• Le comédien Maurice Bénichou est décédé à l'âge de 76 ans Il a eu un rôle dans " La question " d'Henri Alleg qui traite de la guerre d'Algérie

    Le comédien Maurice Bénichou

    est décédé à l'âge de 76 ans

    Il a eu un rôle dans " La question " d'Henri Alleg

    qui traite de la guerre d'Algérie

    Maurice Bénichou est un acteur et un metteur en scène de théâtre français né le 23 janvier 1943 à Tlemcen dans l’Algérie française. Il a notamment joué dans "Le Fabuleux destin d'Amélie Poulain".

    Le comédien Maurice Bénichou est décédé à l'âge de 76 ans Il a eu un rôle dans " La question " d'Henri Alleg qui traite de la guerre d'Algérie

    Maurice Bénichou, le 19 juin 2013 Crédit : PIERRE ANDRIEU / AFP 

    Pour le grand public, il était le propriétaire de la boite aux souvenirs dans Le Fabuleux destin d'Amélie Poulain.  Époux de la comédienne Geneviève Mnich, Maurice Bénichou a été à l'affiche d'une quarantaine de pièces et d'une cinquantaine de films sous la direction des plus grands réalisateurs dont Henri Verneuil, Raoul Ruiz et Yves Robert avec notamment Un éléphant ça trompe énormément en 1976.

    Il a eu un rôle dans La Question d’Henri Alleg traitant de la guerre d’Algérie. La Question film français réalisé par Laurent Heynemann, sorti sur les écrans en 1977. Il s'agit d'une adaptation du livre La Question d'Henri Alleg.

     

    Ces dernières années, Maurice Bénichou a campé l'avocat Jacques Vergès dans Omar m'a tuer de Roschdy Zem.

    En conclusion, ce sera notre hommage, Maurice Bénichou a été nommé Officier de l’Ordre de la Légion d’Honneur le 19 juin 2013 par Aurélie Filippetti dont voici le discours :

    Discours d'Aurélie Filippetti prononcé

     à l'occasion de la remise des insignes d'Officier

    de l'Ordre de la Légion d'Honneur

    à Monsieur Maurice Bénichou

    Cher Maurice Bénichou,

    Figure essentielle du théâtre, vous êtes également connu du public à travers des films – près d’une cinquantaine – pour vos rôles marquants, pétris d’émotion et de vérité.

    Votre ascension, alors que vous débutez votre carrière dans des cafés, où vous vous produisez comme chanteur, est ponctuée de rencontres. Vous dites « y avoir trouvé un chemin, un style qui correspond à votre nature ». 

    Marcel Maréchal vous fait débuter sur les planches en 1965. Vous croiserez ensuite les plus grands, Jean-Pierre Vincent, Patrick Chéreau, Luca Ronconi, et, rencontre décisive, Peter Brook.  

    Entré dans son entourage en 1974,  vous dites « je suis allé par petits sauts chez lui ». Vous n’en devenez pas moins son comédien fétiche en vous illustrant notamment dans La Tempête, Hamlet, la Cerisaie, et jusqu’au « tiqueur » de l’Homme qui prenait sa femme pour un chapeau.  Et bien sûr dans le mythique Mahâbhârata, sur scène en 1985, puis dans sa version filmée en 1989.  De cette œuvre qui nécessite trois années de préparation, vous évoquez « une aventure humaine considérable, qui ouvre l’âme ». Vous vous dites touché par la force de ce qui se dit dans ce texte, pourtant si éloigné de nous. Pour nous tous, pour toujours, vous êtes Ganesh et Krishna, (que vous retrouverez en 2002), piéton céleste (dira Libération) aux pieds nus, et vous savez nous déposer, spectateurs émerveillés au terme d’un long voyage, sur les rivages de l’illusion du théâtre, et de sa vérité. 

    Bouleversant, vous l’êtes dans Blackbird, de David Harrower, un huis-clos qui résonne très fortement et plonge dans les profondeurs de l’âme humaine, de l’amour et du désir.

    Dès les années 70, vous vous affichez également comme metteur en scène de théâtre. Vous orchestrez avec succès une quinzaine de pièces. Une absence de Loleh Bellon est ainsi plusieurs fois nominée aux Molières en 1989, notamment dans la catégorie du meilleur metteur en scène.

    Déjà présent dans des téléfilms, c’est en 1972, cher Maurice Bénichou, que vous apparaissez au cinéma, dans Les camisards de René Allio. Dès lors, vous jouez dans des comédies populaires telles que   Un éléphant ça trompe énormément, d'Yves Robert, ou encore, L'animal, sous la direction de Claude Zidi.

    Vous œuvrez également dans des films à caractère politique, comme La question de Laurent Heynemann sur la guerre d'Algérie. Vous campez aussi un agent du Mossad dans Les Patriotes d'Eric Rochan, aux côtés d'Yvan Attal.

    Vous êtes aussi un père pudique et chaleureux dans Drôle de Félix, d'Olivier Ducastel et Jacques Martineau, film récompensé du Teddy Award au festival de Berlin en 2000,  ou encore l'émouvant propriétaire d'une boîte à souvenirs, dans Le fabuleux destin d'Améle Poulain de Jean-Pierre Jeunet.

    Dans un autre registre, Michael Haneke, qui fait partie de vos belles rencontres, vous offre des rôles sombres et marquants, dans Code inconnu, ou encore,  Le temps du loup, puis Caché, dans lequel vous interprétez le rôle d'un immigré, Majid, avec une densité magnifique.

    « Je ne peux être disponible, dites-vous, que si je suis en pleine activité. Si j'étais trop tranquille, le trac me prendrait, je deviendrais fou.

    C'est ainsi que vous enchainez les tournages sous la direction de cinéastes tout aussi prestigieux comme Cédric Klapisch, Pascal Bonitzer, Eric Caravaca, Barbet Schroeder, et, très récemment Renaud Cohen, lequel vous offre un retour à la comédie dans Au cas où j'aurais la Palme d'or.

    Au regard de votre travail, vous dites « il faut de la matière, sinon on n'a pas de plaisir ». Gageons que votre carrière, si dense, en est ponctuée, vous qui êtes également la voix du rabbin dans Le chat du rabbin  (tandis que François Morel, prête sa voix au chat).

    Cher Maurice Benichou, pour vos multiples talents, appréciés tant des professionnels que du grand public, pour nous avoir apporté systématiquement ce « supplément d’âme », gravé à jamais dans le cœur de ceux qui vous ont vu au théâtre ou au cinéma ;  pour votre parcours artistique si riche,  qui s’inscrit dans notre patrimoine culturel, au nom du président de  la République, et en vertu des pouvoirs qui nous sont conférés, nous vous faisons Officier de l'ordre de la Légion d’honneur.

     

    « Ils n'étaient pas des soldats de métier. Juste des appelés... dans une guerre de "Malgré eux" disent beaucoup La honte d'avoir appartenu à une armée salie par les exactions de certainsStèle du 19 mars 1962 à Cessenon-sur-Orb »
    Partager via Gmail Delicious Technorati Yahoo! Google Bookmarks Blogmarks Pin It

  • Commentaires

    Aucun commentaire pour le moment

    Suivre le flux RSS des commentaires

    Vous devez être connecté pour commenter