• L’humiliation de trop…

     

    C’est en Algérie aujourd’hui…

    La police emploie les mêmes humiliations

    qu’ont employé les tortionnaires français

    entre 1954 et 1962

    La sénatrice et moudjahida Louisa Ighilahriz a claqué la porte du Sénat deux ans

    après son entrée en signe de protestation contre un cinquième mandat

    de Bouteflika.

    Djamila Boupacha, héroïne de la guerre de Libération.

     Femme sans peur, dame de cœur.

    L’humiliation de trop…

    Ce qui s’est passé hier, au commissariat de Baraki, ne doit en aucun cas rester sans suite. Sans paroles. Sans enquêtes. Sans poursuites. Sans sanctions. 
    Déshabiller des militantes dans un commissariat est un acte d’une violence impardonnable. Inqualifiable. Innommable. Vous n’êtes pas seulement la main de l’étranger, vous êtes les derniers fantômes de la colonisation. Les survivances de nos cauchemars… Vous êtes les enfants de Massu, de Bigeard… En déshabillant des jeunes filles de 20 ans, vous avez déshabillé une nouvelle fois Louise Ighilahriz. Vous déshabillez une dernière fois… Djamila Boupacha.

    Des Algériennes déshabillées dans un commissariat à Alger. Le but est d'humilier, écraser, faire peur. C'est un scandale que des décennies de répression et d’État policier ont banalisé dans les mentalités. La police algérienne, même s'il ne faut jamais généraliser à toutes ses recrues, est "formée" pour traiter les civils comme une menace, un désordre, une plèbe. Ce corps, comme d'autres, reproduit, sans en prendre conscience parfois, le mépris du Régime pour les algériens et surtout pour ses élites. L'usage de la matraque, de la violence, sont normalisés depuis toujours. Un policier trouve normal de reproduire ce comportement de Colons qu'a le Régime envers les "indigènes". Ce policier croit même que c'est le seul schéma de comportement possible. Quand un Algérien a une arme et une casquette, il reproduit, souvent le comportement de celui qui l'a écrasé pendant des siècles. Il y a la Houkouma et il y a Echa3b, les civils. Aujourd'hui, on déshabille des algériennes dans un commissariat à Alger parce que c'est ainsi qu'ont été traité nos ancêtres. Dès l'aéroport, ce jeu de rôle est visible: le policier, sans sourire de bienvenue, s'y comporte comme à l'entrée d'une vaste caserne. C'est tout juste si on ne vous demande pas de vider vos poches et d'ôter les lacets de vos chaussures. Cette mentalité doit changer. Un policier est un employé qui doit assurer l'ordre, pas la domination. C'est un algérien qui doit respecter les autres algériens. Sinon, ce n'est plus un policier, mais un milicien avec une tenue et une arme.

    Embarquer, humilier, déshabiller des militantes dans les commissariats, l’objectif est clair : en finir avec l’implication massive des femmes. Parce que c’est la grande force de ce mouvement populaire, l’une des clés de son élargissement, de sa détermination tranquille, de son caractère pacifique. Semer la peur pour chasser les femmes des manifestations, des rassemblements, c’est créer les conditions de la confrontation violente que recherche le système. La dernière ruse, le dernier piège d’un pouvoir aux abois. 

    Donc ce système en est à faire déshabiller des militantes et des militants par les flics dans les commissariats. Les sales méthodes de Bigeard et Massu. Il ne manque plus que la gégène. Le peuple algérien finira par les sortir à leur tour. 

     

     

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  • Commentaires

    2
    Lundi 15 Avril à 16:40
    Affligeant de voir ce régime trahir son peuple!
    Il faut un changement total du système et une 2e République. Dignité !
    1
    Lundi 15 Avril à 11:47

    Ce genre de comportement de la police n'est certainement pas un signe de force du pouvoir !

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