• "La mémoire a blanchi le débarquement en Provence" sauf pour un groupuscule d’extrémistes, héritiers de l’OAS (voir à la fin)

    "La mémoire a blanchi le débarquement

     en Provence"

    "La mémoire a blanchi le débarquement en Provence" sauf pour un groupuscule d’extrémistes, héritiers de l’OAS (voir à la fin)

    Photo prise le 28 août 1944 à Marseille de prisonniers allemands internés au camp Sainte-Marthe sous la surveillance de tirailleurs algériens. ARCHIVES/AFP

    http://tempsreel.nouvelobs.com/societe/20140814.OBS6425/la-memoire-a-blanchi-le-debarquement-en-provence.html

    "La mémoire a blanchi le débarquement

     en Provence"

    "Nancy a le torticolis", "Gaby va se coucher dans l'herbe", "le chasseur est affamé"... Le 14 août 1944 au soir, la BBC à Londres confirme l’imminence du débarquement en Provence. Le coup d'envoi de l’opération "Dragoon", menée par les troupes américaines, anglaises et françaises est donné le 15 août, à 0h15, 70 jours après le débarquement en Normandie (le 6 juin). Le but de l’opération : prendre en tenaille l'occupant allemand pour le forcer à battre en retraite. La Provence est libérée en treize jours : du 15 août, avec le village de La Motte, à quelques kilomètres de Draguignan, au 28 août à Marseille (Toulon est libérée la veille).

    L’opération rapide est une réussite grâce à l’intervention de près de 450.000 hommes dont environ 250.000 combattants français (contre 250.000 soldats allemands). Les combattants des troupes coloniales de l'Armée d'Afrique sont majoritairement représentés. En tout, près de 225.000 tirailleurs sénégalais et algériens, goumiers et tabors marocains, pieds-noirs, marsouins du Pacifique et des Antilles participent au débarquement en Provence.

    Ils n’interviennent pas dès le 15 août, la majorité des troupes étant alors anglaises et américaines. L’ "Armée B" – le terme générique pour désigner le commando d’Afrique – débarque en Provence à partir du 16 août, sous les ordres du général de Lattre de Tassigny, avec "50% de combattants maghrébins, 30 % de Pieds-Noirs, 10% d’Africains et d’Antillais et 10% de métropolitains", selon l’historien Pascal Blanchard, spécialiste de la colonisation.

    Une commémoration qui va “gagner de l’importance”

    Le travail de mémoire du débarquement en Provence, le deuxième après celui de Normandie, semble moins important que celle du 6 juin, "car c’est le second débarquement", explique Pascal Blanchard, "et ensuite parce que c’est un 15 août et que le cycle commémoratif est épuisé", entre les célébrations du 6 juin ou celles de la déclaration de la premième guerre mondiale, le 3 août 1914, et la commémoration de la bataille de la Marne dès le 6 septembre 1914.

    "La mémoire a blanchi le débarquement", remarque Pascal Blanchard. "Les Africains ont été envoyés à l’Est de la France au moment de la libération de Paris car dire que les Maghrébins et les Subsahariens ont libéré la capitale n’était pas envisageable à l'époque", précise-t-il. Mais la commémoration du débarquement en Provence va gagner de plus en plus d’importance car il est lié à des enjeux identitaires en France: "Les commémorations existent pour parler du passé mais elles ont un impact dans le présent".

    Pascal Blanchard assure que le processus commémoratif va évoluer avec une tendance à l’individualisation des soldats issus des colonies. Il cite alors l’exemple d’Hammou Moussik, un Marocain qui a servi le drapeau tricolore pendant la Seconde guerre mondiale et la Guerre d'Indochine. Le documentaire de sa série "Frères d’armes" (raconté par Jamel Debbouze) a été téléchargé "par un certain nombre de Marocains et de Français dont des jeunes maghrébins qui cherchent à connaître leur part de légitimité en France", explique-t-il. De même le film Indigènes du réalisateur Rachid Bouchareb (2006) est pris en exemple:

    “La ferveur autour du film était inconcevable 10 ans auparavant. C’est possible maintenant grâce à une nouvelle génération d’acteurs “bankables” (Jamel Debbouze, Samy Naceri, Roschdy Zem…,NDLR) qui se posent des questions”.

    Une preuve pour Pascal Blanchard que les mentalités évoluent grâce à "une nouvelle génération d’historiens, qui ne sont pas nés dans un contexte de classicisme des institutions et grâce à un public qui s’intéresse à ces questions”.

    “Parler de ces combattants lors des commémorations est de plus en plus important et sera traité de plus en plus avec des lectures critiques de la part des historiens car ils rentreront dans l’imaginaire collectif”.

    Magali Judith - Le Nouvel Observateur

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    "La mémoire a blanchi le débarquement en Provence" sauf pour un groupuscule d’extrémistes, héritiers de l’OAS (voir à la fin)

    "La mémoire a blanchi le débarquement en Provence" sauf pour un groupuscule d’extrémistes, héritiers de l’OAS (voir à la fin)

    Le CLAN-R et le Collectif National "NON au 19 mars", vous convient le 15 aout 2014, 70ème anniversaire du débarquement en Provence.

    Bien que des cérémonies officielles, tout le long de la méditerranée, commémorent le courage des participants au débarquement, nous déposerons nous, de façon très modeste, quelques fleurs, Place de la Liberté à Toulon, en hommage à ceux dont les personnalités politiques ne parlent pas. Ceux dont on veut même gommer le rôle majeur dans la liberté retrouvée de la France, je veux parler des Pieds-Noirs, Français d’Algérie et d’Afrique du Nord, qui ont su répondre à l’appel désespéré d’une France dans la peine.

    Ces Pieds-Noirs se battaient auprès de leurs frères musulmans, derrière un seul drapeau, celui de la France. En hommage à tous ces soldats, de toutes confessions, nous chanterons La Marseillaise et Les Africains. 

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    « N'OUBLIEZ-PAS : « Indigènes » ce soir 14 Août à 20h55 sur FR3 *** Ce film a été critiqué violemment par l’extrême droite mais cela n'est pas surprenant !!!Ce pied-noir n'aime pas les héritiers de l'OAS, il leur a dit " ça suffit, ne parlez plus en notre nom" »
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