• Les harkis, ces victimes du colonialisme instrumentalisés par le macronisme *** Un article d’Henri POUILLOT

     


     

    Les harkis, ces victimes du colonialisme instrumentalisés par le macronisme *** Un article d’Henri POUILLOT

     

    N’en déplaise à Mme Fatima Besnaci-Lancou je suis en plein accord avec mes camarades Henri Pouillot et Bernard Deschamps qui demandent que la commémoration du 25 septembre soit supprimée et que seule la commémoration du 19 mars 1962 commémorant le cessez-le-feu de la guerre d’Algérie et en hommage à toutes les victimes civiles et militaires (y compris les harkis) soit retenue.

    N’oublions pas qu’après le 19 mars 1962 l’OAS, cette organisation terroriste et criminelle a pratiqué la politique de la terre brûlée et si elle n’avait pas existé, les tragédies du 26 mars 1962 et 5 juillet 1962 ne se  seraient pas produites. 

    Mme  Fatima Besnaci-Lancou je désapprouve ce que vous écrivez ci-dessous.

    Michel Dandelot

     

    Les harkis, ces victimes du colonialisme instrumentalisés par le macronisme *** Un article d’Henri POUILLOT

    Voir l’émission sur Mediapart 

    " Pendant de nombreuses années l'association Harkis et droits de l'Homme a soutenu la commémoration du 17 octobre 1961. Elle ne le fait plus pour ne pas se rendre complice des égarements et autres malveillances de Henri Pouillot à l'encontre des familles de harkis.  Pouillot,  co-organisateur de la  commémoration du 17 octobre,  continue ses agissements en demandant que la "Journée nationale d'hommages aux harkis" soit supprimée : 

    Henri Pouillot appelle à supprimer la date célébrant le «sacrifice» des harkis - Algérie Patriotique (algeriepatriotique.com) 

    Concernant les harkis : des dizaines de milliers d'hommes, de femmes et d'enfants ont été massacrés l'été 1962.  

    43 000 hommes, femmes et enfants ont été enfermés dans des camps en France. 

    N'en déplaise à Pouillot, eux aussi ont le droit au respect… 

    Nous trouverons un autre moment  pour honorer le souvenir des victimes du 17 octobre 1961 loin des manigances de cet individu. 

    Bien cordialement. 

    Fatima Besnaci-Lancou 

    Co-fondatrice de l'association Harkis et droits de l’homme 

     

     


    Les harkis, ces victimes du colonialisme instrumentalisés par le macronisme *** Un article d’Henri POUILLOT

     

    Les harkis, ces victimes du colonialisme instrumentalisés par le macronisme

    Un article d’Henri POUILLOT

    Les harkis, ces victimes du colonialisme instrumentalisés par le macronisme *** Un article d’Henri POUILLOT

    Les harkis, ces victimes du colonialisme instrumentalisés par le macronisme *** Un article d’Henri POUILLOT

    Le comble : la France présente donc ce 20 septembre 2021, ses excuses aux Algériens qui se sont battus pour le colonialisme, certains sans en mesurer les enjeux !!!

    D’abord, il est important de rappeler qu’il n’y a pas une seule catégorie de harkis, comme on le laisse souvent penser. Mais les conditions d’engagement ou d’enrôlement sont multiples. Il suffit de reprendre l’étude remarquable de Pierre DAUM « Le Dernier tabou, les "harkis" restés en Algérie après 1962 » pour mieux comprendre la complexité des situations.

    Un certain nombre se sont effectivement engagés dans l’armée française, espérant ainsi, à l’issue de la guerre qu’ils pensaient gagnée d’avance par la France, se trouver ensuite récompensés, qu’ils seraient des citoyens Français à part égale avec les pieds noirs. C’était la promesse qui leur était faite pour les convaincre, qu’il n’y aurait plus les 2 collèges...

    Certains se sont engagés, après une sorte de conseil de famille, afin de ramener à la maison un peu d’argent pour faire vivre les siens, alors que le frère allait au maquis.

    Certains se sont engagés pour transmettre au FLN des informations ou pour déserter en emportant des armes.

    D’autres ont été enrôlés de force : par exemple des Algériens ont été arrêtés dans leur village, habillés d’une tenue militaire (avec une arme sans munitions) et envoyés au sein d’une patrouille qui allait commettre une exaction contre la population. Ce harki, alors considéré comme un traître, ne pouvait plus rentrer parmi les siens.

    A la fin de cette guerre, la grande majorité des harkis est restée en Algérie, ils sont rentrés dans leur village et y vivent tranquillement.

    Par contre, certains harkis, connus pour leur lourd passé de militaires français « zélés », ayant commis de nombreuses exactions, des tortures... ont été victimes de règlements de compte et quand ils ne purent quitter l’Algérie : un mouvement sensiblement similaire à celui réservé aux «collabos» en France dans les années 1945/46.

    Les Harkis qui sont venus en France, furent majoritairement des engagés volontaires, qui avaient cru aux promesses des autorités militaires de l’époque, imprégnés de l’idée d’une Algérie devant rester Française où ils ne seraient plus des sous-citoyens.

    Non seulement la France n’a pas tenu les promesses de les soutenir, de les considérer comme des citoyens français, et ceux qui ont franchi la Méditerranée, très majoritairement, se sont retrouvés dans des camps, des « villages forestiers », certains même « hébergés » dans des prisons, tous, dans des conditions de vie absolument inhumaines, indignes.

    Donc, pendant cette Guerre d’indépendance de l’Algérie, la France à tenté de jouer avec les Algériens la pire des pratiques coloniales pour asservir encore un peu plus une partie de la population algérienne.

    Un certain nombre d’associations de Harkis se sont constituées, souvent à l’initiative de meneurs qui étaient restés dans la perspective d’un combat pour garder l’Algérie française, se sont donc « naturellement » retrouvées dans la même démarche que les nostalgiques de l’Algérie Française, de l’OAS.

    C’est cette tendance que le macronisme tente de séduire aujourd’hui, en vue de la présidentielle, en particulier avec l’organisation de cette initiative du 20 septembre 2021 (invitation d’environ 300 personnes à l’Elysée).

    Dans cette intervention E. Macron, a simplement demandé pardon et promis une loi de réparation. Il manque l’essentiel : la condamnation, par ce pays revendiquant être celui des droits de l’homme, de sa responsabilité dans ce crime contre l’humanité qu’est le colonialisme.

    Cette pratique mise en œuvre pendant cette Guerre d’indépendance de l’Algérie a généré les pires méthodes usant de crimes d’état, de crimes contre l’humanité, de crimes de guerre... pour tenter de maintenir cette domination.

    En 2017, lorsque E. Macron était candidat à la Présidence de la République avait accordé une interview à une télévision algérienne dans laquelle il considérait que l’on pouvait considérer le colonialisme comme un crime contre l’humanité (bien que dans cette même interview il vantait les apports de la présence française dans ses colonies) et aujourd’hui il honore ceux qui, pour beaucoup plus ou moins contraints, conscients, contribuaient à maintenir en place ce colonialisme.

    En proposant une telle loi de réparation, qui aurait dû exister depuis longtemps pour cette catégorie, il espère ainsi récupérer des voix (qui jusqu’à maintenant, quand elles s’exprimaient, allaient plutôt vers l’extrême droite lepéniste) aux prochaines élections présidentielles.

    Cette loi ne devrait pas porter réparation aux seuls harkis, mais à l’ensemble des victimes de cette période et la commission évoquée à cette occasion, ne devrait pas examiner que la réparation des familles de harkis, mais aussi, par exemple (et pas que), des victimes des essais nucléaires. En effet, les radiations générées par ces tirs d’alors continuent encore aujourd’hui de poser de graves problèmes de santé pour les populations de cette région.

    La date du 25 septembre pour commémorer le sacrifice des harkis devrait être supprimée, ces soldats doivent être honorés comme tous les Français victimes de ce conflit, et ce devrait être le 19 mars, comme la tradition française l’a fait pour tous les conflits en retenant la date de mise en application de l’accord de fin de la guerre. Retenir une autre date pour les harkis, c’est une discrimination à leur égard, à connotation raciste.

    Des rumeurs évoquent que E. Macron pourrait, dans quelques semaines, peut-être faire un nouveau pas en reconnaissant le crime d’état du 17 octobre 1961 : ce massacre de centaines d’Algériens au Pont Saint-Michel à Paris.

    Par rapport à la période de cette Guerre de Libération de l’Algérie, il serait plus que temps que ce ne soient pas des petits pas effectués les uns après les autres pour tenter de satisfaire une clientèle électorale, mais que la France reconnaisse enfin sa responsabilité globale dans l’organisation de tous ces crimes d’état (17 octobre 1961, 8 février 1962,...), ces crimes contre l’humanité (tortures, viols, corvées de bois, crevettes Bigeard, camps d’internement – pudiquement appelés de regroupement--,...) ces crimes de guerre (utilisation du napalm, du gaz Vx et Sarin, les essais nucléaires...) et les condamne très clairement. Il en va de l’honneur de notre pays, du respect des valeurs républicaines de la France.

    Henri POUILLOT

     

     

    La France a un devoir de réparation

     

     

    envers les anciens harkis !!!

     

     

    Mais le décret du 31 mars 2003 instituant

     

     

    la journée nationale d’hommage aux karkis

     

     

    est une véritable escroquerie intellectuelle

     

    La France a un devoir de réparation envers les anciens harkis !!!   Mais le décret du 31 mars 2003 instituant la journée nationale d’hommage aux karkis est une véritable escroquerie intellectuel

    Un article de l’ancien député Bernard Deschamps

     

     " FAUT-IL HONORER LES HARKIS ? "

     

    La France a un devoir de réparation envers les anciens harkis !!!   Mais le décret du 31 mars 2003 instituant la journée nationale d’hommage aux karkis est une véritable escroquerie intellectuel

    La harka du Bachaga Boualam responsable de la mort du patriote algérien communiste Henri Maillot 

     

     

    Oui, je sais, simplement poser la question est déjà en soi sacrilège, aux yeux de certains. Entendons-nous bien. Les harkis, à part une minorité, furent eux aussi des victimes d'une guerre atroce  poursuivie par la puissance coloniale au mépris des aspirations légitimes du Peuple algérien. Le vocable de harki, recouvrait une grande diversité de situations, du fellah qui mourrait de faim au Bachaga Boualam, auxiliaire des autorités coloniales. La plupart furent contraints de s'engager, soit en raison de la misère, soit sous la menace. Beaucoup furent cantonnés dans des tâches de services, certains participèrent aux combats aux côtés de l'armée française. Quelques-uns furent des tortionnaires. Les "bleus" de Papon à Paris, par exemple, où les équipes qui procédaient aux interrogatoires de patriotes algériens à Saint-Hippolyte-du-Fort ou dans d'autres lieux de détention en France. 

    C'est une constante des armées d'occupation d'enrôler des autochtones afin de diviser les populations qu'elles veulent soumettre. Les exemples abondent dans l'histoire et dans le monde. Ajoutons que, dans le cas des harkis, les conditions dans lesquelles ils ont été hébergés en France, en 1962 - nous en avons eu un exemple avec le camp de L'Ardoise - furent immondes et indignes de la France et ceux qui n'ont pu quitter l'Algérie indépendante furent souvent victimes de la vindicte populaire, comme ce fut le cas aussi en France en 1945. Et souvent ce furent ceux qui n'avaient pas participé à la lutte de libération qui furent les plus féroces.

    La France a un devoir de réparation envers les anciens harkis !!!   Mais le décret du 31 mars 2003 instituant la journée nationale d’hommage aux karkis est une véritable escroquerie intellectuel

    Une vue du camp de Saint-Maurice-L'Ardoise dans le Gard, un camp de 25 hectares  créé en 1958 pour y interner des patriotes algériens qui luttaient pour l'indépendance de leur pays et qui ensuite fut utilisé pour loger des harkis et leur famille.) 

    Mais qui est responsable des massacres qui eurent lieu en Algérie et des conditions d'accueil honteuses en France ? Ce n'est pas l'Algérie, ce n'est pas le Peuple algérien. Ce sont les gouvernants français qui se sont entêtés de façon criminelle dans une guerre injuste et qui, après avoir recruté des supplétifs de l'armée française, les ont ensuite abandonnés. Par racisme antiarabe. La France - la France et non l'Algérie - a donc un devoir de réparation à l'égard des anciens harkis. 

    Cela implique-t-il qu'hommage leur soit rendu ? La "Journée nationale d'hommage aux harkis et autres membres des formations supplétives" a été instituée par un décret du 31 mars 2003 signé du Premier Ministre de l'époque JP Raffarin. L'article 1 du décret précise: "en reconnaissance des sacrifices qu'ils ont consentis du fait de leur engagement au service de la France lors de la guerre d'Algérie." Les harkis sont en l'occurrence un prétexte. Le but du décret est, en définitive, de rendre hommage à l'action de la France lors de la guerre d'Algérie. Il s'agit d'une véritable escroquerie intellectuelle. Prenant appui sur la légitime compassion que l'on éprouve pour les harkis et pour toutes les victimes de cette guerre, on nous conduit, par une voie détournée, à justifier une guerre coloniale condamnée par l'histoire. Une guerre à laquelle ont mis fin les Accords d'Evian du 18 mars 1962  ratifiés par plus de 90% des Français lors du référendum du 8 avril 1962. 

    Il n'est donc pas étonnant que tout ce que la France compte de revanchards n'ayant toujours pas accepté l'indépendance de l'Algérie, se soient engouffrés dans la brèche. 

    En cette année du 59e anniversaire de l'indépendance, l'ancien élu que je suis livre cette réflexion aux élus d'aujourd'hui qui participent aux cérémonies d'hommage en croyant bien faire. 

     

    Bernard DESCHAMPS 

    Ancien député.

     

     

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  • Commentaires

    2
    Lundi 4 Octobre à 10:44

    Je ne vois pas ce que je pourrais répondre à Mme Fatima Benasci-Lancou qui m'a accusé d'avoir manqué de courage pour, à l'instar des quelque 1 800 000 conscrits, avoir obéi à l'injonction qui m'avait été faire de me rendre en Algérie pour participer à cette guerre.  Je suis définitivement dévalué à ses yeux !

    1
    Mercredi 22 Septembre à 18:43

    Les  harkis et leurs descendants devraient tirer les enseignements de ce qu'ils ont subi. Cela concerne ceux qui ont été abandonnés en Algérie sans sécurité que ceux qui ont pu gagner la France où ils ont été accueillis dans des conditions matérielles et psychologiques lamentables. Eh non, on ne gagne rien à pactiser avec son ennemi ! L'histoire en témoigne.

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