• Inquiétudes sur le devenir de la FNACA

     

    Inquiétudes sur le devenir de la FNACA

    Ils étaient menuisiers, étudiants, prêtres, journalistes, cultivateurs, instituteurs et de bien d’autres métiers, ils n’avaient aucune idée de la réalité des tensions qui sévissaient en Algérie au lendemain de la Seconde Guerre mondiale. Ils y débarqueront pourtant en 1956 pour une mission de « maintien de l’ordre » sur la décision du président du Conseil du moment Guy Mollet avec l’appui de l’ensemble des groupes politiques. Eux, ce sont des appelés, des jeunes Français de métropole qui se retrouveront plongés dans une guerre qui ne disait pas son nom. Toute leur vie, ils ont dû se taire sur les atrocités de « leur » guerre. Témoins pudiques d’horreurs innommables, aujourd’hui à l’automne de leur vie ils osent se confier face aux caméras des médias, apportant un point de vue trop longtemps ignoré sur la guerre d’Algérie… Il était temps !!!

    Claude Texier président du comité de Poitiers-Buxerolles, dans l’article ci-dessous s’inquiète sur le devenir de la FNACA… Eh bien mon pauvre Monsieur, elle va disparaître faute de combattants, c’est la vie qui se termine toujours ainsi… Ceux qui avaient 20 ans dans les années 1956 à 1962, certains sont même restés jusqu’en 1964… sont, en effet entrés dans l’âge de la vieillesse.

    Le point de vue de Jacques CROS

    Inquiétudes sur le devenir de la FNACA

    Comme l’écrit mon camarade de Béziers Jacques Cros qui refuse de faire partie de la FNACA et c’est mon cas « Qu’allions-nous faire en Algérie ? Cela n’était pas clairement dit et pour tout avouer ne l’est toujours pas 58 ans après la fin de ce conflit anachronique. Il s’agissait tout simplement de tenter de perpétuer le colonialisme, système social violent et injuste qui est une forme aggravée de l’exploitation capitaliste. Mais on masquait les choses avec l’objectif officiel de « Opérations de maintien de l’ordre et de la sécurité ». J’ai perdu 26 mois de ma jeunesse dans une guerre anachronique et c’est cela que je regrette, j’en voudrais énormément, jusqu’à la fin de ma vie, à ceux qui m’ont envoyé là-bas  ».

    Claude Texier président du comité de Poitiers-Buxerolles 

    Inquiétudes sur le devenir de la FNACA

    Lors d’une réunion de bureau, le président Claude Texier a fait part de sa grande inquiétude sur l’avenir de la FNACA tant au niveau du comité de Poitiers-Buxerolles, voire des niveaux départemental et national : dans ces trois comités, la moyenne d’âge est de plus de 80 ans et sans possibilité de recrutement.
    Une moyenne d’âge de 82 ans Créée en pleine guerre d’Algérie, le 21 septembre 1958, la FNACA (Fédération nationale des anciens combattants en Algérie, Maroc et Tunisie) est l’association spécifique des anciens combattants en Afrique du Nord. Le président Claude Texier exprime en ces mots son inquiétude sur le devenir de cette association d’anciens combattants : « Les adhérents, de plus en plus âgés, ne peuvent plus assister aux assemblées générales et très peu aux différentes manifestations. À Poitiers-Buxerolles, le nombre d’adhérents est de 350 personnes dont la moyenne d’âge est de 82 ans. Un grand nombre ne peut plus se déplacer pour des raisons de santé. »
    Il poursuit : « Le conseil d’administration est composé depuis de nombreuses années de membres inchangés, certains fatigués. Malgré de nombreux appels, personne ne souhaite assurer la suite. Tant que cela leur sera possible, les anciens du bureau continueront à faire vivre notre section FNACA. Qu’allons- nous devenir »
    « Sur le plan local, nous devrons diminuer certaines activités, précise le président Claude Texier. En raison de la crise sanitaire due au COVID-19, l’assemblée générale n’aura pas lieu. L’organisation de la galette des rois reste incertaine. Le conseil d’administration mettra tout en œuvre pour poursuivre son activité au sein de notre section, avec les moyens dont il dispose, en attendant les décisions du bureau national qui décidera de l’avenir de la FNACA. »
     

    SOURCE : https://www.lanouvellerepublique.fr/vienne/commune/buxerolles/inquietudes-sur-le-devenir-de-la-fnaca

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  • Commentaires

    1
    Dimanche 9 Août à 16:33

    Les anciens d'Algérie ont vieilli, il en reste moins et dans quelque temps il n'en restera plus.

    Ont-ils su transmettre les témoignages de e qu'ils ont vécu au cours de cette guerre ? Il me semble qu'il n'y a pas eu la structure adaptée à une prise en compte de ce qu'elle a été, à savoir un conflit qui avait pour objectif de perpétuer un système social injuste et que l'histoire avait condamné le colonialisme.

    Et dans cette guerre, c'était immanquable, les exactions commises qu'étaient la torture, les corvées de bois,les villages brûlés au napalm, les camps de regroupement,  les viols, le racisme...  bref la panoplie était complète.

    Quelques-uns se sont exprimés sur ces aspects, ils n'ont pas permis que soit créée une structure crédible pour dénoncer le colonialisme et la guerre qu'elle tentait de maintenir.

    Il y a eu des activités festives proposées par la FNACA. Elles ont dû en intéresser certains. Ce n'était pas mon cas. N'ayant pas trouvé l'analyse des raisons qui avaient conduit à ce que me soient volées 26 mois de ma jeunesse je suis resté en  dehors. J'e me suis efforcé de faire connaître mon point de vue sur cette période de notre histoire et de mon vécu personnel. !d'autant que la situation passée a un écho dans l'actualité.

    Ce dimanche 9 août, lors du pique-nique qui a suivi notre Marche de la Paix, je me suis pris à raconter quelques-uns de mes souvenirs de la guerre d'Algérie. Il y a eu des oreilles intéressées.

    Que la FNACA disparaisse, c'était prévisible. Qu'elle n'est pas su sensibiliser les jeunes générations à ce qu'était cette guerre anachronique, injuste et sans espoir de solution militaire est regrettable. Mais bon  il existe de nombreux dossiers sur la paix et l'amitié entre les peuples qui n'ont pas été ouverts. Oui bien sûr on aimerait qu'ils le soient avant de disparaître !

    De ce point de vue j'estime que la FNACA ne manquera pas dans le paysage. Elle n'était pas partie prenante sur ces questions dans ses activités.

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