• LYON : Le parc Sergent Blandan, le nouveau poumon vert de la ville *** Mais c'est, hélas aussi, le Lyon colonial

     

    Si l'article " LYON : le parc Sergent Blandan, le nouveau poumon vert de la ville" commence par un bol d'air frais d'un parc de loisirs, comme tous les parcs de France, il se termine dans l'horreur de l'histoire d'un soldat colonial qui a sa statue, sa rue et donc son parc... Lyon, en rendant hommage au Sergent Blandan glorifie "le temps béni des colonies"... comme l'a si bien chanté Michel Sardou.

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    L'attaque d'Alger en 1830 aurait été décidée suite à un incident diplomatique ... mais en fait la France ne voulait pas rembourser ses dettes envers l'Algérie.... et c'est pour cette raison qu'elle a déclenché la guerre… La conquête ne se serait pas faite sans résistance comme le prétendait la France qui se voulait "civilisatrice et bienfaitrice" contre des "sauvages"...  alors que c'est le Général Bugeaud et ses sbires payés par l'état Français qui ont dévasté le pays... Les troupes Françaises pourchassèrent les résistants Algériens par une incessante offensive, et, pour les affamer, firent le vide devant eux, incendiant les villages, raflant les troupeaux. C'est la politique de la terre brûlée... Bugeaud disait : " Le but n'est pas de courir après les Arabes, ce qui est fort inutile ; il est d'empêcher les Arabes de semer, de récolter, de pâturer, de jouir de leurs champs... Allez tous les ans leur brûler leurs récoltes, ou bien exterminez-les !"

    La pire des exterminations fut bien sûr les enfumades du Dahra que vous pourrez lire et visionner en cliquant sur le lien ci-dessous :

    http://www.micheldandelot1.com/algerie-les-enfumades-du-dahra-a132366202 

     

     

     

     

    LYON : Le parc Sergent Blandan, le nouveau poumon vert de la ville

    A Lyon, au sein de l’espace baptisé du nom du sergent mort au combat et en constante évolution, la jeunesse et la verdure le disputent à l’histoire et à la pierre.


    La partie haute du parc, qui surplombe les douves et la prairie déjà accessibles au public, ouvrira en 2019. Photo Alexandre VIEIRA

     

    Si Lyon a dédié le nom d’un gone à une rue du 1er arrondissement et dressé sa statue tout près, elle a aussi donné son nom à une caserne alors lointaine, sise à la croisée des 3e , 7e et 8e. Plus tard privée de ses militaires, celle-ci est devenue avec ses divers bâtiments et ses grands espaces verts, le parc Blandan ouvert en 2013. Soit un nouvel espace de 17 hectares, à l’origine terrain militaire non constructible, passé en 2008 entre les mains du Grand Lyon aujourd’hui Lyon Métropole, sur lequel nombre de constructeurs, édificateurs et autres promoteurs immobiliers jetèrent vite un regard gourmand. Les Lyonnais proches du site leur ont répondu à leur façon : celle de se réunir en 1997 dans une Association de Défense du parc Blandan, bien résolue à éviter là l’édification d’une seconde Part-Dieu avec tours et barres d’immeubles, centre commercial… Elle lança une pétition de sauvetage réunissant près de 5 000 signatures, devint l’Association de développement du parc Sergent Blandan (ADPB) qui participe aux enquêtes, études et réunions, organise des visites à la demande et fête cette année son 20e anniversaire.

    « Nous tenons le coup, travaillons, discutons, accompagnant le parc dans son évolution », souligne Georges Deleuze, l’un des membres de l’équipe originale aujourd’hui président de l’Association. « Il est vite devenu un parc de loisirs très prisé des Lyonnais, en constante évolution comme avec la création récente du chemin de promenade, lequel permet de faire le tour complet du parc. »

    Un lieu qui évolue donc, se transforme et vit, mobilisant les visiteurs épris de patrimoine historique, château à l’appui, et de patrimoine vert. Toutes générations confondues et étudiants en bonne place avec l’ouverture récente d’une résidence universitaire. On peut se promener sur sa place d’armes devenue un lieu public de 28 600 m2 où un espace scénique a été conçu pour accueillir rencontres et autres manifestations. Toboggans, sieste et promenade à l’appui, car le parc dispose de 2 hectares dédiés aux jeux et aux sports… le tout sous l’œil attentif et vigilant de l’ADPB.

    Jean-Pierre Blandan, un sergent lyonnais mort

    à 23 ans au champ d’honneur

    La statue du sergent Blandan place Sathonay. Photo Philippe JUSTE

     

    Jean-Pierre Hippolyte Blandan plus connu sous le nom de « sergent Blandan », est un fils de limonadier lyonnais, né sans doute rue de la Cage aujourd’hui rue de Constantine et qui s’engage dans l’armée en 1837, à l’âge de 18 ans affecté au 26e Régiment d’Infanterie de Ligne, corps militaire d’origine bressane alors dirigé par le colonel Louis Joseph Hugo, oncle du fameux écrivain. La France s’est lancée dans la conquête de l’Algérie et le jeune gone y participe à plusieurs opérations militaires, nommé caporal en août 1839 et sergent en février 1842.

    En avril de cette année-là, il est dans les environs de Boufarik, premier village installé par les Français en terre algérienne. A la tête d’un détachement d’une vingtaine d’hommes, il protège un transport de courrier, mais l’équipe est attaquée par un groupe de 300 cavaliers arabes. Refusant de déposer les armes et bien que lui-même blessé, le sergent Blandan exhorte ses soldats à résister, quand arrivent des renforts français qui ne retrouvent que cinq survivants… dont Blandan transporté à l’hôpital de Boufarik où il décède de ses blessures le lendemain. Il avait 23 ans.

    La résistance héroïque du sergent lyonnais va marquer les rangs de l’armée française. Il est fait chevalier de la Légion d’honneur à titre posthume. Un monument est érigé à sa mémoire à Boufarik en 1887 et il sera rapatrié en France au moment de l’indépendance de l’Algérie en 1962. Lyon ne peut être en reste : le nom de la rue Saint-Marcel lui est attribué la même année et en 1900 une statue en bronze est inaugurée en son honneur sur la place Sathonay, dans le 1er  arrondissement.

    En 1941, les armées d’occupation fondent cette statue. Privée de ce symbole, la Ville de Lyon décide de renommer caserne Sergent Blandan, le Fort Lamothe situé à la Guillotière. Quant à la statue, elle est finalement reconstruite presque à l’identique, mais en pierre et inaugurée le 10 janvier 1962 sur la place Sathonay où elle se dresse toujours. Alors que la caserne désaffectée et ses 17 hectares ont donné naissance au parc Blandan.

    Repères

    - 9 février 1819 : naissance à Lyon

    - 12 octobre 1842 : décès à Boufarik (Algérie)

    Gérard Corneloup

    SOURCE : http://www.leprogres.fr/rhone-69-edition-lyon-metropole/2017/12/03/le-parc-sergent-blandan-le-nouveau-poumon-vert-de-lyon 

     

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  • Commentaires

    1
    Lundi 4 Décembre 2017 à 10:43

    Eh oui on avait enrôlé les jeunes Français dans la conquête de l'Algérie et plus tard dans la guerre engagée pour maintenir le colonialisme. 

    On continue à les utiliser pour maintenir l'esprit qui prévalait au moment de l'expansion coloniale et qui aujourd'hui prend d'autres formes avec la politique impérialiste à laquelle la France, à la remorque des USA, participe.

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