• Macron félicite Bolsonaro, insiste sur «le respect» des «principes démocratiques»

     

     

    Macron félicite Bolsonaro, insiste   sur «le respect» des «principes  démocratiques»

     

    Macron félicite Bolsonaro, insiste   sur «le respect» des «principes  démocratiques»

     

    Macron félicite Bolsonaro, insiste

     sur «le respect» des «principes

    démocratiques»

     

    Par AFP — 29 octobre 2018

    Le président français Emmanuel Macron, à Istanbul, le 27 octobre 2018 Photo OZAN KOSE. AFP

     

    Emmanuel Macron a félicité lundi le président d’extrême droite brésilien Jair Bolsonaro après son élection la veille et a affirmé sa volonté de poursuivre sa coopération avec ce pays «dans le respect» des «principes démocratiques».

    Emmanuel Macron est l’un des premiers dirigeants étrangers à réagir. Avant lui, le président américain Donald Trump a appelé dimanche soir Jair Bolsonaro pour le féliciter.

    Le chef de l’Etat «félicite Jair Bolsonaro, élu par le peuple brésilien à la présidence», indique l’Elysée dans un communiqué.

    «La France et le Brésil entretiennent un partenariat stratégique noué autour des valeurs communes de respect et de promotion des principes démocratiques. C’est dans le respect de ces valeurs que la France souhaite poursuivre sa coopération avec le Brésil, pour relever les grands défis contemporains de notre planète, aussi bien dans les domaines de la paix et de la sécurité internationales, que dans le cadre de la diplomatie environnementale et des engagements de l’Accord de Paris sur le climat», ajoute la présidence.

    Jair Bolsonaro prendra ses fonctions le 1er janvier 2019 après avoir obtenu plus de 55% des voix face au candidat de gauche Fernando Haddad à l’issue d’une campagne qui a coupé en deux le plus grand pays latino-américain.

    En France, des responsables de La République en marche, le parti majoritaire, ont exprimé leur profonde inquiétude. Pour le député Sacha Houlié, il s’agit d’une «nouvelle percée des conservateurs» à laquelle «les progressistes (...) devront faire face», alors qu’Emmanuel Macron s’est érigé en Europe en chef de file des «progressistes» face aux «nationalistes».

    AFP  

    SOURCE : https://www.liberation.fr/france/2018/10/29/macron-felicite-bolsonaro-insiste-sur-le-respect-des-principes-democratiques_1688565 

    De Le Pen à Salvini, la victoire de Bolsonaro réjouit l'extrême droite

     

    Par LIBERATION 29 octobre 2018

    Marine Le Pen lors d'une conférence de presse en Italie le 8 octobre 2018. Photo Alberto Pizzoli. AFP

    Marine Le Pen et Matteo Salvini ont salué la victoire du candidat brésilien d'extrême droite, Trump se réjouissant par avance de travailler avec lui. En France, du Parti communiste à LREM, on déplore ce résultat.

    On ne tombera pas de sa chaise en l’apprenant : l’élection du candidat d’extrême droite Jair Bolsonaro à la présidence du Brésil est bien accueillie au sein de l’internationale nationaliste. En France, la présidente du Rassemblement national (ex-FN), Marine Le Pen, a tweeté ce lundi matin qu’avec cette élection, «les Brésiliens viennent de sanctionner la corruption généralisée et la terrifiante criminalité qui ont prospéré sous les gouvernements d’extrême gauche», avant de souhaiter «bonne chance au nouveau Président qui devra redresser la situation économique, sécuritaire et démocratique très compromise du Brésil».

    En Italie, le ministre de l’Intérieur, Matteo Salvini, homme fort du gouvernement, a livré une analyse similaire : «Au Brésil aussi les citoyens ont chassé la gauche ! Bon travail au président Bolsonaro, l’amitié entre nos peuples et nos gouvernements sera encore plus forte.» Il en a profité pour annoncer qu'«après des années de vains discours, je demanderai qu’ils nous renvoient en Italie le terroriste rouge Battisti». Ancien militant d’extrême gauche durant les années de plomb en Italie, condamné pour assassinats dans son pays, Cesare Battisti a obtenu l’asile au Brésil en 2007 sous la présidence Lula.

    Avec le président américain, Donald Trump, qui l’a félicité au cours d’un échange téléphonique, Bolsonaro a convenu d’un «engagement fort à travailler ensemble pour améliorer la vie des habitants des Etats-Unis et du Brésil, et, en tant que leaders régionaux, des Amériques», a annoncé Sarah Sanders, porte-parole de l’exécutif américain.

    Le président français Emmanuel Macron a lui aussi félicité Bolsonaro pour sa victoire. «La France et le Brésil entretiennent un partenariat stratégique noué autour des valeurs communes de respect et de promotion des principes démocratiques. C’est dans le respect de ces valeurs que la France souhaite poursuivre sa coopération avec le Brésil», dit le communiqué de l'Elysée.

    «Plutôt Hitler que le Front populaire»

    En France toujours, si l’on excepte la réaction de Marine Le Pen, l’élection de Jair Bolsonaro alarme la plupart des partis politiques. A gauche, le secrétaire national du Parti communiste français, Pierre Laurent, a déploré sur Twitter l’arrivée du «fasciste Bolsorano à la tête du Brésil», une «dramatique nouvelle pour la démocratie». 

    Pour Eric Coquerel, député La France insoumise, «après avoir éliminé Lula en utilisant une pseudo justice, le néolibéralisme a préféré Hitler au Front populaire». Le leader du mouvement, Jean-Luc Mélenchon, n’a quant à lui pas réagi directement à l’élection, mais il a critiqué «la radio d’Etat France Info», un des ses journalistes ayant visiblement déclaré que «le Brésil vient de tourner la page de L’EXTRÊME GAUCHE en choisissant l’extrême droite». Commentaire de Mélenchon : «La radio qui ment en continu.»

    L’ex-candidat socialiste à la présidentielle, Benoît Hamon, écrit : «Le Brésil vient de voter. Il s’est choisi un chef autoritaire, sexiste, homophobe, raciste, et nie le réchauffement climatique. Les portes se ferment sur la démocratie et les libertés. La gauche écologiste mondiale doit se lever, résister et conquérir les cœurs et les consciences». Le secrétaire national d’Europe Ecologie-Les Verts, David Cormand, s’est quant à lui inquiété de «l’ombre brune (qui) s’étend encore». «Face à elle, le libéralisme et les nationaux populistes ne sont pas des remparts mais des tremplins.»

    Au Parti socialiste, le premier secrétaire, Olivier Faure, a exprimé sur Twitter ses «pensées» pour les Brésiliens «qui voient l’élection d’un xénophobe, homophobe, misogyne, admirateur de la dictature, ennemi des médias, amateur des fake news». A LREM, la porte-parole Aurore Bergé a réagi sur Twitter en jugeant qu'«aucune démocratie n’est à l’abri», en affirmant que «les démocrates, les libéraux ont une obligation de résultat».

    Quant à Les Républicains, ils n’ont pas encore réagi officiellement. 

     

     

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  • Commentaires

    1
    Lundi 29 Octobre 2018 à 15:54
    Lamentable! Le Pen et Salvini CEA se comprend, mais le président de la République, non !!! Un rappel d’histoire :
    http://www.brasilazur.com/2014/04/1964-1985-la-dictature-militaire-au-bresil/
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