• Le rapport de Benjamin Stora n’aurait pas été remis officiellement à l’Algérie ?

     

    Le rapport de Benjamin Stora n’aurait pas été remis officiellement à l’Algérie ?

    Le rapport de Benjamin Stora n’aurait pas été remis officiellement à l’Algérie ? Les Algériens sont pourtant libres et indépendants… Ce ne sont plus des citoyens de secondes zones comme dans l’Algérie dite française mais définitivement défunte. M. Macron a-t-il vraiment envie de parvenir à " une mémoire apaisée " avec l'Algérie où est-ce seulement avec des arrière-pensées pré-électorales ? L'avenir répondra à cette question et notamment pour le 60e anniversaire de l'indépendance de l'Algérie... J'espère que nous ne serons pas déçus ?

    Michel Dandelot

     

    France-Algérie. Le rapport Stora qualifié de « franco-français » par Alger

     

    Le rapport de Benjamin Stora n’aurait pas été remis officiellement à l’Algérie ?

    Le rapport de Benjamin Stora sur la guerre d'Algérie "n'existe pas" selon Abdelmadjid Chikhi, directeur général des Archives nationales. | MARIE-ANNICK VELLY / OUEST France avec AFP

     

    Abdelmadjid Chikhi, directeur général des Archives nationales algériennes, estime que le rapport réalisé par Benjamin Stora ne concerne que la France et a par conséquent été ignoré par son pays.

    Le rapport de Benjamin Stora sur la réconciliation des mémoires entre la France et l’Algérie est un « rapport franco-français » qui n’a pas été transmis à Alger, a affirmé l’alter ego algérien de l’historien français, Abdelmadjid Chikhi, directeur général des Archives nationales.

    « Je n’ai pas d’évaluation pour le rapport Stora. J’estime que ce rapport est un rapport français demandé par un président français à un citoyen français afin qu’il lui donne un avis sur ce qu’ils nomment 'la mémoire apaisée' », a expliqué M. Chikhi dans une émission de la chaîne qatarie Al-Jazeera, diffusée lundi et intitulée « Algérie et France : mémoire de colonisation ».

    « C’est un rapport franco-français. Il ne nous a pas été transmis de manière officielle pour que l’on soit dans l’obligation, au moins morale, de répondre sur son contenu », a-t-il assuré, ajoutant : « Officiellement, c’est comme si ce rapport n’existait pas ».

    De fait, Alger n’a pas directement réagi à ce stade à ce rapport.

    « La réconciliation des mémoires doit d’abord commencer chez les Français. En Algérie, nous avons une seule mémoire qui est la mémoire nationale », a poursuivi M. Chikhi.

    Il a été chargé en juillet par le président algérien Abdelmadjid Tebboune de travailler sur la mémoire de la colonisation et de la guerre d’Algérie (1954-1962), de concert avec Benjamin Stora.

    Au cours de l’émission de 50 minutes, M. Chikhi a de nouveau réclamé la restitution de « la totalité » des archives de la période coloniale (1830-1962).

    « Peu de pays ont subi ce qu’a subi l’Algérie concernant son patrimoine historique, intellectuel et culturel. Ce qui a été pillé doit être restitué », a-t-il argué.

    « Comment arriver à la vérité historique quand l’intégralité de notre histoire est entreposée en France et ailleurs à l’étranger ? », a relevé le responsable algérien.

    « Actes symboliques »

    Ancien combattant de la guerre d’indépendance, M. Chikhi a été nommé à son poste au printemps 2020 et il a déjà formulé des critiques très virulentes à l’égard de la France et de l’historiographie française sur l’Algérie.

    Il a exhorté lors d’un colloque vendredi les chercheurs et les historiens à « s’éloigner de l’école française dans la recherche historique en adoptant une véritable approche d’analyse permettant de lever le voile sur toutes les vérités », selon l’agence de presse officielle APS.

    Et, samedi, il a accusé la France d’avoir « exterminé » la population alphabétisée de l’Algérie pendant les premières décennies de la colonisation, et ses historiens de l’avoir sciemment ignoré.

    À l’approche du 60e anniversaire de l’indépendance de l’Algérie (5 juillet 1962), le président français Emmanuel Macron a engagé ces derniers mois une série d'« actes symboliques » afin de « réconcilier les mémoires » entre Français et Algériens.

    En juillet, la France a remis à Alger 24 crânes de combattants nationalistes tués au début de la colonisation, qui étaient entreposés à Paris.

    En outre, M. Macron a récemment reconnu, « au nom de la France », que l’avocat et dirigeant nationaliste Ali Boumendjel avait été « torturé et assassiné » par l’armée française pendant la Bataille d’Alger en 1957. Un assassinat maquillé à l’époque en suicide.

    Enfin, il a décidé de faciliter l’accès aux archives classifiées de plus de cinquante ans, notamment celles sur la guerre d’Algérie.

    Ces gestes font partie du rapport de Benjamin Stora sur la réconciliation mémorielle franco-algérienne remis en janvier à l’Élysée. Ses propositions ont été diversement accueillies, certains lui reprochant de ne pas avoir préconisé des « excuses » de Paris.

    M. Stora s’est de nouveau défendu dans l’émission d’Al-Jazeera de ne pas avoir fait de différence entre « le bourreau et la victime ».

    Les autorités algériennes veulent également remettre sur la table la question des « disparus » de la guerre d’indépendance – plus de 2 200 personnes, selon Alger – et celle des essais nucléaires français dans le Sahara algérien. 

    SOURCE : https://www.ouest-france.fr/monde/algerie/france-algerie-le-rapport-stora-qualifie-de-franco-francais-par-alger-fdc784d0-a0d6-448c-b434-59706ce2a7f4 

     

    « A partir du 20 mars 1962 : l’OAS veut rendre les Accords d’Evian inapplicables"Ouvrez le 1". Algérie, le choc des mémoires »
    Partager via Gmail Delicious Technorati Yahoo! Google Bookmarks Blogmarks Pin It

  • Commentaires

    1
    Mercredi 24 Mars à 09:38

    Il y a effectivement un débat franco-français sur le colonialisme et la guerre pour laquelle on avait enrôlé les appelés du contingent afin de le perpétuer. Je considère comme extrêmement précieux que le rapport de Benjamin Stora ait permis que ce débat soit engagé. Cela nous change de la cape de plomb sur le sujet qui a caractérisé les soixante ans qui ont suivi la fin du conflit.

    Pour ce qui est des Algériens ils ont leur vision de ce pan de notre histoire commune. Je ne crois pas, sauf erreur de ma part, avoir de contentieux avec eux sur la nocivité du colonialisme et sur la finalité de la guerre d'indépendance.

    Je crois qu'il faut souligner que cette situation dont la France est pleinement responsable a fait des dégâts des deux côtés de la Méditerranée, certes plus importants chez les Algériens mais non négligeables chez les jeunes Français.

    Suivre le flux RSS des commentaires


    Ajouter un commentaire

    Nom / Pseudo :

    E-mail (facultatif) :

    Site Web (facultatif) :

    Commentaire :