• Jean Moulin, le parcours d’un héros né à Béziers, c’est le seul héros dans cette ville… *** "Créer c'est résister" par En Vie à Béziers

    Jean Moulin, le parcours d’un héros né à Béziers, c’est le seul héros dans cette ville… *** "Créer c'est résister" par En Vie à Béziers

     Remerciements au Cercle Jean Moulin qui a mis en ligne cet article sur son Site

    http://cercle.jean.moulin.over-blog.com/2015/06/jean-moulin-le-parcours-d-un-heros-ne-a-beziers-c-est-le-seul-heros-dans-cette-ville-creer-c-est-resister-par-en-vie-a-beziers.html

     

    Jean Moulin, le parcours d'un héros né à Béziers, c'est le seul héros dans cette ville... *** "Créer c'est résister" par En Vie à Béziers

    Publié par Cercle Jean Moulin sur 17 Juin 2015, 20:24pm

    Catégories : #Jean Moulin

    Jean Moulin, le parcours

    d’un héros né à Béziers

     c’est le seul héros

    dans cette ville…

    Jean Moulin, le parcours d’un héros né à Béziers, c’est le seul héros dans cette ville…

     

    Il y a 72 ans, le célèbre résistant était arrêté

    par la Gestapo à Caluire.

    "Je suis un mort en sursis", lance Jean Moulin, traqué, à un autre résistant, Pierre Meunier, un après-midi de mai 1943, avant de le quitter. Ils ne se reverront pas. Dans la soirée du solstice d’été, la placette Jean Gouailhardou de Caluire (Rhône) résonnent des bruits de bottes de la Gestapo. Le chef du Conseil national de la Résistance est arrêté, emporté par un cortège de longs manteaux et de chapeaux feutres. Il meurt quinze jours plus tard.

    Un homme timide 

    Jean Moulin est historique, presque sculptural sur le célèbre cliché de son ami Marcel Bernard. Il est la figure héroïque, lisse et grave de la Résistance. Mais quel est cet homme, enfant de Béziers, mort à 44 ans de ses blessures en gare de Metz, dans un train qui le transférait à Berlin ? "Jean était un homme timide. Cloisonné même parfois", confie François Berriot, auteur d’un récent ouvrage sur le héros (1). D’abord brillant et doué pour tout, il devient un élève médiocre quand son frère meurt d’une péritonite en 1907. Il se remet à travailler pour le bac qu’il obtient sans mention. Puis il passe sa licence de droit à Montpellier. Jean Moulin ne fait pas d’efforts. Il ne travaille pas beaucoup, juste ce qu’il faut. Ce qui l’intéresse surtout, c’est l’art. Il peint des aquarelles, fait des gravures, parfois coquines. Il caricature d’abord ses professeurs. Talentueux, il vend plus tard des dessins humoristiques aux revues Gringoire et Le Rire. Il se fait même collectionneur de peintures. Il achète beaucoup d’oeuvres, et pas des moindres : Claude Monet ou encore Auguste Renoir se retrouvent dans sa collection. Puis il illustre même un recueil de poème de Tristan Corbière, Armor. "Il aurait pu être artiste", souligne François Berriot.

    Jean Moulin ne croyait pas

     à une carrière politique 

    Jean est aussi carriériste. Plus jeune sous-préfet de France à Albertville dès 1925, - il deviendra, en 1937, plus jeune préfet de France dans l’Aveyron -, il apprend à être habile et charismatique. Il vouvoie systématiquement et abdique son accent méridional pour faire bonne impression. Il aime plaire, surtout aux femmes. Il a un côté frimeur. Malgré son petit salaire de fonctionnaire, il s’achète des costumes de luxe et un cabriolet en empruntant, surtout à sa soeur et à son ami d’enfance, Marcel Bernard. Il skie à Megève… Pourtant, Jean Moulin n’est pas un jeune loup aux dents longues, un Rastignac sorti de la Comédie humaine. Il réussit dans la fonction publique comme un joueur habile mais il ne croit pas à sa carrière politique ; il n’a pas sa carte au Parti radical, à la différence de son père. Il est séducteur, charmeur mais toujours courtois. "Une présence légère et discrète", dira son amante Antoinette Saxe, égérie du poète Paul Géraldy.

    Il entre en résistance 

    Jean, enfin, est un sensualiste, il aime jouir de ses sens. Par l’art, la séduction ou encore le sport, qu’il pratique avec frénésie. Il fait partie de ceux qui ne savent pas agir sans passion. Agir toujours, par amour de la vie et de la condition d’être homme. Alors devant l’oppression de ses semblables, devant l’injustice, Jean devient Moulin, la figure historique. Ce personnage qui organise l’aide aux Républicains espagnols en 1936 aux côtés du ministre de l’Air Pierre Cot. Celui qui se tranche la gorge à Chartres le 17 juin 1940 pour ne pas signer un document sous la contrainte des Allemands. Celui qui entre finalement dans la Résistance. On semble bien loin du jeune étudiant séducteur, fringuant dans son costume impeccable au bal de la Faculté de droit de Montpellier. Il s’agit pourtant bien du même homme, passionné et sans mesure, dans l’amour de la vie, comme dans la résistance à l’infamie.

    SOURCE :http://www.midilibre.fr/2013/06/20/jean-moulin-le-parcours-d-un-heros-ne-a-beziers,720219.php

    En vie à Béziers

     

    Créer c'est résister

    "Résister à Ménard

    et à l'extrême droite"

     

    Écrit par Le Piéton de Béziers

    15 juin 2015

    Ce mois-ci nous parcourons la ville de Béziers à la recherche des traces de Jean Moulin (1), comme ces pochoirs magnifiques, systématiquement effacés par les services municipaux, qui sont apparus lorsque la ville a basculé entre les mains de l’extrême droite. Portés par la voix d’André Malraux (2) et celle de Magyd Cherfi du groupe Zebda (3), nous les suivons comme autant de signes d’espérer. Car créer c’est résister, et résister c’est créer (4) !

    (1) Jean Moulin est né à Béziers le 20 juin 1899 et mort sous la torture le 8 juillet 1943, probablement à Metz. Résistant aux côtés du général de Gaulle, il fédéra les divers mouvements de la Résistance intérieure et fut le premier président du Conseil National de Résistance dont le programme prévoyait le rétablissement de la démocratie et du suffrage universel, ainsi que la mise en place des protections sociales pour tous après la chute de la dictature de Vichy. Arrêté puis torturé pendant de nombreux jours, il mourut de ses blessures sans avoir livré un seul nom à la Gestapo (Police Politique du IIIème Reich.)

    (2) En 1964, l'écrivain André Malraux, alors ministre de la Culture, fit entrer les cendres de Jean Moulin au Panthéon. Après un éloge funèbre demeuré célèbre, le chant des partisans, hymne de la Résistance Française pendant la seconde guerre mondiale, retentit devant le monument (Musique d'Anna Marly, texte de Maurice Druon.)

    (3) Le nom du groupe vient du mot arabe « zebda » qui signifie « beurre ». Les musiciens Magyd Cherfi, Mustapha et Hakim Amokrane, Vincent Sauvage et Rémi Sanchez sont tous originaire du quartier des Izards à Toulouse. En 2001 le groupe Zebda reprend le chant des partisans auquel il ajoute un refrain.

    (4) Citation de Stéphane Hessel, ancien résistant et déporté, dans son ouvrage « Indignez-vous », paru en 2010 dans lequel il dénonce la trahison des principes du programme du CNR dans la vie politique : "Aussi, appelons-nous toujours à une véritable insurrection pacifique contre les moyens de communication de masse qui ne proposent comme horizon pour notre jeunesse que la consommation de masse, le mépris des plus faibles et de la culture, l'amnésie généralisée et la compétition à outrance de tous contre tous. A ceux et celles qui feront le XXIème siècle, nous disons avec notre affection : "CRÉER, C'EST RÉSISTER. RÉSISTER C'EST CRÉER."

    SOURCE : http://www.envieabeziers.info/l-avis-d-artistes/la-minute-biterroise/320-creer-c-est-resister 

     

    « François Hollande à Alger : "Ne rien oublier de l'histoire et se tourner vers l'avenir" *** Le point de vue de Bernard Deschamps ancien député du GardLe chanteur Enrico Macias au Temps d'Algérie : «Je n'ai pas besoin d'un visa pour me rendre en Algérie» "Je me revendique comme algérien" »
    Partager via Gmail Delicious Technorati Yahoo! Google Bookmarks Blogmarks Pin It

  • Commentaires

    Aucun commentaire pour le moment

    Suivre le flux RSS des commentaires


    Ajouter un commentaire

    Nom / Pseudo :

    E-mail (facultatif) :

    Site Web (facultatif) :

    Commentaire :