• LE SITE « ESPACE GUERRE D’ALGERIE » communique

     

    LE SITE « ESPACE GUERRE D’algérie » communique 

    6 octobre 2018 : commémoration

    des victimes

    de l’OAS par l’ANPROMEVO 

    Comme chaque année depuis le 6 octobre 2011 (à l’exception de 2012 et 2014), une cérémonie du souvenir des victimes de l’OAS aura lieu au cimetière parisien du Père-Lachaise, le 6 octobre 2018.

    Le 6 octobre 2011, le maire de Paris, M. Bertrand Delanoë, dévoilait, au cimetière du Père-Lachaise, une stèle dédiée à l’ensemble des victimes de l’OAS en Algérie et en France.

    Cet hommage s’inscrivait dans l’action de mémoire collective menée depuis 2001 par la Ville de Paris autour de la guerre d’Algérie et des conflits coloniaux en Afrique du Nord, avec, notamment, l’édification dans ce même cimetière du Père-Lachaise d’un mémorial célébrant le souvenir des 750 Parisiens morts pour la France en AFN, les plaques honorant les victimes des répressions du 17 octobre 1961 sur le pont Saint-Michel et du 8 février 1962 au Métro Charonne (sans compter le monument inauguré le 11 novembre 1996, dans le parc de la Butte du Chapeau Rouge, près du boulevard d’Algérie, à la mémoire des Harkis, de leurs familles et des victimes civiles de la guerre d’Algérie).

    Depuis lors, à Paris comme en province -Alençon (Orne) en 2012, Le Touvet (Isère) en 2014-, chaque journée du 6 octobre est l’occasion d’une cérémonie destinée à commémorer cet événement qui a marqué l’histoire des victimes de la guerre d’Algérie : en effet, celles de l’OAS avaient été, jusqu’alors, les seules collectivement privées de la considération qui leur était due par les pouvoirs publics, au premier rang desquels l’État lui-même.

    De manière à renforcer l’ancrage de la date du 6 octobre dans le calendrier des manifestations d’associations d’anciens combattants et victimes de guerre, les membres d’honneur et adhérents de Paris et d’Île-de-France de l’ANPROMEVO ainsi que les correspondants et amis de l’association sont invités à se réunir au cimetière du Père-Lachaise le samedi 6 octobre 2018 à 11h00 (entrée rue des Rondeaux, M° Gambetta). 

     

    17 octobre 2018 – commémoration

    du massacre

    du 17 octobre 1961 

    17 octobre 2018, des commémorations du massacre auront lieu également dans plusieurs villes :

    au Pont de Bezons à 12H30 (Colombes) et à 18H30 (Bezons),

    au Pont d’Argenteuil à 19 H,

    au Pont de Clichy à 14/15 H (Asnières) et à 19 H (Clichy la Garenne),

    Place du 17 octobre à 18 H à Gennevilliers et

    Place des Droits de l’Homme à 18 H 30 à Nanterre. (voir le document)

    À Paris vers 18H au Pont Saint-Michel


    Projection par le Collectif 17 octobre 1961 Banlieue Nord/Ouest, autour des commémorations du massacre du 17 octobre 1961. 

     

    COLOMBES

    le 16 octobre 2018 à 19 h 30 « 17 octobre 1961. Dissimulation d’un massacre » au Théâtre du KALAM : 193 rue des Champarons, 92700 Colombes.

    ARGENTEUIL

    le 17 octobre 2018 à 20 h : « Les balles du 14 juillet 1953 » Salle Paul Vaillant Couturier, 40 rue Paul Vaillant Couturier. 95100 Argenteuil.

    NANTERRE

    18 octobre 2018 : à 19 H « Mourir à Charonne pourquoi ? » à la fédération du PCF 56/58 rue Sadi Carnot. 92000 Nanterre.

    Résumés des films 

    Les balles du 14 juillet 1953

    Au moment de la dislocation d’une manifestation en l’honneur de la Révolution Française, la police parisienne a chargé un cortège de manifestants algériens. Sept personnes (6 algériens et un français) ont été tuées et une centaine de manifestants ont été blessés dont plus de quarante par balles. Ce film, est l’histoire d’une longue enquête contre l’amnésie afin de reconstituer au mieux le déroulement de ce drame mais aussi pour comprendre comment ce mensonge d’Etat a si bien fonctionné.

    17 octobre 1961/ Dissimulation d’un massacre

    Comment la répression de la manifestation du FLN du 17 octobre 1961, a pu être occultée pendant 40 ans ?

     

    Mourir à Charonne, pourquoi ?

     

    Le 8 février 1962, les syndicats et partis de gauche appelle à une manifestation de protestation contre les attentats de l’OAS. Au moment de la dispersion au métro Charonne, la police charge brutalement. On relèvera 9 morts et de nombreux blessés.


    Au centre Culturel Algérien 

    Dans le cadre de la commémoration des massacres du 17 octobre 1961 à Paris Rencontre-débat avec le Moudjahid et écrivain Djoudi Attoumi – Mercredi 17 octobre 2018 à 18h30 

    Avec la participation de l’historien et universitaire Kacim Zidine

    La rencontre intervient dans le cadre de la commémoration du 57ème anniversaire des massacres du 17 octobre à Paris. L’historien et le militant anticolonialiste Jean Luc Einaudi, décédé en 2014, avait mis en lumière, dans ses écrits et ouvrages dont « La bataille de Paris, 17 octobre 1961 », le rôle de l’État français dans la répression des luttes pour l’indépendance nationale. Lors de cette rencontre, Djoudi Attoumi rendra hommage à ses compagnons d’armes, Hamou Amirouche (1937-2018), ancien secrétaire du colonel Amirouche chef de la wilaya III, et Rachid Adjaoud (1937-2016), rédacteur du Congrès de la Soummam le 20 août 1956.

    Depuis le début de l’année 1956, une politique de la terre brûlée est appliquée par l’armée coloniale: opérations de ratissage de grande envergure, comme « opération Espérance » du 29 mai au 3 juin 1956 sous le commandement du général Dufour et de Maurice Papon, préfet de Constantine. Des attentats sont perpétrés à Paris et à travers tout le territoire français, avec consigne de s’attaquer aux militaires, policiers et autres services de sécurités. Cette situation de guerre en métropole fait dire au général Giap dans une phrase célèbre: « pour la première fois dans l’Histoire, le colonisé a transféré la guerre sur le propre sol du colonisateur ».

    Désormais, la France vit le climat de guerre sur son propre sol. En effet l’organisation solide de la fédération de France du FLN, se traduisait par, du point de vue politique, un embrigadement de tous les algériens au sein du FLN par la propagande, une structuration de tous les algériens dans des cellules du du parti, la création des OPA avec des collecteurs de fonds et des trésoriers. Du point de vue militaire, il s’agissait d’organiser des actions en France pour desserrer l’étau sur les populations et les maquis en Algérie, de créer des commandos pour engager des actions retentissantes, telles: l’incendie de Maurépianne, l’attentat contre Ali Chekal qui se trouvait aux côtés du Président français René Coty par Mohamed Mohamed Bensaddok, un fidaï très courageux. L’opération a permis à l’opinion française et internationale d’ouvrir les yeux sur les capacités de frappe du FLN et sur les sensibilités sur le drame algérien. Un climat de guerre était instauré sur le sol français. Le génie du FLN dans l’organisation des manifestations dont celles des 10, 11 et 12 décembre 1960 dans toutes les villes d’Algérie en faveur du FLN. L’instauration arbitraire d’un couvre-feu depuis le 5 octobre pour la communauté algérienne à Paris, a poussé le FLN à organiser une manifestation pacifique afin notamment de briser le couvre-feu et d’attirer l’opinion française et internationale sur l’arbitraire que subissent les Algériens dont la communauté nationale en France. La manifestation pacifique a été réprimée dans le sang. Les policiers et les harkis ont fait preuve de férocité. Le bilan officiel n’est pas connu. Mais d’après les recoupements, il y aurait 132 morts et des dizaines de disparus. Selon les Historiens ces chiffres sont évalués à 200 morts, parmi les victimes de ces massacres, la jeune Fatiha Bedar, une collégienne originaire de Béjaia âgée seulement de 17 ans.

    Par Djoudi Attoumi

     

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  • Commentaires

    2
    Jeudi 18 Octobre à 00:23

    Je ne pense pas être le seul choqué par le texte de Djoudi Attoumi parlant d'" embrigadement par la propagande". Mais cet ancien moudjahid tient souvent des propos étonnants.

    Lors de l''exposition Algérie 1830-1962 au Musée de l'Armée aux Invalides, en 2012,  une exposition remarquable par son souci d'objectivité  et la communication de documents interdits durant la guerre, il y avait matière à s'interroger sur le moudjahid Djoudi Attoumi.
    En effet,celui qui avait été le secrétaire d'Amirouche tenait dans une vidéo de l'exposition des propos lénifiants sur l'attitude presque amicale des soldats du FLN vis à vis des soldats français prisonniers...ce qui aurait été la contre-partie de l'attitude bienveillante de la majorité des appelés vis à vis des prisonniers FLN...!!. Mais à quelques mètres dans une autre salle était exposée une consigne officielle du colonel Amirouche encourageant ses soldats à torturer si besoin les soldats français prisonniers.

    Comment expliquer que Djoudi Attoumi ait accepté une telle "cohabitation" dans l'exposition sans protester ou s'abstenir ?

    Je possède aussi une vidéo où devant des élèves de Montpellier, Djoudi Attoumi affirme que l'Agérie actuelle est un pays démocratique, discours qui plaisait à d'anciens appelés sans esprit critique sur le régime actuel en Algérie.

    En fait, des deux cotés de la Méditerranée on trouve des "anciens combattants" qui, ayant fait une rente de cette situation, sont peu soucieux  de la vérité historique des lors  que leurs témoignages sont appréciés par les " ex du camp d'en face". 

    Encore un  élément qui rend difficile et pourtant nécessaire un consensus sur l'histoire algéro-française.

    1
    Mardi 2 Octobre à 21:29

    Quand les mots deviennent inaccessibles à l'esprit d'un oppresseur, il ne reste que le langage de la poudre pour lui ouvrir l'esprit.

    Déplacer la guerre sur le territoire Français visait à sensibiliser l'opinion Française et internationale et faire comprendre que le FLN peut frapper n'importe où et n'importe quand. Il faut souligne le rôle très important de centaines de Français de souche sans oublier nos amis PN fervents militants de l'indépendance de l'Algérie.

    A l'accession de l'Algérie à l'indépendance , le FRONT DE LIBÉRATION NATIONAL (FLN)  est devenu une école qui inspirera nombre de pays en lutte contre l'oppresseur de par le monde , et . Alger deviendra la Mecque des guérilleros tant Africains que Sud Américain. 

    Le_Canari_de_retour

    Blida le : 02*10*2018

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