• L'enseignement de l'histoire de l'immigration, par Benjamin Stora

     

    L'enseignement de l'histoire

     de l'immigration, par Benjamin Stora

    Benjamin Stora• Crédits : ULF ANDERSEN / Aurimages - AFP

    "Il faut que ça change !" L'historien Benjamin Stora s'indigne de l'absence d'enseignement de l'histoire de l'immigration en France.

    Benjamin Stora, historien et président du Conseil d'orientation de la cité nationale de l'histoire de l'immigration.

    Benjamin Stora est notre « Monsieur Algérie ». Spécialiste de l’histoire du Maghreb contemporain, professeur à l’Université Paris 13 et à l’INALCO, il est l'auteur de plusieurs ouvrages sur l’Algérie La gangrène et l’oubli, la mémoire de la guerre d’Algérie (La Découverte, 1991), et d’essais plus personnels comme Les guerres sans fin. Un historien, la France et l’Algérie en 2008 ou Les clés retrouvées en 2015 chez Stock. Dernier en date paru cette année chez Denoël : La guerre d'Algérie vue par les Algériens, en deux volumes, co-écrit avec Renaud de Rochebrune.

    "L'histoire est commune, mais la mémoire divise". Benjamin Stora

     

     

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  • Commentaires

    2
    Vendredi 26 Janvier à 18:52

    Il est certain que si on enseignait cette histoire qui est celles des Français, il y aurait un peu plus de bienveillance des citoyens pour les nouveaux arrivants...Sans les Grecs de l'Antiquité, Marseille n'aurait pas eu le destin qu'elle a eu, pas de Louvre sans les Italiens, pas de reconstruction sans les immigrés des anciennes colonies, pas de prix Nobel, pas de...Etc, etc

    Léonard de Vinci, les Médicis, Mazarin... l'identité et la renommée de la France – aux yeux des Français comme à ceux des étrangers – doivent beaucoup à Émile Zola ou à Marie Curie, à Picasso ou à Le Corbusier, à Samuel Beckett ou à Charles Aznavour : tous nés étrangers.

     

    1
    Vendredi 26 Janvier à 18:20

    Les gens qui descendaient de la montagne pour venir travailler les vignes dans le pays bas étaient appelées "gavachs" par les gens déjà en place. C'était déjà péjoratif bien qu'il ne s'agissait que d'une migration intérieure.

    Puis ça a été les Espagnols. La xénophobie était plus manifeste. L'expression "travailler comme un Espagnol" n'était pas la pire !

    Curieusement les descendants d'Espagnols venus en France pour des raisons économiques ou idéologiques sont capables d'ostracisme à l'égard des Maghrébins. 

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