• Jour d'après ou vieilles recettes ? *** AVERTISSEMENT ET COUP DE GUEULE DE Patrice Raydelet Coronavirus, l’effet boomerang 2

     

     

    Jour d'après ou vieilles recettes ?

     

    Jour d'après ou vieilles recettes ?

     

    Ce 11 mai est-il déjà le jour d'après comme voudraient nous le faire croire les médias depuis l'annonce du calendrier de déconfinement par Jupiter ? Sûrement pas si l'on en juge par les contraintes toujours imposées aux citoyens et les restrictions de libertés au nom de l'état de « guerre » déclaré par Emmanuel Macron.

     

    Ce lundi commence un déconfinement marqué par la réouverture des écoles, clairement motivée par la reprise du travail des parents d'enfants qui ne sont pas en âge de se garder tout seul. Elle se fera dans des conditions de sécurité sanitaire incertaines en dépit des efforts demandés aux personnels des collectivités territoriales et aux enseignants. On en a eu l'édifiante démonstration avec les cas de contamination dans un collège lors des réunions de préparation de cette prérentrée. Le retour à une vie normale n'est pas pour ce lundi et les Français ne s'y trompent pas et marquent encore une forte défiance dans un sondage publié par le JDD ce dernier week-end s’agissant de l’organisation de la reprise de l’école (65 %) et de l’organisation des transports en commun (62 %).

    Gouvernement et patronat entonnent depuis des semaines une même mélopée nous faisant croire qu’il n’existerait pas d’autre option qu’une reprise dare-dare du travail pour éviter « l'effondrement », assurer la relance de l'économie, rattraper ces quelques 9 points de PIB perdus. Ça ressemble à du Thatcher avec son célèbre « There is no alternative ». Autoproclamé chef de « guerre » Macron et son lieutenant, dont on voudrait nous faire croire qu'ils seraient un peu brouillés, ne divergent pas d'un poil avec le patron des patrons : la relance économique impose le strict cadre des ordonnances qui dérogent toujours plus au droit du travail. Les mêmes vieilles bonnes recettes, pour la même tambouille. La même logique sacrificielle et toujours aucune leçon tirée de cette crise sans pareille. Le 11 mai, ce n'est pas la fin des calamités, c'est une étape de la crise sanitaire, c'est aussi et surtout une nouvelle phase dans la crise sociale.

    Le monde d'après dessiné par Macron, Philippe et Roux de Bézieux ressemble étrangement au monde d'avant. Et en tout cas, il a peu de choses à voir avec celui que proposent de construire les organisations syndicales, ONG, associations signataires de l'appel #PourLeJourDapres. Ces organisations affirment que « la pandémie qui se répand dans le monde entier révèle de manière tragique les dérèglements du capitalisme néolibéral et productiviste, ainsi que les dysfonctionnements de l’actuelle gouvernance mondiale ».

    Le jour d'après, ça ne peut pas se réduire à solder les comptes avec des primes pour les héroïnes et les héros qui font tourner le pays et sauvent des vies tout en faisant exploser les compteurs de la durée du travail. Au contraire, travailler moins, travailler mieux, travailler tous, être reconnus dans nos qualifications, nos responsabilités, notre rôle social, sont des aspirations plus que jamais modernes et salutaires pour sortir de cette crise.

    Par FD, journaliste engagé et militant Ugict-CGT

    Jour d'après ou vieilles recettes ?

    AVERTISSEMENT

    ET COUP DE GUEULE

    DE Patrice Raydelet 

    Coronavirus, l’effet boomerang 2

    L’extension de la crise sanitaire que connait le monde depuis plusieurs mois maintenant a d’innombrables répercutions que nous souhaiterions tous voir positives. Il faut changer les choses !
    Éternel optimiste, parce qu’il le faut bien, je suis naturellement dans cet élan, dans cette attente, dans cette espérance…
    Mais les échanges que j’ai pu avoir ces dernières semaines tempèrent quelque peu cette euphorie naissante. Avec le mode de fonctionnement confondant de l’espèce humaine sur la planète, nous sommes de plus en plus nombreux à prédire qu’il va se produire quelque chose de grave, que la situation est intenable (et elle l’est !), que nous devons changer de cap le plus vite possible. La pandémie du Covid 19 est un épisode, un avant-goût de ce qu’il risque de se produire si nous persistons dans le déni. Mais les réponses apportées par la majorité des gouvernements ne laissent pas entrevoir de lumière au bout du tunnel dans lequel nous nous engageons…La brochette Trump-Xi Jinping-Bolsonaro symbolise à elle seule le désastre actuel et à venir.
    Alors que beaucoup espèrent le « monde d’après », que la planète est plongée dans une situation inédite, l’Europe, puis la France proposent de vite faire redémarrer certains pans de l’économie en autorisant avant les commerces la réouverture des… usines de voitures !
    Mieux, alors que la biodiversité se meurt, que l’humanité n’y survivra pas, que les hôpitaux et les soignants sont à l’agonie faute de moyens financiers et humains suffisants, le président de la République française fait part de sa « farouche volonté de reconstruire Notre Dame en 5 ans », on croit rêver !!! Encore plus fort, ce même président, sans doute pour rassurer la population en plein marasme « covidien » se rend le 22 avril en Bretagne pour visiter une exploitation… de légumes hors sol et une grande surface !
    En période de crise, je sais très bien que les grandes déclarations sur les changements à opérer ne sont pas à l’ordre du jour des réunions de l’Elysée. Il y a des urgences à traiter et j’en suis pleinement conscient. Néanmoins, il aurait été judicieux, sinon précieux et attendu, d’envoyer quelques signaux positifs, d’entrouvrir des fenêtres d’espoir ou simplement de dire j’ai compris. Mais non, les choix de communication sont désastreux : alors que l’on sait qu’il faut favoriser un changement de régime alimentaire, arrêter l’utilisation de produits phytosanitaires nocifs, privilégier les circuits courts et les produits de saison, développer l’agriculture biologique, soutenir les petits producteurs, le président Macron se rend dans l’une des régions les plus souillées de France en raison notamment des rejets d’effluves et de lisier provenant des « usines à cochons » qui polluent les rivières, les nappes phréatiques et l’océan Atlantique !
    Nous savons pertinemment que l’être humain a besoin d’avoir le nez dans la merde pour enfin se dire qu’il faut faire quelque chose. Malheureusement beaucoup d’hommes, lorsqu’ils sont justement dans cette situation, au lieu de se relever pour simplement respirer s’enfoncent davantage la tête dedans pour essayer d’y trouver des pièces de monnaie !
    Le « monde d’après » sera celui de citoyens responsables de leurs choix, celui de la finance nous entraine inévitablement dans le chaos…

    Patrice RAYDELET 

     

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  • Commentaires

    1
    Mardi 12 Mai à 11:49

    Ne peut-on imaginer un monde permettant de répondre aux besoins croissants de l'humanité autrement qu'en termes de dégradation de notre environnement, d'épuisement des ressources de la planète ? Je réponds par l'affirmative et je crois à l'apport de la science et de la technologie pour répondre à ces exigences. Evidemment il faut, c'est impératif, changer la logique du système fondé sur la mécanisme du profit.

    Peut-être ne faudrait-il pas mettre dans le même sac Xi Jinping, Trump et Bolsonaro ! Ce n'est que mon opinion mais j'y tiens !

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