• Le village d'Allègre se souvient de Germaine Tillion

     
     Le village d'Allègre se souvient

    de Germaine Tillion

    Le village d'Allègre se souvient de Germaine Tillion

    L'association "Germaine Tillion, mémoires d'Allègre" organisait samedi 28 mars 2015 au centre George-Sand une journée consacrée à l'ethnologue et humaniste Germaine Tillion qui est née à Allègre le 30 mai 1907.

    Le village d'Allègre se souvient de Germaine Tillion

    Jean-Pierre Lauby, président de l'association Germaine Tillion.

    Créée en novembre 2014 l'association "Germaine Tillion, mémoires d'Allègre" organisait samedi le première manifestation d'ampleur de sa jeune existence.
    Une journée consacrée à la plus célèbre des enfants d'Allègre rassemblait dès la matinée quelque 300 personnes au centre George-Sand.
    Une occasion de se souvenir de Germaine Tillion, de rendre hommage à cette grande humaniste au parcours courageux et atypique.
    Après quelques mots de Jean-Pierre Lauby, président de l'association Germaine Tillion, mémoires d'Allègre, Gilbert Meyssonnier, maire d'Allègre, ouvrait cette journée Germaine Tillion à laquelle  participaient notamment Jean-Pierre Vigier, député, Arlette Arnaud-Landau, conseillère régionale, Marie-Agnès Petit, conseillère départementale et régionale.
    Née à Allègre, Germaine Tillion est restée une dizaine d'années au pied du mont Bar avant de poursuivre ses études au lycée Jeanne-d'Arc de Clermont Ferrand.
    Son parcours universitaire fut ensuite particulièrement brillant avec des études de lettres puis d’ethnologie à la Sorbonne. Marcel Mauss et Louis Massignon furent deux maîtres qui nourrirent sa pensée.

    Jeune diplômée, elle part seule dans les Aurès en Algérie où elle effectue quatre missions d'étude de la population berbère Chaouia.
    Un travail sur le terrain, dans un univers difficile qui témoigne du courage de cette jeune femme.
    Ce courage, elle le démontra également lors de son retour en métropole en juin 1940.
    Révoltée par le discours de Pétain annonçant l'armistice, elle décide de participer à la fondation du Réseau du Musée de l'Homme, devenant une des premières résistance de l'Hexagone.
    Un engagement qui lui valut d'être arrêtée et déportée en 1943 au camp de Ravensbrück avec sa mère qui y décèdera. 
    Germaine Tillion poursuivra après guerre son engagement humaniste, en dénonçant le système concentrationnaire en Union soviétique, en créant des centres sociaux en Algérie, en participant à la commission d’enquête sur la torture dans les prisons de la guerre d’Algérie.
    "Il se passe quelque chose autour de cette personnalité que l'on découvre ou que l'on redécouvre" lançait samedi matin Jean-Pierre Lauby.
    Mais il n'y a pas de lieu tangible, de trace du passage de Germaine Tillion à Allègre, seul est conservé le souvenir de sa maison natale, l'ancienne gendarmerie à deux pas du centre du bourg.
    Toutefois, l'ethnologue serait venue par deux fois à Allègre, pour retrouver les lieux de son enfance, mais on ne dispose d'aucune certitude à ce sujet.
    Alors l'évocation de Germaine Tillion à Allègre a quelque chose de symbolique, comme son entrée au panthéon le 27 mai prochain.
    Ce jour-là quatre figures exemplaires de la France, Germaine Tillion, Pierre Brossolette, Geneviève de Gaulle et Jean Zay, auront la reconnaisse nationale qui leur est due. Toutefois, les dépouilles des résistantes Germaine Tillion et Geneviève de Gaulle n'entreront pas au Panthéon, conformément au voeu de leurs familles qui ont exprimé le souhait qu'elles demeurent dans leur sépulture d'origine. Les cercueils ne contiendront qu'un peu de terre rapporté du lieu où elles sont enterrées.
    La journée Germaine Tillion à Allègre était ponctuée de plusieurs moments durant lesquels divers aspects de sa personnalités étaient évoqués ainsi que le contexte actuel avec une première conférence matinale "l'entrée au Panthéon de Germaine Tillion", donnée par Patrick Garcia.

    Dans l'après-midi, une table ronde permettait d'aborder deux moments de la vie de Germaine Tillion, la Résitance et la Déportation d'une part, l'engament social en Algérie, d’autre part.
    La journée Germaine Tillion consacrait aussi une grand part à l'expression artistique avec l'exposition à l'espace George-Sand et au logis Saint-Paul. Une position partagée entre les travaux à l'espace George-Sand des élèves du collège d'Allègre et quatre artistes qui se sont investis dans cette démarche.
    La journée au centre George-Sand devait se terminer par une lecture publique de plusieurs textes de Germaine Tillion par Claire Vidoni, du Théâtre de l'Imprévu
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     SOURCE : http://www.leveil.fr/actualite/Allegre-se-souvient-de-Germaine-Tillion-106250 

    Merci de cliquer sur le lien ci-dessous pour visualiser une vidéo concernant Germaine Tillion dans son village de naissance : Allègre
     
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