• Jaurès, un héritage très disputé... mais Jaurès, toujours...

    Jaurès, un héritage très disputé... mais Jaurès, toujours...

    Jaurès, toujours

    Jaurès, parmi nous. Il y a tant de boulevards et tant de lycées Jaurès, qu'on le croirait hors du temps présent, juste le nom d'un grand homme placardé par l'Histoire. Il y a tant d'encensoirs qui enfument sa mémoire, tant de propos qu'on agite hors de propos pour décorer de beaux discours, qu'on l'imaginerait volontiers dépourvu de toute conviction, apolitique, comme si, appartenant à la France, tout le monde jusqu'aux plus fieffés usurpateurs pouvait allègrement se l'accaparer. « Jaurès aurait dit »… disent-ils en commençant leurs discours hypocrites…

    Pourtant, à regarder le monde tel qu'il va, et surtout tel qu'il va mal, on se dit que Jaurès n'est pas un personnage de cire ressorti de l'Histoire, qu'il est toujours un homme de notre temps - lui qui pourtant n'exerça jamais le pouvoir comme le firent un Blum ou Mitterrand. Oui ! Jaurès est toujours de notre humanité.

    Nous célébrons aujourd'hui le 103e anniversaire de son assassinat. A cette occasion, nous ressentons le besoin de dire qu'il fut un militant du « vrai » socialisme, lui qui fut pourtant un fils de bourgeois… Il fut le défenseur acharné d'instituteurs radicaux, de viticulteurs révoltés et de mineurs qu'on disait « rouges ». Un laïc de grande tolérance, lui, le normalien qui savait l'importance de l'enseignement public pour tout enfant de France. Un socialiste, qui lutta sans relâche et réalisa l'unité des familles socialistes… Que sont devenues ces familles ? Dans quel état sont-elles en 2017 ? Un homme de paix qui pressentait la grande boucherie, croyant pouvoir opposer la fraternité des peuples aux nationalistes de basse vengeance. Enfin, un élu républicain digne de la République, à une époque où ce mot valait des haines viscérales - haines de goupillon et de sabre, haine de coups de revolver.

    Pourquoi ont-ils tué Jaurès ?

    Plus que jamais ces mots restent recevables, comme il s'adressait autrefois au prolétariat vivant dans des caves, à la paysannerie sans ressources, aux Africains colonisés par nos troupes, aux condamnés qu'on a guillotiné, - tous ces laissés-pour-compte qui ne comptent pas qui sont "RIEN" comme a osé le dire un président de la République mais qui existent encore, ils ont simplement changé d'oripeaux, les paysans qui ne gagnent pas le prix de leur peine, les sans-papiers traqués comme des criminels, les hommes et les femmes qui n'ont rien d'autre à défendre que leur force de travail, quand ils ont la chance d’en avoir un -  sans qu'ils le sachent, Jaurès leur parle. Pour une seule et irrévocable raison : ses mots sont d'abord ceux de la justice.

    Philosophie, politique, économie, culture - quelque sujet qu'il abordât dans ces textes, d'une plume de « paysan cultivé » qui ne cédait pas à la facilité manière de « faire peuple », Jaurès y démontrait sans relâche combien l'émancipation des hommes doit demeurer la finalité de l'Histoire - des mots très anciens et peut-être désuets pour le prêt-à-penser contemporain, mais qui, pourtant, mieux que d'autres, sont au cœur du combat d'hier et d'aujourd'hui . Pour la dignité.

    Mon ami Jacques Cros écrit : ce 31 juillet 2017 c’est l’anniversaire de la mort de Jean Jaurès, assassiné en 1914 par Vilain, à Paris, au Café du Croissant. Il a été exécuté pour son action contre le déclenchement de la Première guerre mondiale qui se préparait.

    La déclaration de guerre a lieu le 3 août, Jaurès aura été impuissant à l’empêcher. Il avait pourtant mis en garde contre ce qu’elle allait être, même si on ne pouvait pas prévoir en juillet 1914 la dimension terrifiante qu’allait prendre le conflit. Les belligérants utiliseront toutes les ressources de sociétés industrielles pour participer à l’horrible boucherie.

    Jaurès avait clairement situé la responsabilité du système social dans la logique qui s’était développée : « Le capitalisme porte en lui la guerre comme la nuée dormante porte l’orage » !

    Son analyse est toujours d’actualité et en 2017 nous sommes toujours confrontés à la menace de guerre généralisée. Et à présent les moyens dont disposent les militaires sont d’un autre ordre de grandeur qu’en 1914 – 1918. L’arsenal nucléaire à leur disposition fait froid dans le dos.

    Aussi, nous nous sommes réjouis de la signature le 7 juillet dernier dans le cadre de l’ONU, du Traité d’interdiction des armes nucléaires. Il faut que la France le signe et le ratifie, c’est l’existence de toute forme de vie évoluée à la surface de la Terre qui est en jeu.

    Les contentieux doivent être réglés par la négociation, dans la justice et la reconnaissance des Droits des peuples à disposer librement de leur destin. Cela met en cause la politique internationale de domination du monde par les USA et leurs alliés, dont la France, regroupés au sein de l’OTAN.

    Chaque année nous avons une raison particulière de répondre à l’invitation à la Marche de la Paix que nous organisons traditionnellement au mois d’août pour commémorer les bombardements atomiques d’Hiroshima et Nagasaki.

    Naturellement nous exprimerons notre volonté d’autres rapports entre les peuples que ceux de la violence et de la domination militaire qui prévalent actuellement. Nous mettrons en cause le néocolonialisme auquel nous participons ou que nous soutenons avec la politique d’Israël à l’égard des Palestiniens.

     

    Jaurès, un héritage très disputé

    Il y a cent-trois ans, Jean Jaurès mourait assassiné. Orateur hors de pair, socialiste, humaniste, il continue d'inspirer des hommes et des femmes politiques, qui lui rendent régulièrement hommage. De droite comme de gauche, les héritiers de Jaurès semblent nombreux. Pourquoi suscite-t-il une telle admiration ? Les réponses de l'historien Gilles Candar.

    METTEZ LE SON EN BAS A DROITE DE LA VIDEO

    CLIQUEZ APRES LA PUB SUR "REGARDEZ LA VIDEO MAINTENANT"

    A LA FIN DE LA VIDEO ARRETEZ TOUT CAR D'AUTRES VIDEOS ARRIVENT

    SANS CESSE

    « Pierre Daum, journaliste-historien : « 450.000 Algériens ont travaillé pour la France au cours de la guerre de Libération »Jeanne Moreau a été retrouvée sans vie dans son appartement à Paris ce lundi 31 juillet 2017, elle avait 89 ans *** A la fin : Mon hommage particulier à Jeanne Moreau »
    Partager via Gmail Delicious Technorati Yahoo! Google Bookmarks Blogmarks Pin It

  • Commentaires

    Aucun commentaire pour le moment

    Suivre le flux RSS des commentaires

    Vous devez être connecté pour commenter