• Jacques Brel et la guerre d'Algérie *** Jacques Brel est mort depuis 40 ans le 9 octobre 1978

    Jacques Brel et la guerre d'Algérie

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    Monsieur Jacques

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         Il y a bientôt quarante ans de cela, un 9 octobre 1978 chambre 305, avant son cinquantième printemps, alors qu'un vent du nord venait s'écarteler, craquer et se heurter aux clochers des églises wallonnes, que des diables en pierre déchiraient le ciel de Belgique, le poète chanteur s'est endormi une dernière fois sur le tapis volant d'un tourbillon de feuilles mortes. Il a tiré sa révérence avec élégance et discrétion. Le crabe est vainqueur et le Bon Dieu pas fier. Fini le flonflon et la valse à mille temps, au prochain printemps ton cœur et mon cœur ne seront pas repeint au vin blanc. Matilde n'est jamais revenue, La Fanette s'est noyée, la plage est déserte et pleure sous juillet. C'est foutu pour les frites chez Eugène avec Madeleine, les bergers ont rangé les pipeaux tandis que les vieux s'endorment sous la pendule d'argent qui s'impatiente au salon et, qu'on ne saura jamais pourquoi ils ont tué Jaurès...

         Indépendant et libre, source vive de toutes poésies, à crier les douleurs, à railler les imbéciles, tu nous expliquais que la vérité peut s'exprimer aussi avec un humour noir dans une révolte permanente. Avec tes mots, tes larmes, ta sueur et tes bras grands ouverts à bouffer la vie à pleine dent, celle du temps ou tu t'appelais Jacky, dans la moiteur d'un port de Hollande tu nous as fait voyager aux sons de la musique d'un accordéon rance. De Vesoul jusqu'aux remparts de Varsovie où, Madame "De"... promenait son chien un boudin noir nommé Byzance. Pour les Flamandes, les bigotes et les bourgeois tu apportais des bonbons et réservais les fleurs aux putains d'Amsterdam, d'Hambourg où d'ailleurs, enfin aux dames. Bien sûr, il y eut quelques mauvais coucheurs moralistes, ce sont les risques du métier. Des idiots prétentieux à la BHL, s'intronisant arbitres des convenances, tombés depuis longtemps dans les culs de basses-fosses d'un anonymat mérité d'où, ils n'auraient d'ailleurs jamais dû sortir, car chez ces gens-là, on joue au riche avec l'argent volé aux pauvres, chez ces gens-là, on ne vit pas et on ne pense pas, on compte et on triche...  

         Sur les plaques de rue, les écoles où les livres de poésie, ce qui me rassure, c'est que tu ne nous quittes pas et que, même si le temps s'enfuit déjà à coups de pourquoi, tu es toujours là. Les vieux amants allongés sur ton ile sont immortels, ils s'arrangent de leurs sortilèges, car pleurer ta mort n'est pas de mise aux Marquises. Don Quichotte poursuivant l'inaccessible étoile, combattant contre les moulins à vent de la bêtise, quête sans fin perdue d'avance, tu avais la grandeur des chevaliers qui méprisent les honneurs. Mon oncle Benjamin, anarchiste au grand cœur et médecin des âmes et des corps, voulait vivre sa vie entre le cul des femmes et le cul des bouteilles afin de secouer et réveiller tous les "François Pignon", les moralisateurs, les emmerdeurs et les conseilleurs patentés. Et puis tu le sais Jacques, les adultes sont tellement cons qui nous ferons bien une guerre alors, je viendrais pour de bon dormir dans ton cimetière.  

        Nous avançons tous vers cette échéance qui nous attend dans son abîme en nous criant : " Au suivant et au suivant ! " et à qui timidement nous répondons : " Oui voilà j'arrive, j'arrive...", car toute notre vie, nous ne faisons rien d'autre que d'arriver. Mais en finalité, cela n'est pas très grave si une fois parti, l'aventure c'est l'aventure, nous arrivons en terre de troubadour, au pays de Jacques, Georges, et Leo.

         Que dirais-tu aujourd'hui, toi qui n'aimais pas l'imposture et la flatterie, devant ce monde qui se liquéfie ou l'argent a pourri les cerveaux mais, à l'époque tu le savais déjà quand tu nous chantais : " Les bourgeois c'est comme les cochons plus ca devient vieux plus ca devient bête, les bourgeois c'est comme les cochons plus ca devient vieux plus ca devient C.... ! Au cimetière d'Atuona six pieds sous terre Jacques, tu n'es pas mort, six pieds sous terre Jacques, tu chantes encore : " Alors, sans avoir rien, que la force d'aimer, nous aurons dans nos mains, Ami, le monde entier..." 

    Jacques Brel et la guerre d'Algérie

    Jacques Brel est né le 8 avril 1929 en Belgique

    Jacques Brel est mort il y a 40 ans le 9 octobre 1978

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     Jacques Brel et la guerre

     

    d'Algérie

    Des ultras au courant de cette entrevue, avaient longuement scandé "Algérie Française" au cours de son concert , il a eu simplement cette réponse : "Je m´en fous, je suis Belge".


    C'est durant cette visite qu´il rencontre Jojo, Georges Pasquier de son vrai nom qui exerçait dans le pétrole au Sahara.

    Il abandonnera sa carrière pour l'amitié de Brel, amitié que beaucoup compareront à celle de Damon et Pythias de l'Antiquité.

    Jojo deviendra le confident de Brel, son chauffeur, son régisseur, son homme de confiance, son ami le plus proche et le plus intime.


    En 1956 et en pleine guerre d´Algérie, Brel écrira et composera "Quand on n'a que l´amour" chanson qui sera reprise aux Etats-Unis " if we only have love "dans les manifestations contre la guerre du Vietnam.

     

    En 1959 ,  il écrira et composera sa célèbre "Colombe", chanson  contre la guerre d´Algérie et qui sera reprise  aux Etats-Unis par Joan Baez et Juddy Collins toujours en opposition à la guerre du Vietnam.
     

     

     


     

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