• Le Mali «exige» de Macron d’en finir avec «sa posture néocoloniale, paternaliste et condescendante»

     

    Le Mali «exige» de Macron d’en finir avec «sa posture néocoloniale, paternaliste

     et condescendante»

    Cette réaction de la junte au pouvoir à Bamako intervient après les propos tenus en Guinée-Bissau par le président français.

      Le Mali «exige» de Macron d’en finir avec «sa posture néocoloniale, paternaliste   et condescendante»

    Emmanuel Macron à Bissau, le 28 juillet où il a estimé que les choix faits par la junte malienne "sont particulièrement inefficaces pour lutter contre le terrorisme, ça n’est d’ailleurs plus leur objectif et c’est ce qui a présidé à notre choix de quitter le sol malien ». AFP/Ludovic MARIN

    La junte au pouvoir au Mali a « exigé » dimanche du président français Emmanuel Macron qu’il en finisse avec « sa posture néo-coloniale » et taise ses critiques contre l’armée malienne, l’accusant d’attiser les haines ethniques.

    « Le gouvernement de transition exige du président Macron d’abandonner définitivement sa posture néo-coloniale, paternaliste et condescendante pour comprendre que nul ne peut aimer le Mali mieux que les Maliens », a déclaré à la télévision publique le porte-parole du gouvernement, le colonel Abdoulaye Maïga. Ce dernier réagissait aux propos tenus jeudi à Bissau par le chef de l’Etat français.

    Évoquant le Mali, confronté à une grave crise sécuritaire et théâtre de deux coups d’Etat militaires en 2020 et 2021, M. Macron a estimé que la responsabilité des Etats ouest-africains était d’œuvrer pour que « le peuple malien puisse (...) exprimer sa souveraineté populaire » et « bâtir le cadre de stabilité » permettant de « lutter efficacement contre les groupes terroristes ».

    « Puisque force est de constater que les choix faits par la junte malienne aujourd’hui et sa complicité de fait avec la milice Wagner sont particulièrement inefficaces pour lutter contre le terrorisme, ça n’est d’ailleurs plus leur objectif et c’est ce qui a présidé à notre choix de quitter le sol malien », a-t-il ajouté.

    La force française Barkhane est en train de plier bagages au Mali. Bamako de son côté a toujours réfuté avoir fait appel au groupe paramilitaire russe Wagner, présent au Mali sur une « base commerciale » selon la Russie.

    « Susciter la haine ethnique »

    M. Maïga a aussi critiqué des « accusations erronées » de la part de M. Macron « malgré les démentis » du Mali.

    Bamako a également condamné « avec la dernière rigueur » les propos « haineux et diffamatoires » du président Macron alertant sur les exactions imputées à l’armée malienne contre des membres de la communauté peul lors de récentes opérations.

    L’armée malienne et les paramilitaires russes ont été notamment accusés de s’être livrés à un massacre de civils dans la localité de Moura (centre) où, selon l’ONG Human Rights Watch, quelque 300 civils auraient été exécutés fin mars.

    Ces « accusations graves » de M. Macron sont de nature à « susciter la haine ethnique » au Mali où, reconnaît Bamako, « ces dernières années le tissu social a été dégradé à cause des conflits communautaires ».

    « Il est important que le président Macron se remémore constamment le rôle négatif et la responsabilité de la France dans le génocide des Tutsis au Rwanda », a dit le porte-parole Maïga.

    Les relations entre Paris et Bamako se sont fortement dégradées depuis un an. Après neuf ans de présence militaire au Mali, via l’opération Serval puis Barkhane, la France a été poussée vers la sortie par les autorités militaires maliennes, six mois après l’arrivée des paramilitaires du groupe Wagner.

    SOURCE : Le Mali «exige» de Macron d’en finir avec «sa posture néocoloniale, paternaliste et condescendante» - Le Parisien

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  • Commentaires

    1
    Mardi 2 Août à 09:43

    En 2013 lors de l'envoi d'un corps expéditionnaire au Mali décidée sous la présidence de Hollande j'avais un assemblée de la Fédération Générale des Retraités de la Fonction publique. Elle se tenait dans la salle Léo Ferré qui avait été l'école primaire où j'avais débuté ma carrière d'enseignant en 1959. De l'endroit où se tenait notre réunion on voyait la fenêtre de la classe dans laquelle le jour de mes 20 ans j'avais reçu un courrier m'avisant que je devais me rendre à Sainte Marthe quatre jours plus tard afin de rejoindre le régiment dans lequel j'étais incorporé basé à Oran.

    Je n'ai pas manqué d'évoquer le lien entre les deux périodes dans l'intervention que j'ai faite

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