• La "Toussaint Rouge", il y a 63 ans !!! Mais une date historique : le 6 octobre 2011...

     

    La "Toussaint Rouge", il y a 63 ans !!! 

     

    Nous sommes dans cette période du 63ème anniversaire de cette "Toussaint Rouge", le déclenchement de la Guerre de Libération, qui aboutira près de 8 ans plus tard, à un Etat Algérien indépendant.  

    Le 8 mai 1945, c’était la prémisse de cette évolution. La manifestation à Sétif, avec le drapeau algérien brandi, c’était l’annonce d’une marche vers un combat pour l’indépendance. La féroce répression organisée par l’Armée, la police et les milices à Sétif mais aussi à Khérrata, Guelma... fera plus de 40.000 morts. Le général Duval dira alors avoir "gagné" 10 ans de paix. 

    Le colonialisme, en imposant un racisme institutionnel, une sorte d’apartheid considérant les indigènes comme des sujets pouvant servir de chair à canon mais pas comme des citoyens à part entière, porte la responsabilité de cette guerre. La France, en refusant des droits élémentaires à la population autochtone, a donc contraint les Algériens à la seule solution qui leur restait : la lutte armée pour obtenir leur dignité. 

    Pendant cette guerre de libération, la France porte une terrible responsabilité d’avoir multiplié les crimes d’état (8 mai 1945, 17 octobre 1961, 8 février 1962...) et les crimes contre l’humanité (torture, viols, corvées de bois, villages rasés au napalm, camps d’internement publiquement appelés de regroupement, utilisation des gaz sarin et Vx, des crevettes Bigeard, des essais nucléaires...). Elle ne les a toujours pas reconnus ni donc condamnés, 63 ans plus tard. 

    Il est plus que temps que les plus hautes autorités de notre pays s’engagent dans cette voie.

    Il n’est pas tolérable qu’à Béziers, le 1er novembre de chaque année, l’extrémiste Ménard s’incline devant une stèle glorifiant l’OAS, cette organisation terroriste et criminelle puis en y déposant une gerbe fleurit la stèle appelée " la plus fleurie de France ".

     

    La "Toussaint Rouge", il y a 63 ans !!!


     C’était le 1er novembre 2016 à Béziers la stèle la plus fleurie de France c'est la stèle glorifiant l'OAS et ses criminels condamnés à mort. 

     

    La "Toussaint Rouge", il y a 63 ans !!!

    La "Toussaint Rouge", il y a 63 ans !!!
      

     

    La "Toussaint Rouge", il y a 63 ans !!! Mais une date historique : le 6 octobre 2011...

     

     

    La "Toussaint Rouge", il y a 63 ans !!!

    Robert Ménard s’inclinera donc ce 1er novembre 2017 une fois de plus, une fois de trop devant une stèle en l'honneur des quatre fusillés membres de l'OAS. Sur cette stèle figurent les photographies de Dovecar et Piegts, à l'origine de l'assassinat du commissaire d'Alger Roger Gavoury, de Bastien-Thiry, organisateur de l'attentat manqué contre De Gaulle au Petit-Clamart, et de Degueldre, fondateur des commandos Delta. Quatre hommes condamnés à mort par les tribunaux français après la guerre d'Algérie. 

     

     

    Rappelons-nous que le 6 octobre 2011 fut pour les Républicains, les anti colonialistes, les anti extrémistes, les anti racistes… une date d’espoir, une date de paix, une date historique…

     

    La "Toussaint Rouge", il y a 63 ans !!!

     

    « Paris aujourd’hui relève la tête en disant que l’OAS était une organisation idéologiquement criminelle et, dans ses actes, barbare. » Bertrand Delanoë, maire de Paris, le 6 octobre 2011.

     

    La "Toussaint Rouge", il y a 63 ans !!! Mais une date historique : le 6 octobre 2011...

    La "Toussaint Rouge", il y a 63 ans !!! Mais une date historique : le 6 octobre 2011...

     

    La "Toussaint Rouge", il y a 63 ans !!!

     

     

    Et pour la commémoration

     du 19 mars 1962… 

     

     



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  • Commentaires

    8
    Samedi 28 Octobre à 09:13

    Je pense que le mal est tellement profond qu'il n'y a pas d'espoir de le régler par des mesures strictement administratives même si je souscris à l'idée que le pouvoir judiciaire ne peut pas se dérober et doit faire son devoir. Il reste que le Biterrois qui connait une crise économique et sociale de grande ampleur permet au Front National d'atteindre dans certains communes (Vias, Montady, Colombier, Villeneuve les Béziers, Valras-Plage...) des scores angoissants, dépassant les 60 % dans plusieurs cas. La carence d'une organisation politique qui analyse la cause profonde de cette crise, à savoir les limites historiques d'un système en fin de course, conduit aux pires dérives. Dans ce contexte on assiste au retour en force de l'idéologie colonialiste avec son cortège de racisme et de xénophobie. Les descendants d'immigrés espagnols, leurs ancêtres fussent-ils exilés républicains, distillent cette idéologie et votent sans complexe pour le Front National. Ils ne sont pas les seuls bien entendu. On note un résultat alarmant y compris dans les quelques municipalités qui ont un maire communiste ou, plus nombreuses, qui en avaient un il y a peu d'années.

    Que faire ? La question a été posée au début du XXème siècle par un révolutionnaire russe. Il a su y répondre ! 

    7
    Vendredi 27 Octobre à 20:06

    En février 1999, le si régalien ministère de l’intérieur co-organisait (avec l’Université de Paris-1) un colloque sur le thème « Puissance ou impuissance publique » : déjà, au début du siècle dernier, paraissait un ouvrage traitant de l’impuissance des lois.

    Aujourd’hui, on glose volontiers sur la norme, à l'effectivité de laquelle il existe des conditions juridiques : il apparaît donc que l’État de droit prévaut sur l’autorité du pouvoir politique.

    Le foisonnement des règles et de la jurisprudence, combiné à l’autonomie de décision conférée aux collectivités territoriales et à l'effacement de la morale républicaine, ajoute à la complexité des rapports entre, par exemple, le représentant du gouvernement dans le département ou l’arrondissement et un élu de l’acabit de Robert Ménard, électron libre et provocateur pathologique.

    Peu suspect de sympathie à son égard, le sous-préfet de Béziers dispose cependant, avec le parquet du tribunal de grande instance, des moyens de faire constater et sanctionner tout éventuel délit, sinon d’apologie du terrorisme (celui de l’OAS en l’occurrence), du moins de diffamation ou injure publique à la mémoire des victimes de cette organisation.

    Ce ne serait pas là acte de courage mais manifestation d'un certain sens du devoir et du service public.

    J-F. Gavoury

    6
    Jeudi 26 Octobre à 19:39

    Cher Germanicus, pour être franc et sans "langue de bois" pour le moment à Béziers je n'ai entendu personne prévoir une contre-manifestation contrairement à ce qui se passe à chaque fois à Perpignan.

    5
    Jeudi 26 Octobre à 19:33

    Que fait le préfet, alors ? Attend-il des incidents qui ne sauraient tarder !!

    4
    Jeudi 26 Octobre à 17:56

    Il me semble que la sérénité des lieux, en l'occurrence un cimetière. Il me parait également  qu'un  monument rendant hommage à l'OAS est effectivement de nature à troubler l'ordre public. Mais par dessus tout, l'histoire a tranché : le colonialisme et son aboutissement l'OAS ont été jugés. Il ne me parait pas acceptable qui'on revienne sur le jugement de l'histoire.

    3
    Jeudi 26 Octobre à 16:05

    Réponse à Germanicus :

     

    rubon69-70d3e

    RH-ceremonie-pro-OAS.JPG

    Perpignan. Les associations Algérie Française rejointes par le FN, se sont vu interdir leur rassemblement devant la stèle OAS du cimetière du Haut-Vernet. La réplique annoncée par le collectif « Pour une histoire franco-algérienne non falsifiée » aura été décisive.

    Jeudi 7 juin dès 9 h, quatre fourgons de la police nationale étaient stationnés à proximité de l'entrée du cimetière nord de Perpignan.

    Sur les grilles était apposé un arrêté du maire de Perpignan stipulant la fermeture du cimetière. Pour justifier cette décision, Jean-Marc Pujol, y évoquait « la sensibilité du contexte local et la détermination des protagonistes... Le risque sérieux et grave (de tout rassemblement à l'intérieur comme à l'extérieur du cimetière) de troubles à l'ordre public ». Un risque qui est précisément rappelé par le collectif « Pour une histoire franco-algérienne non falsifiée », dans sa lettre au Préfet datée du 21 mai. Extrêmement utile aussi dans l'arrêté du maire, la référence au fait que : « un cimetière municipal est un lieu public... que la paix civile doit y être préservée par respect des défunts qui y reposent ».

    Autant d'arguments que le collectif ne cesse de servir au premier édile de la ville afin qu'il fasse débarrasser le cimetière de la stèle OAS. Et puisqu'il en conteste cette appellation, qu'il décide de la faire déplacer dans un lieu non municipal. Ce faisant, il aura tout loisir de répondre aux invitations de l'Adimad (les anciens de l'OAS), du Cercle Algérianiste et pourquoi pas du FN, pour rendre un hommage privé, sans tambour ni trompette, aux chefs OAS dont les noms sont inscrits sur ce cénotaphe.

    Mais pour ce 7 juin 2012, il aura fallu que le collectif menace une nouvelle fois d'organiser une contre-manifestation pour que, dans un premier temps, le Préfet interdise tout rassemblement aux abords du cimetière et que, dans un deuxième temps, le maire se voie contraint d'en interdire l'accès.

    Le préfet avait pris soin de communiquer son arrêté aux protagonistes, mais cela n'a pas empêché que vers 11h, une soixantaine de factieux décatis insistent pour passer outre à cette interdiction.

    Mais, quand bien même les idées d'extrême droite font partout de terribles ravages, le bon vieux temps des colonies où ce type d'individus pouvait tout se permettre, n'a plus cours. Ils ont dû se contenter d'entonner le chant des africains et d'invectiver les forces de police.

    Un dernier détail : ni le maire de la ville, ni son adjointe, Madame Simon-Nicaise, personnage influent du Cercle Algérianiste, n'étaient parmi ces ultras de l'Algérie Française. Parions que l'envie ne leur en avait pas manqué.

    RH

    2
    Jeudi 26 Octobre à 15:06
    Comment cette ordure de Ménard peut il organiser cette cérémonie antirépublicaine ? Aucune saisine n’est possible ⁉️
    1
    Jeudi 26 Octobre à 08:19

    N'y a-t-il pas une insulte à la justice qu'un monument ait été érigé en hommage à des assassins qu'elle a condamnés ?  Et qui plus est un monument devant lequel vient s'incliner le premier magistrat de la ville comme c'est précisément le cas à Béziers ?

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