• Les images de l'arrestation de dizaines de lycéens à Mantes-la-Jolie font scandale

    Vous nous dites «  Ne jetez pas de l’huile sur le feu » mais c’est vous qui la jetez avec vos provocations, vos humiliations… 

     

    Oui nous sommes bien en France en 2018

    Non ce ne sont pas des djihadistes... mais la jeunesse de France qui brûlent des voitures, certes, mais ils ne doivent pas être traités comme des terroristes...

    Les images de l'arrestation de dizaines

    de lycéens à Mantes-la-Jolie font scandale

    Agenouillés mains derrière la tête, en rang : l'arrestation filmée de dizaines de lycéens à Mantes-la-Jolie a déclenché un tollé sur la toile, certains politiques jugeant la scène «insoutenable». La journée de mobilisation a été émaillée d'incidents.

    Mains derrière la tête, collés au mur pour certains, en rang et entouré de nombreux policiers : des dizaines de lycéens ont été arrêtés à Mantes-la-Jolie ce 6 décembre, jour d'une mobilisation étudiante émaillée de violents incidents en France. Les images de cette interpellation pour «participation à un attroupement armé» ont rapidement fait le tour des réseaux sociaux, cumulant des centaines de milliers de vues.

    Plusieurs commentateurs se sont dit choqués par la scène, estimant notamment : «Les 145 lycéens arrêtés de Mantes-la-Jolie sont traités comme s'ils allaient être exécutés. Macron pète les plombs !»

     

    Cliquez sur ce lien  :

    https://twitter.com/twitter/statuses/1070783201369579520 

     

    Les 145 lycéens arrêtés de Mantes-la-Jolie sont

    traités comme s'ils allaient être exécutés

    «Que penser d’un pouvoir qui traite ainsi sa jeunesse ? Qu’il ne tient que par la force des matraques. Qu’il n’a plus d'avenir. Qu’il est à l’agonie»

    Les images de l'arrestation de dizaines de lycéens à Mantes-la-Jolie font scandale


    Pour Frédérique Rolet, la secrétaire générale du syndicat SNES-FSU, ces images sont "insupportables". Et d'ajouter: "Jeunesse humiliée. Jeunesse sacrifiée." Elle est rejointe sur ce terrain par le syndicaliste FCPE Michel Vincent, qui écrit: "Quand Blanquer nous promets l'école de la confiance, Castaner met en place celle de l'humiliation! Le scandale est sans nom! Parents réagissons cela suffit!" 

    Après leur mise en ligne, les images ont largement fait réagir. Politiques, avocats ou syndicalistes dans l'enseignement, nombreux sont ceux qui ont été outrés par la violence de l'humiliation subie par les jeunes. "Il faut dire les choses posément mais fermement : ce qui s'est passé avec les lycéens de Mantes-la-jolie -ces scènes dont il existe de nombreuses photos et vidéos- est simplement intolérable", écrit par exemple l'ancienne ministre Cécile Duflot.

    "Effrayant. Et inacceptable d'un point de vue humain et démocratique", abonde la députée de la France insoumise Clémentine Autain sur Twitter. Le compte officiel du Parti communiste français, lui, ajoute: "À la répression du droit de manifester, voilà maintenant l'humiliation des lycéens. Que le gouvernement cesse ses provocations."

    "La honte sur ces policiers et ceux qui leur donnent ces ordres abjects. Que cette vidéo leur colle à la peau et leur soit rappelée comme une infamie indélébile. Ils n'ont pas l'excuse de la légitime défense. Ils n'ont pas l'excuse du feu de l'action. Christophe Castaner, vous êtes responsable", tweete quant à lui l'avocat pénaliste au barreau de Paris Martin Mechin.

     

    Lycéens d'avant, nous n'avons jamais connu

    la répression actuelle

    6 déc. 2018

    Par Les invités de Mediapart

    Édition : Les invités de Mediapart

    Plus de 130 ex-lycéens engagés dans les “mouv” en 1968, 1977, 1986, 1990, 1994, 2000, 2005 ou 2013 (des comités d'action lycéens à la mobilisation en défense de Leonarda, en passant par les lois Saunier-Seïté ou Devaquet, ou encore le CPE) se disent «inquiets» face à «l'étape franchie» aujourd'hui en matière de répression et de liberté de manifester des lycéens actuellement mobilisés.

    Nous avons manifesté lorsque nous étions lycéens. Nous avons organisé ou animé des mouvements lycéens, face à des gouvernements de droite ou de gauche.

    Nous avons bloqué nos lycées, occupé les rues sous le Général De Gaulle, Georges Pompidou, Valéry Giscard D’Estaing, François Mitterrand, Jacques Chirac, Nicolas Sarkozy ou François Hollande.

    Aucun d’entre nous n’a jamais été mis en garde à vue parce que nous avions peint des slogans hostiles aux pouvoirs en place ou lancé des œufs.

    Jamais nous n’avons été placés en garde à vue pour « intrusion dans un établissement scolaire » parce que nous venions participer à une Assemblée Générale.

    Nous n’avons pas été gazés à bout portant devant nos lycées, nous n’avons pas reçu de tirs de grenade de désencerclement en essayant de les bloquer, nous n’avons pas été réprimés aussi systématiquement.

    Une étape a été franchie.

    Aujourd’hui, à leur tour,  certains de nos enfants, des enfants de nos amis et leurs copains et copines se mettent en mouvement.

    La répression que subissent les lycéens qui manifestent ces jours-ci est disproportionnée.

    Nous sommes inquiets. 

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  • Commentaires

    6
    Vendredi 7 Décembre à 21:58

    J'entends bien que le pouvoir n'a d'autres réponse aux revendications que e chaos et la répression Aussi je pense qu'il faut éviter de lui donner l'occasion d'utiliser ces moyens.

    A Béziers par exemple les lycéens de Jean Moulin ont renversé une voiture. Quel était l'objectif d'une telle action ?

    Certes l'humiliation qu'a exercée la police sur les lycéens de  Mantes-la-Jolie n'est pas supportable et est révélatrice de l'impasse dans laquelle se trouve la majorité. Mais cela devrait conduite à une organisation structurée et efficace de l'action.

    5
    Vendredi 7 Décembre à 19:42

    Antifas, black blocs, anars : ce « cortège de tête » qui a fait dérailler le 1er Mai 2018 syndical : les syndicats n'ont rien pu faire, d'ailleurs ce n'est pas le rôle des syndicats mais du gouvernement de maîtriser ces mouvements.

    Selon la préfecture de police, 14 500 personnes étaient positionnées devant le cortège syndical « officiel » ce 1er Mai, dont 1 200 militants du black bloc. 109 personnes ont été placées en garde à vue.

     

    Des manifestants masqués affrontent les forces de l’ordre, à Paris, le 1er mai.

     

    Des manifestants masqués affrontent les forces de l’ordre, à Paris, le 1er mai. PHILIPPE WOJAZER / REUTERS

     

    La scène est saisissante. Plusieurs manifestants encagoulés, entièrement vêtus de noir, s’approchent au pas de course du restaurant McDonald’s, boulevard de l’Hôpital, dans le 5arrondissement de Paris. Ils cassent les vitrines et jettent des engins incendiaires. L’établissement est saccagé. A quelques mètres de là, deux concessionnaires subissent le même sort, des voitures sans permis sont brûlées. Puis, c’est une pelleteuse de chantier qui prend feu. Du mobilier urbain a également été dégradé.

     

    Une voiture en feu lors d’affrontements entre manifestants et forces de l’ordre, en marge du défilé du 1er-Mai, à Paris.

     

    Une voiture en feu lors d’affrontements entre manifestants et forces de l’ordre, en marge du défilé du 1er-Mai, à Paris. CHRISTIAN HARTMANN / REUTERS

     

    Les heurts se multiplieront sur cette grande artère : les manifestants lançaient des mortiers d’artifice et divers autres projectiles, quand les forces de l’ordre intervenaient avec des canons à eau et des gaz lacrymogènes pour faire reculer les militants radicaux. Lors de ce reflux, des barricades sommaires ont été érigées et le feu a été mis à d’autres véhicules.

    La CGT pas plus que les syndicats présents n'ont rien pu faire... Ce n'était pas encore les gilets jaunes ou les collégiens... qui, bien sûr ne peuvent rien faire ou de prendre la décision de ne pas manifester et là la Macronie va rigoler... Bien sûr il faut comparer ce qui est comparable, je ne veux pas remonter jusqu'en 1958, même jusqu'en 2013... Par contre, en aucun cas on doit passer sous silence les nombreuses provocations du gouvernement, par les mots ou par les actes...

    4
    Vendredi 7 Décembre à 19:17

    "Les casseurs ont toujours été là". C' est faux ou alors c'est une réflexion de quelqu'un qui a commencé à manifester sur le tard ! 

    Pour ma part j'ai manifesté de 1958 à 2013 dans plusieurs grandes villes de province et à Paris sans connaître ce phénomène et pourtant j'ai recu ma première lacrymo en 1958 et à Paris j'ai connu des provocations policières (faux manifestants poussant à l'affrontement). J'ai aussi été réprimé par le service d'ordre...de la CGT parce que je brandissais un drapeau rouge. Bref j'ai connu des moments de violence mais jamais de saccages. J'ai connu les premiers dans ma province quant certains Zadistes de NDDL sont venus conchier des manifestations qui n'avaient rien à voir avec l'objet des manifestations ( pouvoir d'achat, état d"urgence ou autres.

    Qu'on se comprenne bien: j'entends par casseur celui qui vient provoquer et détruire en  étant totalement étranger au motif de la manifestation. Je n'y range pas les étudiants de 68 qui dépavaient ou utilisaient du materiel de rue pour résister aux offensives de police.

    Ne banalisons pas un phénomène récent qui bouleverse les rapports de force des confrontations sociales en exacerbant la répression policière et en pervertissant la démarche des manifestants sincères.

     

    3
    Vendredi 7 Décembre à 17:39

    A Bordeflume et à Jacques Cros : Bien avant le mouvement des gilets jaunes, les casseurs ont toujours été là, à toutes les manifestations, de tous les syndicats, dans tous les temps, les syndicats avaient pourtant leur propre service d’ordre. Mais ce n’est même pas là le problème qui est la provocation par l’humiliation du gouvernement c’est pourquoi Place de la République aujourd'hui les lycéens ont répondu à la provocation par la provocation et je les approuve ils ont rejoué la scène de Mantes-La-Jolie...

                                                                        SIPA 00887320 000014  

    Aujourd’hui aussi : Arrestation de lycéens à Mantes-la-Jolie: Le parquet de Versailles a autorisé l’audition des mineurs en garde à vue sans la présence d’un avocat, selon plusieurs sources.

    Préfet Bourgogne-Franche-Comté, Préfet Côte-d'Or
    #DIJON Manif des #lycéens : mise en scène des manifestants place du 30 octobre agenouillés mains derrière la nuque : le Préfet condamne une provocation tout-à-fait inappropriée à l'heure où les forces de l'ordre font face à des attaques d'une violence inacceptable.

    Provocation aussi du gouvernement, toujours dans un but de faire peur, il dit à qui veut l’entendre : nous utiliserons des blindés samedi sur Les Champs Elysées… Le gouvernement a une fois de plus jeté de l’huile sur le feu, dans le cas contraire, qu’il le fasse mais qu’il ferme sa gueule.

    2
    Vendredi 7 Décembre à 16:59

    Tout à fait d'accord avec Jacques Cros.
    A ma connaissance les syndicats lycéens ou étudiants ne se sont pas joints à la déclaration de 7 syndicats contre les casseurs.

    C' est très regrettable car cette déclaration ne fait pas de cadeau au gouvernement actuel.

    1
    Vendredi 7 Décembre à 11:38

    Non à la répression d'accord mais il faudrait que les lycéens, comme les gilets jaunes d'ailleurs, prennent leur distance avec les casseurs "professionnels" qui sont au service du pouvoir Les dégradations dont nous sommes témoins permettent que soit évacué le fond du problème, c'est à dire l'ensemble des difficultés qui résultent de la crise socio-économique à laquelle conduit un système en fin de course Les exactions auxquelles se livrent certains favorise par ailleurs la répression féroce qui indigne les uns mais qu'approuvent les autres

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