• "L'Art de perdre", un des grands livres de la rentrée

     

    "L'Art de perdre", un des grands livres

     de la rentrée

    Alice Zeniter était l'invitée du Grand Soir 3 lundi 11 septembre 2017 pour parler de L'Art de perdre, qui a reçu le Prix des libraires et le Prix littéraire du Monde.

    L'Art de perdre, écrit par Alice Zeniter, évoque la fin de la guerre d'Algérie et en particulier ces Algériens concentrés dans des camps à Rivesaltes (Pyrénées-Orientales) et qui avaient tout perdu.

    Comme les migrants aujourd'hui, ils ont mené "une vie qui n'en est pas une", estime l'écrivaine Alice Zeniter. "Ce sont des gens qui croient arriver quelque part et en fait l'arrivée s'étend de manière éternelle. On arrive quelque part, mais on les redéplace ailleurs. On arrive quelque part, mais ils n'ont pas le droit de commencer à travailler".

    "La fiction peut réconcilier" la France et l'Algérie

    "C'est une vie dans laquelle ils n'ont aucune puissance d'agir et en même temps on leur demande de faire des efforts d'intégration", souligne l'auteure du livre L'Art de perdre. 

    "L'immigration est d'abord une émigration. Les gens qui partent ne partent pas de nulle part. Ils ne naissent pas au moment où ils arrivent en France", affirme-t-elle pour expliquer pourquoi elle s'est intéressée à la vie de ses personnages en Algérie.

    Pour Alice Zeniter, "la fiction peut réconcilier les mémoires sur la guerre d'Algérie beaucoup plus facilement qu'un discours politique ou les livres d'histoire".


    zeniter 

    « Il y a 40 ans, la France exécutait le dernier condamné à mortAlgérie " Les dégâts de la colonisation : honte à la France !!! »
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  • Commentaires

    1
    Mardi 12 Septembre à 20:17

    Oui, on peut considérer que les Algériens qui ont rallié la France ont été victimes d'un "choix"  qui n'était pas libre. Mais tous les autres aussi ont été victimes, ceux qui ont été torturés, massacrés... Et tous ceux qu'on a mis dans l'engrenage de la violence, à tout le moins dans l'absurdité, ont été eux aussi des victimes. Ceux-là, et notamment les appelés du contingent n'ont pas eu le loisir de "choisir", on leur a imposé leur statut et les rôles qu'il comportait.

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