• Les 21 et 22 janvier la BnF et l'Institut du monde arabe accueillent un colloque historique, « Oppositions intellectuelles à la colonisation et à la guerre d’Algérie ».

     

    Les 21 et 22 janvier la BnF et l'Institut du monde arabe accueillent un colloque historique, «Oppositions intellectuelles à la colonisation et à la guerre d’Algérie».

     

    Les 21 et 22 janvier la BnF et l'Institut du monde arabe accueillent un colloque historique, « Oppositions intellectuelles à la colonisation et à la guerre d’Algérie ».

            

    Le colloque sera retransmis en direct sur la chaîne Youtube

    de la BnF  :


     

    Les 21 et 22 janvier la BnF et l'Institut du monde arabe accueillent un colloque historique, « Oppositions intellectuelles à la colonisation et à la guerre d’Algérie ».

     

    « Il se trouve» que j’ai connu le peuple algérien et que je l’aime ; « il se trouve » que ses souffrances, je les ai vues, avec mes propres yeux, et « il se trouve » qu’elles correspondaient en moi à des blessures ; « il se trouve », enfin, que mon attachement à notre pays a été, lui aussi, renforcé par des années de passion. C’est parce que toutes ces cordes tiraient en même temps, et qu’aucune n’a cassé, que je n’ai ni rompu avec la justice pour l’amour de la France, ni rompu avec la France pour l’amour de la justice.»

    Ainsi s’exprime Germaine Tillion le 11 mars 1964 dans le journal « Le Monde », en réponse à Simone de Beauvoir qui l’a mise en cause dans un bref passage de son ouvrage « La force des choses ». Pour comprendre la nature de son engagement au cours de la guerre d’Algérie, il faut revenir sur son parcours singulier.

    Germaine Tillion est une jeune ethnologue, diplômée de l’Institut d’Ethnologie en 1932, lorsqu’elle est recrutée pour une mission ethnographique qu’elle débutera dans l’Aurès, région montagneuse de l’est algérien, en ce temps département français. Elle y mène plusieurs missions dans les années 1930, auprès de la population berbère semi-nomade Ah-Abderrahmane de Kebach, dans le douar de Tadjemout.

    En 1940, de retour dans une France occupée militairement par l’Allemagne nazie, refusant la politique de collaboration, elle rejoint la Résistance et s’implique activement dans les activités de plusieurs groupes. Arrêtée sur dénonciation en 1942, Germaine Tillion est déportée au camp de Ravensbrück. Aidée de ses camarades de détention, elle documente, en ethnologue, le fonctionnement du système concentrationnaire, pour pouvoir en témoigner si l’une d’entre elles au moins survit. Elle est libérée le 23 avril 1945 par la Croix-Rouge suédoise.

    Après presque dix ans de recherche consacrée à la Résistance et à la déportation, l’Algérie se rappelle à elle. Germaine Tillion accepte une mission d’enquête officielle dans l’Aurès, immédiatement après les attentats du 1er novembre 1954, qui marquent le début de la guerre d’Algérie. Frappée par la paupérisation des populations, elle y engage la création de centres sociaux assurant scolarisation, formation professionnelle, services de santé et d’hygiène.

    En 1957, Germaine Tillion effectue une visite des camps et prisons d’Algérie et constate le recours systématique à la torture par les forces armées françaises engagées. Dès lors, elle lutte pour mettre fin à l’escalade de la violence : elle obtient du chef FLN (Front de Libération Nationale) de la zone autonome d’Alger, que les attentats épargnent la population civile et milite, du côté français, contre la pratique de la torture et les exécutions capitales et pour la présentation des tortionnaires devant la justice. Ses prises de position lui valent admiration et reconnaissance mais provoquent aussi de vifs débats et attaques.

     

    « Ce soir deux rendez-vous 18 janvier 2022 à 18h *** Diffusion en direct de l'Assemblée Générale de l’AJMAAlphonse Samson : son témoignage sur la guerre d’Algérie »
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  • Commentaires

    3
    Vendredi 21 Janvier à 19:27

    Dommage Jean-François Gavoury, ce fut déjà le cas concernant le débat pendant l'assemblée générale de l'Association Josette et Maurice Audin.  

    2
    Gavoury J-F
    Vendredi 21 Janvier à 18:37

    Echec de la retransmission en direct des deux premières journées de ce colloque.
    Difficultés techniques d'accès aux images et surtout au son non surmontées.
    Vraiment dommage.

     

    1
    Mercredi 19 Janvier à 19:27

    Eh oui la guerre ne se faisait pas en dentelles !

    Ceci étant, côté algérien elle était légitime L'histoire a fini par leur donner raison.

    Il est nécessaire que l'on éclaire l'opinion française sur cette période sombre de notre passé.

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