• "Le Dernier Tabou * Les "harkis" restés en Algérie après l'Indépendance" Le livre et une vidéo-interview de Pierre Daum

    Le Dernier Tabou

    Les "harkis" restés en Algérie après l'Indépendance

    "Le Dernier Tabou * Les "harkis" restés en Algérie après l'Indépendance" Un nouveau livre de Pierre Daum

    http://lederniertabou.com/ 


    Après « Ni valise ni cercueil » ces pieds noirs restés en Algérie après l’Indépendance sorti en 2012, un nouveau livre de Pierre Daum « Le Dernier Tabou * Les harkis restés en Algérie après l’Indépendance" va paraître en librairie le 2 avril 2015.

    On pense en général que les harkis, ces Algériens intégrés à l'armée française pendant la guerre d'Algérie, ont soit réussi à s'enfuir en France, soit été massacrés au moment de l'indépendance. 

    En réalité, la plupart d'entre eux n'ont pas été assassinés, et vivent en Algérie depuis un demi-siècle. 

    Une vérité difficilement acceptable des deux côtés 

     de la Méditerranée...  

    "Le Dernier Tabou * Les "harkis" restés en Algérie après l'Indépendance" Un nouveau livre de Pierre Daum

    On pense en général que les harkis, ces Algériens intégrés à l’armée française pendant la guerre d’indépendance, ont soit réussi à s’enfuir en France, soit été “massacrés” en 1962. En réalité, la plupart d’entre eux n’ont pas été tués, et vivent en Algérie depuis un demi-siècle. Une réalité historique difficilement acceptable en Algérie comme en France.

    "Le Dernier Tabou * Les "harkis" restés en Algérie après l'Indépendance" Un nouveau livre de Pierre Daum

    Pendant deux ans, Pierre Daum a parcouru des milliers de kilomètres à travers toute l’Algérie afin de retrouver les témoins de cette histoire occultée. Des témoins qui, pour la première fois de leur vie, ont accepté de parler.

    "Le Dernier Tabou * Les "harkis" restés en Algérie après l'Indépendance" Un nouveau livre de Pierre Daum


    La soixantaine de témoignages que l’auteur a recueillis – auprès d’anciens supplétifs, mais aussi d’anciens soldats de l’armée régulière, et d’anciens civils “profrançais” – bouleversent plusieurs idées reçues des deux côtés de la Méditerranée. Que ce soit sur leur nombre (450000), les motivations de leur engagement ou leur sort au moment de l’indépendance.

    "Le Dernier Tabou * Les "harkis" restés en Algérie après l'Indépendance" Un nouveau livre de Pierre Daum

    À travers ces récits de vie, on comprend que l’histoire des “harkis” (supplétifs et autres) s’inscrit au coeur d’un système colonial qui opprima le peuple algérien pendant cent trente-deux années.
    Aujourd’hui, un demi-siècle après la fin de l’occupation française en Algérie, ces hommes, leurs épouses et leurs enfants apparaissent comme les ultimes victimes d’un passé colonial dont les plaies ne sont toujours pas cicatrisées, ni en France, ni en Algérie.

    "Le Dernier Tabou * Les "harkis" restés en Algérie après l'Indépendance" Un nouveau livre de Pierre Daum

     Un sujet gênant 

    Parmi les sujets conflictuels liés à la guerre d'Algérie, le sort que la France a réservé aux anciens supplétifs "musulmans" est certainement celui qui provoque aujourd'hui les plus vifs débats. Or, dans ces controverses, la question des harkis restés en Algérie sans y être tués est complètement absente. Peut-être parce qu'elle constitue, en France comme en Algérie, une gêne beaucoup trop profonde. Gêne pour les harkis rapatriés et leurs amis d'admettre qu'il était peut-être possible de rester en Algérie. Gêne encore plus grande pour la société algérienne de reconnaitre l'ampleur du nombre d'Algériens qui se trouvaient du côté de l'armée française honnie. Et d'accepter que ces harkis et leurs descendants constituent une partie non négligeable de la population actuelle. 

    "Le Dernier Tabou * Les "harkis" restés en Algérie après l'Indépendance" Un nouveau livre de Pierre Daum

    Oppression coloniale 

    Ceux qu'on appelle aujourd'hui les "harkis" sont le produit d'une occupation coloniale qui s'est étendue sur 132 années. En Algérie, comme dans ses autres colonies, l'Etat français s'est toujours appuyé sur certains éléments du peuple colonisé afin d'exercer son pouvoir sur l'ensemble de la population. D'où le très grand nombre et la très grande diversité de tous ceux qui ont participé au système d'oppression coloniale : militaires (spahis, goums, enfants de troupe, tirailleurs, soldats et officiers de carrière, appelés au service militaire, supplétifs, etc.) ; ou fonctionnaires dotés d'un pouvoir répressif (caïds, aghas, bachaghas, gendarmes, policiers, membres du corps préfectoral, etc.). 

    "Le Dernier Tabou * Les "harkis" restés en Algérie après l'Indépendance" Un nouveau livre de Pierre Daum

    Idées reçues 

    Si on y intègre leur famille, on obtient un chiffre supérieur au million de personnes – sur une population de 9 millions d'Algériens en 1962. Dès lors, un livre sur les "harkis" (supplétifs et autres) restés en Algérie est non seulement d'une grande originalité, mais force toutes les parties à remettre en question leurs idées reçues. Que se soit sur leur nombre, les motivations de leur engagement, ou leur sort au moment de l’indépendance.

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    Une longue enquête 

    Pendant deux années, Pierre Daum a multiplié les séjours en Algérie, parcourant en bus et en voiture des milliers de kilomètres, munis de quelques vagues contacts disséminés aux quatre coins du pays – le plus souvent dans des villages reculés du bled (la campagne) et du djebel (la montagne). Au terme de cette vaste enquête totalement inédite, il a réussi à recueillir le témoignage d'une soixantaine d'anciens "harkis" qui n'avaient jusqu'alors jamais raconté leur passé. Confrontant ces récits à différents documents d'archives, ainsi qu'à quelques témoignages d'anciens moudjahidine qui n'avaient jamais parlé du sort réservé aux "harkis", le livre dévoile une réalité complètement différente de celle racontée jusqu'à présent.

    "Le Dernier Tabou * Les "harkis" restés en Algérie après l'Indépendance" Un nouveau livre de Pierre Daum

     

    Des parcours très divers 

    En 1962, des dizaines de millier de "harkis" sont rentrés chez eux, sans être véritablement inquiétés. D'autres sont passés par des tribunaux populaires devant lesquels une grande partie réussit à s'en sortir, expliquant n'avoir "rien fait de mal", ou avoir "été forcée par les Français". D'autres, reconnus coupables de violences à l'égard de la population civile, ont été soumis pendant quelques semaines à des travaux forcés. Certains passèrent plusieurs années en prison, avant d'être libérés. En général, seuls les plus coupables (de torture, de viols, d'exactions en toute genre) ont été exécutés. Mais cela n'empêcha pas, en cette période de chaos de l'été/automne 1962, de nombreux crimes aveugles, vengeances sordides, exécutions sommaires d'avoir lieu, sur des hommes bien plus innocents que d'autres.

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    Le fardeau de la honte 

    Quoiqu'il en soit, la grande majorité des "harkis" retournèrent habiter dans leur village où, laissés vivants, ils subirent cependant différentes formes de relégation sociale : refus d'accès aux emplois de l'Etat (les seuls stables et rémunérateurs) et aux logementx sociaux, brimades, stigmatisations, insultes, etc. Aujourd'hui, leurs enfants portent souvent ce fardeau de la honte, vivant souvent d'un seul espoir : que le passé de leur père leur offre un visa pour la France. 

    "Le Dernier Tabou * Les "harkis" restés en Algérie après l'Indépendance" Un nouveau livre de Pierre Daum

    Ultimes victimes 

    A travers ce livre, on comprend que l’histoire des "harkis" s’inscrit au cœur d’un système colonial qui opprima le peuple algérien pendant 132 années. Aujourd’hui, un demi-siècle après la fin de l’occupation française en Algérie, ces hommes, leurs épouses et leurs enfants apparaissent comme les ultimes victimes d’un passé colonial dont les plaies ne sont toujours pas cicatrisées, ni en France, ni en Algérie.

    "Le Dernier Tabou * Les "harkis" restés en Algérie après l'Indépendance" Un nouveau livre de Pierre Daum

     

    Archives du colonialisme 

    Le dernier tabou, les "harkis" restés en Algérie après l'indépendance, est publié aux éditions Actes Sud, dans la collection "Archives du colonialisme", dirigée par Michel Parfenov. 

     

    "Le Dernier Tabou * Les "harkis" restés en Algérie après l'Indépendance" Un nouveau livre de Pierre Daum

    Pour lire le communiquer de presse, cliquez ici.

    "Le Dernier Tabou * Les "harkis" restés en Algérie après l'Indépendance" Le livre et une vidéo de Pierre Daum

    Merci de cliquer sur la vidéo ci-dessous pour voir un interview

    de Pierre Daum

    "Le Dernier Tabou * Les "harkis" restés en Algérie après l'Indépendance" Le livre et une vidéo de Pierre Daum

     

    « Pont-Saint-Esprit : la FNACA défend le 19 mars 1962, Ménard le pourfendCressac-Saint-Genis (Charente) Un chemin du 19-Mars-1962 inauguré *** Un petit sujet destiné au maire de Béziers... »
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