• Lettre ouverte d’Henri POUILLOT au président MACRON

  • Commentaires

    2
    Gavoury J-F
    Samedi 29 Janvier à 09:43

    Voilà une intervention particulièrement circonstanciée (et plutôt musclée) qui sert la démarche engagée par l'ANPROMEVO dans sa communication du 27 janvier.

    Ses conseillers ont dissimulé au Président de la République la réalité du 26 mars 1962 : en effet, les archives existent et leur accès était possible depuis longtemps.

    Second enseignement : nous ne pouvons compter que sur un faible nombre de personnes pour porter la parole des victimes de l'OAS. Nul ne l'a fait le 26 janvier : ni au Palais de l’Élysée, ni à l'extérieur, non plus - hélas – que dans la sphère journalistique ou des historiens, aussi frileux les uns que les autres.

    Mme Nicole Ferrandis pouvait dès lors se permettre de triompher sans modestie et, avec elle, la nostalgérie activiste, bénéficiaire de l’amicale complaisance d’une ministre de la mémoire orientée !

    Élément de satisfaction, le choix - qui m'est apparu judicieux - de Mme Danielle Michel Chiche comme unique témoin intervenant à la tribune. Il s’agit d’une victime parmi les plus innocentes de la guerre d'Algérie, dont le discours mérite considération et met très mal à l'aise les complices de l'OAS.

    Reste, en tout cas, une heureuse initiative du fidèle Henri Pouillot.

    1
    Samedi 29 Janvier à 09:11

    Pour ce qui concerne le drame du 5 juillet 1962 à Oran je rappelle que les 21 et 22 avril 1962, transitant par cette ville car j'étais libérable et je devais embarquer pour la France j'ai été témoin auditif de ce qui se passait. Oran était à feu et à sang. On entendait les rafales d'armes automatiques, des coups sourds, canons ou mortiers. En cause l'OAS qui refusait la perspective de paix et d'indépendance de l'Algérie qu'avaient dessinée les Accords d'Evian. Nous n'avons pas pu prendre le bateau dans le port d'Oran. Nous avons été amenés en un long convoi des camions, un half-track 'devant, un autre derrière et un hélicoptère au-dessus jusqu'à Mers-el-Kébir où nous avons été en sécurité.

    Alors quand on analyse le drame du 5 juillet il faut prendre en considération tout ce qui s'est passé avant et qui a nécessairement eu des incidences par la violence qui s'était manifestée contre une décision de bon sens entérinée le 18 mars par la signature des autorités légales.

    Suivre le flux RSS des commentaires


    Ajouter un commentaire

    Nom / Pseudo :

    E-mail (facultatif) :

    Site Web (facultatif) :

    Commentaire :