• Inzinzac-Lochrist (Morbihan) « Bretons, c'était leur guerre »

    Inzinzac-Lochrist (Morbihan)

    « Bretons, c'était leur guerre ».

     

    Cyrille Maguer a recueilli les témoignages des anciens d'Algérie
    © Le Télégramme

    Cyrille Maguer a recueilli les témoignages des anciens d'Algérie. Titulaire d'une maîtrise d'histoire, enseignant en histoire-géo et arts plastiques à Concarneau, Cyrille Maguer était, samedi 20 mai 2015, en dédicace à l'espace culturel du Leclerc, rond-point de La Guadeloupe.

    « Je suis allé, de 2006 à 2013, à la rencontre de ces appelés d'une guerre sans nom », explique l'auteur. « Mon enfance, dans les années 70, a été marquée par des repas de familles houleux, entre mon père et mon oncle. L'un est parti dans les premiers, le second dans les derniers. Ils n'avaient pas la même vision de cette guerre...

    J'ai reçu une quinzaine de témoignages parmi lesquels celui d'un Pied-noir. J'ai longuement interrogé ces témoins bretons, pour certains, une vingtaine d'heures. Ils ont vécu des scènes traumatisantes, la parole est difficile... Beaucoup ont honte d'avoir été amenés à ce conflit. L'un des témoins a passé quinze ans en psychiatrie... Il n'y a eu aucune reconnaissance de l'État, aucune prise en charge ! En témoignant, ils ont "désencombré" leurs mémoires. Je pense que, pour la majorité, cela leur a fait un bien énorme de raconter... ».

    SOURCE : https://www.letelegramme.fr/morbihan/inzinzac-lochrist/bretons-c-etait-leur-guerre-cyrille-maguer-en-dedicace-20-05-2015-10635425.php 

     

    Plus d’un demi-siècle après la fin de la guerre d’Algérie que reste-t-il de cette mémoire d’un conflit qui continue de hanter les témoins et acteurs de ce temps ? De 2006 à 2013, Cyrille Maguer, titulaire d’une maîtrise d’histoire, en parallèle de travaux qu’il mène sur la mémoire des témoins de l’Occupation, prend son bâton de pèlerin avec la ferme volonté de rencontrer ces appelés d’une guerre sans nom. Comme d’autres gamins de sa génération, son enfance des années 70 fut marquée par cette violence verbale des anciens d’Algérie issues de sa famille. Trente ans plus tard, au début du XXIe siècle, il souhaitait sonder cette mémoire à vif sans a priori. Dans la majorité des cas les témoins bretons rencontrés ne voulaient plus en entendre parler de ces années perdues, gâchées. Sans avoir fait le deuil de leur jeunesse volée, lors de longs entretiens ils entreprennent alors d’évoquer les trois temps. L’avant, pendant, après guerre d’Algérie. Des premiers rappelés en 1956, aux Accords d’Évian de 1962, les témoignages forts, bruts apportent un éclairage sur ce que fut cette expérience de guerre dans l’ensemble des régions d’Algérie. L’auteur s’est attaché à élargir le spectre géographique au-delà du Djebel, de l’Ouarsenis, jusqu’au Sahara. Ces évocations de l’expérience intime de la guerre c’est avant tout l’histoire d’une jeunesse qui, une dizaine d’années après la fin de l’Occupation, est brutalement plongée dans un conflit qui les dépasse.

    SOURCE : http://60gp.ovh.net/~livediti/index.php?b=livre_fiche&id=455 

     

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