• Ils ont osé… Ils ont occulté l’OAS !!!

     

    Ils ont osé… Ils ont occulté l’OAS !!!

    Ils ont osé… Ils ont oublié l’OAS !!!

    Aucun président de la République avant M. Macron avaient osé envoyer (son, sa ministre) en l'occurrence pour le 26 mars 2021 la Ministre déléguée auprès de la ministre des Armées, chargée de la Mémoire et des Anciens combattants Geneviève Darrieussecq participer à la Commémoration de la fusillade de la rue d’Isly du 26 mars 1962 au mémorial du Quai Branly, c’est une honte !!!

    Ils ont osé… Ils ont oublié l’OAS !!!

    Auprès de Geneviève Darrieussecq et Arnaud Ngatcha, Hugues Renson commémorait le 26 mars dernier la fusillade de la rue d’Isly.

    Ils ont osé… Ils ont oublié l’OAS !!!

    Ils ont osé… Ils ont oublié l’OAS !!!

     
     

    SOURCE : https://huguesrenson.fr/commemoration-de-la-fusillade-de-la-rue-disly-au-memorial-du-quai-branly/ 


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    Chaque année, le 26 mars, des groupuscules extrémistes organisent des commémorations pour les victimes de la fusillade rue d'Isly à Alger qui ne sont pas « Mortes pour la France », mais tombées pour soutenir l’OAS qui les a manipulées et les noms de ces victimes n’auraient jamais dû avoir leur place au Mémorial National du Quai Branly à Paris, qui devait demeurer le lieu d’hommage aux militaires français « Morts pour la France » durant la guerre d’Algérie et les combats en Tunisie et au Maroc, sans oublier les victimes des jusqu’au-boutistes de l’Algérie française agissant au sein des commandos de la mort de l’OAS : c’est-à-dire les civils, les représentants des forces de l’ordre, les magistrats, les fonctionnaires de l’éducation nationale restés fidèles à la République jusqu’au sacrifice de leur vie.

     RAPPELS HISTORIQUES 

    Suite à la proclamation du cessez-le-feu entre la France et le FLN (accords d'Évian), le 19 mars 1962, qui marque officiellement le cessez-le-feu de la guerre d'Algérie, le Haut-Commandement de l'OAS (général Raoul Salan) lance un appel aux Français d'Algérie le 22 mars 1962.
    Les troupes du contingent sont déclarées comme une force d'occupation. Un combat fratricide, la bataille de Bab El Oued, débute le 23 mars 1962. Elle oppose l'Armée Française (général Charles Ailleret) aux Commandos Delta dans le quartier européen d'Alger.
    Le dénouement de ce siège est la fusillade de la rue d'Isly, le 26 mars 1962. Le bilan officiel fait état de dizaines de morts et de centaines de blessés, pourtant la guerre d'Algérie est censée être terminée...
     

    Le 18 mars 1962, des accords sont signés à Evian par le gouvernement français et le gouvernement provisoire de la République Algérienne (GPRA). Ces accords qui allaient pouvoir mettre fin à la guerre d’Algérie stipulaient, dans leur Article 1, que le cessez-le-feu serait proclamé le 19 mars 1962 à midi sur le terrain par les Etats-majors de l’Armée française et de l’Armée de Libération Nationale Algérienne.  

    Le même 18 mars, l’OAS présente publiquement les accords d’Evian  de façon tronquée.  

    Le 19 mars les suppléments hebdomadaires des journaux algériens « La Dépêche quotidienne » et « Le Journal d’Alger » se font largement l’écho de l’OAS et annoncent « l’abandon complet de la minorité européenne livrée aux tueurs du F.L.N. »  

    Le 19 mars, alors que le général Ailleret proclame le cessez-le-feu, une émission pirate de l’OAS diffuse une déclaration du général Raoul Salan – chef de l’OAS – qui condamne le cessez-le-feu et donne l’ordre de « commencer immédiatement les opérations de harcèlement dans les villes, contre les forces ennemies », c'est-à-dire l’armée, le contingent, les CRS, les gendarmes, les policiers, etc.  

      Le 20 mars :  

    A  Oran l’OAS règne et multiplie – depuis des jours déjà – fusillades, ratonnades et hold-up sous les ordres de Jouhaud et de ses adjoints.  

    Une édition spéciale OAS est tirée à « l’Echo d’Oran » et diffusée à plusieurs dizaines de millions d’exemplaires Des commandos OAS, en uniforme, parcourent la ville et un affrontement avec l’armée fait 10 morts et 16 blessés.  

    A Alger Un commando « Delta » de l’OAS assassine, dans la cellule du commissariat de police d’Hussein-Dey où ils sont détenus, 4 algériens arrêtés, tandis que d’autres ultras lâchés en ville « ratonnent » dans les quartiers européens qu’ils veulent interdire complètement aux Algériens.  

    - Un détachement OAS tire au mortier sur l’un des endroits des plus populeux d’Alger, la place du gouvernement au bas de la Casbah. Bilan : 24 morts et 60 blessés, tous algériens.  

    Le 22 mars à Oran l’OAS s’empare de tout l’argent liquide de la Banque d’Algérie située Bd Galliéni – Butin : 2 milliards 200 millions de francs de l’époque !  

      Nuit du 22 au 23 mars, Alger  

    Les commandos « Z » de l’OAS s’installent à Bab-el-Oued. Au matin, une patrouille d’appelés du contingent tombe dans leur embuscade : bilan, 3 morts et 3 blessés graves.  

    Les gendarmes mobiles bouclent le quartier. L’OAS tire des balcons, des terrasses, transformant les rues en terrain de guérilla. Malgré l’appui de l’aviation, l’OAS tire à la mitrailleuse sur les gendarmes. Bilan : 15 morts, 70 blessés.  

    Bab-el-Oued est alors bouclée, coupée d’Alger et fouillée durement de fond en comble.  

    Briser le blocus de Bab-el-oued telle est sa dernière chance, estime l’OAS, pour réussir à Alger, et faire oublier aux « pieds noirs » l’échec de la bataille de Bab-el-Oued et l’arrestation de Jouhaud à Oran par le général Katz. et désarmer l’armée en lui opposant une masse de civils désarmés, pour  recréer au centre d’Alger une zone insurrectionnelle.  

    - Le Préfet de police d’Alger, Vitalis Cros, interdit la manifestation, fait diffuser toutes les demi-heures un communiqué, tandis que des voitures haut-parleurs militaires sillonnent la ville pendant toute la matinée, répétant inlassablement – tout au long des rues – la « mise en garde officielle » qui avertit que « les forces du maintien de l’ordre les dispenseront (les manifestations), LE CAS ECHEANT, AVEC LA FERMETE NECESSAIRE ». 

    Le 26 mars à Alger  

    Un cortège de 3000 à 4000 européens, descendus du plateau des Glières (au centre d’Alger), se dirige vers Bab-el-Oued pour « affirmer leur solidarité avec le quartier martyr ». 

    À partir de 14 h 30, la foule est immense, et son audace croît. Des injures partent en direction des tirailleurs : « Espèce de fellaghas ! » Les chefs de l’OAS sentent qu’ils sont peut-être sur le point de faire sauter le verrou et poussent en avant la foule surexcitée. Le jeune lieutenant algérien et ses hommes sont roulés comme une vague. À 14 h 45, une rafale de fusil-mitrailleur claque en direction de la troupe, du balcon du 64 de la rue d’Isly. « On nous tire dessus !, lance dans son émetteur-récepteur le lieutenant Ouchene Daoud, dois-je riposter ? » Le PC du régiment donne le feu vert. Et c’est la mitraillade aveugle entrecroisée, sauvage. Puis ces cris de « Halte au feu ! Halte au feu, je vous en supplie, mon lieutenant ! », que l’on entend comme des SOS de noyés, poussés par des voix blanches et déjà perdues.

    Le carnage ne devait pas durer plus de quelques minutes. Mais ces minutes-là ont fait quarante-six morts et deux cents blessés, dont une vingtaine n’ont pas survécu, presque tous du côté des civils algérois. L’irrémédiable est accompli, les forces de la République ont tiré sur la foule - ce que chacun, d’ailleurs, pressentait depuis des mois, le tenant pour inévitable, tant du côté du pouvoir que de celui de l’OAS. Pour horrible que soit le massacre, et graves les responsabilités de ceux qui n’ont pas su éviter l’engagement des forces les moins préparées à un tel affrontement, c’est l’OAS qui devait pâtir surtout de la tuerie : non seulement parce que ses responsabilités dans le déclenchement du feu sont lourdes, mais aussi parce que, ayant voulu engager l’épreuve de force après sa défaite de Bab-el-Oued, elle a perdu.

    Les centaines de victimes de la rue d’Isly, le 26 mars 1962 jettent sur les accords d’Évian une tache de sang, une de plus. Mais cet « holocauste » marque le déclin décisif de ceux qui ont voulu éviter l’inévitable par l’émeute et la terreur. À dater du 26 mars 1962, l’OAS n’est plus qu’un fantôme qui sera réduit, moins de trois mois plus tard, à tenter de négocier pour son compte avec le FLN, non sans avoir poussé au pire sa politique du « retour à 1830 » et de la terre brûlée.

    Ils ont osé… Ils ont occulté l’OAS !!!

     

    Le pouvoir joue-t-il double jeu ?

    Ils ont osé… Ils ont occulté l’OAS !!!

    http://cessenon2.centerblog.net/658-le-pouvoir-joue-t-il-double-jeu?fbclid=IwAR3ywVoL6Y4Crl1uwRrLFyeaTZXwYgtGUemo6Bx2gMxeJTQm8YwS1wuQrqY 

     

    C’est la question que nous nous posons quand nous avons appris la présence de Madame Geneviève Darrieussecq, ministre déléguée chargée de la mémoire des Anciens Combattants, lors de la cérémonie organisée le 26 mars 2021 devant le Mémorial du Quai Branly.

    Ce Mémorial qui recense les noms de ceux qui ont laissé leur vie en Afrique du Nord est déjà source d’ambiguïté puisqu’une escroquerie intellectuelle en fait des « Morts pour la France » alors qu’ils étaient au service de la pérennité du colonialisme. Mais le pire c’est que sont inscrites les victimes d’un drame qui s’est déroulé à Alger quelques jours après l’entrée en application du cessez-le-feu du 19 mars 1962, ce qui au niveau de l’escroquerie atteint son maximum !

    Rappelons que le 26 mars 1962, obéissant à un mot d’ordre irresponsable de l’OAS, laquelle se livrait à des provocations, des dizaines d’Européens d’Algérie ont trouvé la mort dans la rue d’Isly et d’autres plus nombreux ont été blessés. On peut plaindre ces malheureuses victimes mais en aucune façon dédouaner ceux qui refusaient les Accords d’Evian et la perspective d’en finir avec une guerre qui durait depuis plus de sept ans causant des souffrances indicibles.

    Une telle cérémonie est habituellement suivie par les nostalgiques de l’Algérie française. A Béziers Robert Ménard ne manque pas d’y participer. En 2021 il a selon son habitude, prononcé un discours musclé devant la stèle rendant hommage à quatre criminels de l’OAS dont l’un avait fomenté un attentat contre le chef de l’Etat.

    Mais cette année nous apporte son lot de surprises puisqu’un membre du gouvernement a participé à une commémoration traditionnellement fréquentée par des associations qui n’ont rien appris de ce qu’étaient le colonialisme et la guerre d’Algérie. Ils sont toujours dans l’idée de l’Algérie française et cultivent le souvenir de cette époque qu’ils regrettent.

    Au passage, et c’est tout-à-fait cohérent avec leur idéologie, ils s’en sont pris à Benjamin Stora qui avait été chargé d’un travail mémoriel sur ce pan de notre histoire. Oui mais l’incohérence est  du côté de Macron qui d’une part a commandé le rapport et d’autre part se compromet avec des personnes qui tournent le dos à cette recherche de vérité historique.

    En voilà une contradiction ! 

    Jacques CROS

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    Ils ont osé… Ils ont occulté l’OAS !!!


    « J’écrirai à ces gens-là la semaine prochaine pour leur demander, dans un souci de réciprocité, d’être présents le 6 octobre prochain au Père Lachaise devant la stèle aux victimes de l’OAS ».

     

    Jean-Philippe Ould Aoudia

    Président de l’association Les Amis de Max Marchand, de Mouloud Feraoun et de leurs Compagnons 

     

    « Ce que 740 nostalgiques de l’Algérie française ont écrit au président MacronLe dessin du jour : En Algérie, haro sur le coq gaulois ! »
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  • Commentaires

    1
    Jeudi 15 Avril à 16:59

    Et il s'était trouvé deux députés héraultais de gauche pour demander que les victimes de la rue d'Isly aient droit au titre de "Mort pour la France". Déjà qu'il y a ambiguïté sur cette expression quand elle désigne ceux qui ont perdu leur vie dans une guerre menée pour tenter de perpétuer le colonialisme, là  c'est carrément de la falsification.

    Les pauvres gens qui ont été tués le 26 mars 1962 à Alger l'ont été parce qu'égarés par un mot d'ordre irresponsable d'un chefaillon de l'OAS et par les provocations qui n'ont pas manqué de l'accompagner.

    On s'interroge : le pouvoir joue-t-il double jeu ? D'une part il engage un processus de vérité historique sur le colonialisme et la guerre d'Algérie, d'autre part il envoie un de ses ministres honorer de sa présence une cérémonie qui absout l'OAS d'un drame dont elle est pleinement responsable !

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