• Journée Nationale en hommage aux Harkis le 25 Septembre 2018 *** Harkis : toujours trop de tabous par Pierre DAUM *** Le témoignage de Saïd Merabti

     

    Harkis : toujours trop de tabous par Pierre DAUM

    Journée Nationale

    en hommage aux Harkis

    le 25 Septembre 2018


     

    J’ai reçu, sur mon blog, ce message d’un harki auquel je réponds.

    Michel Dandelot 

     

    Pour la mémoire de mon père

    Un témoignage reçu sur mon blog

     
     
     

    Bonjour Monsieur,

    Mon père est décédé cette année. C'était un harki. Je lisais avec intérêt vos articles lorsque que je suis tombé sur un passage où vous minimisez la souffrance des harkis vous appuyant sur l'enquête de Pierre DAUM.
    Alors je m'adresse à vous avec sincérité en tant que fils qui a perdu un père admirable.
    Il est né dans un village de Kabylie près de TIZI OUZOU. Tombé gravement malade à l'âge de 5 ans, il se réveilla miraculeusement du coma et survécu. Ce ne fut pas le cas de 6 de ses frères et soeur qui ne survécurent pas à cette maladie. Il n'étaient plus que 3 enfants. Cela augurait déjà d'une vie de supplices. Il grandit sous le joug du colonialisme, en indigène et dans la misère. Il rêvait de faire des études. Rêve brisé car la guerre d'Algérie éclata. Il se retrouva dans la 159e Brigade D'Infanterie Alpine jusqu'à l'indépendance, puis fut versé dans la force locale. C'est alors qu'il fut capturé par l'ALN et endura 4 années de détention terrible et s'évada en 1966. Si vous souhaitez avoir un aperçu de ce que lui et plusieurs centaines de co-détenus ont enduré, je peux vous transmettre l'écrit de ses mémoires que j'ai découvert après sa mort, vous ne pourrez que mieux juger de la réelle horreur et barbarie que ce fut. C'est impensable. Personnellement, j'en ai pleuré et aurait préféré ne rien savoir car très proche de papa, je porte désormais en moi ses souffrances. Aussi, lorsque j'ai lu votre article minimisant les souffrances de ces hommes, j'ai ressenti une profonde peine pour papa. C'était un homme de paix, plein de tendresse et cherchant toujours à aider les autres. Ses démons issus de la guerre d'Algérie et de sa détention, il les a géré courageusement en silence et en souffrance, mais toujours en préservant ses enfants. J'ai 46 ans et jamais il n'a levé la main sur moi. En France, comme s'il n'avait pas assez souffert, il a subit le racisme sans broncher mais n'a pas pour autant mis en avant ses citations. Il n'a pas choisi la colonisation, il n'a pas choisi la guerre , les événements se sont imposés à lui. C'était un homme de paix d'une gentillesse extrême tout simplement victime des événements. Et Papa n'est pas rentré paisiblement dans son village, il a subit les pires tortures durant 4 ans. Quant à maman et ses 5 enfants dont le plus âgé avait 8 ans, je vous laisse imaginer le sort qui leur a été réservé dans le village durant ces 4 années.
    Hormis cet écrit sur les harkis, je vous félicite pour votre blog aux propos courageux.


    Bien cordialement
    Daniel AMER

     
     
     

    -- envoyé par AMER Daniel  

     

    Cher Monsieur,

    Je ne sais pas dans quel article proviennent mes propos basés sur l'enquête de Pierre Daum dont vous parlez car il y en a de nombreux sur ce blog.

    Pierre Daum serait mieux placé que moi pour vous répondre, je veux simplement essayer de vous faire comprendre qu'il est faux de dire que Pierre Daum, pas plus que moi cherchons à minimiser les souffrances des harkis qui sont réelles, Pierre Daum s'efforce précisément à rétablir certaines vérités, car  après une longue enquête en Algérie, il a constaté que, contrairement, à ce qu’ont toujours prétendu les nostalgiques du colonialisme adeptes de la fachosphère en France, comme quoi 150000 harkis auraient été massacrés après le 19 mars 1962… Ce que dément absolument Pierre Daum… Il y en a eu, en effet, mais beaucoup moins... et quand même trop... Votre père, comme ceux qu'on appelait les "indigènes", comme les pieds-noirs, comme tous les appelés du contingent, comme toutes les victimes militaires ou civiles, françaises ou algériennes sont des victimes du colonialisme...

    Je vous transmets donc le dernier article sur ce douloureux sujet mis en ligne à la date du 25 septembre 2016 sur mon blog. 

    Bien cordialement.

    Michel Dandelot 

     

     
           

     

    Harkis : toujours trop de tabous par Pierre DAUM

    Harkis : toujours trop de tabous

    Par Pierre DAUM

    La question des civils algériens utilisés comme supplétifs par l’armée française pendant la guerre d’Algérie est l’un des derniers blocages à l’apaisement entre Paris et Alger.

    Le 25 septembre 2003, le président Jacques Chirac a instauré une Journée nationale d’hommage aux harkis en reconnaissance aux «sacrifices qu’ils ont consentis pour la France» lors de la guerre d’Algérie. Depuis douze ans, des cérémonies sont organisées tous les 25 septembre à Paris et dans de nombreuses villes de province. Des cérémonies qui, à chaque fois, provoquent l’irritation des autorités algériennes (pour qui les harkis ne sont que des «collabos»), avec lesquelles le gouvernement français voudrait pourtant enfin «tourner la page du passé», afin d’élargir une coopération économique et policière dont tout le monde a besoin - notamment dans la lutte contre le terrorisme. Mais ces cérémonies provoquent aussi la colère de nombreuses associations harkies, ulcérées par les promesses jamais tenues des candidats à la présidence de la République (promesses formulées par Nicolas Sarkozy le 31 mars 2007, puis par François Hollande le 5 avril 2012)

    La question des harkis, ces civils algériens utilisés comme supplétifs par l’armée française pendant la guerre de libération algérienne, constitue un des derniers blocages à une relation apaisée entre les deux pays. Trop de tabous, des deux côtés de la Méditerranée, empêchent de tourner la page de cette guerre et des souffrances qu’elle provoqua, et dont des milliers de personnes (enfants de moudjahidin, enfants de harkis, enfants d’appelés, enfants de tués, enfants de disparus, etc.) continuent aujourd’hui de souffrir.

    En Algérie, l’histoire officielle s’est construite sur le mythe d’un peuple uni qui se serait soulevé héroïquement en 1954 contre l’oppresseur colonial. Dans cette vision idéalisée, les harkis, «infâmes traîtres», ne représentent forcément qu’une minuscule minorité. Celle-ci se serait enfuie en France en 1962, et une juste vengeance populaire aurait tué les quelques restants. Depuis, la société algérienne ne serait composée que d’enfants de héros. La réalité est toute autre. Le nombre d’Algériens engagés dans les formations supplétives s’élève à au moins 250 000, soit 15 % des hommes disponibles à l’époque. En face, les combattants de l’ALN (les moudjahidin) n’étaient guère plus nombreux. En 1962, seuls 25 000 harkis partirent en France. Pour ceux qui restèrent en Algérie, si plusieurs milliers furent effectivement assassinés, la majorité retourna dans son village sans être tuée. Ils se marièrent, eurent des enfants, puis des petits-enfants. Aujourd’hui, une partie de la société algérienne est héritière de leur histoire.

    En France, le discours martelé depuis cinquante ans par les héritiers des défenseurs de l’Algérie française cherche à imposer comme une évidence que, pour les harkis, il n’aurait existé en 1962 qu’une alternative : s’enfuir en France ou être «massacrés» jusqu’au dernier - certains parlent même du «génocide des harkis». Cette fausse évidence, combinée à l’image de harkis engagés par «amour du drapeau français», est utilisée pour tenter de légitimer le combat des anciens ultras (militaires putschistes et terroristes de l’OAS), qui disent en substance : nous avions raison de nous battre contre les fellaghas, car nous défendions les «bons musulmans» (les harkis) contre des «barbares» (du FLN). Ces derniers ont d’ailleurs démontré leur «barbarie» en exterminant les harkis lorsque de Gaulle a honteusement abandonné l’Algérie. Ce discours repose sur deux erreurs historiques : d’une part, la motivation principale des harkis à s’engager «chez les Français» était la misère dans laquelle le système colonial maintenait les masses paysannes depuis cent trente ans. Et d’autre part, la majorité des harkis est restée en Algérie sans être «massacrée».

    Si on veut enfin tourner la page de ce passé colonial qui continue de miner les sociétés française et algérienne, des efforts de vérité doivent être consentis des deux côtés. En Algérie, on doit reconnaître que les harkis n’étaient pas d’«infâmes traîtres», mais eux aussi des victimes de l’oppression coloniale. En France, on doit dissocier l’abandon planifié des harkis en 1962 (fait réel et scandaleux dont l’Etat français est en effet responsable, et qui de plus fut suivi par l’internement dans des camps de relégation d’une partie des 25 000 rapatriés et leurs familles) d’un «massacre» dont la réalité reste historiquement très incertaine et dont, quoi qu’il en soit, l’Etat français n’est pas responsable.

    Dernier ouvrage paru : «Le Dernier Tabou : les harkis restés en Algérie après l’indépendance».

    Pierre DAUM

    Source : http://www.liberation.fr/monde/2015/09/24/harkis-toujours-trop-de-tabous_1389968 

     

     

    Alors pour conclure je vous propose le témoignage

     de Saïd Merabti

    Journée Nationale en hommage aux Harkis le 25 Septembre 2018 *** Harkis : toujours trop de tabous par Pierre DAUM

    Saïd Merabti, né pendant la guerre d’indépendance, fils de harki exilé en 1962, a grandi dans les quartiers Nord de Marseille. L’engagement a été l’une des constantes de sa vie de citoyen. Outre des mandats syndicaux et politiques, il a assumé successivement, et sans contradiction, la défense de la culture berbère, les combats antiracistes et les revendications de reconnaissances des familles harkies.

    Saïd Merabti explique le parcours de sa famille ainsi que le sien fait de divers engagements de citoyenneté.

     

     

     

     

    « L’Algérie commence à recenser les crimes coloniaux de la France L'appel des grands anciens du Site-mémorial du Camp des Milles »
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  • Commentaires

    6
    Lundi 24 Septembre à 21:00

    Ton commentaire appelle une réponse de ma part. Je fournirai l'effort bien que je sois alité.

    Il est vrai que, durant le soulèvement populaire, les souffrances étaient de part et d'autre , bien plus du côté Algérien que du côté Français .  Comparons le nombre de victimes Algériennes (1.5 million) aux victimes Françaises (30.000).

    Les dignes fils du peuple ont tout abandonné pour prendre part à la lutte armée contre une force d'oppression non motivée. A l'époque, la solidarité entre les citoyens a été un rempart indéfectible, mais, comme dans toute guerre, les défections -bien que peu nombreuses- retardèrent la marche inexorable vers l'objectif auquel aspirait un peuple, à l'époque estimé à 6.5 millions de personnes.

    Les populations des douars et mechtas vivotaient pour répondre aux besoins de leurs familles mais - contrairement à la propagande de l'époque - ces gens - bien qu'habitant dans des taudis- avaient toujours  de quoi se nourrir. Leur mode de stockage des denrées est légendaire.

    Et c'est de ces endroits isolés que les faibles de conviction et "vides de patriotisme", rejoindront les forces adverses. Ceux là, pour prouver leur dévouement et leur sérieux au service de la partie adverse, se comportèrent sauvagement contre leurs frères de sang et ce sont ceux là qui seront sur la ligne de mire de nos vaillants Moudjahidine. Leur comportement explique pourquoi , en Mars 1962, ils se cramponnèrent aux G.M.C , aux convois militaires abandonnant les lieux, et, tout en larmes ils suppliaient les forces du contingent pour les embarquer en direction de la France.

    D'autres, par contre, supposés être des harkis, participaient aux fêtes  commémoratives de l'histoire de France.               Ceux là avaient le patriotisme qui circulait dans leurs veines , puisqu'ils étaient les yeux et les oreilles au service de la révolution armée. Et pourtant , on pensait avoir à faire à des harkis.

    Sur un autre sujet et pour répondre à ta question concernant la jeunesse Algérienne intéressée par des études en France : 

    => il y a un proverbe Arabe qui stipule que tout jeune doit parcourir les mers et les océans à la recherche de la science. Nos jeunes ne se rendent pas uniquement en France , vous en trouverez même à la NASA où  j'ai  eu l'occasion de rencontrer certains compatriotes. 

    Refuser les jeunes à la recherche de la science relève de l’égoïsme ce qui n'est pas le fort de l'Algérien.                               Les universités Algériennes regorgent d'étudiants étrangers.

     

    Par ailleurs, ce qui m'a choqué , c'est la question suivante :

    ...pourquoi tant d’Algériens et notamment des responsables politiques viennent se faire soigner dans les hôpitaux français ?

    Si l'allusion concerne notre frère aîné Abdelaziz Bouteflika , je dirais que la France devrait être honorée en recevant notre Président . Ceci d'une part et, d'autre part, un tapage médiatique hystérique qui déshonore la France, faisait croire que le Rais se soignait gratuitement, donc, ne payait pas les facture.

    La réponse Algérienne ne s'est pas faite attendre puisque les photocopies des factures ont été exhibées .

    Laissez-moi rappeler ce que disait  Pasteur en recevant ses malades :

    "je ne te demande pas ton nom , ni ta religion ni tes origines mais : de quoi souffres-tu ?""                                                

     Et pourtant , Pasteur était  Français

    Où sont les Français de cette culture ? 

    Par contre, certains "individus" , pour un simple "bobo" accourent vers l'hexagone et ce sont ces responsables qui sont critiqués dans nos sites internet. Je préfère ne pas dire davantage parce que ces gens nuisent à l'image du pays.

     

    Puis :

    N’y a-t-il pas un malaise, des difficultés économiques et politiques dans ton pays ?

     

    Peux-tu me dire , mon cher Michel , quel est le pays qui n'a pas de problèmes économiques ...et pourtant, comparativement aux pays dits : évolués , le monde se débat dans des problèmes inextricables .

    Malaise économique ? 

    L'Algérie est un jeune pays qui n'a que 60 bougies . Que dire des autres ?  

     

    Amicalement

    Le_Canari_de_retour

    Blida le 24*09*2018

     

     

    5
    Lundi 24 Septembre à 07:36

    Réponse à Le_Canari_de_Retour 

    Comme Pierre Daum, moi aussi je dis que les seuls et vrais responsables de 132 ans de colonialisme en Algérie se terminant par près de 8 ans d’une guerre atroce sont les responsables politiques français qui ont justement institué le colonialisme issu du capitalisme et que toutes les victimes, sans exception algériennes et françaises en ont subi les conséquences. Qu’elles sont ces victimes : les Algériens civils et combattants pour l’indépendance, les Français civils et militaires, les rapatriés (dits pieds-noirs) et les harkis, oui les harkis, qui sont considérés comme des traîtres par l’Algérie officielle, mais qui sont des anciens combattants comme les autres anciens combattants par la France officielle… car les harkis n’ont pas rejoint l’armée coloniale française pour le plaisir, il faut se mettre dans le contexte du moment, beaucoup d’entre eux et leurs familles mourraient de faim, ne sachant pas comment et quand ces horreurs allaient se terminer ils ont choisi le camp de la France coloniale… qui, finalement les a très mal accueillis pour une partie d’entre eux et laissé les autres qui ont été massacrés (mais pas tous, comme le prétend la fachosphère française et comme le dément Pierre Daum) pour l’autre partie.

    C’est vrai, comme le dit mon ami Jacques Cros, il ne fait pas bon pactisé avec l’ennemi… mais que se passe-t-il donc en Algérie aujourd’hui, toi Canari_de_Retour, tu peux peut-être me répondre : pourquoi 60 % de la jeunesse algérienne souhaite venir étudier chez l’ancien colonisateur, pourquoi tant d’Algériens et notamment des responsables politiques viennent se faire soigner dans les hôpitaux français ? N’y a-t-il pas un malaise, des difficultés économiques et politiques dans ton pays ? En conclusion je mets en ligne un article du quotidien algérien l’Expression que j’approuve à 100 pour cent.

    Michel Dandelot 

      

    IL ÉCRIT À MACRON SUR LES EXACTIONS

     DE LA FRANCE COLONIALE

    Henri Pouillot : paroles de témoin


     

    «Pendant la guerre de libération de l'Algérie, la France a utilisé le gaz. Elle porte la responsabilité de 600 à 800 Oradour-Sur-Glane, celle du massacre du 8 mai 1945, des essais nucléaires, des viols et des crevettes Bigeard''»...

    Emmanuel Macron a reconnu officiellement la responsabilité de la France dans la mort de Maurice Audin, le partisan de l'indépendance algérienne, «disparu» pendant la bataille d'Alger. Le geste du président Macron est historique certes, car jamais un président français n'avait été aussi loin, mais reste «insuffisant» de l'avis de nombreux historiens et militants anticolonialistes. Pour l'universitaire Olivier Le Cour, les historiens Gilles Manceron, Alain Ruscio ou encore Raphaëlle Branche, il s'agit là d'une victoire, mais qui reste «symbolique» et la France doit assumer l'héritage de la violence coloniale en Algérie. A toutes ces voix est venue s'ajouter, avant-hier, celle du militant anticolonialiste Henri Pouillot qui a appelé le président Macron à reconnaître tous les crimes coloniaux. «La France a (...) commis des crimes de guerre, crimes contre l'humanité, crimes d'Etat... qu'elle n'a toujours pas reconnus, ni condamnés», a fait constater l'ancien appelé du contingent en Algérie (juin 1961-mars 1962) dans une lettre ouverte au président français, intitulée «Maurice Audin, et la suite?», reprise par l'APS. Henri Pouillot en déclarant que la France a commis des crimes sait de quoi il parle. Ce dernier a été témoin à la villa Sésini «de très nombreuses exactions commises dans cette période par l'Armée française», comme lui-même l'a affirmé non sans souligner à son chef d'Etat qu'il serait «important qu'il n'y ait pas d'hiérarchie dans la reconnaissance des crimes commis. Que tous le soient afin que la France retrouve sa légitimité de revendiquer son statut de pays leader dans la lutte pour les droits de l'homme». Pour Pouillot, «c'est à ce prix que la réconciliation des mémoires entre les peuples français et algériens pourra se faire totalement, et c'est ainsi que la France retrouvera une parole écoutée sur le plan international pour lutter contre les atteintes aux droits de l'homme». Dans sa correspondance, le défenseur des droits de l'homme rappelle les différents massacres et exactions à l'encontre des Algériens depuis le début de la colonisation «vous semblez oublier'' que, pendant la guerre de libération de l'Algérie, le gaz (Vx et Sarin) a été utilisé (références des témoignages concrets publiés sur mon site personnel). L'armée a aussi utilisé le napalm: entre 600 et 800 villages détruits. En novembre 2004, j'ai eu l'occasion de visiter les ruines du village de Zaâtcha, du moins ce qu'il en reste: c'était un village de 800 habitants (hommes, femmes, enfants) qui ont été brûlés vivants. Il est possible de voir sur mon site les images que j'en ai ramenées. C'est terrifiant, et le musée souvenir, ainsi constitué, en montre l'horreur. Ce sont donc 600 à 800 Oradour-Sur-Glane dont la France porte la responsabilité», a-t-il témoigné.
    Pouillot n'oublie rien de l'horreur des crimes coloniaux et il tente de les citer tous en rappelant le 8 mai 1945, le Massacre au métro Charonne à Paris, les camps d'internement, les essais nucléaires du Sahara, les viols, les «crevettes Bigeard»...C'est pour tous ces crimes qu’Henri Pouillot demande la reconnaissance. Quant à l'ouverture des archives - engagement pris par le président Macron pour une partie de ces documents - le défenseur des droits de l'Homme a fait savoir que, pour la période de son passage à la villa Sésini, «l'armée a généralement 'oublié'' de consigner ou adapté'' son fichier concernant les Algériens qui sont «passés» par la villa Sésini. D'ailleurs, ce fichier «a été jeté et brûlé dans le jardin de cette villa le 20 mars 1962». Il ne reste donc que la mémoire vive qui perpétue le souvenir de l'horreur vécue par les Algériens dont les voix étaient étouffées à l'époque par la torture.
     

     

     

    4
    Dimanche 23 Septembre à 22:59

    Une  phrase qui prête à rire et qui mériterait d'être portée sur un tableau avec une magnifique calligraphie . Une phrase d'une hypocrisie perlée dite par ceux qui furent les premiers à fuir  avant d'être rejoints  par les sanguinaires qui n'hésitèrent pas à assassiner même leur propre famille , sans parler de la barbarie que la pudeur me retient de décrire.

    Voici ce qu'ils disaient et ce qu'ils disent toujours pour induire les gens n'ayant pas connu les affres de la guerre. 

    ""...nous défendions les «bons musulmans» (les harkis) contre des «barbares» (du FLN). Ces derniers ont d’ailleurs démontré leur «barbarie» en exterminant les harkis lorsque de Gaulle a honteusement abandonné l’Algérie...."""

    Et notre cher ami Pierre Daum qui n'a pas vécu ce que le peuple Algérien a vécu , d'ajouter :

    En Algérie, on doit reconnaître que les harkis n’étaient pas d’«infâmes traîtres», mais eux aussi des victimes de l’oppression coloniale. 

    C'est à croire, selon le vouloir dire de Mr. Daum,  que le peuple Algérien se doit de FÉLICITER LES HARKIS pour ce qu'ils firent et ce qu'ils furent ... Et ce qu'ils firent, était-ce un ""bienfait du colonialisme Français en Algérie ?                                                                                                       ""Ils n'étaient pas ""d'infâmes traîtres"" (sic) alors qui étaient-ils ?                                                        Et là où Mr Daum se découvre c'est quand il ajoute -sans sourire et sans rougir tout en posant une cerise sur le gâteau - que cette secte était "" aussi des victimes de l’oppression coloniale"" (sic).  

    Mr. Daum semble vouloir prendre la défense de ces innommables   et je me demande quelle aurait été sa réaction s'il avait une sœur abusée par ces montres  ou s'il avait un père forcé par ces sans scrupules de s'asseoir sur le goulot d'une bouteille ?  

    Mr. Daum veut mettre sur un pied d'égalité le bourreau et la victime. L'échec est plus que garanti.

    Je demanderai à Mr. Pierre Daum et là , aussi bien les Français que les Algériens seraient tout ouïe.   c'est de consacrer son temps sur la rumeur à l'origine de l'exode des PN.                                             Les Algériens connaissent la réponse .                                                                                             Au moyen de l'internet, la majorité des PN -eux aussi- connaissent la réponse.                                     Il faudrait que quelqu'un enquête sur le sujet et dise tout haut pour que les populations des 2 rives vous entendent. C'est un service énorme que vous rendriez à la communauté PN.

    Il faudrait que quelqu'un enquête, dis-je, et cet enquêteur ne pourrait être que Pierre Daum.                   C'est le SEUL MOYEN de rétablir la vérité , ce à l'image de l'assassinat de M.Audin.                     Vous contribuerez à rapprocher nos 2 communautés , ce qui serait un pas énorme.

     

    Amicalement 

    Le_Canari_de_retour

    Blida le 23*09*2018

     

     

     

    3
    Dimanche 23 Septembre à 17:20

    C'est tout à ton honneur Bordeflume !

    2
    Dimanche 23 Septembre à 16:46

    Si j'avais été interrogé par Pierre Daum je lui aurait confirmé que j'ai reçu des témoignages prouvant que les 23 harkis que je commandais fin 1961 sont rentrés dans leur village et s'ils ont sans doute été un peu brutalisés ( ce que m'a démenti un témoin local), et ils  ont tous survécus après l'indépendance. J'ai reçu des informations précises fin 2014.
    L'an dernier 2 étaient encore en vie puis l'un des plus jeunes de la harka de l'époque est décédé...et le dernier  survivant avait la maladie d'Alsheimer.

    Mais je dois préciser que contrairement à d'autres collègues, j'étais favorable à l'indépendance. Je les ai  donc préparés à notre départ,j'ai développé des contacts plus pacifiques avec la population,  et j'ai fichu à la porte les pro-OAS qui venaient les débaucher. J'espère avoir ainsi contribué à leur épargner des représailles qui ont eu lieu ailleurs malheureusement.

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