• Les messagers de la haine

    Les messagers de la haine

    Céline Pina relaie sur Facebook l'appel de Nadia Remadna, victime de menaces de mort, désormais au travers de ses enfants dont l'un a été sauvagement agressé hier. Qui ne dit mot consent. Qui ne dit rien favorise. Qui se tait volontairement pour ménager les susceptibilités de ses amis est complice de ces violences. A diffuser sans modération par tous les moyens possibles. 

     

    Les messagers de la haine

     Nadia Remadna, lanceuse d'alerte, vit dans les mêmes quartiers que les islamistes et rabatteurs du jihad qu'elle dénonce dans son livre. Elle est menacée au quotidien dans son quartier et la menace ne cesse de se rapprocher : aujourd'hui on s'en prend à ses enfants.
    Elle fait un travail citoyen, celui qui incombe normalement à nos élus et paye le prix fort pour cela. Mais où est l'Etat qui devrait la protéger ? Comment se fait-il qu'elle n'ait pas été relogée ailleurs ?
    Elle a rencontré une ministre et des préfets et rien ne bouge. Qu'attend ce gouvernement, pour réagir ? Qu'un lanceur d'alerte paye le prix du sang ? On peut légitimement se poser la question.

    LES MESSAGERS DE LA HAINE

    Nadia Remadna, fondatrice de la Brigades des Mères, a dû fermer temporairement sa page Facebook.

    Céline Pina 

    Communiqué de Nadia Aicha Remadna :

    "Hier soir, mon fils est rentré, le visage tuméfié, le nez cassé. Il s'est fait agresser dans mon quartier par des jeunes qui voulaient me transmettre l'avertissement suivant : "Ta mère n'est pas une bonne musulmane, elle va mourir..."
    Cet avertissement, ce n'était pas celui de ces jeunes.
    Ils ont été des messagers de la haine.
    Cet avertissement et cette agression sont en vérité le mot et l'acte de trop de l'islamisme radical à l'endroit de nous tous, cet islamisme que je dénonce depuis des années et qui a fait plus de 200000 morts en Algérie, pays cher à mon cœur.
    Cet avertissement est celui d'un mouvement qui gangrène les banlieues et qui ne prend désormais plus de gants pour faire taire celles et ceux qui se battent pour que nos libertés les plus fondamentales soient préservées, qu'ils soient musulmans, laïcs, athées.
    Si je vous écris aujourd'hui, c'est aussi pour partager avec vous ma peine, pour ce pays que j'aime qu'est la France, dans lequel mon fils d'une vingtaine d'années est victime de la lâcheté des élus et de l'ignominie de l'islamisme, sans qu'aucune action à la mesure du danger qui nous guète ne soit entreprise.
    L'islamisme n'est pas l'islam. L'islamisme, c'est ce qui a conduit hier mon fils aux urgences.
    C'est cette pression continue pour avilir nos valeurs communes.
    C'est aussi parfois mais pas toujours, le passage au terrorisme.
    Cela fait des mois que je suis menacée dans mon quartier, que mes enfants entendent des insultes à longueur de journée sur leur mère, qu'ils sont moqués et harcelés. Je suis régulièrement attendue, au bas de mon immeuble, dans la rue et je subis des menaces explicites ou latentes, la pression ne cesse de monter.
    Cela fait des mois que les politiques sont informés de la situation que je dénonce mais restent silencieux.
    Menacée de mort en mars dernier, j'ai eu très peur.
    Menacée de coups et de violences sur mon lieu de travail, j'ai du me mettre à l'abri.
    Menacée de nouveau de mort hier soir, je serais aujourd'hui seule si je ne pouvais compter sur vous, mes soutiens anonymes, vous ces mères et ces pères, ces enfants qui me comprenez et vivez parfois avec moi ce que j'endure.
    Dans un pays où on peut tuer 130 personnes en un soir, un lanceur d'alerte peut en quasi impunité être menacé de mort parce que beaucoup d'élus se taisent.
    Je fais pourtant, comme je le peux, sans moyens, sans local, mon devoir de citoyenne et le travail que ces mêmes élus devraient faire.
    Alors que les violences montent et se précisent, l'indifférence de l'Etat, elle, ne change pas.
    Je vis en HLM, nul ne me propose de relogement, de protection.
    L'Etat attendrait-il un drame?
    Aujourd'hui je vous demande votre aide.
    Partagez, repartagez ce message, qu'il devienne viral et que nos représentants soient placés en face de leurs responsabilités.
    Car la vérité, c'est que l'on peut en toute impunité attaquer ceux qui défendent l'esprit de notre citoyenneté au nom d'un obscurantisme violent et dangereux, car l'Etat laisse faire.
    Un message clair pour tous ceux qui s'attaquent aux idéaux de la République : il n'y a personne en face!
    Voilà ce qui détruit notre société et fait que nous nous sentons tous menacés. Et quand la menace se concrétise, la peur ne peut que monter si nos représentants détournent les yeux et rendent nos lois impuissantes parce que ni défendues, ni appliquées.
    En attendant j'ai peur pour la vie de mes enfants. Mes combats me mettent en danger. Aujourd'hui mes enfants en ont payé le prix.
    Et demain?
    Si je suis en première ligne, c'est pour vous toutes et vous tous. C'est pour vous aider.

    SOURCE : https://blogs.mediapart.fr/dianne/blog/120616/les-messagers-de-la-haine 

    Nadia Remadna, 53 ans, est présidente de la Brigade des mères qu’elle a fondée à Sevran pour apporter des solutions concrètes à la dérive des jeunes. Elle a écrit son livre « Comment j’ai sauvé mes enfants » avec Daniel Bernard, grand reporter à Marianne.

     

    Début mars 2016 Nadia Remadna était venue

    à Mâcon en Saône-et-Loire elle avait dressé

    un bilan noir des banlieues

    Nadia Remadna, 53 ans, est présidente de la Brigade des mères qu’elle a fondée à Sevran pour apporter des solutions concrètes à la dérive des jeunes. Elle a écrit son livre « Comment j’ai sauvé mes enfants » avec Daniel Bernard, grand reporter à Marianne.

     

    Les messagers de la haine

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    C'est un discours choc qu'a servi la fondatrice de la brigade des mères ce mardi 8 mars 2016, jour des droits de la femme, devant des représentants d'associations, des responsables de quartiers et des responsables de centres sociaux.

    Invitée de Caroline Théveniaud, adjointe chargée des relations avec les associations, cette femme, de confession musulmane, alerte les autorités sur une situation qu'elle décrit comme une poudrière en banlieue parisienne. Pour tenter d'inverser la tendance décrite (une islamisation extrêmement préoccupante de la banlieue), Nadia Remadna (auteure de Comment j'ai sauvé mes enfants - Calman Lévy), aidée de Marie Sygne Leca, avocate, a donc fondé la brigade des mères à Sevran. L'allusion militaire n'est pas anodine, cette femme se présente comme une combattante de la liberté. « Je suis travailleure sociale et je vois des choses qui me font peur. La France va mal et nos enfants aussi. Mais le repli sur soi n'est absolument pas une solution. Oui, les religieux ont remplacé les institutions, les femmes ont peur de parler. On a le droit d'avoir peur, mais nous avons le devoir de rester debout pour défendre la liberté. Si les mères pouvaient avoir peur que leurs enfants sombrent dans la délinquance, aujourd'hui, c'est le terrorisme qui leur fait peur. »

    Et de lâcher les formules chocs pour mieux éveiller les consciences, frapper les esprits... « Les banlieues sont islamisées. Il faut protéger notre République. Nous demandons l'asile laïque partout où nous passons. La banlieue est une prison à ciel ouvert, l'enfermement est physique et moral pour les femmes. Nous vivons dans une ville d'hommes à Sevran ! La ville est gérée par les Salafistes ! » Boom ! Un témoignane que l'on prend en pleine figure, à moins d'avoir connu la banlieue parisienne, en état de choc depuis bien longtemps, trop longtemps.

     "Notre boulot, alerter !"

     « Notre boulot, c'est d'alerter. Nous ne sommes pas islamophobes ! Mais nous avons le courage des vrais mots pour dire les choses. Et nous ne voulons surtout pas que nos enfants partent en Syrie et qu'ils reviennent pour tuer des compatriotes. Donc oui, nous dénonçons haut et fort. »

    C'est pour apprendre aux femmes à dire "Non !" que ces dames vont créer l'Ecole des mères de la République. « A Sevran, ce sont les grands frères qui dirigent les centres sociaux. Il faut se réapproprier le terrain, rétablir un rapport de force républicain, apprendre aux femmes ce qu'est la loi républicaine. Ce sera tout l'objectif de cette école. » Elle sera inaugurée le 13 mars à l'occasion de la marche de la banlieue que la brigade des mères organise.

    A Mâcon, c'est une première pierre pour un pont de la connaissance que sont venues poser Nadia Remadna et Marie Sygne Leca, « dans une ville de tolérance et de partage » a souligné M. le maire Jean-Patrick Courtois.

     

    Rodolphe Bretin

     

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    Le rendez-vous était filmé par France 2. Le reportage a été diffusé au mois d'avril

    dans l'émission 13h15 animée par Laurent Delahousse

     

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    Des souvenirs de Mâcon

     

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    Des femmes de combat social : Christelle Charles, directrice du PLIE,

    Nathalie Bonnot, déléguée départementale aux droits des femmes,

    Nadia Remadna et Marie Sygne Leca, brigade des mères

    SOURCE : http://www.macon-infos.com/index.php?option=com_content&view=article&id=6244:islamisme-venue-a-macon-nadia-remadna-dresse-un-tableau-noir-de-la-banlieue&catid=91&Itemid=473&lang=fr

     

    "Oui, il y a une grande montée de la radicalisation en France", dénonce Nadia Remadna

    « "UNE PROPOSITION DE LOI INIQUE QUI DISQUALIFIE À TOUT JAMAIS SES AUTEURS" vigoureusement contestée par Daniel Videlier *** Le commentaire de Jacques Cros Le résistant Charles Gonard est mort. Lui aussi était anti-colonialiste »
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