• La FNACA et moi *** Un article de Jacques CROS

    La FNACA et moi

    Un article de Jacques CROS

     

    La FNACA et moi

     C’était le 14 mars 2015 à Béziers

     Vous chercheriez en vain un drapeau de la FNACA parmi les  contre-manifestants

    Bien qu’ancien d’Algérie je n’ai jamais adhéré à la FNACA. Je n’ai jamais été intéressé par ses activités festives. J’ai eu des velléités d’en devenir membre quand j’ai cessé mon activité professionnelle. Je suis allé à une réunion et j’ai constaté que je ne partageais pas le point de vue de la fédération.

    C’était en 2001 et la réalité de la torture pratiquée par l’armée française qui faisait à cette époque débat dans l’opinion publique a été abordée au cours de la réunion du comité de Béziers à laquelle j’avais été invité. La réaction de la salle m’a éclairé sur mon désaccord.

    J’ai regretté que la FNACA n’analyse pas clairement la nature de la guerre d’Algérie, une guerre coloniale, produit d’un capitalisme conquérant. Que faisaient les appelés du contingent dans cette galère ? Cela n’a jamais été explicité.

    La FNACA est marquée par son caractère « ancien combattant » qui refuse de situer les responsabilités de ceux qui nous ont fait perdre de longs mois de notre jeunesse et provoqué plus de dégâts encore pour certains d’entre nous.

    Les événements qui se sont déroulés à Béziers le 14 mars 2015 ont confirmé les carences de la fédération. Si quelques adhérents ont participé au contre-rassemblement organisé lors de l’opération menée par le maire de Béziers qui consistait à changer le nom de la rue du 19 mars 1962 pour le remplacer par celui d’un officier putschiste, la FNACA n’était pas présente es-qualité.

    Cela a posé quelques problèmes parmi ses membres et on a assisté au refus de certains de reprendre leur carte. Nous avons des échos. Les gens font selon leurs convictions, j’ai choisi pour ce qui me concerne de faire entendre la voix de la justice et de la paix. Je le fais en dehors de l’organisation qui regroupe la majorité de ceux qui ont souhaité s’engager dans une organisation d’anciens combattants. Je n’ai pas du tout le profil de la chose !

    A noter que dénoncer la logique du colonialisme, et la guerre d’Algérie qui avait pour objectif de le maintenir, aiderait à combattre le racisme et la xénophobie utilisés par les tenants du capitalisme pour dévoyer la prise de conscience des citoyens sur les responsabilités dans l’approfondissement de la crise économique et sociale que nous vivons. Sans doute que ceux qui hésitent à s’engager dans cette direction acceptent le système qui la génère et refusent la rupture qui à mes yeux s’impose ! 

    Jacques CROS

     

     

     

     

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  • Commentaires

    1
    Jeudi 11 Octobre à 17:51
    Je pense qu’on que.ca dépend des comités...personnellement je ne supporte pas la remise en cause du Cessez-le-feu du 19 mars 1962 par les autres organisations, presque toutes ancrées à droite et vomissant sur De Gaulle ...comme à Aix en Provence, Béziers ou Wissous...sans parler des réticences du maire de Marseille, électorat pieds-noirs Algérie française oblige !!
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