• M. Alain Vincenot votre livre est orienté et comporte de graves et volontaires oublis car pas une seule fois vous ne citez la terroriste et criminelle OAS

    M. Alain Vincenot votre livre est orienté et comporte de graves et volontaires oublis car pas une seule fois vous ne citez la terroriste et criminelle OAS et il est regrettable que votre livre soit commenté sur le site http://espaceguerredalgerie.com/ 

    19 mars 1962 : "Le cessez-le-feu n'est pas la paix." Cette phrase je l’ai lue et entendue souvent.

    "Algérie, les oubliés du 19 mars 1962": un livre pour rappeler le drame des pieds-noirs, des rapatriés et des harkis

    19 mars 1962 : "Le cessez-le-feu n'est pas la paix." Cette phrase je l’ai lue et entendue souvent.

    Une foule d'Européens d'Algérie désireux de gagner la métropole sont massés à bord du "Ville d'Oran" et s'apprêtent à débarquer à Marseille le 25 mai 1962, deux mois après la signature des Accords d'Evian. ©AFP

    Quelques jours avant l’anniversaire des Accords d’Évian qui ont mis fin à la guerre d’Algérie, un livre dénonçant le non-respect de ces accords dans les semaines qui ont suivi le cessez-le-feu vient de paraître: « Algérie, les oubliés du 19 mars 1962 » rappelle le drame qu’ont vécu à l’époque les pieds-noirs, les rapatriés et les harkis.

    C’est en novembre 2012, sous le quinquennat de François Hollande, que le Parlement a adopté une proposition de loi socialiste faisant du 19 mars la « Journée nationale du souvenir et de recueillement à la mémoire des victimes civiles et militaires de la guerre d’Algérie et des combats en Tunisie et au Maroc ». Mais « s’il y avait une date à éviter pour célébrer la guerre d’Algérie, c’était bien le 19 mars », estime le journaliste et écrivain Alain Vincenot, qui vient de publier Algérie, les oubliés du 19 mars 1962 (Ed. de l’Archipel).

    Pour lui en effet, « tant voulus par le général de Gaulle et plébiscités, en métropole, par le référendum du 8 avril 1962, les Accords d’Évian ne furent jamais respectés » par les Algériens. Ils stipulaient, outre le cessez-le-feu, que les deux parties s’engageaient à « interdire tout recours aux actes de violence, collective ou individuelle », et pourtant « des civils, mais aussi des soldats français ont continué à mourir ou disparaître. Oubliés », souligne l’auteur.

    Les Accords stipulaient aussi que les Français auraient les mêmes droits que les Algériens, que la liberté d'opinion, de religion, de langue serait respectée. "Du papier, rien que du papier", accuse Alain Vincenot. "Plus d'un million de pieds-noirs n'eurent d'autre choix que «la valise ou le cercueil». Après le 19 mars 1962, massacres et enlèvements se multiplièrent afin de les pousser au départ". 

    L'auteur rappelle les chiffres de l'après-guerre d'Algérie: entre le 19 mars 1962 et le 5 juillet 1964, date du retour en métropole des derniers contingents, 593 soldats français ont été tués ou enlevés en Algérie; auparavant, entre 500 et 1.000 (le nombre exact est inconnu) avaient également été portés disparus ; et plus de 80.000 harkis (supplétifs algériens de l'armée française) ont été "exterminés par les nouveaux maîtres du pays, abandonnés par la France pour laquelle ils avaient combattu".

    Il revient sur cette question douloureuse de l'Histoire de France récente dans son dernier livre, construit en deux parties. D'abord, il retrace les étapes de la guerre d'Algérie, en listant de manière presque exhaustive les attentats, assassinats et massacres du FLN et des fellaghas contre les civils et militaires français, avant et après 1962. Il cite également les nombreux discours, déclarations et interventions publiques des responsables politiques de l'époque, soulignant notamment l'évolution du général de Gaulle: de l'ambigu "Je vous ai compris!" le 4 juin 1958 à Alger et du "Moi vivant, jamais le drapeau du FLN ne flottera sur l'Algérie!" le 27 août à Saïda, au "chemin nouveau" qui, explique-t-il le 4 novembre 1960 avant son dernier voyage sur place, "conduit non plus au gouvernement de l'Algérie par la métropole française, mais à l'Algérie algérienne".

    Dans la seconde partie du livre, plus poignante, l'auteur rassemble des témoignages pour raconter le destin brisé de 11 Français oubliés, civils ou militaires, disparus entre août 1957 et septembre 1962 et que l'on n'a jamais retrouvés: Paul Bonhomme, 22 ans; Joseph Laplume, 47 ans; Louis Akermann, 54 ans, et sa femme Catherine Coll, 49 ans; Joseph Pinto, 58 ans; Paul Teuma, 44 ans; Cyr Jacquemain, 27 ans; Christian Mesmacque, 18 ans; Michel Chombeau, 21 ans; René-Claude Prudhon, 54 ans; Joseph Belda, 53 ans.

    Plus que les circonstances cruelles de leur enlèvement, c'est le manque de soutien des autorités françaises aux familles et, explique Alain Vincenot, la "réticence manifeste des gouvernants à faire la lumière sur ces disparitions" qu'illustrent les témoignages des proches des disparus, ces frères, pères, maris dont ils n'ont jamais retrouvé la trace. "Dans les bas-côtés de l'Histoire gisent des dates, des patronymes et des familles qui n'ont pu faire le deuil d'êtres chers…", conclut l'auteur.

     

    MISE AU POINT

    ET RECTIFICATIF

     

    19 mars 1962 : "Le cessez-le-feu n'est pas la paix." Cette phrase je l’ai lue et entendue souvent.

    Incendie de la Bibliothèque Universitaire d’Alger
    le 7 juin 1962

    « … Ceux qui l’ont brûlée, voulurent fermer l’accès de la culture française aux élites algériennes, par là-même, sans doute, avouaient-ils la considérer à eux seuls réservée … » (Robert Buron)

    19 mars 1962 : "Le cessez-le-feu n'est pas la paix." Cette phrase je l’ai lue et entendue souvent. Elle est exacte d’ailleurs car, c’est bien vrai, il y a eu encore des victimes après cette date, encore faut-il en donner les vraies raisons et les vrais responsables… Tous occultent l’OAS, cette organisation terroriste et criminelle… Bien sûr il y a eu des bavures d’indépendantistes algériens, mais il faut comparer ce qui comparable… Ces Algériens qui ont subi le colonialisme pendant 132 ans en étant considérés comme des sujets et non des citoyens français à part entière, n’ayant pas les mêmes droits. Parmi ceux qui occultent l’OAS je citerai d’abord l’UNC (l’Union Nationale des Combattants), voici l’un des derniers articles paru ce jour :

    Date non reconnue

    Dans son rapport moral, le président a rappelé le combat pour que le statut d’ancien combattant soit reconnu pour les soldats qui sont restés en Algérie après le 2 juillet 1962. La commémoration du 5 décembre est la seule commémorée par l’UNC qui ne reconnaît pas la date du 19 mars, car de nombreux combats mortels se sont déroulés après. Le président a d’ailleurs rappelé que les adhérents de l’UNC qui y participeraient ne pourraient le faire qu’à titre personnel. Il y aurait dans ce cas une certaine incohérence dans le fait de commémorer le 19 mars et d’autre part de réclamer la reconnaissance d’anciens combattants jusqu’en 1964. L’indemnisation des victimes de guerre algériennes, adoptée par le conseil constitutionnel, a consterné tous les membres de l’UNC.

    SOURCE : http://www.lest-eclair.fr/61673/article/2018-03-18/unc-afn-le-19-mars-fait-toujours-polemique 

    Et puis je citerai rapidement, « en me pinçant le nez », tout ce qui fait partie de la fachosphère… mais là je ne vais pas perdre mon temps… Ils sont définitivement irrécupérables et garderont leur haine jusqu’à la fin de leur vie… Par contre voici un article écrit par un indépendantiste algérien qui emploie cependant la même phrase mais dans une forme complètement inverse :

    19 mars 1962 : "Le cessez-le-feu n'est pas

     la paix."

    Faire l’inventaire de tous les crimes commis par l’OAS relève de l’impossible quant on sait que tout le pays est concerné.

    19 mars 1962 : "Le cessez-le-feu n'est pas la paix." Cette phrase je l’ai lue et entendue souvent.

    Keystone-France via Getty Images Le 20 Mars à Alger, premier jour après la proclamation du cessez-le-feu en Algérie

     

    Le 19 mars 1962 entrait en vigueur le cessez-le-feu entre l’Algérie et la France, mettant fin ainsi à plus de  sept ans et demi d’une guerre qui ne voulait pas dire son nom et trois mois plus tard, à cent trente deux ans de colonisation. Ce fut le premier rayon de lumière à percer la longue nuit coloniale, promesse d’une aube nouvelle tant espérée.

    Mais une frange irréductible d’ultras issus de la minorité européenne vont mener  des actions criminelles et de sabotage pour tenter d’empêcher l’avènement d’une Algérie indépendante définitivement détachée de la France. Ils créent la funeste OAS (Organisation Armée Secrète) le 11 février 1961.

    L’OAS était un ramassis hétéroclite d’individus  de tous bords : gros colons, militaires, étudiants et petites gens attachées à leurs privilèges et qui n’acceptent pas l’évolution inéluctable de la situation en Algérie. Ils vont tout faire pour empêcher  le processus menant à l’indépendance. Le but de l’OAS est de maintenir l’Algérie française, c’est-à-dire le statut de citoyens pour la minorité française et le statut d’indigène pour la majorité musulmane.  

    Tous les moyens sont mis en œuvre par cette organisation terroriste  : assassinats collectifs ou ciblés, sabotages économiques, plastiquages : bref, une véritable politique de terreur est installée dans les derniers mois en Algérie. Des personnalisés françaises favorables aux Algériens et à une négociation avec le FLN sont visées.  Mais c’est surtout la population algérienne qui est l’objet d’affreuses représailles. Malgré cela, la foi des Algériens dans l’indépendance prochaine et en un avenir meilleur ne fût à aucun moment ébranlée.

    L’OAS était un ramassis hétéroclite d'individus de tous bords : gros colons, militaires, étudiants et petites gens attachées à leurs privilèges et qui n'acceptent pas l'évolution inéluctable de la situation en Algérie. Ils vont tout faire pour empêcher le processus menant à l'indépendance.

    Au fil des mois et du déblocage progressif du problème algérien, l’OAS renchérissait dans l’abjection et l’horreur terroriste,  pratiquant la politique de la terre brûlée, rendant impossible toute réconciliation (rêvée par certains) entre les deux communautés.

    Faire l’inventaire de tous les crimes commis par l’OAS relève de l’impossible quant on sait que tout le pays est concerné. Les attentats perpétrés à Alger font évidemment l’objet d’une plus grande couverture par la presse internationale. Ils sont aussi plus violents et plus spectaculaire qu’ ailleurs.

    Le paroxysme dans l’horreur sera atteint au petit matin du 2 mai 1962, au port d’Alger, à deux mois de l’indépendance, lorsque une charge explosive ôta la vie  à deux cents dockers algériens qui attendaient leur jeton pour commencer une dure journée de déchargement des navires. L’attentat fit également des dizaines de blessés.

    Un autre attentat, plus ciblé, va coûter la vie à une personnalité algérienne de premier plan  et à cinq de ses compagnons, dont trois français. Le 15 mars 1962, à El-Biar, ce que l’on appelle alors le Commando Delta procède à l’exécution pure et simple de six inspecteurs de l’Education nationale en réunion ce jour-là. Ils sont trois algériens et trois français. Parmi eux se trouve Mouloud Feraoun, écrivain algérien né à Tizi Hibel en Grande Kabylie. Son plus célèbre roman “Le fils du pauvre”, écrit en 1950, lui a valu le Prix littéraire de la Ville d’Alger, attribué pour la première fois à un algérien. Par cet attentat, l’OAS a visé une personnalité  intellectuelle algérienne et un cadre éminent de l’éducation nationale dont l’Algérie allait en avoir tant besoin au moment de l’indépendance, c’est-à-dire dans moins de quatre mois.

    Les assassins ne furent jamais vraiment inquiétés et continuèrent tranquillement leur vie en France. L’un d’entre eux fera même une carrière politique au sein de l’UMP de Jacques Chirac. Ceci  pour juste rappeler aux donneurs de leçons (et ils sont nombreux outre-méditerranée) qu’ils doivent d’abord balayer devant leur porte.

    Toujours dans la même idéologie destructrice, l’OAS a visé cette fois-ci la Bibliothèque Universitaire d’Alger. Le 7 juin 1962, trois bombes au phosphore explosent, mettant le feu à la bibliothèque : 500 000 ouvrages sont la proie  des flammes. Seuls 80 000 seront sauvés. Tous les manuscrits ont été détruits. Aucun autodafé n’a fait autant de dégâts dans l’Histoire. La Bibliothèque Universitaire ne rouvrira ses portes que six ans après, le 12 avril 1968.

    Le 20 mars 1962, Benyoucef Benkhedda, deuxième président du GPRA (Gouvernement Provisoire de la Révolution Algérienne), annonce, dans une allocution radiodiffusée  au peuple algérien, l’accord officiel de cessez-le-feu et la signature des Accords d’Evian. Il déclare à cette occasion : “Le cessez-le-feu n’est pas la paix.” La criminelle OAS  allait redoubler de férocité face au mouvement irréversible de l’Histoire.

    A quelques jours de l’indépendance, le FLN qui a appris  à négocier, finira par signer un accord de dernière minute avec l’OAS, épargnant ainsi quelques vies.

    La guerre dans la guerre menée par l'OAS aura fait 2700 victimes entre morts et blessés.

    Le cessez-le-feu signé, il n’échappe pas à l’esprit vigilant de beaucoup d’opportunistes de profiter de l’occasion pour s’acheter à moindre frais, et surtout à moindre risques, une devanture révolutionnaire dont ils imaginaient (avant tout le monde peut-être) qu’elle serait fort utile demain, une fois l’indépendance acquise définitivement. D’ailleurs, après le 5 juillet, le peuple algérien distinguait déjà entre les authentiques moudjahidines et ceux du 19 mars.  

    Il est vrai que les révolutions profitent rarement à ceux qui les déclenchent, mais plutôt aux derniers venus, à ceux qui ont eu la chance de survivre, aux malins et aux opportunistes. C’est ainsi qu’on a eu plus d’un million de martyrs, des moudjahidines à n’en plus finir et des opportunistes toujours plus nombreux.

    SOURCE : https://www.huffpostmaghreb.com/entry/19-mars-1962-le-cessez-le-feu-nest-pas-la-paix_mg_5aae6a80e4b0337adf8493b2 

    « Les « honnêtes gens »Périlleux jeu d’équilibre de la France en Algérie »
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  • Commentaires

    1
    Lundi 11 Mars à 09:33

    ll faudrait être complet. Outre l'OAS qui n'est pas citée il faudrait rappeler la conquête pays étranger entreprise par la France en 1830, l'action permanente de son armée pour maintenir le système colonial, la guerre menée pour tenter de le perpétuer, l'enrôlement à cette fin d'Algériens dans les forces supplétives, l'envoi des appelés du contingent dans cette galère... Bref on ne devait pas masquer une partie des données du problème.!  

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