• Insoumissions, refus d'obéissance et désertions de soldats français pendant la guerre d'Algérie : 1954-1962

    Ils ont eu le courage que je n’ai pas su et pas pu avoir… Ils l’ont payé cher… L’un d’eux, Noël Favrelière, 30 ans après disait être fier de lui et rencontra ses anciens camarades algériens. Ses camarades français ne veulent plus le revoir car honteux de leur inaction…

    L'histoire d'un soldat français, son père résistant contre l'occupation allemande, a préféré déserter que d'assister à des tortures ou à des exécutions sommaires. Il viva quelques mois avec les maquisards algériens et partagea leur joie et leur souffrance.

     

    Tramor Quemeneur fit sa thèse de doctorat sur le sujet : Une guerre sans "non" ? : insoumissions, refus d'obéissance et désertions de soldats français pendant la guerre d'Algérie : 1954-1962.

    Trois périodes de refus se dégagent de la quantification des désertions, des insoumissions et des refus d'obéissance de soldats français pendant la guerre d'Algérie. En 1955 et en 1956, les "manifestations de rappelés" posent la question de la désobéissance, qui se cantonne cependant à un niveau individuel. De 1957 à 1959, les réfractaires contestent dans le cadre militaire, s'organisent en exil pour les insoumis et les déserteurs, ou en prison pour les objecteurs de conscience et les "soldats du refus" communistes. Le débat public explose en 1960 avec la découverte de Jeune Résistance, composée de réfractaires. Des intellectuels les soutiennent en rédigeant la Déclaration sur le droit à l'insoumission dans la guerre d'Algérie dite "Manifeste des 121". Les réfractaires deviennent de plus en plus nombreux, contre la guerre d'Algérie ou en faveur de "l'Algérie française" avec l'Organisation armée secrète. Enfin, l'Action civique non-violente se mobilise en faveur des objecteurs de conscience. 

     

    « Un peuple prêt à sacrifier un peu de liberté pour un peu de sécurité ne mérite ni l’une ni l’autre et finit par perdre les deuxIl est temps qu’un président de la République rende hommage aux civils algériens massacrés pendant la "bataille de Paris" le 17 octobre 1961 »
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