• Indre : la Chanson de Craonne indésirable le 11 Novembre

     

    Nous étions en 2016

    Bataille de la Somme :

     le chant de la discorde

    Ils remettent ça en 2018 pour le centenaire

    de la première guerre mondiale

     

    Indre : la Chanson de Craonne indésirable

    le 11 Novembre

     

    A quelques jours des commémorations du centenaire de la fin de la Première Guerre mondiale, une étonnante polémique.

    Tournon-Saint-Martin. Des élèves devaient entonner la chanson des mutins de 1917, lors des cérémonies. Le directeur académique s’y oppose.

    Adieu la vie, adieu l’amour, adieu toutes les femmes. C’est bien fini, c’est pour toujours, de cette guerre infâme. C’est à Craonne, sur le plateau, qu’on doit laisser sa peau, car nous sommes tous condamnés, nous sommes les sacrifiés. 
    Chanson symbole des grandes mutineries du printemps 1917 consécutives aux attaques meurtrières décrétées par l’état-major, La Chanson de Craonne fait désormais partie de notre patrimoine national. A ce titre, elle est notamment chantée, tout comme La Marseillaise, à Tournon-Saint-Martin, lors des cérémonies du 11 Novembre.
    “ Une atteinte à la liberté d’expression ” En cette année 2018, qui marque la fin des commémorations de la Première Guerre mondiale, cette chanson faisait à nouveau partie du répertoire. Les adolescents du collège et les enfants de CM2 de l’école primaire la répétaient d’ailleurs depuis plusieurs mois. En seront-ils finalement privés ?
    Trompettiste à l’Harmonie municipale de Tournon, Julien Natali est dans tous ses états. « Ma fille, qui est en 4e au collège, est revenue à la maison, voilà quelques jours en me disant qu’ils ne chanteraient finalement pas La Chanson de Craonne, lors de la cérémonie. L’interdiction émanait du directeur académique de l’Éducation nationale (Dasen), Pierre-François Gachet. J’ai réussi à le joindre ; il m’a confirmé son refus. La discussion a été courtoise, mais il s’agissait bien d’une fin de non-recevoir. Il a décidé et c’est ainsi. »

    Pierre-François Gachet “ assume ”

     « J’assume totalement, affirme le directeur académique des services de l’Éducation nationale (Dasen), Pierre-François Gachet, contacté hier. C’est le préfet qui m’a averti, à la suite de remontées émues venant de gendarmes et de militaires. Mais je tiens à préciser que M. Morsy ne m’a ensuite donné aucune consigne particulière. »
    « Pour moi il y a deux notions très différentes, dans cette affaire, poursuit le Dasen. La première, c’est que l’enseignement de l’histoire de France ne doit occulter aucun passage, notamment les mutineries de 1917 et les fusillés pour l’exemple. Il faut évidemment étudier ces terribles épisodes et le faire de manière scientifique, avec une mise en perspective. En procédant ainsi, on met tout simplement une vérité historique en lumière. Je n’ai, évidemment, jamais eu l’intention de passer ces épisodes sous silence. »
    « Le second volet complètement différent, c’est la question de la commémoration. Les cérémonies du 11 novembre 2018, celles du centenaire de la fin du conflit, auront une ampleur exceptionnelle. Elles doivent être des moments de recueillement et d’union nationale. Il est hors de question d’entraîner de la discorde, en de pareils instants. Les professeurs l’ont d’ailleurs très bien compris et n’ont fait aucune difficulté. Vraiment, il n’y a là-dedans aucune censure. Simplement, l’Éducation nationale a l’obligation et le devoir de participer à l’esprit de concorde qui doit présider à de telles cérémonies. Faire chanter Craonne par les enfants, en de pareils moments, peut être une source de division. »

     « Je ne comprends pas », poursuit Julien Natali. « Cette chanson fait partie de l’histoire. Qui ses paroles peuvent-elles embêter, sinon les officiers de l’époque qui sont morts et enterrés depuis bien longtemps ? Pour moi, cette décision constitue tout simplement une atteinte à la liberté d’expression. C’est de la censure pure et simple. »

    L’évocation pouvant être choquante pour nos enfants, faudra-t-il aussi interdire aux enseignants d’apprendre à leurs élèves que Jeanne d’Arc a été brûlée vive sur la place du marché, à Rouen ? Pour le maire de Tournon-Saint-Martin, Dominique Hervo, l’histoire est une et indivisible. On ne saucissonne pas : « Notre cérémonie est organisée ainsi depuis trois ans et cela ne choque visiblement personne. Les chansons sont étudiées en classe et font l’objet d’un vrai travail pédagogique. Je tiens enfin à rappeler que la commémoration est organisée hors du temps scolaire. Vraiment, les dirigeants de l’Education nationale n’ont-ils pas d’autres sujets plus importants à traiter, en ce moment ? »
    A Tournon, les enfants continueront donc à chanter La Marseillaise et La Chanson de Craonne. Et ils liront des lettres de poilus. « Pour ne pas mettre les enseignants en porte-à-faux, les gamins seront accompagnés par les responsables de l’Harmonie municipale, poursuit le maire. Mais on continue. C’est ferme et définitif. Cela permettra d’organiser une célébration digne de ce nom. »

    SOURCE : https://www.lanouvellerepublique.fr/indre/la-chanson-de-craonne-indesirable-le-11-novembre?fbclid=IwAR3RU7uYTjrgqSJYt91dzYLpT9PhEJd6fER6BVxXqnNNW_z_UBUj41b6XYM 

     

    « L'OAS rincée par la RépubliqueVentes d’armes : Une politique qui va dans le mur… »
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  • Commentaires

    2
    Samedi 27 Octobre à 18:58

    Bombez le torse anciens combattants de la guerre d'Algérie avec vos médailles de pacotille valeureusement obtenues pour sauver l'Empire colonial. Bombez le torse vous autres qui avez pris une raclée en Indochine. Arrêtez vos ventes d'armes à commencer par l'Arabie Saoudite.

    1
    Samedi 27 Octobre à 18:40

    On n'a qu'à remplacer "La chanson de Craonne" par "Le clairon" de Déroulède" ! Ce sera plus adapté à la politique étrangère de la France avec son envoi de corps expéditionnaires en différents points de la planète, la modernisation de notre arsenal atomique, le refus de signer le Traité d'interdiction des armes nucléaires, sans oublier l'aspect lucratif du commerce de ces engins de mort. 

    Comme disait le capitaine qui nous commandait quand je faisais mes classes "Bombez le torse, levez la tête, vous êtes des guerriers !"

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