• La maire d'Aix-en-Provence écope d'un an de prison avec sursis et 10 ans d'inéligibilité

     

    Maryse Joissains-Masini vous êtes condamnée par la Justice à un an de prison avec sursis et 10 ans d’inéligibilité. A 75 ans, écoper de 10 ans d’inéligibilité cela sonne le glas de votre vie politique, mais nous n’allons pas pleurer car nous vous connaissons depuis longtemps… rappelons-nous de cet article du 8 juin 2013 (voir à la fin)

    La maire d'Aix-en-Provence écope d'un an

    de prison avec sursis et 10 ans d'inéligibilité

    Maryse Joissains-Masini, la maire d'Aix-en-Provence, lors de son arrivée au tribunal de Montpellier, le 14 mai 2018. PASCAL GUYOT / AFP

    "C'est tellement énorme, incongru, grotesque!", a réagi l'élue après la décision du tribunal correctionnel de Montpellier, annonçant qu'elle allait faire appel pour "défendre (son) honneur".

    La maire LR d'Aix-en-Provence Maryse Joissains-Masini a été condamnée mercredi à un an de prison avec sursis et 10 ans d'inéligibilité pour détournement de fonds publics et prise illégale d'intérêt, pour avoir notamment promu indûment son chauffeur. "C'est tellement énorme, incongru, grotesque!", a réagi l'élue après la décision du tribunal correctionnel de Montpellier, annonçant qu'elle allait faire appel pour "défendre (son) honneur". Cet appel est suspensif. Le 14 mai, le parquet avait requis 18 mois de prison dont neuf ferme, et 10 ans d'inéligibilité à l'encontre de Mme Joissains-Masini, 75 ans. Le procureur Dominique Sie avait estimé "parfaitement constitués" les délits de détournement de fonds publics et de prise illégale d'intérêts, "d'une gravité extrême car ils sont le contraire de la probité attendue d'un élu". "Mon territoire a besoin de moi, de mon honnêteté, de ma rigueur...", avait rétorqué l'avocate à la retraite, également condamnée à 10 ans de privation des droits civiques.

    Soupçonné d'avoir bénéficié d'emplois de complaisance au sein de structures sportives où il aurait brillé par son absence, et poursuivi pour "concussion", le fils du chauffeur et conseiller de la maire Christophe Achouri a été relaxé. Maire d'Aix-en-Provence depuis 2001 et députée de 2002 à 2012, Mme Joissains-Masini était jugée pour la promotion éclair de son chauffeur et l'embauche à la Communauté du Pays d'Aix (CPA) d'une collaboratrice en charge de la protection animale alors que ce domaine ne relevait pas des compétences de cette collectivité. Alerté en 2012 par une lettre anonyme, le parquet d'Aix-en-Provence avait ouvert une enquête et "pour la bonne administration de la justice", le procès avait été délocalisé à Montpellier. Les enquêteurs avaient pointé "un somptueux mélange d'autocratie, de népotisme et de désinvolture dans l'engagement des deniers publics".

    Démonstration de méchanceté

    Mme Joissains-Masini avait obtenu, avec l'aval de la commission paritaire ad hoc, la promotion d'Omar Achouri, son chauffeur et conseiller, alors qu'il figurait à la 43e place sur une liste dressée par ordre de mérite. "Il a un engagement total que j'ai voulu récompenser par une promotion sociale", avait assuré la maire lors de l'audience, soulignant "la capacité à régler les problèmes" de son chauffeur. Ce dernier avait notamment été décrit aux enquêteurs comme un "personnage clef du système de clientélisme" aixois par un haut responsable administratif de la CPA, licencié pour "perte de confiance" fin 2010 par Mme Joissains-Masini selon la mairie. Il était également reproché à l'élue l'embauche à son cabinet de la CPA d'une militante de la cause animale, Sylvie Roche, 50 ans, pour une mission ne relevant pas des compétences de cette collectivité.

    Mme Joissains-Masini, qui défend la cause animale depuis les années 1970, a mis en avant le "savoir-faire avec les animaux maltraités" de Mme Roche, et son propre "pouvoir discrétionnaire" pour ce type de nomination. Sylvie Roche et Omar Achouri avaient bénéficié d'un non-lieu mais la promotion du chauffeur a été définitivement annulée en mai par le Conseil d'Etat, qui a estimé que l'élue avait "commis une erreur manifeste d'appréciation de la valeur et de l'expérience professionnelle" de M. Achouri. Mercredi, entourée d'une trentaine de membres de son conseil municipal dans son bureau de la mairie d'Aix-en-Provence, Maryse Joissains-Masini a vivement réagi à sa condamnation: "M'avoir mis 10 ans d'inéligibilité, c'est une démonstration de méchanceté à mon âge !".

    Elle s'en est pris aux magistrats, notamment "le juge d'instruction, le procureur et le président du tribunal (qui) n'avaient aucune compétence sur le plan administratif". Elle a également estimé que l'affaire avait débuté par un "allumage politique venu tout droit du cabinet noir de (François) Hollande". "Si j'arrive à faire reconnaître mon innocence, je me représenterai en 2020", a ajouté l'édile, qui a succédé avec 18 ans d'écart, en arrivant à la mairie en 2001, à celui qui était alors son mari. Alain Joissains, maire de la ville de 1978 à 1983, avait été condamné en 1986 en appel pour recel d'abus de biens sociaux. Sa propre fille Sophie Joissains, sénatrice UDI, présente dans son bureau mercredi, pourrait "être sur la liste" en 2020, a ajouté mercredi Maryse Joissains-Masini: "Elle porte le même nom que moi, sa mère ne peut que lui apporter du bien !".

    SOURCE : https://www.parismatch.com/Actu/Politique/La-maire-d-Aix-en-Provence-Maryse-Joissains-Masini-ecope-d-un-an-de-prison-avec-sursis-et-10-ans-d-ineligibilite-pour-favoritisme-1564403 

    L'OAS et la douceur de la colonisation

    à la française célébrées à Aix-en-Provence

    le 7 juin 2013  

     

    Maryse Joissains inaugure 

     

    une stèle en l’honneur 

     

    des “martyrs de l’Algérie française” 

     

    La France est « le seul pays au monde qui a été dans d’autres pays et qui n’a pas été dans une colonisation dure » a déclaré Maryse Joissains, lors de l’inauguration d’un monument à la Maison des rapatriés à Aix-en-Provence. Le mot OAS n’a pas été prononcé, mais il était dans tous les esprits : la stèle, analogue à celles de Perpignan et de Marignane, est érigée en l’honneur des « martyrs » qui ont défendu l’Algérie française. 

     

    Maryse Joissains :

    “La France était une bonne chose en Algérie” 

    Elle a participé hier, avec d’autres élus, à l’inauguration d’une stèle à la Maison des rapatriés aixoise, érigée en l’honneur des « martyrs » qui ont défendu l’Algérie française. Si le mot OAS n’a pas été prononcé, il était dans tous les esprits. 

    Le 7 juin 1962, Albert Dovecar et Claude Piegts, membres de l’Organisation armée secrète (OAS), accusés d’avoir participé à l’assassinat du commissaire Roger Gavoury, à Alger, sont exécutés. Le 7 juin 2013, à Aix, une plaque est dévoilée devant les représentants d’associations de rapatriés et d’élus, à la Maison Maréchal Juin : à proximité d’une stèle rendant hommage « aux martyrs, aux résistants, aux harkis, aux patriotes et aux disparus », une plaque de bronze qui représente un militaire fauché par un peloton d’exécution. Plus bas est martelé le message suivant : « Aux fusillés, aux combattants pour que vive l’Algérie française ». Pas de hasard dans la date : René Andrès, président du Collectif aixois des rapatriés, qui dirige la Maison Maréchal Juin qui accueille plusieurs associations, le reconnaît sans ambages : il faut honorer la mémoire de ceux « qui ont payé pour s’être opposés à l’abandon de l’Algérie, terre française ». D’O.A.S. on ne parlera pas durant les discours, et le sigle ne figure pas sur le monument – comme ce fut le cas de celui de Marignane : une stèle aux nombreuses tribulations politico-judiciaires... 

    « Ceux qui veulent falsifier l’histoire » 

    Reste que le maire de cette ville, Eric le Dissès, était présent, hier à Aix. Parmi d’autres élus UMP, comme le député Christian Kert, les conseillers généraux Bruno Genzana et Jean-Pierre Bouvet ou encore Jean Chorro. Des élus remerciés par René Andrès durant son allocution, à commencer par Jean-François Picheral, ancien maire PS d’Aix qui avait soutenu la création de la Maison Maréchal Juin. René Andrès qui insistait : « Soyons courageux et patients. La vérité remportera sur le mensonge que nos détracteurs ont toujours entretenu. Viendra le jour où l’on reconnaîtra la légitimité de nos revendications. Toujours avec la même haine, le ton méprisant, on nous taxe de nostalgiques de l’Algérie française. Est-ce que la Shoah ou le wagon des Milles sont de la nostalgie ? Est-ce que le génocide d’un million et demi de nos amis Arméniens, c’est de la nostalgie ? » 

    Gérard Bramoullé, adjoint et délégué aux rapatriés. reprenait le flambeau, évoquant « une barbarie franco-française », rendant hommage à ce « monument (qui) nous rappelle qu’il y a une vérité historique, malgré ceux qui veulent falsifier l’histoire » et remerciant « le maire de Marignane qui a fait partie de ceux qui ont ouvert la voie pour que les monuments de ce type puissent se diffuser partout en France ». Gérard Bramoullé saluait au passage l’Adimad (Amicale pour la défense des intérêts moraux et matériels des anciens détenus et exilés politiques de l’Algérie française) dont le représentant Jean-François Collin, ancien du FN à Hyères et promoteur de la stèle pro-OAS de Marignane, était présent. Un homme, selon l’élu aixois, « injustement traité au niveau national ». Le mot de la fin revenait à Maryse Joissains. La maire UMP d’Aix a de nouveau prononcé un vibrant plaidoyer en hommage à l’Algérie française. « Ils étaient français, d’origine espagnole, italienne, arabe. Ils s’étaient retrouvés dans cette nationalité formidable, exaltante, que l’on essaie de nous forcer à renier, à composer, à faire de la repentance [sic] alors que nous sommes le seul pays au monde qui a été dans d’autres pays et qui n’a pas été dans une colonisation dure. Nous avons construit, nous avons apporté nos valeurs, nous avons laissé des choses extraordinaire à un peuple qui lui-même est extraordinaire, parce que ces Arabes-la sont des gens formidables, et, aujourd’hui, de quoi se rend-on compte ? Alors qu’ils ont voulu, pourquoi pas, pourquoi oui, leur indépendance, aujourd’hui ils se trouvent revenus à un peuple qui n’a même pas su profiter de ses ressources naturelles. Oui, je continue à le dire, la France était une bonne chose en Algérie, et la France et l’Algérie auraient dû continuer à être ensemble pour la grandeur du peuple français et pour la grandeur, aussi, de ce peuple arabe aujourd’hui malmené. » 

    Julien Danielidès 

     

    Maryse Joissains et Gérard Bramoullé ont participé à la cérémonie qui a attiré une assemblée compacte. (Photos S. Mercier) 

     

     

     

    Jean-François Gavoury : « Cela n’autorise pas

    à faire l’apologie de ces crimes » 

    Jean-François Gavoury, fils du commissaire central d’Alger Roger Gavoury, tué par l’OAS, préside l’Association Nationale pour la Protection de la Mémoire des Victimes de l’OAS. 

    Il avait entamé un bras de fer juridique au milieu des années 2000, avec l’Adimad qui avait érigé une stèle à Marignane. Aujourd’hui il se désole des « nouveaux éloges de l’OAS à Aix-en-Provence », rappelant : « Ces mêmes nostalgiques de l’Algérie française ont prévu de se retrouver comme chaque année autour de la tombe de Claude Piegts au Touvet dans l’Isère. L’hommage initialement prévu le dimanche 2 juin 2013 a soulevé de nombreuses protestations ; il vient d’être interdit par la préfecture de l’Isère. Ses initiateurs l’ont reporté au 9 juin, deux jours après la cérémonie d’Aix. Certes les condamnations auxquelles ont donné lieu les faits célébrés lors de ces rassemblements ont été amnistiées, mais cela n’autorise pas à faire l’apologie de ces crimes. Le négationnisme qui accompagne ces cérémonies est intolérable à beaucoup ». 

    La maire d'Aix-en-Provence écope d'un an de prison avec sursis et 10 ans d'inéligibilité

    Un ami algérien connait bien cette nostalgérique

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  • Commentaires

    1
    Vendredi 20 Juillet à 22:31

    Oh merci , Michel, de nous avoir ramené la "douce" Jouissiane et je me rappelle d'elle puisqu'elle avait adressé un document à Mr. Hollande, sitôt élu par les Français, en tenant des propos qu'un ignorant n'aurait pas tenu.

    Je me rappelle fort bien d'elle puisqu'un groupe de PN s'était constitué pour répondre à ...Jouissiane . Je suis de ceux qui pensaient qu'elle n'était plus de ce monde puisqu'il n'y avait pas trop de "tapage" autour d'elle. Et, fonction des dernières nouvelles , cette vieille dame si elle paraissait ...absente, c'est qu'elle assurait ses arrières financièrement.

    Le document qu'elle avait adressé à l'ancien président est revu et corrigé par un groupe de PN qui étaient outrés par le contenu de son message. Elle s'était - je le rappelle - arrogée le droit de parler au nom des PN alors que personne ne la mandatée.

    Elle est toujours là , celle-là ??? Tel a été la réaction des PN qui s'indignent qu'une responsable de son grade abuse des deniers de l'état.

    Je ne dirai pas davantage , je vous laisse avec son document adressé en haut lieu et corrigé par les PN. 

     https://youtu.be/VNwcBH4LdlA

     

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