• ll y a 59 ans Delphine Renard a été victime de la bombe (OAS) le 7 février 1962… Mutilée à vie elle présente son livre "Tu choisiras la vie"

     

    Guerre d'Algérie : Deux victimes innocentes d’attentats terroristes… Delphine Renard victime d’un attentat OAS, Danielle Michel-Chich victime d’un attentats FLN

    Il y a 59 ans

    Delphine Renard a été victime

    de la bombe (OAS)

    le 7 février 1962…

    Mutilée à vie elle présente son livre

    "Tu choisiras la vie"

    image001.gif


    Guerre d'Algérie : Deux victimes innocentes d’attentats terroristes… Delphine Renard victime d’un attentat OAS, Danielle Michel-Chich victime d’un attentats FLN

    J’ai lu le livre de Delphine Renard

    « Tu choisiras la vie  » 



    Les souvenirs de Delphine Renard  

    la petite fille victime de l'OAS 

    Le 7 février 1962, en pleine guerre d'Algérie, une bombe explose chez André Malraux. Une petite fille de quatre ans, Delphine Renard, est grièvement blessée. Elle devient, malgré elle, le symbole des victimes du terrorisme. Aujourd'hui, dans un livre - "Tu choisiras la vie" (Grasset) - elle raconte l'évènement qui a changé sa vie. 

    Delphine Renard est au milieu de ses jouets, dans sa chambre, à Boulogne Billancourt. Elle est allongée, par terre, plongée dans une livre. Soudain, une énorme explosion retentit. La pièce vole en éclats. La petite fille pousse un hurlement. Elle s'en souvient comme si c'était hier : "j'ai les yeux fermés, collés par le sang, mon côté droit n'est plus qu'une bouillie". Les secours se précipitent. Les reporters, aussi. Paris Match publie la photo de l'enfant. Le magazine écrit : "ce visage mutilé accuse l'OAS". 

    L'OAS, c'est l'organisation de l'armée secrète, qui commet des attentats pour empêcher l'indépendance de l'Algérie. Quand les Français voient cette photo, quand ils découvrent l'histoire de Delphine Renard, ils sont bouleversés. 

    Deux drames, en deux jours  

    Si la bombe a explosé chez elle, c'est simplement parce que Delphine Renard habite le même immeuble qu'André Malraux. C'est lui, le ministre du général de Gaulle, qui était visé. Au moment de l'attentat, Malraux n'était pas chez lui. 

    Le lendemain, une manifestation a lieu à Paris. Le préfet de police, Maurice Papon, l'a interdite. Mais des milliers de personnes descendent malgré tout dans la rue. Elles protestent contre les attentats. La police charge les manifestants. Il y a des bousculades. Neuf personnes sont tuées au métro Charonne. 

    Deux drames, en deux jours. Après des mois de violence, après la répression du 17 octobre 1961, la guerre a atteint un niveau insupportable. D'ailleurs, les Français ne la supportent plus. Le conflit s'arrête quelques semaines plus tard. Les accords d'Evian sont signés le 18 mars 1962.  

    À 56 ans, elle trouve la force d'écrire sur l'événement  

    Pendant ce temps-là, Delphine Renard va d'hôpital en d'hôpital. Dans l'attentat, elle a perdu un œil. Elle subit des opérations en série. Elle grandit. Elle se construit, dans l'ombre de cette histoire. Parfois, dans la rue, des passants la reconnaissent : "Êtes-vous la petite Delphine Renard ?". Elle n'aime pas beaucoup ça. 

    Elle suit des études brillantes. Elle devient critique d'art, puis psychanalyste. A 29 ans, elle perd son deuxième œil. Encore une conséquence, tardive, de l'attentat. Aujourd'hui, Delphine Renard a 63 ans. Elle a trouvé la force d'écrire sur l'événement qui a bouleversé sa vie.

      

    imagesww.jpegdelphine.jpeg

    Delphine Renard, une petite fille victime de l'OAS par FranceInfo

     

     

     



    « Dans un entretien au quotidien algérien L'Expression, Benjamin Stora lève les équivoques «Je ne suis pas contre la présentation des excuses»Un Jour dans l'Info : 1962, l'affaire du Métro Charonne »
    Partager via Gmail Delicious Technorati Yahoo! Google Bookmarks Blogmarks Pin It

  • Commentaires

    1
    Lundi 8 Février à 13:08

    La reparution de cet article est une fructueuse initiative.
    Quelle dignité dans le témoignage de Delphine Renard.
    Belle interview.

    Suivre le flux RSS des commentaires


    Ajouter un commentaire

    Nom / Pseudo :

    E-mail (facultatif) :

    Site Web (facultatif) :

    Commentaire :