• Irak : apocalypse et parfum de mort dans le vieux Mossoul repris à l'EI *** Mort de Stephan Villeneuve, grand-reporter, à Mossoul *** La journaliste Véronique Robert tuée à Mossoul

    La sale guerre…

    Irak : apocalypse et parfum de mort   dans le vieux Mossoul repris à l'EI

    Jacques Pous (ami de la 4acg) nous adresse ce texte écrit en réaction à l’intervention occidentale en Irak et en Syrie. Ce texte a été publié une première fois le 7 septembre 2016 dans la revue suisse « L’événement syndical ». 

    Lisez les journaux, écoutez la radio, regardez la télévision non pas pour vous informer – vous perdriez le plus souvent votre temps – mais pour savoir quelle est l’information incontournable car on n’en parle pas, car on ne la montre pas, celle que l’on tente de faire disparaître sous le tapis, mais celle qu’il faut justement hurler sur tous les toits en essayant d’utiliser le peu de liberté d’expression qui nous reste.
    L’information qu’aujourd’hui il faut faire circuler car personne ou presque ne la donne est que nous (ceux qui la font et ceux qui se taisent) menons une sale guerre, une guerre de bombardements aveugles en Iraq et en Syrie.
    Il y a les bombardements ‘ignobles’ comme à Alep – et ils le sont – ceux du pouvoir syrien et du pouvoir russe, et il y a les bombardements ‘nobles’ – les frappes chirurgicales, esthétiques et morales (un léger nuage de poussière qui surplombe une croix) qui signalent au peuple reconnaissant que justice a été faite. Les premiers ne feraient que des victimes civiles, les seconds – les nôtres – ne tueraient que des terroristes sauf – car il y a toujours un sauf – lorsqu’ils font des victimes dites collatérales car il s’agit de victimes que l’on ne peut pas cacher : un site d’une ONG occidentale ou un hôpital tenu par Médecins sans frontières.
    Or tout le monde sait, car il y a eu de nombreux précédents, que la réalité n’est pas celle que l’on nous montre et, dans quelques mois, lorsque nous aurons gagné cette nouvelle « bataille contre la barbarie et le terrorisme » et comme d’habitude perdu la guerre, les silencieux d’aujourd’hui dénonceront, les sanglots dans la voix, les crimes commis et pleureront, trop tard, les victimes innocentes.
    En effet, pour se faire une idée de l’ampleur des victimes civiles, il suffit de regarder les quelques images des villes dites libérées (Ramadi, Palmyre ou autres) que, pour bien nous convaincre de la réalité de nos victoires, des télévisions distraites nous montrent.
    Dans les semaines et les mois à venir, cette sale guerre qui, comme les précédentes, crée les terroristes de la prochaine (nos lâches bombardements suscitent leurs lâches attentats et leurs lâches attentats suscitent nos lâches bombardements) va prendre, dans des villes comme Mossoul de plusieurs centaines de milliers d’habitants, avec les offensives qui se préparent et qui seront du côté de la coalition essentiellement aériennes, une ampleur jusqu’ici inégalée.
    Or, une ville, même si elle est sous la coupe d’un pouvoir ennemi, est peuplée, comme les nôtres, avant tout de femmes et d’enfants, de civils qui, de plus, dans le cas présent, n’ont pas choisi ceux qui les dirigent, alors que nous, nous avons élu ceux qui prétendent défendre nos valeurs. Il est peut-être encore temps, si nous parvenons à nous faire entendre, d’empêcher le massacre des habitants de Mossoul ou autres localités moins importantes en exigeant l’arrêt total de toute guerre aérienne qui, dans une guerre asymétrique où les combattants sont étroitement mêlés aux civils, se réduit le plus souvent à un massacre des innocents.
    Arrêtons le massacre des innocents chez eux pour espérer l’arrêter chez nous.
     

    Jacques Pous, ami 4acg

    Messages 

    « Je ne peux que vouloir la parution de ce texte. Aujourd’hui, à Mossoul des combattants de Daech se mêlent aux civils qui fuient et se font exploser parmi eux. Engager des débats au sein des 4ACG, avec des partenaires au sujet des conflits et guerres dans lesquels la France est impliquée est urgent ».

    Alain Desjardin

    Président de la 4acg

    SOURCE : http://www.4acg.org/La-sale-guerre

    Irak : apocalypse et parfum de mort

     dans le vieux Mossoul repris à l'EI

    Irak : apocalypse et parfum de mort   dans le vieux Mossoul repris à l'EI

    Bâtiments dévastés, montagnes de gravats, ruelles désertes parsemées de cadavres de jihadistes: c'est le nouveau visage, apocalyptique, du vieux Mossoul, ancien joyau de l'Irak, dont les quartiers sont peu à peu arrachés par l'armée aux derniers combattants jihadistes.

    Pour la troisième fois en quelques minutes, le lieutenant-colonel Mohamed al-Tamim passe sans regarder à côté d'un cadavre de jihadiste, à moitié enseveli sous un tas d'énormes gravats qui était encore il y a quelques jours une façade d'immeuble du quartier al-Farouq.

    Mieux vaut ne pas s'attarder: abandonné depuis plusieurs jours par 40°, la dépouille gonflée et brunie exhale une intolérable odeur de putréfaction.

    L'inconnu à la barbe fournie est mort en tenue de combat et les armes à la main, sort qui semble promis aux derniers combattants du groupe Etat islamique (EI) retranchés dans la vieille ville et qui seraient plusieurs centaines selon un commandant des services d'élite du contre-terrorisme (CTS).

    Les jihadistes de l'EI, qui s'étaient emparés de Mossoul, la deuxième ville du pays, il y a trois ans lors d'une offensive éclair, ne tiendraient plus aujourd'hui qu'un kilomètre carré dans la vieille ville, et sont encerclés de tous bords.

    - 'Ils ne se rendent pas' -

    La ruelle continue de résonner des tirs d'armes automatiques, de roquettes et au mortier que forces irakiennes et jihadistes continuent de s'échanger à quelques dizaines de mètre de là.

    "Les combattants de Daech ne se rendent pas", souligne le lieutenant-colonel al-Tamim. "Et s'ils ne se font pas tuer, en dernier ressort, ils se suicident en se faisant exploser".

    Des masses métalliques compactées et fondues en témoignent au coin des rues: ce qu'il reste des motos et scooters piégés, parfois précipités contre leurs ennemis par des kamikazes de l'EI.

    Les ruelles du quartier sont tapissées d'énormes tas de gravats. Des monceaux de parfois plusieurs mètres de haut, restes des toits et façades qui ont volé en éclat au fil des combats.

    Un soldat qui a participé à la reconquête du quartier al-Farouq souligne l'importance des bombardements aériens, dans ces ruelles inaccessibles aux blindés: "On repère d'abord les ennemis. Puis on appelle du soutien aérien pour les éliminer. Puis on avance, avec précaution. On croise beaucoup de cadavres, on traque les autres" jihadistes vivants.

    Le paysage urbain est dévasté, sens dessus dessous: fils électriques à même le sol, carcasses de voitures broyées encastrées entre deux étages, rambardes d'escaliers tordues et perchées sur les toits…

    Des bâtiments entiers ont explosé en tas de pierre. Les couleurs des commerces des ruelles ont disparu: l'horizon du quartier n’est plus qu'une masse informe, grise et empoussiérée.

    - 'Notre priorité' -

    Les intérieurs des maisons encore debout témoignent de l'état de siège: tout ce qu'elles comptent d'objets ou d'équipements est entassé de manière anarchique, des vêtements aux vélos, des meubles aux ustensiles de cuisine. Plus aucun civil dans ces maisons fantôme, ni dans les rues, à part quelques couvertures, vêtements, peluches ou jouets égarés.

    L'armée irakienne assure prendre toute les précautions pour épargner les dizaines de milliers de civils, dont la moitié d'enfants selon les secouristes, qui se sont retrouvés pris au piège dans les quartiers tenus par l'EI.

    "Ils sont notre priorité, et nous les avons secourus", souligne le général Abdelwahab al-Saadi, l'un des commandants des forces antiterroristes (CTS), en parlant des civils évacués lors de la reprise du quartier.

    Les militaires ne communiquent guère sur le nombre de victimes civiles des combats ou des bombardements aériens de la coalition internationale dirigée par Washington qui appuie les opérations au sol.

    Selon de nombreux témoignages de civils qui ont fui la vieille ville ces derniers jours, très rares sont les familles qui n'ont pas perdu un ou plusieurs proches lors des combats dans leur quartier.

    Certains ont été victimes des combattants de l'EI, qui promettaient la mort en cas de tentative de fuite. Mais d'autres témoins ont évoqué des familles entières réfugiées dans les sous-sol de leur maison occupée par des jihadistes, et mortes écrasées dans des bombardements.

    Dans les ruelles d’al-Farouq dimanche, l'infecte odeur des corps abandonnés ne flottait d'ailleurs pas qu'autour des cadavres de jihadistes. Elle s'échappait également des monceaux de gravats des maisons bombardées.

    Source : AFP

    SOURCE : http://www.larepubliquedespyrenees.fr/2017/06/25/irak-apocalypse-et-parfum-de-mort-dans-le-vieux-mossoul-repris-a-l-ei,2135354.php

    Irak : apocalypse et parfum de mort  dans le vieux Mossoul repris à l'EI *** Mort de Stephan Villeneuve,  grand-reporter, à Mossoul

    Disparition

    Mort de Stephan Villeneuve,

    grand-reporter, à Mossoul

     par Luc Mathieu.

    Le journaliste préparait un reportage pour « Envoyé spécial » quand deux mines ont explosé. Il suivait les forces irakiennes qui ont pénétré dimanche dans la vieille ville aux mains de l’Etat islamique. 

    Irak : apocalypse et parfum de mort   dans le vieux Mossoul repris à l'EI

    Stéphan Villeneuve, mort au « service de l’information » à Mossoul 

    Stéphan Villeneuve, 48 ans et père de quatre enfants, n’a pas survécu à ses blessures. Il est mort lundi après-midi, quelques heures après avoir été blessé à Mossoul, dans le nord de l’Irak. « Avec sa disparition, c’est une nouvelle fois le journalisme de guerre qui est frappé. Je souhaite rendre hommage à son courage au service de l’information et à son professionnalisme reconnu par tous ceux avec lesquels il a travaillé », a déclaré la ministre de la Culture, Françoise Nyssen. Stéphan Villeneuve était expérimenté, coutumier des terrains de guerre et de leurs risques. Il a longtemps travaillé pour l’agence de presse Capa. « Il avait 25 ans quand il a fait ses premières armes en Bosnie. Après Sarajevo, il a enchaîné Mogadiscio, le génocide rwandais, le Kosovo, le Congo, Haïti, le Yémen, l’Irak, la Tunisie… Et puis l’Irak, une dernière fois. Stéphan connaissait la planète comme sa poche. Il aimait profondément les autres. […] C’était un grand pro », a fait savoir Capa dans un communiqué.

    Lundi, il était à Mossoul pour la société #5 bis Productions et préparait un reportage pour Envoyé spécial. Il était accompagné de la journaliste Véronique Robert, qui travaillait avec lui, de Samuel Forey, correspondant du Figaro et de Bakhtiyar Haddad, un journaliste et fixeur kurde. Ils suivaient une unité des forces spéciales antiterroristes irakiennes qui venait de pénétrer dans la vieille ville de Mossoul. Alors qu’ils marchaient, deux mines ont explosé. Bakhtiyar Haddad a été tué, Véronique Robert et Stéphan Villeneuve ont été grièvement blessés. Les deux journalistes et Samuel Forey, plus légèrement touché, ont été transportés par hélicoptère dans un hôpital de Bagdad.

    Snipers. L’offensive pour reprendre Mossoul à l’Etat islamique (EI) dure depuis plus de huit mois. La ville, la deuxième d’Irak, avait été prise à la surprise générale par les jihadistes en juin 2014. Quelques centaines de combattants avaient réussi à faire fuir des milliers de policiers et soldats irakiens, censés la protéger. Des officiers avaient abandonné armes et uniformes avant de battre en retraite. Le 17 octobre, l’offensive pour chasser l’EI était lancée. Des dizaines de milliers de peshmergas kurdes, de soldats et de policiers d’unités irakiennes attaquent les positions jihadistes dans la plaine de Ninive. En quelques semaines, la plupart des villes et villages de la périphérie de Mossoul sont repris. Fin janvier, les forces spéciales antiterroristes, formées et financées par les Etats-Unis, contrôlent les quartiers Est.

    Un mois plus tard, la bataille pour reprendre l’Ouest débute. Elle mobilise la police fédérale, les brigades d’intervention rapide - une unité d’élite de la police - et les forces antiterroristes. Elle est d’emblée plus dure. Les jihadistes résistent farouchement. Ils multiplient les attaques-suicides. Des combattants, des drones, des voitures, des bulldozers explosent devant les positions irakiennes. Des snipers prennent à revers les soldats. Les jihadistes se sont préparés. Ils circulent de maison en maison par des trous qu’ils ont creusés dans les murs mitoyens. A plusieurs reprises, les forces irakiennes se voient obligées de ralentir l’offensive pour se réorganiser. Soldats et policiers sont épuisés. Beaucoup ont aussi combattu à Ramadi et Fallouja, ils en portent les cicatrices.

    Catastrophique. 

    En mars, ils sont à la lisière de la vieille ville. Ils aperçoivent le minaret penché de la mosquée al-Nouri, là où Abou Bakr al-Baghdadi, le chef de l’EI, est apparu en public en juin 2014. Mais ils ne peuvent s’en approcher, les ripostes des jihadistes sont féroces. Dimanche, après une nouvelle réorganisation, les forces irakiennes ont pénétré pour la première fois dans la vieille ville.

    Les jihadistes les y attendent, acculés et encerclés. Les combattants irakiens pourront tenter de se faire passer pour des civils. Les étrangers, dont des Français, sont là pour mourir. Ils résisteront comme ils l’ont déjà fait, avec des snipers postés sur les toits de maison où vivent encore des civils, des mines artisanales et des kamikazes. La plupart des ruelles de la vieille ville sont trop étroites pour les voitures piégées. La situation humanitaire est catastrophique depuis plusieurs mois.

    Les habitants sont pris pour cible par l’EI lorsqu’ils tentent de s’échapper. Il n’y a plus d’eau courante, ils doivent payer pour récupérer celle du Tigre, qui coupe Mossoul en deux. Ceux qui ont épuisé leurs réserves mangent des chats ou des bouts de carton trempés dans l’eau. Selon l’ONU ? Il reste environ 100 000 habitants dans la vieille ville. L. M. 

    Photo Nicolas Jaillard France 2. STEPHAN VILLENEUVE, journaliste reporter d’images décédé le 19 juin 2017 en Irak suite à l’explosion d’une mine alors qu’il effectuait un reportage sur la bataille de Mossoul destiné au magazine Envoyé Spécial.

    SOURCE : http://www.grands-reporters.com/Mort-de-Stephan-Villeneuve-grand.html

    La journaliste Véronique Robert tuée

     en couvrant les combats à Mossoul

    Irak : apocalypse et parfum de mort  dans le vieux Mossoul repris à l'EI *** Mort de Stephan Villeneuve,  grand-reporter, à Mossoul

    Elle était en reportage pour l’émission « Envoyé spécial » avec le Français Stéphan Villeneuve et l’Irakien Bakhtiyar Addad, tués par la même explosion d’une mine.

    La journaliste Véronique Robert, touchée par l’explosion d’une mine à Mossoul, dans le nord de l’Irak, lundi 19 juin, a succombé à ses blessures, a confirmé France Télévisions dans un communiqué samedi. Opérée à Bagdad, elle avait été transférée dans la nuit de jeudi à vendredi à l’hôpital Percy, près de Paris.

    Spécialiste des terrains de guerre, grand reporter, elle avait couvert de nombreux conflits au Moyen-Orient. Agée de 54 ans, elle avait réalisé ses derniers reportages pour Paris Match, une série sur l’Irak. Cette fois, elle couvrait avec Stéphan Villeneuve la bataille de Mossoul pour l’émission « Envoyé spécial » de France 2. Tous deux travaillaient pour la chaîne par l’intermédiaire de la société #5bis Productions.

    « C’est avec une très grande tristesse que la direction de l’information de France Télévisions vient d’apprendre le décès de la journaliste Véronique Robert », peut-on lire dans un communiqué de la chaîne, qui s’associe « à la douleur de sa famille et de tous ses proches ».

    Emilie Raffoul, Dominique Tierce, responsable des magazines à France Télévisions, et la grand reporter Dorothée Olliéric s’étaient rendues en Irak mardi soir pour organiser le rapatriement de Véronique Robert, qui a subi plusieurs opérations à Bagdad.

    Quatre journalistes tués dans la bataille

     de Mossoul

    Dernièrement, Véronique Robert faisait partie d’un groupe de trois reporters français qui accompagnaient les forces spéciales irakiennes, engagées dans la bataille pour reprendre Mossoul à l’organisation Etat islamique (EI).

    Son amie et consœur Caroline Mangez, rédactrice en chef à Paris Match, la décrit comme une femme « hyper féminine, épaisse comme une allumette » et qui « ne mâchait pas ses mots ». « Elle ne lâchait rien. Jamais », écrit-elle dans un article qui rend autant hommage à son fort caractère qu’à son talent.

    Ses confrères, le journaliste reporter d’images Stéphan Villeneuve et le journaliste kurde irakien Bakhtiyar Haddad, qui accompagnaient le groupe, ont aussi été tués. Le troisième journaliste français, Samuel Forey, qui travaille pour Le Figaro et pour d’autres médias, a été touché légèrement au visage et au bras.

    Au moment de l’explosion de la mine, les quatre journalistes suivaient à pied l’avancée de l’armée irakienne contre les djihadistes de l’EI, dans le quartier de Ras Al-Jadah, selon Reporters sans frontières (RSF). L’Elysée avait annoncé, mardi, que Stéphan Villeneuve allait être fait chevalier de la Légion d’honneur à titre posthume.

    Les forces antiterroristes irakiennes ont lancé, le 18 juin, leur offensive dans la cité historique de Mossoul, dernier pré-carré de l’EI dans la métropole du nord de l’Irak. Anticipant cette attaque, les djihadistes avaient renforcé leur première ligne de défense.

    Depuis 2014, le conflit en Irak a fait 26 morts parmi les journalistes, professionnels ou non, selon RSF, qui recense quatre journalistes tués et de nombreux blessés depuis le début de la bataille de Mossoul, en octobre 2016.

    SOURCE : http://www.lemonde.fr/disparitions/article/2017/06/24/mort-de-la-journaliste-francaise-veronique-robert-blessee-a-mossoul_5150554_3382.html#zFc9BI6a187dXZ0v.99

     

     

     



     



     

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