• Le Président de la 4acg, à propos des attentats terroristes : agir ensemble pour vivre ensemble

    Le Président de la 4acg, à propos des attentats terroristes : agir ensemble pour vivre ensemble

    Le Président de la 4acg, à propos des attentats terroristes : agir ensemble pour vivre ensemble

    Jeudi 4 août 2016, par Alain Desjardin  

    L’actualité internationale que rapporte quotidiennement l’ensemble des média est plus le fait de violences de toutes formes insupportables, moins d’initiatives de respect, de justice « entre et pour » les hommes. 

    Ici, c’est au nom de la 4acg qu’il m’est proposé de tenter d’écrire une contribution réaliste de ce qui fait la raison « d’être et d’agir » de notre association. Écouter, lire, confronter des informations et des points de vues du temps présent est une nécessité pour comprendre l’évolution du monde.  

    « Depuis janvier 2015, nous avons pris conscience que les conséquences des guerres, notamment du Moyen Orient et de diverses parties de l’Afrique, s’étaient introduites en occident. A ce jour, la France étant le pays européen le plus engagé militairement dans différents pays, elle est la nation la plus frappée par les attentats. Ces assassinats de masse visent à tuer le plus de monde possible, à moindre coût, en recevant la plus grande publicité disponible, c’est quasiment une stratégie commerciale pour Daech, et ça marche ! Tous les régimes génocidaires ont fait cela. (Richard Rechtman – psychiatre et anthropologue – Télérama 3472) ». 

    Les conséquences politiques de ces attentats ont conduit l’État français à créer et prolonger l’état d’urgence, puis à limiter le droit de manifestations ainsi qu’à renforcer les services et les mesures de surveillance de masse.

    Cette succession d’attentats, leur forme de terreur de masse, rapportée et débattue par l’ensemble des médias et des réseaux sociaux montre qu’ils risquent de se produire souvent et en des endroits inconnus, mais là où le public est regroupé. Les peurs et les souffrances des victimes et de leurs proches ont pour objectif de diviser les opinions publiques, d’exacerber les haines racistes voire d’organiser une guerre civile.

    La perspective des échéances électorales, dont les présidentielles et législatives prochaines, contribuent à des surenchères sécuritaires d’une partie non négligeable de la classe politique, au lieu de chercher l’apaisement et un comportement citoyen fraternel et intergénérationnel. Dépasser ces querelles politiciennes est nécessaire, pour comprendre les origines de ces nouvelles formes de terrorisme mondialisé. C’est ce que fait Smaïl Goumeziane dans son livre « L’Islam n’est pas coupable » - éditions Non Lieu : « Dès lors, il est clair que la priorité des priorités est la lutte multiforme contre la violence terroriste – aujourd’hui principalement portée par Daech, pas uniquement -, il n’en demeure pas moins que la solution définitive à cette violence extrême ne peut venir que du traitement, démocratique, et autant que possible pacifique, de la question, toute aussi brûlante, de la disparition des pouvoirs autoritaires dans la région, et de la question aussi actuelle des violences induites par une mondialisation libérale porteuse d’inégalités, de fractures et d’injustices criantes ».

    Après l’assassinat du prêtre Hamel, Tahar Ben Jelloun invite « les musulmans à manifester contre la barbarie » – le Monde du 30/07/2016) : « Aujourd’hui, une ligne rouge a été dépassée : entrer dans une église, dans une petite ville de Normandie, et s’en prendre à un vieil homme, un prêtre, l’égorger comme un vulgaire mouton, essayer la même chose avec une deuxième personne, la laisser gisant dans son sang, entre la vie et la mort, crier le nom de l’organisation État islamique Daesh, puis mourir, c’est une déclaration d’une guerre d’un genre nouveau, une guerre de religion. Nous savons combien ça dure et comment ça se termine. Mal, très mal. 
    Alors, après les massacres du 13 novembre 2015 à Paris, ensuite le massacre de Nice et d’autres crimes individuels, voilà que la communauté musulmane, vous, moi, nos enfants, nos voisins, pratiquants ou pas, croyants ou pas, sommes sommés de réagir. Il ne suffit pas de s’insurger verbalement, de s’indigner encore une fois et de dire « ça ce n’est pas l’Islam », non, cela n’est plus suffisant et de plus en plus de gens ne nous croient pas quand on dit que l’Islam est une religion de paix et de tolérance. Nous ne pouvons plus sauver l’Islam, ou plutôt, si nous voulons le rétablir dans sa vérité, dans son histoire, si nous voulons démontrer que l’Islam ne consiste pas à égorger un prêtre, alors il faut sortir en masse dans les rues et s’unir autour du même message : dégager l’Islam des griffes de Daech. ».

    Quant au pape François, présent aux Journées Mondiales de la Jeunesse catholique (JMJ), où étaient représentées 185 nations à Cracovie, il s’est efforcé de renforcer les ponts avec l’Islam et en invitant les jeunes à s’engager vers les autres religions et non croyants. Il a demandé aux jeunes d’agir pour subvertir les frontières et les identités que les violences voudraient voir se transformer en motifs d’affrontements. Il dit ceci : « Nous ne voulons pas vaincre la haine par davantage de haine, vaincre la violence par davantage de violence, vaincre la terreur par davantage de terreur. Et notre réponse à ce monde en guerre à un nom : elle s’appelle fraternité ».

    Résister à la peur, aux montées de la haine, comme aux actes racistes, nécessite d’amplifier les initiatives de dialogues entre non croyants et croyants, d’engager prioritairement des initiatives « vers et avec la jeunesse », ainsi que vers la classe politique pour l’organisation d’idéaux de justice, de dignité, contribuant à la fraternisation entre cultures différentes.

    En conclusion : c’est ce à quoi s’est engagée courageusement la 4acg, vers l’avenir de ces rapports avec divers pays, dont l’Algérie.

    • Poursuivre nos interventions en milieu scolaire et auprès d’associations de jeunes, sur ce qu’a été la colonisation de peuples, l’origine des guerres, la vente d’armements où la France tient la 4e place au niveau mondial.
    • Préparer des voyages vers les associations que nous soutenons, dans la perspective de permettre des échanges par le voyage, en priorité entre des jeunes français et algériens à la recherche d’une vie digne et fraternelle.
    • Favoriser le dialogue entre l’Algérie et la France sur la base de la Charte de la Fraternisation entre les peuples français et algérien.
    • Respecter sans se renier, tolérer, écouter, comprendre, permettre l’actualisation d’une laïcité humaniste, ce à quoi nous nous sommes engagés depuis notre dernière assemblée générale.

    Par une intelligence collective, organisatrice de débats contributeurs de la vie démocratique et par la volonté optimiste de l’agir ensemble, nous pouvons permettre le dépassement du pessimisme, de la séparation groupusculaire et du repli sur soi.

    Pour illustrer cette position, voici ce qu’a écrit un militant de la 4acg, membre du groupe sur la laïcité, Jean Peaud : « Je reste optimiste pour l’évolution de la culture générale de l’humanité, vers toujours plus de liberté, de compréhension, donc d’intelligence. Et j’espère aussi bien qu’un jour viendra où il n’y aura plus ni massacre de la Saint Barthélémy, ni pogroms ».

    Alain Desjardin
    Président de la 4acg
    Août 2016

    SOURCE :  http://www.4acg.org/Agir-ensemble-pour-vivre-ensemble 

     

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