon », le porte-parole du gouvernement déclarant quant à lui : « Avec Denoix de Saint Marc, Ménard et FN montrent leur visage : réécrire l’Histoire, mépriser la mémoire et s’en prendre à la République. Face à ceux qui cherchent à raviver les plaies du passé pour nous diviser, plus que jamais, le devoir de rassemblement s’impose. » Dans un communiqué national intitulé « Le maire de Béziers, soutenu par le FN, porte atteinte à la République », le Parti socialiste avait, de son côté, dit presque dans le même temps s’associer aux initiatives se déroulant ce samedi à Béziers contre la décision de M. Ménard.
    Ces positionnements ont été obtenus grâce à l’engagement et à la mobilisation, dans l’unité pour la République, d’associations nationales, régionales et locales, représentatives du monde combattant, des victimes de l’OAS, des rapatriés, des valeurs humaines et citoyennes ainsi que d’organisations syndicales et de formations politiques qui, dès l’origine, ont su voir dans l’infâme projet de Robert Ménard tant une menace au regard de l’ordre public qu’un risque de retour à la guerre, celle des mémoires, entre la France et elle-même. »

    Hélas  cette affaire se termina le 18 OCTOBRE 2016 : la rue Hélie Denoix de Saint-Marc est maintenue par le Tribunal et il faut constater la non combativité de la FNACA pour sauver la rue du 19-Mars-1962, cette même FNACA qui commémore cette date de paix avec les drapeaux mis en berne par l’extrémiste Ménard…  Mais aussi et finalement de la non réaction de l'Etat...

    Dans le cadre du dossier relatif au changement de dénomination de la rue du 19-Mars-1962 à Béziers, présence de Jean-François Gavoury à l’audience de la Ve Chambre du tribunal administratif de Montpellier.

    Invoquant le défaut d’intérêt à agir, le rapporteur public a conclu à l’irrecevabilité en la forme des requêtes présentées : celle de Jean-François Gavoury l’avait été dans les trois semaines suivant la délibération du conseil municipal du 11 décembre 2014 ayant décidé de l’attribution à cette voie du nom du commandant Hélie Denoix de Saint Marc ; l’autre avait été formée dans un second temps, au nom de plusieurs co-requérants (en particulier l’association « Les Amis de Max Marchand, de Mouloud Feraoun et de leurs Compagnons »), représentés par avocat en ce qui les concerne.

    Sur le fond, en revanche, le rapporteur public a bien voulu souligner l’illégalité de la délibération, jugée de nature politique, dépourvue de tout lien avec la poursuite d’un intérêt local et génératrice de troubles à l’ordre public.

    Jean-François Gavoury a pu formuler les observations orales dont la teneur suit :

    « Madame la Présidente,

    « Madame et Monsieur les conseillers,

    « Je serai bref, le temps de remettre en perspective quelques points développés dans ma requête introductive d’instance, puis dans mon mémoire en réplique.

    « La notion d’intérêt à agir n’est pas simple, mais dans cette affaire sa réalité apparaît double.

    « Double comme la détente sur laquelle le maire de Béziers a appuyé pour abattre le cessez-le-feu en Algérie et tenter d’assassiner la mémoire des victimes de l’OAS en général, celle de mon père singulièrement.

    « Double intérêt : au regard de l’effacement de la rue du 19-Mars-1962 du paysage biterrois d’une part et de la conversion de sa dénomination en « Commandant Denoix de Saint Marc » d’autre part.

    « Dois-je rappeler que, le 8 novembre 2012, un sénateur – rien de moins – a cité mon père et m’a rendu hommage en séance dans le cadre des débats précédant le vote sur la proposition de loi faisant du 19 mars une journée de commémoration nationale ? Et je n’aurais ni intérêt ni qualité à faire valoir contre quelque commune de France éliminant le 19-Mars-1962 du répertoire de ses rues ? Serait-on un sous-citoyen dès lors qu’on n’est pas Français de souche biterroise ?

    « Quant à l’inscription du nom du commandant Denoix de Saint Marc, de quoi la commune me fait-elle grief ? De m’en prendre non pas aux lieutenant et sergent déserteurs assassins de mon père mais à l’un de leurs chefs les ayant précipités dans l’aventure du putsch sans jamais exprimer la moindre compassion à l’égard des victimes de ces sicaires ? Est-il possible de concevoir que, si le commandant de Saint Marc n’avait pas mis son régiment au service d’un pronunciamiento, mon père aurait pu poursuivre sa carrière en métropole ? Le patron de la sécurité publique dans le Grand Alger, chargé de la lutte anti-OAS, n’aurait-il pas eu à s’impliquer dans la mise à la disposition de la justice des auteurs du putsch du 21 avril 1961, le putsch dit « des généraux » qui a été celui, aussi, du commandant Denoix de Saint Marc ?

    « Puisqu’il est ici question à la fois d’intérêt et de défaut d’intérêt à agir, je souhaite conclure sur un élément selon moi édifiant. Certains membres de la famille Denoix de Saint Marc, et non des moindres (Renaud, ancien vice-président du Conseil d’État, honoré ici-même ; Guillaume, directeur général de l’Association française des victimes du terrorisme, n’ont pas éprouvé le moindre intérêt à agir au côté du maire de Béziers et ont fait défaut lors de la cérémonie de dévoilement, le 14 mars 2015, de la plaque en litige.

    « Je crois savoir qu’ils y ont vu un acte d’instrumentalisation du souvenir de leur parent.

    « Moi aussi. »

    Au bout du compte, la formation de jugement du tribunal administratif de Montpellier n’a pas eu à statuer sur le fond. En effet, conformément à la première partie des conclusions du rapporteur public, c’est pour irrecevabilité que les recours ont été rejetés, le 8 novembre 2016.

    Après avoir envisagé de ne pas s’en tenir là, Jean-Philippe Ould Aoudia au titre de l’association « Les amis de Max Marchand, de Mouloud Feraoun et de leurs compagnons » et Jean-François Gavoury à titre personnel ont dû renoncer à saisir la Cour administrative d’appel de Marseille.

    En effet, Me Benoît Candon, avocat consulté par leurs soins, a estimé que le rapport entre Hélie Denoix de Saint Marc et l’OAS était insuffisamment établi, que ce militaire n’avait pas été le commanditaire de l’assassinat du commissaire Roger Gavoury et que son engagement dans le putsch des généraux relevait de la politique et non de la criminalité, privant également les associations requérantes d’intérêt à agir. 

     

    Il y a cinquante-sept ans : c’était hier, c'est encore aujourd'hui 31 mai 2017

     

    Il y a cinquante-six ans : c’était hier, ce sera encore le 31 mai 2017

    Comme Olivier Dard l’écrit dans Voyage au cœur de l'OAS (Éd. Perrin, 2005), avec cet acte, l’OAS assume, dès les origines, le choix consistant à "incarner le désordre en s’en prenant directement et physiquement aux symboles et aux institutions de l’État".  

    Dans sa préface du livre de Jean-Philippe Ould Aoudia intitulé La bataille de Marignane. 6 juillet 2005. La République, aujourd’hui, face à l’OAS (Éd. Tirésias, 2006), l’ancien ministre Pierre Joxe fustige «  la félonie de quelques officiers trahissant leur mission pour organiser l’assassinat d’innocents » et dénonce «  le terrorisme qui frappa des femmes et des enfants au nom de l’organisation armée secrète ». Et d’ajouter « Quelles que soient à présent les conséquences juridiques des lois d’amnistie, ces crimes-là sont aussi ineffaçables que l’honneur des serviteurs de l’État dont ils ont provoqué la mort et auxquels il est juste de rendre hommage. » 

     

    Il y a cinquante-six ans : c’était hier, ce sera encore le 31 mai 2017

     

    Préface de Pierre Joxe 

    Il y a aujourd’hui plus de quarante ans que les trahisons et les crimes qui ont accompagné la fin de la guerre d’Algérie ont eu lieu.

    Ceux qui ont connu cette époque ont tendance à l’oublier.

    Elle est pleine de trop mauvais souvenirs, à commencer par la félonie de quelques officiers trahissant leur mission pour organiser l’assassinat d’innocents et le terrorisme qui frappa des femmes et des enfants au nom de « l’organisation armée secrète ».

    Cette crise finale, venant après tant de drames, a tendance à disparaître de nos souvenirs. Ceux qui n’étaient pas nés ou qui étaient trop jeunes à l’époque, il y a une ou même deux générations, n’ont pas tellement de raisons de connaître ces faits. Si la crise a été très violente, elle a été assez brève et ceux qui l’ont traversée ont souvent préféré tourner la page.

    Il y a pourtant un devoir de mémoire à l’égard des hommes et des femmes qui, après avoir passé leur vie au service de la collectivité, dans l’enseignement, dans l’administration publique ou dans la police nationale, ont été tués par des traîtres.

    Ce sont aujourd’hui deux fils qui témoignent à la mémoire de leurs pères assassinés :
    Le fils du Commissaire Gavoury que j’avais eu l’occasion de rencontrer à Alger pendant mon service militaire, et le fils de Salah Henri Ould Aoudia - l’un des responsables des célèbres « centres sociaux », qui faisaient notre admiration sous l’impulsion de Germaine Tillion.

    Mais plusieurs dizaines d’autres fonctionnaires, enseignants, policiers, ou militaires loyaux ont été assassinés par l’OAS en 1962. L’OAS a aussi brûlé des écoles et détruit par incendie les centaines de milliers de livres de la bibliothèque universitaire d’Alger.

    Quelles que soient à présent les conséquences juridiques des lois d’amnistie, ces crimes là sont aussi ineffaçables que l’honneur des serviteurs de l’Etat dont ils ont provoqué la mort et auxquels il est juste de rendre hommage. 

    13 février 2006 

    Pierre JOXE 
    Ancien ministre

    Il y a cinquante-six ans : c’était hier, ce sera encore le 31 mai 2017

    Oui, il est juste de célébrer publiquement le souvenir des victimes du terrorisme de l’OAS, comme l’ont fait et continueront à le faire les élus de la seule France qui vaille : de ceux de la République et non de ceux d’une autre France, qui en piétinent les fondements en collaborant avec des faussaires de la mémoire et des réviseurs d’Histoire sans prendre nécessairement conscience qu’ils favorisent ainsi la résurgence intérieure et extérieure des fascismes. 

     

     

    Il y a cinquante-cinq ans : c’était hier, c’est encore aujourd’hui

     

     

    Il y a cinquante-six ans : c’était hier, c'est encore aujourd'hui 31 mai 2017

    Roger Gavoury lâchement assassiné par l'OAS

     

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    (Cité à l'Ordre de la Nation)

     

    (Croix de la Valeur Millitaire avec Etoile d'Argent) 

     

    (Chevalier de la Légion d'Honneur)

     

    (Mort pour la France)

     

    Il y a cinquante-six ans : c’était hier, c'est encore aujourd'hui 31 mai 2017

    Son nom défile sur le Mémorial National à Paris

     

    Le 31 mai 1961, il y a donc cinquante-sept ans jour pour jour, était assassiné par l’OAS, Roger Gavoury, commissaire central à Alger. C’est sans doute le premier fonctionnaire exécuté par cette organisation fasciste qui s’est créée après l’échec du putsch des généraux félons en avril 1961.  

    C’est Roger Degueldre, lieutenant déserteur de la Légion Etrangère, chef des commandos Delta, une manière d’escadrons de la mort, qui organisera le crime perpétré contre un serviteur de la République. Il sera arrêté, jugé, condamné à mort et fusillé le 6 juillet 1962 au Fort d’Ivry.  

     Au Cimetière Neuf de Béziers la stèle érigée à la gloire des tueurs de l’OAS porte son nom avec celui de Bastien-Thiry qui dirigea le 22 août 1962 l’attentat du Petit-Clamart contre le général de Gaulle, président de la République. Bastien-Thiry a été fusillé le 11 mars 1963. Cette stèle porte encore les noms d’Albert Dovecar et de Claude Piegts tous deux fusillés le 7 juin 1962 pour leur participation à l’assassinat du commissaire central d’Alger. 

     

    Il y a cinquante-six ans : c’était hier, c'est encore aujourd'hui 31 mai 2017

    Les obsèques de Roger Gavoury dans la cour de l’Ecole

     de Police à Hussein-Dey le 3 juin 1961


     

    Il y a cinquante-six ans : c’était hier, c'est encore aujourd'hui 31 mai 2017

    Il y a cinquante-six ans : c’était hier, c'est encore aujourd'hui 31 mai 2017

    Jean-François Gavoury, le fils de Roger Gavoury, qui avait 10 ans à la mort de son père, est le président de l’ANPROMEVO (Association Nationale pour la Protection de la Mémoire des Victimes de l’OAS) a eu l'honneur fait à son association, le 9 novembre 2016, à travers la remise à son président par le ministre de l'Intérieur Bernard Cazeneuve, des insignes d'officier de l'ordre national du Mérite. 


     

    avec l’honneur fait à l’association, le 9 novembre, à travers la remise à son président par le ministre de l’intérieur Bernard Cazeneuve, des insignes d’officier de l’ordre national du Mérite

    Rappelons à cette occasion que, si l’ANPROMEVO a vu son action ainsi récompensée, c’est probablement parce qu’elle se distingue de certains groupes porteurs de mémoire : loin de chercher à alimenter le souvenir conflictuel de la guerre d’Algérie, elle a participé au réveil des consciences sur les seuls oubliés de l’histoire de cette guerre, les victimes de l’OAS. 


     

    Il y a cinquante-cinq ans : c’était hier, c’est encore aujourd’hui

     

    Nous n'oublierons jamais

     

    cette autre date historique :

     

    6 octobre 2011

     

     Inauguration de la première

     

    stèle en France en hommage

     

     aux victimes de l'OAS dont fait partie

     

    Roger Gavoury

     

    assassiné il y a 57 ans

     

    le 31 mai 1961 

     

    Il y a cinquante-cinq ans : c’était hier, c’est encore aujourd’hui

     

     


     

    « Quand les avions de Dassault larguaient leurs bombes au napalm en AlgérieDiscours de l’Ambassadeur de France en Algérie pour Benjamin Stora à la conférence internationale organisée au MUCEM »
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  • Commentaires

    1
    Mercredi 30 Mai à 21:14

    Le rappel de ces faits est nécessaire en permanence pour flétrir ces dangereux nostalgiques de l'organisation terroriste OAS !

    Robert Ménard devrait être destitué pour ses actes contre la République !

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