• L’Afghanistan sous contrôle taliban *** Si vous souhaitez voir cette émission de France 2 diffusée hier samedi 2 janvier 2016 cliquez sur le lien ci-dessous :

    Si vous souhaitez voir cette émission de France 2 diffusée hier samedi 2 janvier 2016 cliquez sur le lien ci-dessous :

    http://www.francetvinfo.fr/replay-magazine/france-2/13h15/13h15-du-samedi-2-janvier-2016_1240165.html 

     

    L’Afghanistan sous contrôle taliban 

    *** Une émission de France 2 *** 

    Ce direct débutera   samedi 2 janvier 2016 à 13h20

    L'Afghanistan a fait la une de l’actualité pendant plus de dix ans… Depuis le conflit en Syrie, les médias rendent peu compte aujourd'hui de ce qui s'y passe. C'est pourtant de ce point précis de la planète qu’est partie ce qu'il est désormais convenu d'appeler la "guerre contre le terrorisme".

    Le 9 décembre dernier, des talibans ont pris d’assaut l’aéroport de Kandahar. Cette attaque a fait cinquante morts, dont trente-huit civils. Les combats font donc encore rage dans ce pays où des groupes armés mettent en difficulté toutes les stratégies occidentales depuis plus de quinze ans.

    Le rêve perdu du commandant Massoud ?

    Le magazine diffusé sur France 2 avait pu se rendre, après des mois de négociations, au cœur de l’une des régions contrôlées par des talibans au nord-est de Kaboul. Une zone dangereuse où il est en général impossible de filmer.

    Ce document signé Grégoire Deniau et Matthieu Houel montre quel est le réel pouvoir des talibans sur la population, et notamment sur les femmes, dans cet "émirat islamique" en construction. L’Afghanistan libre, uni et souverain qu'espérait le commandant Massoud, reste encore un rêve quatorze ans après sa mort !

     

    Kaboul : deux morts dans un attentat

     des talibans contre un restaurant français 

    Kaboul : deux morts dans un attentat des talibans contre un restaurant français

     Un attentat suicide à Kaboul le 28 décembre 2015. © SHAH MARAI / AFP

    Par Rédaction Europe1.fr avec AFP

    L'attentat, revendiqué par les talibans, survient un peu plus d'une semaine avant une importante réunion portant sur les négociations de paix avec les rebelles talibans. Deux Afghans, dont un garçon de 12 ans, ont été tués.

    L'attaque visait un restaurant français fréquenté par des étrangers. Un attentat suicide à la voiture piégée, revendiqué par les talibans, a eu lieu vendredi dans le centre de Kaboul, a-t-on appris auprès de responsables gouvernementaux. Deux Afghans, dont un garçon de 12 ans, ont été tués et 15 autres blessés.

    Les faits. "C'est un attentat suicide commis à l'aide" d'une voiture piégée, a déclaré Gul Agha Rohani, chef-adjoint de la police de la capitale afghane. "L'explosion a eu lieu dans le quartier de Qala-e-Fatullah. Apparemment un restaurant a été attaqué", a précisé Sediq Sediqqi, porte-parole du ministère de l'Intérieur qui n'a pas indiqué si des personnes avaient été blessées ou tuées.

    Une semaine après une réunion sur les talibans. Ce premier attentat de l'année à Kaboul survient un peu plus d'une semaine avant une importante réunion quadripartite entre la Chine, les États-Unis, le Pakistan et l'Afghanistan, destinée à dresser une feuille de route pour reprendre les négociations de paix avec les rebelles talibans, interrompues l'été dernier.

    Probablement commis par les talibans. Les talibans  prennent régulièrement pour cible les troupes afghanes et celles de l'Otan, ainsi que des restaurants et hôtels fréquentés par les étrangers.

    En janvier 2014, le restaurant libanais "La Taverne du Liban", dans le centre de Kaboul, avait été visé par les insurgés. Au total 21 personnes, dont 13 étrangers, avaient été tués. Les insurgés ont lancé une campagne d'envergure au printemps dans tout l'Afghanistan et ont multiplié les attentats suicide dans l'espoir, selon les analystes, d'arriver en position de force à la table des négociations.

     

    A quoi ont servi les 89 militaires français morts

    en Afghanistan ?

     

    C’était fin décembre 2014,  le dernier soldat français a quitté le sol afghan et passé le relais à une force turque. La presse nationale s'est contentée de relater l'événement, mais rares sont ceux qui ont dressé le bilan de cette opération.
    C'est Jacques Chirac qui a pris la décision d'intervenir en Afghanistan en 2001, aux côtés de l'OTAN et à la demande des Américains, qui voulaient punir ceux qui selon eux soutenaient les terroristes à l'origine des attentats du 11 septembre.
    L'objectif à l'époque, était en apparence noble : chasser les taliban de Kaboul, détruire les camps d'entraînement d'Al Qaïda en Afghanistan et reconstituer une armée afghane. Pour y parvenir, la France a envoyé plus de 70.000 soldats en Afghanistan. Le contingent français a atteint 4.000 militaires au plus fort des opérations, en 2010. Et cette intervention a coûté la vie à 89 soldats français et fait plus de 700 blessés.
    L'un des épisodes les plus dramatiques a été l'embuscade tendue par des insurgés à une unité française le 18 août 2008 dans la vallée d'Uzbin, district de Surobi, à une cinquantaine de kilomètres au nord-est de Kaboul. Onze militaires français avaient alors été tués et 20 autres blessés.

    Treize ans plus tard, peut-on dire que les objectifs de 2001 ont été remplis? Les talibans n'ont été chassés que du coeur de ville de Kaboul et les résidents étrangers ne peuvent y circuler que dans un périmètre très restreint, ultra-surveillé et malgré tout toujours à la merci d'un attentat kamikaze ou d'une roquette.
    A part ça, l’Afghanistan n’a sans doute jamais été dans une situation aussi préoccupante : les talibans sont plus puissants que jamais, contrôlant de très larges pans du territoire et organisant de véritables vagues d'attentats qui ont déjà fait plusieurs milliers de victimes innocentes.
    La démocratisation mise en avant dans un second temps pour justifier notre présence militaire a définitivement tourné à la farce : la corruption, la criminalité, le trafic de drogue, la violence règnent partout. Et le pays est dirigé par un Hamid Karzaï qui négocie ouvertement son avenir avec les talibans, dont tout le monde sait qu’ils prendront immédiatement le contrôle total du pays à la minute même où les derniers militaires occidentaux auront quitté l’Afghanistan.
    Et c'est le même Hamid Karzaï qui a décidé de baser son nouveau code pénal sur la charia, et notamment de réintroduire la peine de mort par lapidation pour les personnes mariées "coupables" d’avoir eu des relations sexuelles adultères. Une décision confirmée auprès des dirigeants américains et des responsables des Nations Unies par Rohullah Qarizada, membre de la commission sur la loi coranique, celui-ci déclarant : "Nous travaillons sur un projet de code pénal de la charia prévoyant que la lapidation sera la sanction de l’adultère s’il est confirmé par quatre témoins oculaires". Les personnes coupables du même "crime" sans être mariées s’en tireront beaucoup mieux : elles ne recueilleront, elles, qu’une centaine de coups de fouet...
    Quand on dresse le bilan d'une opération, on ne peut passer sous silence son coût financier. Selon la commission de la défense de l’Assemblée nationale, la présence militaire française en Afghanistan a déjà coûté 3,5 milliards d’euros aux contribuables pour la période 2001-2013. Une somme qui n’inclut ni l’usure, ni la destruction des matériels aériens et blindés utilisés sur place, ni les frais médicaux, frais d’obsèques ou pensions d’invalidité, ni le coût du retrait progressif du contingent militaire français estimé entre 200 et 300 millions d’euros...
    Tout ça pour ça, serais-je tenté de dire !
    Ajoutons qu'en 2008, lorsque 11 soldats sont tombés dans une embuscade des talibans, de graves accusations avaient été portées par les familles contre l'incompétence de  l'état-major et le manque de moyens dont disposaient les soldats. C'est ainsi qu'on a découvert que ces derniers étaient sous-équipés, souvent obligés d'acheter eux mêmes leurs équipements pour remplacer celui fourni par l'armée française, soit inadapté, soit de très mauvaise qualité.
    Aujourd'hui, on est légitiment en droit de se demander à quoi ont servi ces 89 morts.
    Pour Jean-François Buil, le père d'un des soldats tombés dans l'embuscade de 2008, la réponse est toute trouvée : "Mon sentiment est un sentiment de catastrophisme aigu, pour moi c'est un très grand échec de l'OTAN. 13 ans de conflit, 89 soldats français morts, 700 blessés. C'est un conflit qui n'a apporté que de la misère. Tous les jours je le revis". Un conflit trop long, qui n'aura servi à rien, selon Jean-François Buil. "Ces barbus, ces talibans sont toujours là-bas, ils sont partout dans le monde. C'est comme une mafia. Mon fils, ses camarades, tous ces soldats sont morts pour rien. En 2011, il y avait 140 000 soldats en Afghanistan pour venir à bout de cette rébellion, ils n'y sont pas arrivés et, aujourd'hui, on s'en va. Il ne se passe pas une journée sans qu'il y ait un attentat. C'est l'insécurité totale".
    Que rajouter de plus ? Juste s'interroger sur l'opportunité des interventions de plus en plus nombreuses décidées par François Hollande. Le même qui, année après année, diminue les budgets de Défense de la France, malgré toutes ses promesses pourtant réitérées tous les ans...

    Jeudi 1er janvier 2015/ Pierrot Dupuy

    SOURCE : http://www.zinfos974.com/A-quoi-ont-servi-les-89-militaires-francais-morts-en-Afghanistan_a79842.html

     

     

    Appel à l'intelligence humaine 

    Photo Frédéric Lafargue

    Un texte de Pierre Barbancey, envoyé spécial en Irak. "En souvenir des morts du 13 novembre, déjouons le plan de tous ceux qui voudraient nous dresser les uns contre les autres."

    Je suis actuellement en Irak. Ce pays qui a été démembré, ses communautés et ses confessions jetées les unes contre les autres, par une guerre voulue par les Etats-Unis en 2003. C'est sur ce terreau que s'est développé Daech, l'organisation de l'Etat islamique. Des terroristes soutenus et aidés par des pays comme le Qatar, la Turquie et l'Arabie saoudite. Trois pays aux liens privilégiés avec la France qui leur vend des armes.

    Il faut pleurer les morts d'hier à Paris. Mais il faut aussi avoir en tête que les populations du Moyen-Orient vivent ce cauchemar au quotidien depuis des années.

    La France officielle fait des guerres: Libye, Mali, Centrafrique, Irak... Toujours sous des prétextes humanitaires. Ce qui est un leurre. La guerre n'a jamais rien réglé, au contraire. 

    La guerre ne peut pas toujours se regarder à la télévision. Si on accepte qu'elle ait lieu ailleurs, alors il faut s'attendre à ce qu'elle nous revienne dans la gueule un jour.

    C'est pour cela qu'il faut la paix. Une politique internationale de la France dédiée à la paix, pas une politique de gendarme, vendeuse d'armes et de captation des richesses d'autres pays.

    Le danger est grand de voir une partie de la France se tourner vers le Front national. Ce parti d'extrême-droite ne prône que la haine et le rejet de l'autre, qui tente de désigner comme bouc émissaire les musulmans. Des ingrédients pour que les drames comme celui que nous venons de connaître à Paris ne s'amplifient.

    En souvenir des morts du 13 novembre, déjouons le plan de tous ceux qui voudraient nous dresser les uns contre les autres.

    C'est un appel à l'intelligence humaine.

    Lundi, 23 Novembre, 2015/ Pierre Barbancey

    SOURCE : http://www.humanite.fr/appel-lintelligence-humaine-590500

     

    Une question me taraude ? 

     

    Je m’interroge sur l’opportunité des interventions nombreuses de la France décidées depuis 2001 en Afghanistan, puisque rien n’est réglé, nulle part, puisque maintenant le terrorisme est en France et a fait des victimes en janvier et novembre 2015. 

    Alors une question terrible me taraude : si la France n’avait pas appliqué cette politique guerrière à tout-va, aurions-nous eu à déplorer toutes ces victimes civiles et militaires ici et ailleurs, car les victimes civiles françaises nous les connaissons mais les autres… car si les avions militaires tuent des terroristes, il y a aussi des victimes civiles innocentes et de celles-ci on ne s’en vante pas… 

    Et puis on ne parlerait pas de l’état d’urgence et de la ridicule déchéance de nationalité. 

    Michel Dandelot 

     

     

     

     

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