• Le 25 janvier 2021 Jean-François Gavoury président de l’ANPROMEVO écrivait : "Le 60e anniversaire de l’entrée en guerre de l’OAS c’est ce jour"

     

    Le 25 janvier 2021 Jean-François Gavoury président de l’ANPROMEVO écrivait :  "Le 60e anniversaire de l’entrée en guerre de l’OAS c’est ce jour"

    Le 25 janvier 2021 Jean-François Gavoury président de l’ANPROMEVO écrivait

    Le 60e anniversaire de l’entrée en guerre de l’OAS

    c’est ce jour 

    Le 25 janvier 2021 Jean-François Gavoury président de l’ANPROMEVO écrivait :  "Le 60e anniversaire de l’entrée en guerre de l’OAS c’est ce jour"

    25 janvier 2021

    La longue série des commémorations de la période 1961-1962 de la guerre d’Algérie commence avec le soixantième anniversaire de l’assassinat à Alger de Maître Pierre Popie, avocat libéral, tué par l’OAS quelques jours avant l’acte de naissance officiel de ce groupe armé qui ne tardera pas à s’ériger en authentique partie belligérante dans le cadre de ce conflit.

    Vont prochainement revenir à la surface :

    – le 31 mars, le souvenir de Camille Blanc, maire d’Évian ;

    – le 22 avril, celui de Pierre Brillant, maréchal des logis, victime du putsch des généraux à Ouled Fayet ;

    – le 31 mai, celui de mon père, commissaire central du Grand Alger ;

    – et puis, et puis de tant d’autres, par centaines, pour atteindre quelque 2.700 morts (et d’innombrables blessés !).
    Les dix-huit mois à venir seront une épreuve insupportable pour les descendants de victimes de l’OAS si la République et la Nation ne prennent pas enfin conscience de la nécessité de leur rendre justice en en reconnaissant officiellement la douleur et en honorant leurs pères et leurs mères à la hauteur de leur sacrifice.

    Jean-François Gavoury 

    Président de l’Association nationale pour la protection de la mémoire des victimes de l’OAS (ANPROMEVO)

    Le 25 janvier 2021 Jean-François Gavoury président de l’ANPROMEVO écrivait :  "Le 60e anniversaire de l’entrée en guerre de l’OAS c’est ce jour"

    Une blessure algérienne impossible

    à cicatriser

    Le 25 janvier 2021 Jean-François Gavoury président de l’ANPROMEVO écrivait :  "Le 60e anniversaire de l’entrée en guerre de l’OAS c’est ce jour"

    La France n’en finira jamais de nous étonner. Pour mieux la comprendre, essayons donc d’abord de la raconter chaque jeu.

    – Richard Werly, correspondant permanent à Paris. 

    HEXAGONE EXPRESS – OPINION. Le rapport remis mercredi 20 janvier à Emmanuel Macron par l’historien Benjamin Stora n’est pas de nature à tourner la page de l’aventure algérienne de la France, écrit Richard Werly.

    Trop de larmes, de frustrations et de sang versé continuent d’empoisonner cette impossible décolonisation psychologique.

    Le 25 janvier 2021 Jean-François Gavoury président de l’ANPROMEVO écrivait :  "Le 60e anniversaire de l’entrée en guerre de l’OAS c’est ce jour"

    "Cette stèle est à la gloire de l'OAS. Elle revêt une forme d'apologie de crimes de guerre. Nous exigeons le retrait de cette stèle d'un lieu public dédié à la paix et au recueillement".  

    Tout observateur de cette tragédie historique qu’est l’aventure coloniale de la France en Algérie devrait se rendre au cimetière Haut Vernet à Perpignan (Pyrénées-Orientales). Là, entre les tombes bien alignées de familles de rapatriés, contraints de quitter la rive sud de la Méditerranée entre «la valise et le cercueil» après le référendum sur l’indépendance du 1er juillet 1962, un monument se dresse, montrant un homme en train de s’écrouler, attaché à un poteau. Cette stèle des fusillés, toujours fleurie, a été érigée en mémoire des combattants de l’OAS, l’Organisation de l’armée secrète qui, rien qu’en 1962, tua plus de 1600 personnes, dont 239 Européens. La blessure impossible à cicatriser est là, incarnée par cet hommage de pierre et de bronze à celui qui tenta, le 22 août 1962, d’en finir avec le «traître» Charles de Gaulle lors de l’attentat du Petit-Clamart: l’ex-lieutenant-colonel Jean Bastien-Thiry, exécuté à 35 ans. Les braises de la haine, depuis, ne se sont pas éteintes.

    Un mur d’incompréhension 

    Il faut avoir cela en tête en lisant le rapport qu’a rendu, mercredi 20 janvier, l’historien Benjamin Stora, dont on recommande l’excellente compilation Une Mémoire algérienne (Bouquins, Ed. Robert Laffont). L’Algérie est une tragédie française que beaucoup refusent encore de regarder en face. Une tragédie qui ne se limite pas à l’épouvantable décolonisation, sur fond de guerre et d’horreurs, entre la Toussaint rouge du 1er novembre 1954 – première offensive du Front de libération nationale – et le départ du dernier contingent français d’Alger, clôturant une conquête entamée en juin 1830.

    Hervé Bourges, ancien patron de TF1 décédé en 2020, l’avait bien expliqué dans son livre De mémoire d’éléphant (Éd. Grasset). Il avait été de ceux qui, après l’indépendance, choisirent d’aider la nouvelle République en conseillant son premier président, Ahmed Ben Bella. «Il suffit de se rendre dans le sud de la France pour se rendre compte que certains n’admettent toujours pas l’indépendance de l’Algérie, expliquait-il dans son ouvrage. On érige des monuments à la gloire de l’OAS, mais dès qu’on parle de l’Algérie demeurent les clichés de l’islamisation. Mais ce pays est autre chose. On dénonce à juste titre le terrorisme en France, mais on a fermé les yeux pendant dix ans sur les 200 000 victimes du terrorisme en Algérie.» En bref : un mur d’incompréhension.

    Il faut aussi avoir en tête, une fois le rapport Stora ouvert avec ses 22 recommandations – parmi lesquelles la mise en place d’une commission «Mémoire et Vérité»; construire une stèle à l’effigie de l’émir Abdelkader; reconnaissance par la France de l’assassinat de l’avocat Ali Boumendjel durant la bataille d’Alger de 1957; publier un «guide des disparus» de la guerre d’Algérie; faciliter les déplacements de harkis (les «Algériens» qui se rallièrent à la France) de l’autre côté de la Méditerranée… – qu’Emmanuel Macron a lui-même, en 2016, ravivé cette mémoire blessée.

    Lorsqu’il qualifie, à Alger, la colonisation de «crime contre l’humanité», celui qui aspire alors à la fonction suprême fait le choix de rompre le pacte du silence. Le vote de la communauté d’origine maghrébine pèse lourd. Né en 1977, quinze ans après l’indépendance, le candidat Macron frappe fort: «J’ai toujours condamné la colonisation comme un acte de barbarie» énonce le futur président français au micro du journaliste vedette d’Echorouk News, Khaled Drareni (emprisonné depuis dix mois pour incitation à un attroupement non armé). Et d’ajouter : «La colonisation fait partie de l’histoire française. C’est un crime, c’est un crime contre l’humanité, c’est une vraie barbarie. Cela fait partie de ce passé que nous devons regarder en face, en présentant nos excuses à l’égard de celles et ceux envers qui nous avons commis ces gestes.»

    Revendications communautaires 

    Voilà le tableau que la France de 2021 a devant elle. Il est historique, émotionnel, religieux, culturel, social, familial. Avec ce que cela suppose d’arguments «civilisationnels» hérités du passé, impossibles à faire entendre à l’heure des légitimes revendications communautaires des jeunes générations. Les coulisses de l’histoire franco-algérienne sont, depuis plus d’un siècle, les oubliettes de la République. Le grand nombre de binationaux (on parle de 4 millions) panique les autorités françaises à chaque crise politique survenue à Alger. L’Etat social français y perd pied, piégé par sa générosité et sa bureaucratie. La jeunesse des deux pays se désespère devant l’enlisement du «hirak» (le soulèvement pacifique de 2019-2020), la prédation organisée de l’armée algérienne et la mainmise de l’islamisme. Le rapport Stora est une épitaphe. Le cimetière colonial n’a pas fini d’accueillir les cercueils. 

    SOURCE : http://anpromevo.com/ 

     

    Jacques CROS  écrit :

    Le 25 janvier 2021 Jean-François Gavoury président de l’ANPROMEVO écrivait :  "Le 60e anniversaire de l’entrée en guerre de l’OAS c’est ce jour"

    La stèle de la HONTE à Béziers

    Et à Béziers comme chaque année un rassemblement est prévu ce vendredi 26 mars devant la stèle qui rend hommage à quatre assassins de l'OAS condamnés par la justice et exécutés. Je vous suggère de lire l'article de mon blog qui traite de la question. Lien http://cessenon.centerblog.net/6574403-aujourd-hui-25-mars 

    Aujourd’hui 25 mars…

    Le 25 janvier 2021 Jean-François Gavoury président de l’ANPROMEVO écrivait :  "Le 60e anniversaire de l’entrée en guerre de l’OAS c’est ce jour"

    Nous sommes à la veille de l’anniversaire du drame de la rue d’Isly qui a eu lieu le 26 mars 1962. Rappelons ce qui s’est passé à Alger à cette date.

    Les Accords d’Evian ont été signés le 18 mars 1962 et un cessez-le-feu a été convenu entre les belligérants le19 mars à midi. La voie est ouverte à la fin d’une guerre qui durait depuis bientôt huit ans. C’est aussi la fin du colonialisme qu’elle avait pour objectif de perpétuer après 132 ans d’occupation de l’Algérie par la France.

    C’est aussi l’accès à l’indépendance de l’Algérie qui se dessine. Cette perspective sera confortée par les scrutins qui sont présentés aux Français et aux Algériens. Une page de l’histoire est en train d’être tournée.

    La guerre avait apporté son lot de souffrances des deux côtés de la Méditerranée et si les Algériens en ont payé le prix fort, les jeunes Français qui avaient le malheur d’avoir 20 ans à cette époque n’ont pas été épargnés.

    On aurait dû se réjouir de l’issue d’une situation devenue insupportable aux yeux de l’opinion, qui s’était clairement manifestée sur les deux rives de la Méditerranée. En France les événements de Charonne qui se sont produits le 8 février 1962 avaient précipité la prise de conscience qu’il fallait la paix en Algérie, ce qui impliquait l’accès du pays à son indépendance.

    C’était sans compter sur l’OAS, organisation terroriste née l’année précédente qui avait développé l’idée qu’il fallait maintenir l’Algérie française, ce qui entraînait lla poursuite de la guerre et donc le refus des Accords d’Evian. Evidemment  c’était à contresens de l’histoire.

    Il n’empêche l’OAS avait conditionné une partie de la population européenne d’Algérie et au mépris de son irréalisme et des dangers encourus les Pieds Noirs d’Alger avaient obéi au mot d’ordre irresponsable donné par un chefaillon de manifester, bravant l’interdiction et l’armée qui assurait le maintien de l’ordre.

    Des tireurs de l’OAS s’étaient postés sur les terrasses des immeubles. L’aviation dut être dépêchée. Dans la rue d’Isly où étaient massés les manifestants ce fut le carnage fasse aux tirs d’un régiment de tirailleurs algériens. On enregistra des dizaines de morts et un nombre sans doute plus grand de blessés.

     

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  • Commentaires

    1
    Jeudi 25 Mars à 10:27

    Et à Béziers comme chaque année un rassemblement est prévu ce vendredi 26 mars devant la stèle qui rend hommage à quatre assassins de l'OAS condamnés par la justice et exécutés. Je vous suggère de lire l'article de mon blog qui traite de la question. Lien http://cessenon.centerblog.net/6574403-aujourd-hui-25-mars

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