• La Légion d’honneur retiré à Bachar el-Assad... mais le prince héritier saoudien a été oublié...


    La Légion d’honneur retirée

     à Bachar el-Assad

    mais le prince héritier saoudien a été oublié...

     

     

    Après avoir bombardé le pays dont le dirigeant détient la plus prestigieuse décoration française, l’Élysée a entamé une procédure afin de retirer la Légion d'honneur de Bachar el-Assad, titre dont Jacques Chirac l’avait gratifié en 2001.

    Lundi soir, la présidence de la République a confirmé «qu'une procédure disciplinaire de retrait de la Légion d'honneur à l'endroit de Bachar el-Assad a bien été engagée» par Emmanuel Macron.

    Le Président syrien avait été fait grand-croix (le plus haut grade) de la Légion d'honneur par le président Jacques Chirac en 2001, peu après avoir succédé à son père Hafez el-Assad à la tête du pays.

    ...Mais elle laisse la décoration au prince héritier saoudien et même renforce sa coopération avec l'Arabie saoudite qui frappe régulièrement le Yémen.

    La Légion d’honneur retiré à Bachar el-Assad

     

    La Légion d’honneur retiré à Bachar el-Assad

    Alors que le Yémen connaît la « pire crise humanitaire au monde », la légalité des ventes d’armes de la France à l’Arabie saoudite et aux Émirats arabes unis est mise en cause. Une situation aujourd’hui dénoncée par un cabinet d‘avocats sollicité par Amnesty International France et l’ACAT pour émettre un avis juridique.

    La France vend des armes à une coalition coupable

     de violations graves envers la population

    La France a continué ses livraisons de matériels de guerre (véhicules blindés de combats, intercepteurs maritimes, artillerie, missiles, matériel de ciblage équipant les avions de chasse saoudiens, etc.) à l’Arabie saoudite et aux EAU, malgré le fait qu’ils puissent être utilisés pour commettre ou faciliter des crimes de guerre par la coalition. La France a vraisemblablement continué à livrer des munitions et à assurer la maintenance de matériels bien qu’ils soient engagés au Yémen, à l’exemple de chars Leclerc. La France a aussi fourni une assistance technique sur les Mirages 2000-9 émiriens utilisés dans le cadre du conflit.

    Il semble aujourd’hui incontestable que la France ait eu connaissance des violations par les différentes parties au conflit yéménite. L’attitude de la France est plus grave encore du fait qu’elle a obligation au regard du droit international, même si elle n’est pas partie au conflit en cours, de faire respecter les conventions de Genève en toute circonstance, et de s’abstenir d’assister la commission de violations du droit international humanitaire.

    Les violations du droit humanitaire par la coalition ont eu lieu de façon « généralisée et systématique » depuis le début du conflit selon les Nations unies : attaques de civils et de biens civils (bombardements de marchés, hôpitaux, commerces ou écoles), conséquences tragiques du blocus sur les civils et utilisation d’armes prohibées telles que les bombes à sous-munitions.

    La Légion d’honneur retiré à Bachar el-Assad... mais le prince héritier saoudien a été oublié...

    Président Macron pourriez-vous faire

    retirer la Légion d’honneur

     (à titre posthume)

     à Elie Denoix de Saint-Marc ?

    Un putschiste fait grand-croix

    Résultat de recherche d'images pour "Photos : Sarkozy décore Hélie Denoix de Saint-Marc"

    Sarkozy a décoré un ancien commandant ayant participé au putsch des généraux en avril 1961 à Alger.

    Nicolas Sarkozy avait à son agenda le 28 novembre 2011 une traditionnelle prise d’armes d’automne aux Invalides. Parmi les militaires décorés à l’occasion se trouvait Hélie Denoix de Saint-Marc, promu grand-croix de la Légion d’honneur. Cet ancien commandant de quatre-vingt-neuf ans a certes été résistant et déporté à Buchenwald, mais il est aussi connu pour s’être « illustré » pendant la guerre d’Algérie. À cette époque, engagé aux côtés du général Massu, il a pris le commandement du premier régiment étranger de parachutistes (REP) de la Légion. À sa tête, il a participé au putsch des généraux en avril 1961 dont la vocation était de « sauver l’Algérie française » contre la République au moment où la voie de l’autodétermination commençait à se faire entendre. Condamné à dix ans de réclusion criminelle, mais gracié, il n’en a passé que cinq en prison. Lors de son procès, il avait déclaré qu’en Algérie sa mission était notamment de « maintenir l’intégrité du patrimoine national, y promouvoir la justice raciale (…) » Voilà parfaitement exposées les raisons de cette guerre coloniale. Mais au moment où sa fin approchait, où un peuple allait bientôt accéder à la liberté, à l’égalité. Hélie Denoix de Saint-Marc a été de ceux qui se sont levés pour tenter de sauver le régime colonial. Plus tard, il comparera la torture à un « cas de conscience » qu’il ne souhaite à personne, la justifiant à demi-mot. C’est cet homme qui a été décoré de la plus haute distinction de la République.

     

    « Quelle honte Monsieur le PrésidentM. le Ministre de l'Éducation nationale, Jean-Michel Blanquer, apprenez aux élèves français que l’Algérie coloniale était une société très inégalitaire »
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