• "La France doit accepter sa défaite dans la Guerre d'Algérie" estime Benjamin Stora *** L'époque du général De Gaulle était la plus violente et la plus sanglante en Algérie

     

    "La France doit accepter sa défaite

    dans la Guerre d'Algérie"

    estime Benjamin Stora

    "La France doit accepter sa défaite dans la Guerre d'Algérie" estime Benjamin Stora L’apaisement des relations algéro-française "implique un travail de deuil que doit faire la Fra

     

    L’apaisement des relations algéro-française "implique un travail de deuil que doit faire la France en acceptant sa défaite et guérir de cette grande blessure qu’a occasionnée l’indépendance de l’Algérie", a estimé mercredi à Oran l’historien français, Benjamin Stora.

    "En France, le problème est qu’on n’accepte pas cette défaite", a déclaré M. Stora, lors d’un point de presse organisé à son arrivée en provenance de France à l’aéroport "Ahmed Ben Bella" (Oran).

    "Plusieurs explications complexes et sophistiquées sont avancées pour maquiller cette défaite. Les uns estimant que le général de Gaulle aurait trahi les Français, alors que pour les autres la France a gagné militairement et perdu politiquement", a-t-il fait savoir.

    Selon lui, "autant d’explications qui montrent que la défaite n’a pas encore été acceptée, alors que les faits sont là". "L’Algérie a gagné son indépendance et la France est partie", a-t-il encore souligné, ajoutant que "les vainqueurs sont vainqueurs et les vaincus sont vaincus et qu’il suffit de l’accepter".

    Commentant les déclarations du président français, Emmanuel Macron, lors de sa campagne électorale pour la présidentielle, qualifiant le colonialisme de crime contre l’humanité, Benjamin Stora a déclaré qu’il s’agit d’"un tournant sur le plan politique, car c’est la première fois qu’une personnalité politique tienne des propos aussi directes".

    Et d'estimer toutefois que "ce n’est pas une nouveauté sur le plan historique, puisque beaucoup d’écrits condamnant les crimes de la colonisation existent".

    Au sujet des réactions à ces déclarations, l'historien français a évoqué "un inconfort dans le milieu politique qui prédisait que les propos de candidat Macron lui feraient perdre les élections".

    Il a sur ce point encore relevé qu’il est parfois nécessaire de prendre des risques et nager à contre courant", comme d’ailleurs il l’a fait en choisissant de présenter "la politique coloniale en Algérie sous son vrai jour et avec tous les torts qu’elle a fait subir aux peuples colonisés".

    Apprécié en Algérie pour ses positions pro-algériennes, l'historien français a affirmé qu’il a "sa place en France depuis 40 ans comme historien, universitaire et écrivain, ce qui prouve qu’une partie des français sont réceptifs et sensibles à son discours, qu’il veut juste, sans haine ni rancunes", répondant ainsi à la question : "Quel regard peuvent avoir ses concitoyens français à son égard ?".

    M. Stora est attendu jeudi à Saida où il animera une conférence sur "Les origines du nationalisme algérien" dans le cadre de la semaine culturelle de la wilaya.

    SOURCE : http://www.huffpostmaghreb.com/2017/09/28/benjamin-stora-guerre-algerie_n_18127574.html

     

    L'époque du général De Gaulle

     était la plus violente

     et la plus sanglante en Algérie 

    "La France doit accepter sa défaite dans la Guerre d'Algérie" estime Benjamin Stora

    APS PHOTOS © 2017

    SAIDA - L'historien français Benjamin Stora a affirmé ce jeudi 28 septembre 2017 à Saida que l'époque du général De Gaulle a été "la plus violente et la plus sanglante" en Algérie.

    Dans une communication intitulée "Les racines du nationalisme algérien", présentée lors d'une conférence organisée par l'association locale "culture et cinéma" en collaboration avec l'université de Saida, il a souligné que "le plan de Charles de Gaulle pour réprimer la Révolution algérienne a fait 140.000 morts parmi les Algériens durant la guerre de libération".

    Benjamin Stora a soutenu que l'indépendance de l'Algérie a été "le fruit de la résistance des Algériens dans les batailles armées qu'ils ont livrées à l'armée française".

    Il a, à cette occasion, évoqué son intérêt pour la recherche sur les origines du mouvement national, s'attardant surtout sur la personnalité militante de Messali Hadj, qui revendiquait l'indépendance de l'Algérie depuis les années vingt du siècle dernier.

    Messali Hadj a fondé le parti "Etoile nord-africaine en 1925/1926, qui défendait les intérêts matériels, moraux et sociaux des Musulmans de l'Afrique du Nord. En 1929, la France a dissous ce parti à cause de la revendication de Messali Hadj exigeant l'indépendance totale de l'Algérie et il fonda le Parti populaire algérien (PPA) en 1937 jusqu'à 1939, ensuite le Mouvement pour le triomphe des libertés démocratiques (MTLD), qui a encadré la lutte du peuple algérien depuis 1946 et qui fut dissout par le gouvernement français.

    Messali Hadj mourut en 1974 en France et fut enterré en Algérie plus exactement dans la wilaya de Tlemcen. 

    SOURCE : http://www.aps.dz/algerie/63399-l-epoque-du-general-de-gaulle-etait-la-plus-violente-et-la-plus-sanglante-en-algerie 

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  • Commentaires

    1
    Vendredi 29 Septembre à 08:15

    Il ne faut pas oublier non plus dans les souffrances qu'ont endurées les gens pendant la guerre d'indépendance celles qu'a connues le peuple français. Outre les morts, les blessés, les traumatismes divers qu'ont subis les appelés du contingent, il y avait les dépenses militaires qu'engendrait cette guerre. Des dépenses qui manquait pour le développement de notre pays et de son volet social.

    C'est vrai aujourd'hui avec celles qui résultent de notre engagement en divers points de la planète et avec la modernisation de notre arsenal nucléaire, à contre-courant du traité adopté par l'ONU le 7 juillet 2017.

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