• L’autre 8 mai 1945 : pour la reconnaissance par le Président de la République du crime d’Etat en Algérie Rassemblement le 8 mai 2019 à 18h00, Place du Chatelet à Paris

     

      L’autre 8 mai 1945 : pour la reconnaissance par le Président de la République du crime d’Etat en Algérie  Rassemblement le 8 mai 2019  à 18h00, Place du Chatelet à Paris

    L’autre 8 mai 1945 : pour la reconnaissance par le Président de la République du crime d’Etat en Algérie

    Rassemblement le 8 mai 2019

     à 18h00, Place du Chatelet à Paris

    Il est impossible de célébrer l’anniversaire de la victoire contre le fascisme sans vouloir arracher à l’oubli ce qui s’est passé en Algérie ce même 8 Mai 1945 et les jours suivants. Des manifestations pacifiques à Sétif, Guelma Kherrata et la région ont été réprimées dans le sang, des milliers de civils Algériens ont été massacrés par la police, la gendarmerie, des milices armées par les autorités locales et l’Armée Française aux ordres de l’exécutif.

    C’est après le déclenchement de cette répression que l’on a déploré à Sétif et aux alentours une centaine de victimes européennes. Amputer notre histoire commune par l’occultation de ce crime d’état ne permet pas à la France d’en finir avec la page coloniale de son histoire.

    Si le 19 mars dernier, le Président de la République a reconnu que le système colonial en Algérie était « injuste » et « niait les aspirations des peuples à décider d’eux-mêmes », il faut qu’il aille plus loin en disant la vérité sur les massacres du 8 Mai 1945. Le geste symbolique fait à Sétif en 2015 par le Secrétaire d’Etat J-M Todeschini, demeure très en-deça de cette demande. En 2015, le Conseil Municipal de Paris a demandé, à l’unanimité, au Chef de l’Etat de reconnaître ces massacres comme crimes d’état. Des voeux dans ce sens ont été adoptés par des villes : Rennes, Nanterre, Ivry- sur-Seine...

    Avant de devenir président de la République, le 5 février 2017, à l’occasion d’un déplacement en Algérie, Emmanuel Macron a affirmé que la “colonisation est un crime contre l’humanité”, et, interrogé par Mediapart, le 5 mai suivant, a répondu : “je prendrai des actes forts”. En ce 8 mai 2019, il est temps de passer des paroles aux actes.

    Nous demandons : l’ouverture de toutes les archives, l’inscription dans la mémoire nationale de ces événements par le biais de gestes forts des plus hautes autorités de l’Etat et un soutien à la diffusion des documentaires relatifs aux évènements des l’Education nationale comme dans les médias publics.

    • Associations : Agir pour le Changement et la Démocratie en Algérie (ACDA), Amis de l’Algérie (Rennes), Anticolonialistes Insoumis, ANPROMEVO, Au Nom de la mémoire, Association pour la Promotion des Cultures et du Voyage (APCV), Association des Anciens Supplétifs de l’Armée Française, (AASAF), Association culturelle Les Oranges, Association Information et Soutien aux Droits du Peuple Kanak (AISDPK), Association Rennes-Sétif, Anciens Appelés en Algérie et leurs Amis contre la guerre (4 ACG), Association des Pieds-Noirs Progressistes et leurs Amis (ANPNPA), Centre d’études et d’initiatives de solidarité internationale (CEDETIM), Conseil Représentatif des Associations Noires (CRAN), 93 au Coeur de la République, CAPJPO Euro-Palestine, Comité Vérité et Justice pour Charonne, Coordination contre le Racisme et l’Islamophobie (CRI), Franco-Algériens Républicains Rassemblés (FARR), Fondation Copernic, Front Uni de l’Immigration et des Quartiers Populaires (FUIQP), Initiatives pour un autre monde (IPAM), Les Amis de Bouazizi, Les Amis de Max Marchand, de Mouloud Feraoun et de leurs Compagnons, la Ligue des Droits de l’Homme (LDH), Mouvement contre le Racisme et pour l’Amitié entre les Peuples (Mrap), Réseau Féministe "Ruptures", Sortir du Colonialisme, Survie, Ustke et Collectif Solidarité Kanaky, Union Juive Française pour la Paix (UJFP),

    • Syndicats : Union Syndicale Solidaires

    • Partis politiques : Alternative Libertaire, Ecologie sociale, Ensemble, Europe Ecologie Les Verts (EELV), Parti communiste français, Parti de Gauche.

    SOURCE : http://www.ujfp.org/spip.php?article7155 

      L’autre 8 mai 1945 : pour la reconnaissance par le Président de la République du crime d’Etat en Algérie  Rassemblement le 8 mai 2019  à 18h00, Place du Chatelet à Paris

    « Génocide algérien » : la réponse forte

     de la Turquie à la France

    La décision de la France d’instaurer une journée de commémoration du « génocide arménien » fait encore réagir en Turquie. Le parti de l’opposition « IYI » vient de suggérer la date du 8 mai comme journée nationale turque commémorant le « génocide algérien » commis par la France. 

    Le président du parti IYI, Lütfü Türkkan a réagi, le 24 avril dernier, à la commémoration du génocide arménien en France. Il propose au parlement turc une législation pour instaurer en Turquie la date du 8 mai de chaque année comme journée de la commémoration du génocide algérien, commis par la France.

    L’opposant turc souligne que les massacres du 8 mai 1945 en Algérie, qui avaient fait plus de 45 000 morts parmi les manifestants, sont considérés comme une violation de la convention des Nations Unies, dans son article II sur la prévention et la répression du génocide et la définition du génocide.

    « Le 8 mai 1945, l’armée française avait tué 45 000 civils en Algérie violant ainsi la convention de l’ONU. Les massacres de la France commis contre les Algériens jusqu’en 1962 correspondraient à la définition du génocide au sens de la Convention des Nations Unies. Plus d’un million d’Algériens ont été tués », a-t-il indiqué lors d’une assemblée parlementaire.

    Selon la traité de la Convention pour la prévention et la répression du crime de génocide (CPRCG), un génocide est « un crime qui consiste en l’élimination physique intentionnelle, totale ou partielle, d’un groupe national, ethnique ou religieux, en tant que tel, ce qui veut dire que ses membres sont détruits ou rendus incapables de procréer en raison de leur appartenance au groupe. Le génocide peut être perpétré par divers moyens, dont le meurtre collectif, direct ou indirect ».

    Un passé sanglant

    Le président turc, Recep Tayyip Erdogan, s’est adressé à son homologue français dans un discours prononcé, samedi 27 avril, à Ankara. Il a critiqué vertement la décision d’instaurer une journée de commémoration du «génocide arménien» en France. Erdogan a rappelé à Emmanuel Macron, « le passé sanglant » de la France, notamment en Algérie et au Rwanda.

    « Nous constatons que ceux qui essaient de nous éduquer sur la démocratie et les droits de l’homme ont un passé sanglant. Les chercheurs qui cherchent la vérité dans les archives nationales sont toujours les bienvenus », a  souligné le chef de l’État turc.

    Le président turc accuse également la France d’être complice du régime hutu, responsable du génocide de 1994 au Rwanda. Alors que la France nie toujours son implication dans les génocides qui ont coûté la vie à plus de 800 000 Rwandais.

    « C’est évident qui a tué 800 000 personnes dans le génocide au Rwanda, les responsables sont les Français », a-t-il accusé, évoquant également l’Algérie, « nous avons des archives et des documents qui le prouvent très clairement » a-t-il ajouté.

    Une promesse électorale

    La commémoration du génocide arménien en France est, en effet, une promesse électorale d’Emmanuel Macron, faite à la communauté arménienne de France, lors de sa campagne présidentielle. Le chef de l’État français a ainsi honoré cette promesse de faire du 24 avril une « journée nationale de commémoration du génocide arménien ». Un geste que les Arméniens de France attendaient avec impatience.

    « La France, c’est d’abord et avant tout ce pays qui sait regarder l’histoire en face, qui dénonça parmi les premiers la traque assassine du peuple arménien, qui dès 1915 nomma le génocide pour ce qu’il était, qui en 2001, à l’issue d’un long combat, l’a reconnu dans la loi et qui fera dans les prochaines semaines du 24 avril une journée nationale de commémoration du génocide arménien », a-t-il déclaré.

    Les responsables turcs ont réagi en condamnant « les tentatives de Macron, qui connaît des problèmes politiques dans son pays, de transformer en affaire politique des faits historiques pour sauver la mise ».

    Pour rappel, la Turquie, héritière de l’Empire ottoman, refuse l’utilisation du terme « génocide » et évoque des massacres réciproques sur fond de guerre civile et de famine ayant fait des centaines de milliers de morts dans les deux camps. Selon les estimations, entre 1,2 million et 1,5 million d’Arméniens ont été tués pendant la Première Guerre mondiale par les troupes de l’Empire ottoman, alors allié à Allemagne et à l’Autriche-Hongrie.

    SOURCE : https://www.observalgerie.com/actualite-algerie/politique/genocide-algerien-reponse-forte-turquie-a-la-france/ 

     

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  • Commentaires

    2
    Mardi 30 Avril à 06:48

    "Génocide" est le mot employé par le président turc, contentons-nous des mots employés par Macron lui-même : le colonialisme est un crime contre l'Humanité, mais il ne parlait pas, bien sûr que du crime d'Etat du 8 mai 1945 mais de l'ensemble de la longue période de la colonisation de 1830 à 1962... avec l'emploi des fours à chaux pour brûler des corps ou des algériens étouffés dans des grottes, ou des crimes de guerre avec ses tortures sous toutes ses formes. Si la Turquie refuse de reconnaître le génocide arménien, ce n'est pas à la France à donner sans cesse des leçons, elle est bien mal placée avec ses armes qui sont utilisées aujourd'hui, entre autres au Yémen. 

    1
    Mardi 30 Avril à 01:19

    Il ne faut pas employer le terme de génocide à tort et à travers. Il a un sens concernant les arméniens , la shoa et le rwanda. Il est tout à fait impropre concernant les massacres du 8 mai 45. Il n'y a pas eu de destruction systématique d'un groupe ethnique. La Turquie n'arrive  pas à reconnaître son lourd passé et des algériens opportunistes la suivent dans ce détournement des faits. Il y a 2 ans , à Rennes le consul d'Algérie à Nantes est venu participer à la commémoration des massacres du 8 mai 45 et a choqué une grand partie de l'assistance en utilisant aussi le terme de génocide. On fait du tort à une cause juste  en travestissant les faits.

     

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