• Le “gouvernement provisoire pied-noir en exil” prend forme dans l'Hérault *** MISE A JOUR : La réponse du quotidien El Watan

    Le “gouvernement provisoire pied-noir en exil” prend forme dans l'Hérault

    Je pense que ce nouvel Etat pourrait peut-être s'appeler  tout simplement OAS ? (Le Cercle Algérianiste qui est derrière cette folie est un regroupement de nostalgériques enragés d'extrême droite). Je préconise à tous ces farfelus de transférer dans leur éventuel territoire… qu’ils n’ont aucune chance de trouver… sauf, peut-être sur un terrain privé, oui de transférer tous les musées, mur, stèles qui font l’apologie de l’organisation terroriste et criminelle… Ainsi ça rendra plus propre la France débarrassée de ces lieux macabres et surtout anti républicains… Et en plus, sur leur nouveau territoire ils n'auront pas à supporter le grand remplacement...

    Le “gouvernement provisoire pied-noir en exil” prend forme dans l'Hérault

     

    La réponse du quotidien algérien

    El watan

    Les pieds-noirs repeints en vert

    Après le MAK, c’est au tour des pieds-noirs d’Algérie de demander un Etat. Une initiative lancée de Montpellier et qui a déjà accouché d’un gouvernement provisoire et d’un drapeau. D’une Assemblée et de ministres dirigés par Jacques Villard, qui a envoyé un courrier au président Bouteflika pour lui demander un bout de terre. Ce qui est mal connaître le président algérien, qui même malade ne cédera pas un mètre carré de Zéralda. Mais l’initiative de cette fédération, réunie sous le slogan «La France, notre mère patrie, et l’Algérie, notre berceau», pose un problème historique. Car on pourrait retourner cette fameuse question que les pieds-noirs français aiment poser aux Algériens installés en France :

    - Puisqu’on vous a donné l’indépendance, pourquoi vous venez chez nous ?
    Réponse :
    - Puisque vous êtes partis en France à l’indépendance, pourquoi vouloir revenir pour créer un Etat ?  
    - On voulait rester, mais on a eu peur d’être massacrés.
    - Parce que vous vouliez que l’Algérie reste française et vous avez soutenu l’OAS.
    - L’Algérie c’était mieux du temps de la France.
    - J’ai mal à la tête, demandez aux Anglais de vous créer un Etat en Palestine sur les terres occupées par Israël.

    Bref, cet interminable dialogue autour d’un pays si facile à quitter, mais si difficile à oublier, ne doit pas faire oublier la question : un Etat pour quoi faire ? C’est la grande tendance du moment, fragmenter les Etats-nations en brisant leur souveraineté sur la base du libre arbitre individualiste, tout en les fédérant dans des ensembles plus grands, comme l’Union européenne, plus faciles à diriger depuis Washington qu’un ensemble d’Etats européens avec lesquels il faudrait négocier au cas par cas. Le refus de Madrid de reconnaître l’indépendance de la Catalogne a dû faire du mal au MAK, qui donnait l’Europe comme exemple et le libre choix comme un acquis du monde moderne. Une idée au hasard, donner le Sahara occidental au Mak, la Kabylie aux pieds-noirs et le Club des Pins au Panama.

     

    Le “gouvernement provisoire pied-noir

     en exil” prend forme dans l'Hérault

    Le “gouvernement provisoire pied-noir   en exil” prend forme dans l'Hérault

    L’exécutif de l’Etat pied-noir : Christian Schembré, Pierre Granès et Jacques Villard (de gauche à droite). Photo J.-M. M.

     

    Dotée d'un président, cette “Fédération des deux rives” en quête

    de reconnaissance se cherche un territoire.

    L'initiative a de quoi surprendre. Initiée il y a quelques mois, la création d'un “gouvernement provisoire pied-noir en exil” est entrée dans sa phase concrète. Il y a quelques jours, la composition de ses principaux responsables a été actée lors d'une réunion organisée dans un restaurant de Lattes, près de Montpellier.

    Le nouvel État, baptisé “Fédération des deux rives”, est présidé par Pierre Granès, astrophysicien. Il comprend une assemblée nationale, composée de trente-cinq “députés désignés”. Elle est présidée par Christian Schembré, président montpelliérain de l'Association pour la promotion du peuple pied-noir. Son gouvernement est composé de 13 ministres, dirigé par Jacques Villard, cofondateur, en 1973, du Cercle algérianiste, également porte-parole.

    "Ils ne constituent pas un peuple"

    Professeur de droit constitutionnel, Dominique Rousseau analyse les éléments sur lesquels s’appuient, au travers de différents courriers, les promoteurs de l’initiative pour motiver la création d’un “gouvernement provisoire pied-noir en exil”.

    “Ils revendiquent dans leurs missives le droit des peuples à disposer d’eux-mêmes. Soit, mais encore faut-il que les pieds-noirs soient juridiquement reconnus comme un peuple à part entière, comme les Kurdes par exemple qui en ont les éléments caractéristiques. À mon sens, ce sont des citoyens Français qui se sont installés à un moment donné en France”, commente-t-il. 

    Pas un peuple “comme les Kurdes” 

    Son décryptage s’attache ensuite sur un second élément, “induit par le premier point”. “Les pieds-noirs n’ont pas de territoire. Parce que, précisément, ils ne constituent pas un peuple. Leur territoire est celui de leur nationalité, la France. Ils ne peuvent donc pas se dire en exil.” Le juriste poursuit : “Le droit des peuples à disposer d’eux-mêmes ne conduit pas à revendiquer automatiquement un État.”

    Dominique Rousseau trouve la démarche de créer un gouvernement provisoire “surprenante”. “Le gouvernement en exil, c’est de Gaulle, à Londres, lorsque son propre territoire est occupé. La première chose qu’il avait faite, ça a été de montrer qu’il avait un territoire. Là, il n’y a de base ni constitutionnelle, ni juridique, ni territoriale. Certes, les initiateurs de ce gouvernement en exil précisent bien qu’ils n’ont pas de territoire, puisqu’ils parlent de négociations pour en acquérir un.”

    Tout au plus un “territoire privé” 

    D’ailleurs, l’acquisition d’un territoire, selon lui, ne ferait de celui-ci qu’un “territoire privé”. Un territoire qui n’aurait “aucune compétence juridique pour édicter des règles, un code civil, un code pénal. C’est à mon sens juridiquement impossible.”

    “La création de notre État s'appuie sur la Convention de Montevideo du 26 décembre 1933 qui officialise le droit des peuples à se constituer en État. Or, le peuple pied-noir est une réalité de 5 millions d'âmes, dont 1,3 million résidant en France”, explique Jacques Villard, installé à Faugères, dans l'Hérault.

    L'initiative est poussée très loin. Le nouvel “État” s'est doté d'un Service de renseignement et de sécurité (Seres). Des “ambassadeurs” seront progressivement nommés. Il est doté d'un drapeau et d'un hymne. Et s'apprête même à disposer d'un premier territoire. “Un État peut se créer s'il y a unité d'esprit, de langue, d'histoire et de territoire”, rappelle en préambule le porte-parole du gouvernement provisoire pied-noir en exil. “Concernant le territoire, nous sommes en train de l'acheter. Notre recherche se concentre entre Gênes et Alicante. Nous travaillons sur plusieurs propositions. Nous souhaitons nous installer sur au moins une centaine d'hectares.”

    “Nous recherchons un territoire”

    Le territoire, c'est l'enjeu majeur. “Nous venons de signer un compromis de vente pour l'acquisition d'un terrain de 285 ha au nord de Montpellier, du côté de Viols-le-Fort. Ce sera notre première ambassade”, commente Jacques Villard. Un “premier bout de terre”, ajoutera un participant à la réunion de Lattes. Pourrait-il se trouver en Algérie ? “Si l'État algérien l'accepte, je prends tout de suite l'avion pour Alger !”

    Un courrier a été adressé, le 30 mai dernier, via son ambassadeur à Paris, au chef de l'État algérien, Abdelaziz Bouteflika. Une missive a également été envoyée, le même jour, à Emmanuel Macron, le Président français. “Nous leur avons officiellement transmis une demande de rendez-vous afin de présenter notre initiative.” Jacques Villard y insiste : “La création d'un État pied-noir n'est pas faite pour regarder vers le passé, malgré les années de souffrance et l'exode. Nous regardons devant. Notamment vers deux pays : la France, notre mère patrie, et l'Algérie, notre berceau.”

    SOURCE : http://www.midilibre.fr/2017/10/29/le-gouvernement-provisoire-pied-noir-en-exil-prend-forme-dans-l-herault,1580556.php 

    Le juriste Rousseau : «Les pieds-noirs

     ne constituent pas un peuple»

    Le “gouvernement provisoire pied-noir en exil” prend forme dans l'Hérault

    Dominique Rousseau, constitutionnaliste français. D. R. 

    Par R. Mahmoudi – En réponse à l’idée saugrenue des pieds-noirs de créer leur propre Etat, lancée récemment dans le sillage des revendications nationalistes, notamment catalogne et kurde, le constitutionnaliste français Dominique Rousseau démonte tout l’argumentaire sur lequel ces nostalgiques de l’Algérie française fondent leur démarche pour justifier la création d’un «gouvernement provisoire pied-noir en exil».

    «Ils revendiquent dans leurs missives le droit des peuples à disposer d’eux-mêmes. Soit, mais encore faut-il que les pieds-noirs soient juridiquement reconnus comme un peuple à part entière, comme les Kurdes, par exemple, qui en ont les éléments caractéristiques. A mon sens, ce sont des citoyens français qui se sont installés à un moment donné en France», explique d’entrée le juriste.

    Autre point dénotant le caractère farfelu d’un tel projet : la revendication d’un territoire, qui est fondamental dans la construction d’un Etat viable. «Les pieds-noirs n’ont pas de territoire. Parce que, précisément, ils ne constituent pas un peuple. Leur territoire est celui de leur nationalité, la France. Ils ne peuvent donc pas se dire en exil», écrit le professeur Dominique Rousseau. Et de poursuivre : «Le droit des peuples à disposer d’eux-mêmes ne conduit pas à revendiquer automatiquement un Etat.»

    Commentant la suggestion des pieds-noirs de mettre en place un gouvernement provisoire, Dominique Rousseau la juge tout simplement «surprenante». «Le gouvernement en exil, explique-t-il, c’est de Gaulle, à Londres, lorsque son propre territoire est occupé. La première chose qu’il avait faite, ça a été de montrer qu’il avait un territoire. Là, il n’y a de base ni constitutionnelle, ni juridique, ni territoriale.»

    Si les initiateurs de ce gouvernement en exil tâchent de préciser qu’ils n’ont pas de territoire, puisqu’ils parlent de négociations pour «en acquérir un», l’acquisition d’un territoire, selon le juriste, ne ferait de celui-ci qu’un «territoire privé», donc dénué de compétence juridique pour édicter des règles, un code civil, un code pénal. En conclusion, c’est un territoire «juridiquement impossible».*

    Pour rappel, un groupe de pieds-noirs a mis en place, il y a quelques semaines, une instance baptisée «Fédération des deux rives» et dont la création a été «actée lors d’une réunion organisée près de Montpellier».

    Cette instance est présidée par Pierre Granès et comprend un «parlement» composée de trente-cinq «députés désignés». Le parlement est présidé par Christian Schembré, président montpelliérain de l’Association pour la promotion du «peuple» pied-noir. Ce gouvernement fantoche est composé de treize «ministres» et dirigé par Jacques Villard, cofondateur du «Cercle algérianiste» en 1973.

    «La création de notre Etat s’appuie sur la Convention de Montevideo du 26 décembre 1933 qui officialise le droit des peuples à se constituer en Etat. Or, le peuple pied-noir est une réalité de 5 millions d’âmes, dont 1,3 million résidant en France», a expliqué Jacques Villard dans une déclaration à la presse, parue cette semaine.

    R. M.

    SOURCE : https://www.algeriepatriotique.com/2017/11/05/juriste-francais-dominique-rousseau-pieds-noirs-ne-constituent-peuple/ 

     Le plus incroyable c’est que l’Etat français leur a répondu « poliment » si l’on en croit cette capture d’écran visible à ce lien :

    SOURCE : http://gourvernementpn.canalblog.com/archives/2017/07/15/35479738.html 

     

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  • Commentaires

    1
    Lundi 6 Novembre à 09:17

    C'est tout simplement rigolo !

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