• L’instrumentalisation mémorielle *** Par Henri POUILLOT

    L’instrumentalisation mémorielle

    Par Henri POUILLOT

    Tout particulièrement ces derniers temps, on assiste à une « surenchère » dans les symboles présentés lors de cérémonies commémoratives. Deux exemples actuels sont très significatifs :

    Le 75ème anniversaire du débarquement

    A l’occasion du 75ème anniversaire du débarquement, le rôle fondamental de la Résistance est « oublié ». Ce « lapsus » délibéré n’est pas fortuit. Tous les historiens, tous les témoins, confirment que si la Résistance, avec ses divers maquis, n’avait pas freiné la progression, mis en difficulté la fameuse « Panzerdivision Das-Reich de la Waffen-SS », le débarquement aurait échoué. Les massacres d’Oradour-sur-Glane, de Tulle, de Murat furent perpétrés parce que les maquisards avaient compromis son acheminement vers les côtes normandes. Ce débarquement est présenté aujourd’hui comme étant le fait déterminant, quasi exclusif, ayant permis la défaite allemande. Sans nier l’importance de cet évènement, c’est délibérément passer sous silence le rôle de la résistance, de l’armée de l’URSS (et ses millions de morts) dans la chute du nazisme.

    La nostalgie de l’Algérie française

    Depuis plusieurs années la nostalgie de l’Algérie Française se manifeste en remettant en causes les valeurs républicaines de la France.

    Avant les années 2.000, on ne trouvait que dans une quinzaine de villes en France des stèles/cénotaphes, noms de rues... glorifiant l’Algérie Française, ou les « martyrs » de l’OAS c’est à dire ces 4 terroristes condamnés à mort et exécutés pour leurs crimes commis au nom de cette association, aujourd’hui c’est une centaine.
    Récemment, à Béziers le Maire pro-RN avait débaptisé une rue commémorant le cessez le feu du 19 mars 1962 en rue du Commandant Hélie Denoix de Saint Marc ce putschiste condamné à la prison pour son activisme pro-OAS.

    Il y a quelques semaines, la Maire de Bollène (extrême droite : la Ligue du Sud) faisait de même.

    Le 7 juin 2109 le Maire d’Orange (le mari de la maire de Bollène responsable de la Ligue du Sud) a prévu d’inaugurer un rond-point Lieutenant-Colonel Charles-Gilbert de la Chapelle ce putschiste, qui à la tête du 1er Régiment de Cavalerie avait tenté ce coup d’état d’Avril 1961. Ce Régiment de la Légion Etrangère (qui « abritait » d’anciens nazis venus s’y « réfugier » pour échapper aux procès) s’était distingué déjà en Indochine, puis en Algérie par le zèle de ses tortionnaires, sa barbarie. Mais cette date est tout un symbole expliqué par ce maire : le 7 juin 2019 sera le 57ème anniversaire de l’exécution de Claude PIEGTS et Alber DOVECAR : condamnés à la peine de mort le 30 mars 1962 aux termes d’un jugement rendu au nom du peuple français par le Tribunal militaire de Paris : le premier (Dovecar Albert, sergent déserteur du 1er REP), pour avoir volontairement donné la mort à Gavoury Roger et ce avec guet-apens ; le second (Piegts Claude, agent d’assurances) pour s’être rendu complice de l’homicide volontaire commis avec guet-apens sur la personne de Gavoury Roger au nom de l’OAS.

    Ce maire, par ces 2 hommages, envoie donc 3 messages d’une extrême gravité :
    -  Rendre hommage à un militaire (même s’il a été amnistié par la suite) qui a participé à la tentative de renverser la République Française.
    -  Honorer 2 tueurs condamnés à mort et exécutés pour leurs nombreux crimes commis au nom de l’OAS et tout particulièrement celui du Commissaire Central de la Police d’Alger (équivalent aujourd’hui du préfet de Police de Paris).
    -  Glorifier la colonisation, ce qui devrait être considéré comme un crime contre l’humanité.

    On peut s’étonner que les Préfets, relais locaux des pouvoirs publics laissent faire de tels ignominies. Dans d’autres circonstances, ils sont intervenus pour refuser certaines inscriptions sur des plaques commémoratives installées sur l’espace public : pourquoi, dans ces cas précis ont-ils laissé faire ?
    En effet il y a 3 principes républicains qui sont mis en cause dans ces cas :
    -  La tradition française veut que ce soient les dates de cessation des conflits (armistices, capitulation, cessez-le-feu...) qui soient commémorés même si après la fin du conflit considéré, des faits douloureux se sont encore déroulés.
    -  Honorer des personnes ayant été condamnés à mort, exécutés pour leurs crimes commis au nom d’une organisation terroriste est inconcevable.
    -  Honorer des militaires ayant tenté de renverser la République française, même s’ils ont été amnistiés par la suite, est une très indécente leçon de civisme, de respect des institutions de la nation.

    Comment, ensuite, ne pas penser que cela est un exemple pour favoriser tous les incivismes...  

    Cette manipulation de l’Histoire, de la réalité mémorielle est un terrible danger pour notre cohésion nationale.

    L’instrumentalisation mémorielle *** Par Henri POUILLOT

    Les commentaires, les témoignages

     et démarches

    75e anniversaire du Débarquement des Alliés :

     "La Résistance française a joué un rôle déterminant"

     en Normandie 

    Par Henri Lormier

    L’instrumentalisation mémorielle *** Par Henri POUILLOT

    Sans les renseignements fournis par la Résistance française, "le débarquement ne se serait peut-être pas déroulé en Normandie ou il aurait peut-être échoué", explique l'historien Dominique Lormier.

    Dominique Lormier, essayiste et historien français, a expliqué mercredi 5 juin sur Franceinfo que "la Résistance française a joué un rôle déterminant dans le choix du débarquement en Normandie". Membre du Centre national Jean-Moulin de Bordeaux et auteur de "Les vérités cachées de la Seconde Guerre mondiale", qui vient de paraître aux éditions du Rocher, Dominique Lormier rappelle que les résistants "ont mené des opérations de sabotage extrêmement efficaces et retardé l'arrivée des troupes allemandes sur la côte".

    Pourquoi la France a-t-elle attendu si longtemps pour rendre hommage à la Résistance normande ?

    Dominique Lormier : On a mis du temps à reconnaître la Résistance normande parce que le général De Gaulle voulait surtout se focaliser sur le débarquement de Provence, qui avait été à 60% français, et estimait que la France avait été mise un peu au rebut concernant le débarquement de Normandie. Il était assez fâché à l'encontre des Américains et des Britanniques. Et comme il voulait replacer la France, lui donner un rôle important dans la victoire des Alliés, il s'était basé sur les effectifs. Après le Débarquement,...

     La nostalgie de l’Algérie française

    Les commentaires et démarches

    PAR HIPPOLYTE VARLIN 

    Merci pour ce partage

    Lorsque les politiques font de l'Histoire, ce n'est plus de l'Histoire...

    PAR ANNE GUÉRIN-CASTELL 

    Henri, à ton analyse du choix de cette journée du 7 juin, j'ajouterais que le nom précis du rond-point est  : Giratoire Lieutenant-Colonel Charles-Gilbert de la Chapelle - Chef de corps du 1er REC 1960-1961. C'est donc bien l'officier putschiste qui est ainsi honoré. Voir aussi le programme de cette journée du 7 mai à Orange donné par le Cercle algérianiste, association tentaculaire regroupant les nostalgiques de la France coloniale : 

    http://www.cerclealgerianiste.fr/images/Evenements/Annee_2019/Programme-Biographie.pdf 

    On peut également faire remarquer qu'à ce rond-point d'Orange aboutit la rue du Colonel-Arnaud-Beltrame. Ou comment le nom d'un véritable héros est utilisé pour donner du poids au prétendu héroïsme de ceux qui ont choisi la sédition et par là impulsé, soutenu et encouragé les actions criminelles de l'OAS, quand ils n'y ont pas directement participé.

    PAR MARGUERITE 

    Merci de cette nouvelle alerte qui prend tout son sens dans la situation de déni et de reniement du droit que nous vivons. En effet, on peut s'interroger sur le silence des préfets.

    Anne, merci du lien que tu donnes dans ton commentaire.

    L’instrumentalisation mémorielle *** Par Henri POUILLOT

     

    Correspondances de Jean-François Gavoury

     

    Président de l’ANPROMEVO

     

     au Cabinet du Préfet de Vaucluse

    à l’attention personnelle de M. Bertrand Gaume 

    Préfet de Vaucluse 

    Chaville, 25 mai 2019. 

    Monsieur le préfet, 

    Au cours de sa dernière réunion, le 17 mai 2019, le conseil municipal d’Orange avait à statuer sur le point suivant de l’'ordre du jour (dossier n° 6) : 

    DÉNOMINATION DU GIRATOIRE AMÉNAGÉ AU CARREFOUR DE L'AVENUE DE VERDUN/ROUTE D'AVIGNON/RUE DU COLONEL ARNAUD BELTRAME/RUE ALBIN DURAND/RUE D'AQUITAINE : GIRATOIRE LIEUTENANT-COLONEL CHARLES-GILBERT DE LA CHAPELLE - CHEF DE CORPS DU 1ER R.E.C. 1960 1961. 

    Avant son adoption, dans une ambiance houleuse, le 1er adjoint au maire, M. Gérald Testanière, rapporteur du projet, a indiqué que la plaque portant l’inscription précitée serait dévoilée au cours d’une cérémonie prévue le 7 juin à 11h45. 

    Cette date ne doit rien au hasard : en effet, ce jour-là correspondra au cinquante-septième anniversaire de l’exécution de Dovecar et Piegts, condamnés à la peine de mort le 30 mars 1962 aux termes d’un jugement rendu au nom du peuple français par le Tribunal militaire de Paris : le premier (Dovecar Albert, sergent déserteur du 1er REP), pour avoir volontairement donné la mort à Gavoury Roger et ce avec guet-apens ; le second (Piegts Claude, agent d’assurances) pour s’être rendu complice de l’homicide volontaire commis avec guet-apens sur la personne de Gavoury Roger. 

    En ma double qualité de fils de Roger Gavoury, contrôleur général de la sûreté nationale, assassiné dans l’exercice de ses fonctions de commissaire central d’Alger le 31 mai 1961, et de président de l’Association nationale pour la protection de la mémoire des victimes de l’OAS (ANPROMEVO), je vous serais obligé de bien vouloir mettre en œoeuvre la procédure de contrôle de légalité à l’égard de cette délibération sur les caractéristiques de laquelle je me permets d’appeler tout particulièrement votre attention : 

    1°) sur la forme 

    - le délai de trois semaines séparant la date du vote de la délibération en question de celle de son exécution semble bien procéder d’une stratégie destinée à empêcher l’exercice des voies de recours ;    

    2°) sur le fond 

    - elle constitue une décision dont l’intérêt local n’'est pas établi, dans la mesure où, d’une part, aucune attache de M. Charles-Gilbert de La Chapelle à Orange n'’apparaît dans l’exposé des motifs de la délibération et, d’autre part, le 1er Régiment étranger de cavalerie est désormais basé à Carpiagne (Bouches-du-Rhône) ; 

    - elle est de nature politique et vise, de l’'aveu-même du maire en séance, à « honorer ceux qui ont défendu le travail qui avait été fait par les gens qui représentaient la France et qui amenaient des hôpitaux, des écoles dans des territoires où on est bien obligé de constater que la barbarie, voire le cannibalisme, restait » (cf. infra en note de bas de page) ; 

    - au-delà de la promotion du passé colonial de la France, elle consiste, de fait, à entreprendre, à travers la personne d’un putschiste, l’'apologie d’une organisation terroriste, l’OAS (« idéologiquement criminelle et, dans ses actes, barbare », pour reprendre les mots prononcés publiquement par M. Bertrand Delanoë, maire de Paris, le 6 octobre 2011 au cimetière du Père-Lachaise) responsable de quelque 2.700 morts en Algérie et sur le territoire métropolitain ; 

    - elle est, en cela, génératrice de troubles à l’'ordre public ; 

    - elle porte par ailleurs atteinte au souvenir du colonel de gendarmerie Arnaud Beltrame, militaire profondément républicain dont le nom - si la mesure devait recevoir application - voisinerait, dans ce même secteur de l'avenue de Verdun, le long de la route nationale 7, avec celui d’un officier félon ayant participé au putsch d’avril 1961 à Alger. 

    Elle doit, en conséquence, être soumise à la censure du juge administratif et la cérémonie d'’inauguration annulée, à votre demande, par ses organisateurs. 

    Je vous prie de croire, Monsieur le préfet, à l’'assurance de ma parfaite et respectueuse considération. 

    Jean-François Gavoury 

    Pupille de la Nation 

    Orphelin de guerre 

    Officier ONM 

    Reproduction mot à mot de l’exposé

     de M. Jacques Bompard : 

    « Il y a des événements qui se sont passés il y a fort longtemps et qui devraient être abordés d’une manière un peu plus sereine. La plupart, tous les combattants pour l’Algérie française ont été amnistiés, tous … sauf ceux qui ont été condamnés à mort. Parce que rappelons que, à l’époque, on condamnait à mort. Et on condamnait à mort non pas pour des crimes commis mais pour des opinions politiques. Donc, il nous parait bon de donner, de rappeler que nous vivons dans un monde pacifié et d’essayer de rétablir un peu la vérité parce qu’aujourd’hui, on veut culpabiliser la France dans son travail colonial. Or, je crois qu’avec le recul, nous avons la preuve que le travail qu’a fait la France dans son passé colonial est un travail qui honore notre pays ; et c’est pour honorer ceux qui ont défendu le travail qui avait été fait par les gens qui représentaient la France et qui amenaient des hôpitaux, des écoles dans des territoires où on est bien obligé de constater que la barbarie, voire le cannibalisme, restait. Euh, de dire que tout n’était pas mauvais, loin de là dans ce que la France a fait aux quatre coins du monde. Au contraire, notre conception française de la colonisation n’est pas la conception anglaise qui était une conception de prises sans rien donner en échange. Là, il y avait surtout des dons et la balance économique de la France était au bénéfice des pays colonisés et au déficit de notre pays. Donc, c’est avec plaisir que nous défendons tout ce que la France a fait de bien durant le temps où elle a été en Afrique, en Afrique du nord, en Indochine et ailleurs ; et, il faut bien dire qu’avec du recul, quand on voit ce que certains pays sont devenus, eh bien, entre nous, je pense qu’ils doivent regretter le bon temps des colonies même si ce temps-là  n’était pas un temps parfait parce que la perfection n’est pas de ce monde ! ». 

    Réponse de Thierry Demaret PREF84

    Copie à : "GAUME Bertrand PREF84" 

    Monsieur le Président, 

    J'ai bien reçu copie de votre message adressé le 25 mai à M. le Préfet Gaume, qui m'a chargé personnellement de vous répondre. 

    De l'examen attentif de cette affaire auquel j'ai procédé, il ressort qu'au regard du strict contrôle de légalité, la délibération du conseil municipal d'Orange en date du 17 mai 2019, que vous contestez, n'appelle pas d'observations. 

    En effet, les actes des collectivités territoriales sont exécutoires dès leur publication et leur transmission au représentant de l'Etat (article L2131-1 du Code général des collectivités territoriales), sans que la loi n'impose un quelconque délai minimal séparant la date de leur vote de celle de leur exécution. 

    Par ailleurs, en matière de dénomination de la voirie communale, la notion d'intérêt local ne s'avère pas pertinente. Si tel était d'ailleurs le cas, ceci aurait empêché la plupart des communes de France d'honorer la mémoire de nombreux grands hommes, y compris récemment celle du colonel Arnaud Beltrame. 

    Je précise en outre que la délibération précitée ne mentionne, dans sa motivation, aucune considération de nature politique ou historique. 

    Enfin, les infractions ayant donné lieu à la condamnation, prononcée en juin 1961, du lieutenant-colonel de La Chapelle à sept ans de réclusion criminelle ont, comme vous le savez, été amnistiées par la loi n°68-697 du 31 juillet 1968. 

    Je ne suis donc pas en mesure de contester valablement devant le juge administratif la légalité de cet acte. 

    Bien entendu, ceci ne vous empêche nullement, si vous l'estimez utile, de saisir directement le Tribunal administratif de Nîmes. 

    Je vous prie de croire, Monsieur le Président, à l'assurance de ma considération distinguée. 

    Thierry DEMARET 

    Secrétaire général de la préfecture de Vaucluse

     

    Dernière lettre de Jean-François Gavoury

     à Thierry Demaret secrétaire général de la préfecture

     de Vaucluse

    à l’attention personnelle de M. Thierry Demaret 

    Secrétaire général 

    Préfecture de Vaucluse 

    Monsieur le sous-préfet, 

    Je vous sais sincèrement gré d’avoir pris la peine de répondre à la proposition que je vous avais soumise le 25 mai de déférer à la censure du juge administratif une délibération du conseil municipal d’Orange estimée contestable. 

    Au regard de l’intérêt d’honorer localement la mémoire d’une personnalité en lui dédiant une rue, il ne saurait être question de mettre sur le même plan une victime - justement héroïsée - du terrorisme telle qu’Arnaud Beltrame et un auteur d’atteintes à la sûreté de l’État tel que le factieux Charles-Gilbert de La Chapelle, dont une loi d’amnistie a pu effacer la condamnation sans toutefois faire disparaître son passé criminel. 

    Quant à la décision elle-même, elle est de nature éminemment politique et revêt, au regard de l’histoire de la guerre d’Algérie, un caractère révisionniste : le discours que le maire d’Orange a tenu en conseil municipal le 17 mai pour en obtenir le vote le démontre sans ambiguïté. 

    Si, à vous lire, M. Jacques Bompard n’a rien à craindre de vos services au titre du contrôle de légalité, il a encore moins à redouter de moi dont l’intérêt à agir ne serait pas reconnu par le tribunal administratif de Nîmes. 

    En effet, statuant le 8 novembre 2016 sur ma requête visant la commune de Béziers dans une affaire similaire, la formation de jugement de la Ve Chambre du tribunal administratif de Montpellier l’avait déclarée irrecevable en la forme, conformément aux conclusions du rapporteur public : celui-ci avait cependant souligné, à l’audience du 18 octobre, l’illégalité de la délibération du 11 décembre 2014 (attribuant à une rue biterroise le nom de l’officier putschiste Hélie Denoix de Saint Marc), considérée comme étant de nature politique, dépourvue de tout lien avec la poursuite d’un intérêt local et génératrice de troubles à l’ordre public. 

    Je vous remercie de votre aimable attention, 

    Et vous prie, Monsieur le sous-préfet, de bien vouloir accepter l’expression de mes sentiments les meilleurs. 

    Jean-François Gavoury 

    L’instrumentalisation mémorielle *** Par Henri POUILLOT

    Lettre de Jean-Philippe Ould Aoudia

    Président de l'association Les amis de Max Marchand, de Mouloud Feraoun et de leurs Compagnons 

    Je lis avec inquiétude les informations sur la prochaine inauguration d’un rond-point à Orange. 

    Pour nous, descendants des victimes de l’OAS, comme pour les historiens universitaires, l’OAS n’aurait pas été ce qu’elle fut, à savoir une organisation terroriste, raciste et barbare à grande échelle, sans l’appui des parachutistes ayant déserté leurs  unités de la légion étrangère lancées dans  le  putsch d’avril 1961 qui visait à renverser la République. 

    A la tête du 1er régiment étranger de cavalerie, un certain de La Chapelle, condamné par la Justice rendue au nom du peuple français. 

    Le citer comme exemple pour les générations à venir, c’est légitimer la violence des armes contre la démocratie. 

    L’attitude des représentants de l’Etat dans cette affaire est plus qu’une simple connivence : elle est authentique complicité. 

    Cordialement. 

    Jean-Philippe Ould Aoudia 

    Président de l'association Les amis de Max Marchand, de Mouloud Feraoun et de leurs Compagnons

     

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  • Commentaires

    1
    Jeudi 6 Juin à 17:11

    Eh si la perfection est de ce monde, il n'est que lire les discours tenus par les tenants du colonialisme, de l'OAS et de la réhabilitation entreprise d'une idéologie que l'histoire a pourtant jugée et condamnée. Je considère en effet que la mauvaise foi de tels propos atteint pour ainsi dire la perfection !

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