• Le 15 mars 1962 : les 6 victimes de Château-Royal ont été assassinés par les terroristes fascistes de l’OAS

     

     

    L'assassinat de Samuel Paty me fait penser à cet

    autre assassinat :

    Le 15 mars 1962 : les 6 victimes   de Château-Royal ont été assassinés   par les terroristes fascistes de l’OAS

    Le 15 mars 1962 : les 6 victimes

    de Château-Royal ont été assassinés

    par les terroristes fascistes de l’OAS

    Marcel Basset ; Mouloud Feraoun ; Ali Hammoutene ; Max Marchand ; Salah Ould Aoudia ; Robert Eymard. Ces noms et ces visages que nous ne voulons pas, que nous ne pouvons pas oublier.

    Ils étaient fonctionnaires de l’Éducation nationale. Au départ, instituteurs, inspecteurs de l’enseignement primaire, directeur d’école ou de cours complémentaire. L’un d’eux était aussi écrivain. Passionnés par l’enseignement, animés par un idéal de justice et de partage, ils avaient rejoint, pour certains dès le tout début, les CSE, ces centres sociaux éducatifs créés en 1955 par Germaine Tillion. Ils étaient devenus les principaux responsables de cette structure directement rattachée à l’Éducation nationale. Ils avaient rang d’inspecteur. 

    Marcel Basset, né le 3 septembre 1922 à Foulquières-lès-Lens (Pas-de Calais), ancien résistant, gaulliste, son engagement dans les CSE correspond à son idéal. 

    Mouloud Feraoun, né le 8 mars 1913 à Tizi Hibel (Grande Kabylie), très bon élève. Grâce à l’obtention d’une bourse pour poursuivre ses études à l’école normale de La Bouzarea (Alger), il devint instituteur et non berger. Il fut le premier Algérien nommé directeur d’un Cours Complémentaire à Fort-National (LArbaaâ Nath Irathen). À la suite de menaces par des militaires activistes, il fut nommé à l’école Nador du Clos-Salembier, un des quartiers les plus pauvres d’Alger. Il intégra les CSE en 1960 comme directeur-adjoint, chargé d’une mission d’inspection sur l’ensemble du territoire algérien. 

    Ali Hammoutene, né le 16 décembre 1917 à Tizi Ouzou (Kabylie) dans une famille pauvre. Boursier, élève de l’école normale de La Bouzarea (Alger), il fut instituteur, puis passa à Paris le concours d’inspecteur primaire et devint directeur-adjoint des CSE. 

    Max Marchand, né le 16 février 1911 à Montaure (Eure), brillant élève, école normale d’Évreux, instituteur en Normandie, inspecteur primaire à Oran, inspecteur d’Académie à Bône (Annaba) et à Alger, puis directeur des CSE. 

    Salah Ould Aoudia, né le 8 novembre 1908 à Ouaghzen (Kabylie), où il n’y a pas d’école publique. Il fut éduqué par les Pères Blancs et devint instituteur. Directeur d’un CSE dès leur création, il devint inspecteur des CSE pour la région Alger-Est. 

    Robert Eymard était le chef du bureau d’études pédagogiques. 

    Plus on approchait de la signature des accords d’Évian, qui signeraient sa défaite, plus l’OAS, pratiquant la politique de la terre brûlée, multipliait les attentats. Or, depuis leurs débuts, les centres sociaux étaient très mal perçus par les milieux conservateurs algériens, dont l’hostilité augmentait en proportion de l’enthousiasme de la population : 

    « Un centre social, dans ce pays en guerre, c’est un havre de paix, un endroit où on retrouve un peu d’espoir. Ceux qui ont faim peuvent même y trouver un peu de lait, les directeurs ayant pris l’initiative de donner à manger à leurs élèves qui leur avouaient venir au cours le ventre vide ! »  

    Les CSE furent soupçonnés d’être des nids de sympathisants ou de membres du FLN. Arrestations arbitraires, mauvais traitements et tortures, leurs employés payèrent un lourd tribut à la politique de «maintien de l’ordre» telle que la concevaient les autorités civiles et militaires de l’époque. Il y eut aussi des titres mensongers en première page des quotidiens les plus lus par la population «européenne», dont le but était de nuire aux CSE en accroissant l’hostilité à leur égard et en justifiant les actions menées contre eux. Chacun de ces six hommes se savait personnellement menacé. 

    Cinq mois auparavant, Max Marchand avait échappé de justesse à la bombe qui fit s’écrouler l’immeuble de l’inspection académique où il résidait. En février 1962, lors d’un stage à Marly-le-Roi, Mouloud Feraoun, Ali Hammoutene, Salah Ould Aoudia rencontrèrent, avec d’autres stagiaires des CSE, le conseiller du général de Gaulle pour les Affaires algériennes. Ils lui firent part de leurs inquiétudes sur la situation en Algérie, surtout dans les grandes villes. Bernard Tricot, qui n’ignorait pas le danger auquel ces fonctionnaires étaient exposés, leur demanda de regagner leur poste afin «de travailler coûte que coûte pour empêcher l’OAS d’établir le chaos ». Max Marchand avait profité de ce séjour pour tenter d’obtenir sa mutation à l’inspection académique de Belfort, qui venait d’être créée. Mais ce poste fut attribué à quelqu’un qui ne l’avait même pas sollicité. Rencontrant un collègue à sa sortie du cabinet du ministre, Max Marchand lui dit : « On a promis de me nommer en France, en juin, mais je n’atteindrai pas juin : ils auront ma peau avant. »  

    Le  15 mars 1962, les responsables des CSE sont venus, parfois de loin, à Château-Royal, un domaine d’El-Biar sur les hauteurs d’Alger où se trouvaient l’École normale de jeunes filles d’Alger, les bureaux et le siège des CSE, ainsi que ceux d’autres services de l’Éducation nationale et quelques logements de fonction, pour participer à la réunion organisée par Max Marchand.  Malgré les précautions prises, l’OAS, au courant de cette réunion, avait décidé de frapper les imaginations en assassinant six d’entre eux, dont les noms soigneusement choisis figuraient sur une liste établie à l’avance. 

    Personne ne sera jamais arrêté ou inculpé pour ce sextuple assassinat. Et pourtant ! On a su assez vite qu’il était l’œuvre des tristement fameux commandos Delta dirigés par Roger Degueldre. Ce dernier a été reconnu par un témoin, sur photos. Mais s’il a été condamné et exécuté, c’est pour d’autres crimes que celui-là : arrêté le 7 avril 1962, il a été condamné à mort par arrêt de la Cour de justice militaire en date du 28 juin 1962, pour une série de plusieurs dizaines de crimes et délits commis jusqu’au 11 octobre 1961… 

    Grâce aux amnisties successives, ceux qui sont aujourd’hui encore vivants peuvent sans crainte raconter leur participation à ce massacre et, pourquoi pas ? en tirer gloire dans certains milieux. C’est ce qu’a fait Gabriel Anglade. Il s’est en particulier vanté auprès d’un historien américain, Alexander Harrison, d’avoir été celui qui, ce jour-là, avait tué Mouloud Feraoun, en donnant une version par ailleurs maquillée de l’événement. 

    Anne Guérin-Castell
     

    Le 15 mars 1962 : les 6 victimes   de Château-Royal ont été assassinés   par les terroristes fascistes de l’OAS

     

     

    Vendredi, Samuel Paty était assassiné, décapité à quelque pas du collège où il enseignait. Je veux dire d’abord mon effroi face à ce crime odieux, et toute ma compassion pour sa famille, ses proches… Pour ses élèves, aussi, qui perdent avec lui, un enseignant, dont beaucoup disent qu’il leur était dévoué et attentif, à travailler avec eux l’ouverture sur le monde que doit donner aux jeunes l’Instruction publique. Il avait travaillé avec eux, une exposition intitulée «Liberté, égalité, fraternité»

    Je vous propose de commencer ce temps par une minute de silence.

    J’ai dit mon effroi et ma compassion. Je veux dire aussi mon dégoût vis-à-vis de l’idéologie qui a servi à son auteur à justifier le meurtre de Samuel Paty.

    C’est le fascisme !

    Quels que soient les costumes dans lesquels il se drape.

    Sous le déguisement de l’islam, il avait justifié les assassinats lâches contre Charlie Hebdo, ou les attentats du 13 novembre en France.

    Le fascisme ne porte pas que la chemise brune ou la chemise noire. On l’avait déjà vu, sous le blanc du clergé espagnol bénissant les fusils des franquistes avant leurs exactions contre les républicains.

    Je parle bien de fascisme, car par la terreur, c’est l’école laïque et publique ; c’est la liberté d’expression, qui sont attaquées. Derrière l’obscurantisme et les idées d’un autre temps se cachent toujours des idées politiques bien actuelles. Celle de la négation de tout progrès ; la négation du développement historique des sociétés vers l’émancipation, l’égalité et la liberté.

    Le fascisme consiste à imposer par la terreur à l’immense majorité les positions les plus réactionnaires et les plus violentes d’une infime minorité de personnes. Au point de vue philosophique, le fascisme, c’est de vouloir rendre immobile ou ramener dans le passé un monde constamment en mouvement.

    Le meurtre d’un enseignant est tout particulièrement saisissant à cet égard. Le rôle de l’instruction publique républicaine, est de donner à nos jeunes les moyens de s’émanciper, de les ouvrir à la citoyenneté, et à l’exercice de leur liberté politique et démocratique.

    L’école joue ce rôle, elle met la jeunesse et donc le monde en mouvement. C’est pourquoi elle est attaquée.

    Liberté, égalité et fraternité. Ce sont les thèmes que travaillaient Samuel Paty et ses élèves en cours. Lui rendre hommage, c'est défendre bec et ongle ces trois valeurs.

    Au crime odieux, l'extrême-droite française avec ses LePen, ses Zemmour, ajoute encore en infamie en niant ces valeurs, et en attisant la haine jusqu'à l'appel au meurtre pour certains. Des discours entièrement contraires à ce que défendait Samuel Paty ; et une façon ignoble d'instrumentaliser son meurtre.

    Un autre fascisme sort ses dents. Dans la foulée des attentats de 2015, des Françaises et Français musulmans avaient été la cible d'attaques en tout genre, de l'extrême-droite.

    Les passages à l'acte ne peuvent pas être dissociés des amalgames abominables et criminels qui se multiplient ; d'une parole raciste et de plus en plus ouvertement fasciste qui se libèrent.

    Que de relais cette parole raciste trouve-t-elle, dans les bouches des éditorialistes télévisés !

    Dans celle des soi-disant « intellectuels » et des « penseurs » médiatiques qui parlent de choc des civilisations, de guerres de religion ou d'ensauvagement.

    Les positions les plus abominablement racistes sont sorties des marécages auxquelles elles étaient cantonnées – Rivarol, Valeurs actuelles, etc – pour entrer de plain-pied dans le débat public et sur les plateaux télévisés.

    Les promoteurs de ce fascisme ne sont pas moins coupables que ne le sont les promoteurs de tous les autres fascismes et extrémismes religieux.

    C'est insupportable. Nous devons faire face à l’obscurantisme qui prétend agir au nom de l’islam. Nous devons aussi affronter le renfermement sur soi et la haine de l’autre pour des raisons de couleur, de religion, de sexe.

    Ceux qui appellent au meurtre, ceux qui diffusent les idées qui ont justifié l'assassinat de Samuel Paty sont des criminels. Ceux qui utilisent son assassinat pour justifier leur racisme viscéral et meurtrier, pour appeler au meurtre, pour diviser les Français, sont eux aussi criminels. Ils porteront la responsabilité des drames qui risquent de se produire dans ce climat délétère.

    En dernière analyse, il n'y a pas d'opposition fondamentale entre le fascisme à l'origine de l'assassinat de Samuel Paty et le fascisme qui l'instrumentalise pour discriminer des millions de Françaises et Français musulmans dont la foi n'a rien de commun avec celle des assassins. De ces deux fascismes, l'un et l'autre se nourrissent mutuellement. L'un et l'autre jouent le même rôle. L'un et l'autre sont des meurtriers en puissance.

    Les prétextes spirituels donnés à cet assassinat ne sont qu’un camouflage. Et des drames comme celui du 16 octobre meurtrissent les citoyennes et citoyens Français musulmans, voyant leurs croyances utilisées à des fins politiques et odieuses. Voyant combien la propagande d’extrême-droite les assimile aux crimes commis par des gens qui jamais n’ont agi ni parlé en leur nom. C’est d’ailleurs une stratégie assumée par certains milieux islamistes que de chercher, par le terrorisme, à créer une fracture, à diviser les Françaises et les Français, pour utiliser le sentiment d’injustice ressenti par celles et ceux que l’on amalgame aux bouchers.

    La propagande de l’extrême-droite classique, fasciste française s’accommode fort bien de cette stratégie. C'est cette stratégie qui est utilisée à leur tour par les néo-nazis français pour justifier les termes de guerre civile, en réalité leurs appels à peine masqués à la guerre civile, comme le fait le fasciste Laurent Obertone dans son livre « Guérilla ».

    C'est pourquoi les obscurantismes doivent être combattus en bloc. Leurs discours sont les mêmes et leurs intérêts sont semblables. Et ils sont bien souvent liés à des intérêts économiques. Je crois qu’il n’est pas inutile de rappeler que l’islam politique et radical est, pour partie, la créature de la diplomatie notamment étasunienne pour abattre les gouvernements panarabistes ou déstabiliser des pays progressistes et mieux en exploiter les richesses. Et que les musulmans sont les premières victimes, par dizaines de milliers, de cette idéologie. Qu'ils sont en premier lieu assassinés en masse en Irak, en Syrie, en Libye, en Afghanistan, et tant d’autres pays mis à feu et à sang avec l’assentiment de coalitions militaires étrangères. Que ce sont en majorité des musulmans qui sont assassinés par ceux dont l'assassin de Samuel Paty partage l'idéologie.

    C’est pourquoi je veux appeler chacune et chacun à refuser de céder aux amalgames, à la haine, à la colère facile que cherche à exploiter l’extrême-droite.

    Toutes et tous, nous devons être ensemble. Toutes et tous, nous devons nous mobiliser pour l’unité de la Nation, pour la défense de la République contre la Haine et les obscurantismes.

    Ensemble dans la défense de la liberté d’expression.

    Ensemble dans la défense de l’école Républicaine, y compris dans sa défense face à des réformes qui privent les enseignants des moyens de remplir leur mission et les élèves des moyens de leur égalité et de leur réussite. Y compris dans sa défense face à des politiques d’éducation nationale qui limitent la liberté pédagogique des enseignants et les privent du soutien de l’institution.

    Y compris pour exiger que soit renforcé le travail pour faire de nos jeunes des citoyens critiques sur la société.

    Des citoyens qui questionnent systématiquement les institutions, les traditions et les ordres. Des citoyens capables de construire une société plus juste, plus libre, plus égalitaire. Nous devons être ensemble pour promouvoir la paix ; pour exiger la paix à ceux qui, d’un côté ou de l’autre, nous plongent dans la guerre.

    M. le premier adjoint au maire de Bonneuil-sur-Marne

    Denis Ömür Öztorun 

    en hommage à Samuel Paty.

    Un homme est mort  

     Le 15 mars 1962 : les 6 victimes   de Château-Royal ont été assassinés   par les terroristes fascistes de l’OAS

     

    Un homme est mort. Il s’appelait Samuel Paty. Tâchons de nous en souvenir, malgré le brouhaha qui envahit le champ médiatique. Il était professeur d’histoire-géographie au collège de Conflans-Sainte-Honorine (95) et le 16 octobre, il a été égorgé pour avoir, dans le cadre de l’un de ses cours, présenté deux caricatures de Mahomet à ses élèves. Depuis cet attentat, la France est en émoi, et c’est bien normal.
    Elle prend chez chacun une forme différente. Chez moi, sont remontés les visages de ces professeurs qui ont compté au fil de ma scolarité. Notamment ce prof de français de collège à la grande barbe grise qui me prêtait des bouquins (j’en ai encore un, jamais rendu, qui traîne dans ma bibliothèque !). L’école est au centre de tant de choses.

    C’est en son sein qu’on se confronte pour la première fois à un autre, un peu différent, et qu’on apprend à vivre avec. Ce n’est pas toujours parfait. Il y a ceux qui resquillent en contournant la carte scolaire. Les classes surchargées. Les profs qui manquent de moyens. Et de nombreuses inégalités sociales qui s'immiscent dans les classes. Ce n’est pas parfait, mais il y a un bel idéal qu’il faut aujourd'hui plus que jamais défendre.

    Avec ce drame, remontent aussi des réminiscences des attentats du 7 janvier 2015 qui visaient un hyper casher et Charlie Hebdo. Pour tenter de définir la ligne à suivre (en qualité de média), nous nous sommes replongés dans ce que nous avions produit à l’époque. Un édito : Pourquoi l’attentat nous rend (déjà) con. Un appel titré : France don’t Panik! pour dire : «leurs balles n’atteindront pas nos cerveaux !». Les formules ont vieilli (et pas toujours très bien). Mais déjà ce sentiment de voir la démagogie et la haine submerger l’espace public.

    La formule est célèbre. « Mal nommer les choses, c’est ajouter au malheur du monde », a écrit Albert Camus. Si je convoque cette citation, ce n’est pas (seulement) pour faire le malin. Les mots perdent de leur sens. Qu’est-ce que «le séparatisme» dénoncé en boucle par le gouvernement ? Hier, il désignait le comité Vérité pour Adama. Aujourd’hui, il vise le Comité contre l’islamophobie en France et l’ONG Baraka City, deux structures que le ministre de l’Intérieur veut dissoudre.

    Tous complices des terroristes ? À quel titre ? À ce jour, aucun élément les impliquant dans cet attentat n’a été rendu public. Et sanctionner sans preuves. Pour une opinion plutôt qu’un fait, c’est ouvrir la porte à l’arbitraire, l’opposé des valeurs qui constituent notre démocratie. Et pourtant, l'exécutif assume. Des «visites domiciliaires» – ces perquisitions qui ne sont pas supervisées par un juge – par dizaines. Elles ciblent des personnes sans lien avec l’attentat. C’est assumé par Darmanin, qui déclare vouloir «faire passer un message» aux «ennemis de la République». Terroriser en somme. C’est gagné, les musulmans ont peur.

    Dans cet élan, ceux qui prônent la nuance et la modération sont mis sur la touche. Le gouvernement a fait savoir que Jean-Louis Bianco et Nicolas Cadène, défenseurs d’une «laïcité d’apaisement», devraient bientôt perdre leurs postes à la tête de l'Observatoire de la laïcité. Les partis politiques de gauche (EELV, LFI et Générations) ne sont pas non plus épargnés, accusés d’être complice des complices. « Une partie de la presse », complice aussi. Mais aussi des universitaires, des ONG… Au fil des interventions médiatiques du gouvernement et des élus de la majorité, la liste des

    mal-

    pensants

    collabo/islamogauchistes

    s’allonge. Tous désignés à la vindicte populaire. À StreetPress, on a aussi eu droit aux insultes et menaces sur les réseaux sociaux.

    Quel est notre rôle dans tout ça ? Continuer notre travail journalistique. C’est d’abord par nos reportages et enquêtes que nous définissons notre ligne éditoriale et défendons nos valeurs. En 2015, StreetPress consacrait un long reportage, précis et documenté, sur l’ONG Baraka City. En 2017, un portrait de Nicolas Cadène. Et le CCIF apparaît dans plusieurs articles de ces cinq dernières années. Nous avons lancé d’autres sujets. Ils arriveront d’ici quelques jours

    Laissez-nous le temps de nous recueillir. Laissez-nous le temps de travailler.

    Le 15 mars 1962 : les 6 victimes   de Château-Royal ont été assassinés   par les terroristes fascistes de l’OAS

    Mathieu Molard, StreetPress 

     

     

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