• M. le Ministre de l'Éducation nationale, Jean-Michel Blanquer, apprenez aux élèves français que l’Algérie coloniale était une société très inégalitaire

     

    M. le Ministre de l'Éducation nationale, Jean-Michel Blanquer, apprenez aux élèves français que l’Algérie coloniale était une société très inégalitaire

     Mêmes les plus pauvres des femmes européennes n'ont jamais connu ce qu'ont connu les femmes arabes

     

    M. le Ministre de l'Éducation nationale, Jean-Michel Blanquer, apprenez aux élèves français que l’Algérie coloniale était une société très inégalitaire, c’est la raison principale qui a conduit les colonisés à se révolter.

    M. le Ministre de l'Éducation nationale, Jean-Michel Blanquer, apprenez aux élèves français que l’Algérie coloniale était une société très inégalitaire

     

    LA GUERRE D'ALGERIE (1954-1962)

     

    En 1954, l’Algérie, dont la conquête a commencé à partir de 1830, est une colonie de peuplement qui a accédé au statut de départements français dans lequel coexistent les populations indigènes majoritairement musulmanes et environ un million de Français appelés « pieds-noirs ». En 1954, les premiers attentats du Front de libération nationale (FLN) marquent le début de la guerre d’indépendance de l’Algérie. Comment l’Algérie a-t-elle basculé dans un conflit de décolonisation qui a amené la France à s’impliquer dans une longue et difficile guerre coloniale qui a laissé des traces profondes dans les relations entre les deux pays ?

    L’Algérie coloniale est une société très inégalitaire dans laquelle les populations européenne et indigène n’ont pas les mêmes droits.

    Les paysans indigènes ou fellah ont été spoliés de leurs terres et la plupart sont employés dans les grands domaines agricoles aux mains de quelques riches propriétaires terriens européens. Les populations autochtones ont donc au cours des siècles perdu les meilleures de leurs terres. Ils sont dépourvus de droits politiques. Mohammed Dib dénonce cette inégalité criante. Les Européens (majoritairement Français mais aussi Espagnols ou Italiens) vivent dans des conditions très différentes : il existe une minorité riche de Français, propriétaires de domaines agricoles, commerçants ou industriels qui ont mis en valeur le pays en utilisant la main d’œuvre locale employée à bas prix. Mais la plupart des « pieds-noirs » sont des petits artisans ou commerçants ou de petites gens vivant dans des conditions modestes voire misérables. Ils disposent en revanche de droits politiques. Il existe aussi une réelle différence de niveau de vie entre les Français de métropole et les Français d’Algérie. Le « pied-noir » Albert Camus, romancier et journaliste, rappelle que les « pieds-noirs » ne sont pas tous des colons enrichis par l’exploitation des indigènes, lui-même ayant connu dans son enfance la misère. Dans la société algérienne, les aspirations à l’indépendance sont de plus en plus largement partagées. Déjà, le 8 mai 1945, de grandes manifestations avaient montré le désir des Algériens d’avoir plus de reconnaissance de la France et s’étaient soldées par un massacre à Sétif.

    La guerre commence à la suite d’attentats du FLN qui revendique la libération de l’Algérie et du refus de la France de procéder à la décolonisation. La guerre dure près de 8 ans de 1954 à 1962.

    Pour maintenir l’ordre colonial en Algérie, la France envoie les militaires et les soldats du contingent (civils exerçant le rôle de soldat en cas de conflit souvent pendant la période de leur service militaire). Pour lutter contre un ennemi inférieur en nombre et en force qui utilise la guérilla et les attentats contre les civils et les militaires, l’armée française utilise la torture et les violences. L’objectif de la torture est de faire parler les membres des organisations indépendantistes algériennes pour démanteler les réseaux de combattants.

    Le FLN s’appuie sur l’Armée de libération nationale (ALN) composée de fellagas, combattants partisans de l’indépendance, qui disposent de soutiens dans la population locale. Mais ils s’en prennent aussi parfois aux populations arabes insuffisamment engagées auprès du FLN ou aux harkis des soldats arabes engagés aux côtés de l’armée française.

    L’armée française essaie d’occuper le terrain : pour cela, elle rassemble les populations, rase certains  villages pour éviter que les fellagas n’aient des appuis locaux et fait dans le même un intense travail de propagande pour convaincre les populations du bien-fondé de l’occupation coloniale française : scolarisation de la population, équipements de villages en eau, en électricité, en école. Chaque camp essaie donc d’obtenir le soutien de la population locale pour gagner une légitimité et une reconnaissance.

    La guerre d’Algérie qui a des conséquences très importantes dans de nombreux domaines s’achève le 19 mars 1962 par les accords d’Évian.
      

    En métropole, la population française est très clivée : les partisans de l’indépendance et les opposants à la torture manifestent régulièrement et s’opposent aux partisans de l’Algérie française. Certains partisans de l’Algérie française utilisent le terrorisme pour faire pression sur le pouvoir et s’organisent dans une organisation clandestine : l’Organisation de l’Armée secrète (OAS)
    La guerre d’Algérie a aussi une forte influence sur la vie politique intérieure de la France et les institutions de la IV° République, incapable de régler le conflit, devient de plus en plus instable. La IV° République cède la place à la V° République après que le général de Gaulle ait été appelé le 13 mai 1958 à Alger comme recours pour régler la question algérienne. Le 4 octobre 1958, la constitution de la V° République est promulguée et donne à de Gaulle d’importants pouvoirs pour régler la crise.
    Dans le monde, cette guerre ternit le prestige de la France comme patrie des Droits de l’Homme car l’occupation coloniale et l’usage de la torture sont des atteintes aux principes de la volonté des peuples à disposer d’eux-mêmes et de la dignité humaine. La difficulté de la France à accepter l’émancipation de l’Algérie provient du fait que l’Algérie est considérée comme faisant partie intégrante du territoire français. En 1961, le 18 octobre à Paris, le préfet de police Maurice Papon fait réprimer par les forces de l’ordre une manifestation d’Algériens partisans de l’indépendance qui fait plusieurs morts jetés dans la Seine.
    En 1962, les accords d’Évian accordent à l’Algérie son indépendance : les Européens d’Algérie sont rapatriés en France où ils reçoivent un accueil froid et indifférent. Les harkis engagés aux côtés des Français ont été victimes de massacres sanglants. La guerre d’Algérie laisse des traces profondes, douloureuses et durables dans les deux pays.

     

     

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