• L'école en Algérie française : une exposition à découvrir à Rouen

    L'école en Algérie française :   une exposition à découvrir à Rouen

    L'école en Algérie française : 

     une exposition à découvrir à Rouen 

     

    © Musée National de l'Education 

    Le Musée national de l'Education (Munaé) de Rouen rouvre le dossier de l'Algérie française, à travers une exposition "L'école en Algérie, l'Algérie à l'école, de 1830 à nos jours". Les organisateurs souhaitent pouvoir un jour la monter à Alger. 

     

    L'Algérie française par le prisme de l'école 


    L'exposition "L'école en Algérie, l'Algérie à l'école, de 1830 à nos jours", conçue par Jean-Robert Henry, chercheur et spécialiste du monde méditerranéen est ouverte au public à partir de ce samedi 8 avril et pour un an, au Munaé, le seul musée en France consacré à l'école.  

     

    Des zones d'ombres et de lumières 


    "Nous voulons montrer la dimension coloniale de l'histoire scolaire française (...) Le cas algérien est tout-à-fait intéressant car il montre beaucoup d'ombres et de lumières, des choses très bien et d'autres tout à fait ratées", a déclaré à la presse M. Henry lors du vernissage.
    "Pour ce cas algérien, on n'a pas voulu tout ramener à une vision franco-française, au contraire", a-t-il dit. "On a essayé de montrer le caractère extrêmement complexe du système scolaire que les Français ont trouvé sur place et comment cette complexité s'est maintenue jusqu'à nos jours", a-t-il ajouté.
    Quand les Français prennent possession de l'Algérie en 1830, ils trouvent des petites écoles coraniques de villages mais aussi des medersas (école, NDLR) de niveau secondaire dont ils vont faire peu de cas, voire parfois même les détruire.  

     

    Un enfant algérien sur deux est scolarisé en 1962 


    Quand viendra le temps des réformes de la IIIe République avec Jules Ferry la population européenne va pleinement en profiter mais l'obligation scolaire ne concernera pas les enfants indigènes, à part quelques exceptions. Seuls 10% d'entre eux sont scolarisés en 1940.
    Après la seconde guerre mondiale Paris va mettre les bouchées doubles mais "les réformes trop tardives n'empêcheront pas le "problème algérien" de mûrir dans la violence" selon l'exposition. En 1962, 50% des enfants musulmans sont scolarisés.
    "Tous ceux qui ont pu entrer dans le système français sont devenus à l'indépendance les élites", a dit Ahmed Djebbar, ancien ministre algérien de l'Education (1992-94).
    Après l'indépendance, la scolarisation va se poursuivre grâce à la coopération franco-algérienne.
    Selon M. Henry, l'expérience scolaire coloniale continue à produire des effets aujourd'hui en Algérie, avec les débats sur la place de la langue française dans l'enseignement.
    "Notre ambition est que cette exposition puisse être vue en Algérie", a dit Florence Hudowicz, commissaire de l'exposition. 

      

     

    © Musée National de l'Education 

    L'exposition devait être en partie montrée à Montpellier au musée de l'histoire de France en Algérie dont le projet a été abandonné en 2014 par la municipalité, confrontée à des polémiques politiques. 

    SOURCE : http://france3-regions.francetvinfo.fr/normandie/seine-maritime/metropole-rouen-normandie/rouen/ecole-algerie-francaise-exposition-decouvrir-rouen-1229997.html 

      

    A Rouen, l’histoire de l’école en Algérie

    L'école en Algérie française :   une exposition à découvrir à Rouen

     

    L’exposition montre des documents qui n’ont jamais été rassemblés auparavant (photo Stéphanie Péron)

    Expo. Le musée de l‘Éducation propose

     une exposition sur l’histoire de l’école

     en Algérie, et sur l’histoire de l’Algérie

     à l’école. Une première.

    En 1940, seuls 10 % des enfants musulmans algériens étaient scolarisés dans l’école de la République. En 1954, ils étaient 15 %. « Il y a eu un gros effort de fait sur les quatre dernières années. Au moment de l’indépendance, ils étaient 50 %, » souligne Jean-Robert Henry, l’un des commissaires de l’exposition « L’école en Algérie, l’Algérie à l’école » visible depuis hier au Musée National de l’Éducation, à Rouen. Des tablettes coraniques issues des collections du musée du quai Branly, une « Petite histoire nationale à l’usage des écoles primaires d’Algérie et de Tunisie » aux pages jaunies, deux objets qui démontrent toute la complexité du sujet, entre école traditionnelle et éducation à l’européenne, entre choc colonial et assimilation.

    Tous ces objets auraient dû faire partie des collections du Musée de l’histoire de la France et de l’Algérie voulu par Georges Frêche à Montpellier. Un projet enterré par son successeur, Philippe Saurel, en 2014. Pendant un an, c’est donc dans un musée national que cette histoire est racontée : la survivance de l’école traditionnelle, l’école de la IIIe République, l’Algérie contée aux petits Français, les réformes trop tardives, l’après indépendance...

    « J’ai le regret d’être passé à côté de la culture musulmane, de l’histoire musulmane ». Descendant d’une famille juive algérienne, Marcel Elkaïm a vécu jusqu’à ses 18 ans à Oran. Ce professeur d’économie à la retraite a témoigné et rassemblé ses souvenirs d’élève pour l’exposition. « On apprenait l’histoire de France, pas celle de l’Algérie. Il y avait un fossé entre les communautés, les blancs, les juifs, les Espagnols... Les Arabes, on les ignorait », se désole aujourd’hui celui qui milite à la Ligue des droits de l’Homme. « Il y avait un racisme latent, ordinaire. Nous étions intoxiqués. » Avec également un fort sentiment ambiant d’antisémitisme. En novembre 1942, le petit Marcel est renvoyé du lycée d’Oran. Parce qu’il est juif. Une autre histoire oubliée de l’Algérie française.

    SOURCE : http://www.paris-normandie.fr/newsletters/a-rouen-l-histoire-de-l-ecole-en-algerie-XY9230123#

     

     

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