• Ma lettre au Père Noël par Henri Pouillot suivi de : "A Paris, quand une soirée entre amis se transforme en arrestation musclée" Père Noël rendez-nous notre vraie France !!!

    Ma lettre au Père Noël par Henri Pouillot

    Ma lettre au Père Noël

    La fin de l’année 2016 se termine aussi tristement que celle de 2015, au plan national et international. Alors Père Noël, sois gentil, généreux, apporte-nous un peu (pourquoi pas beaucoup) de joies, du bonheur, de l’utopie pour cette année 2017, et que cela dure ...



    Père Noël, tu as permis à Christine Lagarde d’être déclarée coupable de négligence, mais elle ne sera pas punie !!! Ce sont nous, d’ailleurs les contribuables qui avons permis au pauvre Bernard Tapie d’empocher un peu plus de 400 millions d’euros, ce n’est même pas toi qui a payé ce cadeau !!! Mais j’espère que lorsque la prochaine fois qu’une caissière de supermarché fera une erreur de caisse de 0,85 €, elle ne sera pas licenciée, ni qu’un SDF qui vole un paquet de pâtes parce qu’il a faim n’ira pas en prison, qu’un syndicaliste qui revendique ne sera plus condamné !!! Alors à partir de 2017, promets-nous que la justice ne sera pas rendue sur une notion de classe sociale, mais bien en fonction de la faute commise.

    L’an dernier, en France, quelques semaines avant la période de fêtes de fin d’année, une barbarie avait été commise par des fanatiques, sous un fallacieux prétexte religieux, et cette année, en Allemagne, une nouvelle ignominie vient d’être commise à quelques jours de cette période de fêtes. Père Noël, crie haut et fort que ce ne sont pas les plans d’urgence à répétition qui menacent nos libertés, mais n’assurent pas notre sécurité, malgré l’impression majoritairement ressentie par nos concitoyens, qu’il faut mettre en place, mais mener une autre politique : tarir les sources du recrutement de ces barbares. Pour cela il faut une autre politique internationale qui n’instrumentalise pas des communautés les unes contre les autres. Il faut que les citoyens ne soient pas discriminés pour leurs origines, leur couleur de peau, leur religion pratiquée (ou supposée pratiquée), et tentent de se réfugier dans un extrémisme pour "authentifier" leur identité. Je suis prêt à en discuter avec toi (dans cette lettre je ne peux pas être trop long et ce sujet mérite un long débat), mais assez de ces mesurettes inefficaces qui ne remettent pas en cause les racines de ce mal terrible.

    Père Noël, avec la campagne électorale qui commence à faire rage, rappelle aux Macron, Fillon et autres... que le colonialisme n’est pas positif, comme ils ont osé le clamer, mais constitue un crime contre l’humanité, même si, officiellement, il ne l’a pas encore été reconnu comme tel.

    Père Noël, fais quelque chose pour les migrants, les roms... ces exclus : ils ne sont pas responsables de leur situation, c’est la misère, la guerre, le dérèglement climatique... qui les chassent de leur terres natales où ils préfèreraient rester y vivre paisiblement, agréablement avec leurs proches... Père Noël, rappelle aux Valls, Sarkozy, Ménard et autres... qu’ils ne sont pas des gaulois, mais que leurs parents, avec eux, sont venus se réfugier en France...

    Père Noël, mets toute ton énergie pour que le vivre ensemble soit harmonieux, sans racisme, sans discrimination...

    Père Noël, un dernier vœu, en plus des précédents, c’est mon combat que je mène à plein temps depuis une bonne quinzaine d’années maintenant : que la France retrouve sa légitimité de pouvoir être considérée comme l’un des pays modèle pour le respect des droits de l’homme. Pour cela, il serait urgent que les plus hautes autorités de notre pays reconnaissent et condamnent enfin (en particulier envers le colonialisme pratiqué en Algérie) :
    -  les crimes d’état : 8 Mai 1945, 17 octobre 1961, 8 février 1962,
    -  les crimes de guerre : utilisation du napalm (600 à 800 villages rasés : des Oradour- sur-Glane algériens), l’utilisation du gaz VX et Sarin,
    -  les crimes contre l’humanité : le colonialisme, l’institutionnalisation de la torture, les viols, les exécutions sommaires (corvées de bois, "crevettes Bigeard"…), les essais nucléaires du Sahara, les camps d’internements (pudiquement appelés camps de regroupements)….

    Père Noël, parmi tous ces vœux, un bon nombre ne coûteraient rien, financièrement, mais rapporteraient gros à l’image de notre pays, et sa devise "Liberté, Égalité, Fraternité" aurait un véritable sens.

    Henri POUILLOT

    Ma lettre au Père Noël par Henri Pouillot

    A Paris, quand une soirée entre amis

     se transforme en arrestation musclée

    Comment passer d’une banale virée nocturne entre amis à une arrestation policière très musclée ? Le jeune blogueur Jean Ben Aych nous raconte sa drôle de soirée parisienne aux côtés de ses potes “noirs et arabes”. Récit. 

    Avec une frappe à la puissance de Mark Landers, Ali a crevé le seul ballon du quartier que Sofiane m’avait offert pour mon dernier anniversaire. Résultat, pas de foot entre potes au parc. Pour compenser la frustration, on passe l’après-midi sur le baby-foot du centre d’animation destinés aux jeunes du coin. 17 h, j’invite toute la petite bande du lycée à la maison pour la seule et bonne raison que Meliani qui est parti pour les vacances voir sa famille en Algérie m’a prêté sa Playstation 4 avec le jeu Fifa 17.

    Autour d’une citronnade maison façon Tlemcem et de biscuits, on enchaîne les parties autant que les fous rires. Le sujet de conversation principale : les filles. “On sort ce soir ?” demande Ali. Je propose Breteuil ou le Champ-de-Mars, “parce qu’il y aura sûrement du monde”. Toute la joyeuse troupe est partante sauf Sofiane et Madi, qui n’ont pas réussi à obtenir l’autorisation parentale. Il est 19 heures 30, tout le monde rentre, je dois faire la vaisselle avant que mon père n’arrive. Rendez-vous à 21 heures en bas de chez moi avec le reste du groupe.

    “C’est une caméra cachée ou quoi ?” 

    21 heures passées, la virée nuptiale peut commencer. Comme souvent, je suis le seul babtou de la bande. On est cinq : Ali, Fodié, Siaka, James et moi. On marche jusqu’à l’Avenue de Breteuil. Nos chances de pouvoir séduire la gente féminine sont proches de zéro. Les pelouses sont désertes. On décide de continuer à pied jusqu’au Champ-de-Mars. On tourne alors sur l’Avenue de la Tour-Maubourg au niveau des Invalides. Sur notre chemin, on passe devant une épicerie. L’un des membres de l’équipe dont je ne citerai pas le nom pour ne pas l’incriminer, décide stupidement de dérober un fruit sur l’étalage sans passer par la case “caisses”. On l’observe commettre ce vol avant de tous prendre la fuite en courant comme un seul homme.

    Deux bonhommes, ou plutôt deux armoires à glace portant un badge “police” fluorescent autour du cou, nous arrêtent brutalement et nous ordonnent de nous aligner contre le mur. J’ose alors demander : “C’est une caméra cachée ou quoi ?” Pas de réponse. Soudain, sans aucune raison valable, l’un des deux agents de police soulève par la gorge Siaka en criant “Tu fermes ta gueule ! Tu fermes ta gueule !” alors qu’aucun mot ne sort de la bouche de ce dernier. Il tremble, ne comprend pas. Ali essaye de calmer le jeu alors que Fodié et moi nous moquons de l’autre masse de muscle. Ce dernier affiche une sacré allure : coupe au gel, cheveux gris et des bras pas du tout proportionnels à la taille de son cerveau.

    L’un des policiers trouve le fruit volé dans la poche de mon pote après l’avoir fouillé et lui demande d’où il provient. Son détenteur affirme qu’il l’a pris chez lui. Mais les policiers ne le croient pas et prétendent nous avoir pris en filature depuis l’Avenue de Breteuil et n’avoir rien raté de la scène devant l’épicerie. Ils menacent notre ami de le ramener au poste s’il n’avoue pas son vol… Il finit par tout dire.

    Cocktails pour les uns, expresso et eau pour les autres 

    Les policiers nous palpent les uns après les autres et nous demandent notre carte d’identité. Bien sûr, personne ne l’a. Pendant qu’on se fait fouiller, j’observe des jeunes de notre âge en train de siroter des cocktails dans le bar d’en face. Je sais très bien comment se passe leur soirée. Combien de fois, avec mon pote Clément, on a accompagné des copines dans ces lieux où elles abreuvent leur vie de grains de folie alcoolisés alors que lui et moi avons l’habitude de commander un expresso et un verre d’eau (parce que dans les cafés parisiens, c’est la seule consommation dont le prix est le moins éloigné de celui d’une canette à l’alimentation générale) ?

    Lors de ces soirées, ces filles dépensent leur argent de poche, prennent des snaps avec leur nouvel Iphone 6 ou 7, 5S pour les parents les moins généreux, puis rentrent avec le Uber que papa/maman ont commandé. C’est le même genre de personnes que l’on voit l’après-midi au parc, non pas pour jouer au foot mais pour acheter du shit. Ce soir, ces jeunes mineurs ont probablement fumé des substances illégales et bu de l’alcool. Pour eux, pas de fouille, pas de filature, ils peuvent rentrer chez eux tranquillement.

    Le faciès est un crime 

    Après avoir constaté que nous n’étions pas des trafiquants, les deux agents de police nous laissent tous partir, mis à part celui qui a volé le fruit. Ils l’emmènent le rendre à l’épicier. Sans surprise, le propriétaire du magasin n’en veut pas à notre ami et lui laisse même le fruit.

    Voilà ce que la police est capable de faire pour un simple larcin. Si j’avais subtilisé un fruit lors de l’une de mes virées nocturnes avec des amis blancs, rien de tout cela ne serait arrivé, je n’aurais jamais eu le moindre problème. Le fait que les deux fonctionnaires nous aient suivis montre que le faciès est un crime à leurs yeux. Voler, c’est mal mais la fraude fiscale aussi alors pourquoi les riches malhonnêtes ne se font pas soulever par la gorge comme Siaka ?

    Jean BEN AYCH

    P.S. : Je vous laisse deviner le fruit dont il s’agit.

    SOURCE : http://www.bondyblog.fr/201612200800/a-paris-quand-une-soiree-entre-amis-se-transforme-en-arrestation-musclee/#.WFohlrn0qMQ

    « L’OAS et l’aveuglement des « jusqu’auboutistes » de l’Algérie française… ou pourquoi une issue du type de celle de l’Afrique du Sud n’a pas été possible en Algérie L'autre 8 mai 1945... aux origines de la guerre d'Algérie... Un commentaire vient d'arriver... »
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