• Mai, le joli mois de mai maintenant... Et puis il y a des fleurs jaunes… les fleurs éternelles des traîtres...

     

    Mai, le joli mois de mai maintenant

    Mai, le joli mois de mai maintenant... Et puis il y a des fleurs jaunes… les fleurs éternelles des traîtres...

    Mai, le joli mai en barque sur la colère des peuples. L’éternel esprit de mai a soufflé sur les frimas de décembre et fait éclore en janvier les fleurs de la révolte. Des fleurs de contre-feu.

    Les bouleversements climatiques détruisent nos forêts. Le vaste incendie, allumé par les pyromanes du libéralisme autoritaire, dévore les animaux et les humains d’une même langue avide. Il leur faut de l’argent, de l’argent, encore de l’argent pour nourrir leur insatiable dieu dévorateur : le saint profit financier. Politique de la terre brûlée sur laquelle plus rien ne repoussera. Derrière le sourire affable de l’homme du monde en veston cintré : la trogne hallucinée du fanatique prêt au pire pour faire plier le réel à ses délires sectaires. En guise de gouvernement, une bande de malfaiteurs et de scélérates associé.es pour tout vendre aux intérêts privés, jusqu’aux vioques et aux petits enfants. Pour tout dialogue, des monologues mensongers faits d’éléments de langage énoncés sans effort de conviction, le psittacisme maladif de godillots en marche vers l’abîme. Et des gaz asphyxiants, des coups de matraque, des tirs de LBD, des grenades qui mutilent : les cognes ont-ils jamais si bien porté leur nom ?

    Alors, comme il fait chaud, très chaud, les populations qui ne se laissent pas cramer sans révolte, font la grève et descendent dans les rues.

    Depuis plus d’un mois, c’est la grève malgré la dureté des conséquences sur les salaires et la conscience professionnelle qui tiraille et blesse. La grève quel qu’en soit le coût, et pas seulement pour les retraites mais pour la survie générale. Nos vies ne sont pas des produits financiers sur lesquels ces messieurs-dames peuvent tranquillement spéculer. Le monde se passera fort bien de la finance qui l’étouffe et de celles ou ceux qui la représentent, mais jamais des femmes et des hommes qui créent, produisent, enseignent, inventent, aident, soignent.

    Mai, le joli mois de mai maintenant... Et puis il y a des fleurs jaunes… les fleurs éternelles des traîtres...

    Les populations diverses manifestent ensemble, malgré les intimidations musclées de la police qui encage les cortèges par de multiples rangées de robots caparaçonnés, casqués, prêts à dégainer le tonfa et la lacrymo puisque le pouvoir les a achetés pour ça. Sur les pavés, ambiance de colère mais de fête : dynamisme collectif, solidarité dans la lutte. Aux fenêtres des immeubles, on applaudit, on épingle des messages de soutien. Sur les échafaudages, les travailleurs s’arrêtent le temps que passe le long ruban bruyant, c’est-à-dire pendant des heures. D’en bas on appelle chacun et chacune à rejoindre les manifestants.

    « Comme ça, tu reviendras plus », a lancé un flic à une femme après l’avoir tabassée. Elle reviendra, ou bien ça sera sa sœur, sa fille, sa cousine, sa collègue, sa copine. On revient, pour elle, pour nous. Parce qu’on sait que la peur a changé de camp, qu’elle tord aujourd’hui les boyaux du préfet comme du président. Parce qu’on entend les pales des hélicos tourner au-dessus de l’Élysée et des ministères.

    Parce que le monde il est à qui ? À nous, à nous, à nous.

    Mai, le joli mois de mai maintenant... Et puis il y a des fleurs jaunes… les fleurs éternelles des traîtres...

    SOURCE : https://blogs.mediapart.fr/juliette-keating/blog/110120/mai-maintenant?utm_source=20200111&utm_medium=email&utm_campaign=QUOTIDIENNE&utm_content=&utm_term=&xtor=EREC-83-[QUOTIDIENNE]-20200111&M_BT=25840487733 

    Et puis il y a des fleurs jaunes…

     les fleurs éternelles des traîtres…

    Mai, le joli mois de mai maintenant... Et puis il y a des fleurs jaunes… les fleurs éternelles des traîtres...

    Mai, le joli mois de mai maintenant... Et puis il y a des fleurs jaunes… les fleurs éternelles des traîtres...

     

    Mai, le joli mois de mai maintenant... Et puis il y a des fleurs jaunes… les fleurs éternelles des traîtres...

     

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