• Malakoff : ils n’en ont pas fini avec le temps « maudit » des colonies

    Malakoff : ils n’en ont pas fini avec le temps « maudit » des colonies

    Malakoff : ils n’en ont pas fini avec le temps « maudit » des colonies

    L’association ACCA (Agir contre le colonialisme aujourd’hui) fêtait samedi 11 février 2017 ses 30 ans, lors d’une journée spéciale à la maison de la vie associative. Jean Clavel (à gauche), coprésident et ex-1er adjoint  à la ville et Saïd (à droite), en sont des membres historiques. (LP/A.L.)

    Leurs combats sont anciens mais restent, à leurs yeux, toujours d’actualité. Cette semaine, l’association ACCA (Agir contre le colonialisme aujourd’hui) a fêté ses 30 années d’existence par une exposition et une journée de projections et de débats, ce samedi 11 février 2017, à la maison de la vie associative de Malakoff. À l’époque, ses membres fondateurs, militants anticolonialistes, étaient aussi et surtout des « soldats du refus » : des combattants qui avaient, pour beaucoup, refusé de porter les armes lors de certaines guerres d’indépendance, notamment en Algérie.

    La plupart seront arrêtés, emprisonnés, et même torturés, comme Henri Alleg, le journaliste et écrivain fondateur de l’ACCA. Auteur du livre-témoignage « Le Refus », Alban Liechti, son président actuel, subira également la prison durant près de quatre ans. Léo Figuères, condamné pour ses prises de position contre la guerre d’Indochine, est lui entré dans la clandestinité, avant de devenir maire  de Malakoff, durant plus de trente ans (1965-1996).

    « A Malakoff, le maire et ses deux premiers adjoints sont tous

    des condamnés » 

    Son premier adjoint historique, Jean Clavel, a lui aussi écopé de deux ans de réclusion après la guerre d’Algérie. Il est aujourd’hui le co-président de l’ACCA : « Je me rappelle d’une soirée où Léo Figuères présidait une assemblée dans les années 1960, se souvient-il. Et il disait : à Malakoff, le maire et ses deux premiers adjoints sont tous des condamnés (rires). »

    Quelques années plus tard, l’idée de créer une association a germé. Surtout quand, au début des années 1980, une loi visa à indemniser les « victimes du colonialisme. » « Mais elle ne prévoyait pas d’aider les combattants qui avaient été emprisonnés pour leurs positions anticolonialistes », rappelle Jean Clavel. C’est aussi pour « mettre en avant leur expérience, témoigner et dénoncer » que l’ACCA est née. Elle compte aujourd’hui un peu moins d’un millier d’adhérents.

    A l’origine, l’association s’appelait d’ailleurs « Association des combattants de la cause anticoloniale. » Une appellation qui pouvait parfois rebuter les plus jeunes, et qui a donc poussé l’ACCA à garder son sigle, tout en changeant de nom. Devant les panneaux de l’exposition présentée à Malakoff, et relatant les trente années de combat de ces militants, Jean Clavel pointe du doigt un autocollant réclamant « Plus aucun soldat français hors de France ! » Sujet d’actualité. « Actuellement, la France a des bases militaires dans une douzaine de pays d’Afrique, mais on en parle très peu, explique-t-il. On aimerait que le sujet soit abordé lors de l’élection présidentielle. »

     leparisien.fr

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    Ou, la Françafrique, ce colonialisme d’aujourd’hui

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    C’est le 11 janvier 2013 que débute l’Opération Serval pour éradiquer le terrorisme dans ce pays. Cela devait durer 3 mois. 4 ans plus tard l’Opération Barkhane qui s’est substituée à l’Opération Serval n’a toujours pas obtenu le but annoncé. Il y a quelques semaines encore un militaire français (originaire des Yvelines) était tué : son véhicule a sauté sur une mine. Cela fait une vingtaine de soldats français qui sont morts au Mali depuis le début de l’intervention, 4 en 2016. Une française, responsable d’ONG, à été enlevée à Noël, à Gao, et l’on est toujours sans nouvelles.

    Cette opération démontre bien, malheureusement, que ce ne sont pas les armes qui éradiqueront le terrorisme. Mais la politique de pillage des richesses locales, créant la misère et cette politique de Françafrique, ne peuvent qu’alimenter des foyers de recrutement de djihadistes. Et, comme le Mali est le 3ème pays producteur d’or du monde, que le nord du Sahel (une partie du Mali) est la région du monde qui recèle 80% des ressources de minerai d’uranium du monde, que des ressources de pétrole existent (connues depuis plusieurs années, mais non exploitées pour ne pas faire baisser le prix du baril), que des réserves de gaz ont été découvertes récemment, il est bien évident que le Mali n’est pas prêt de pouvoir disposer de sa réelle souveraineté.

     

    Nos troupes tentent de jouer les gendarmes

    sur le continent africain.

    Il faut bien assurer la continuité de la Françafrique, cette domination militaro-économique qui, au prix de la corruption de dirigeants locaux, maintenant le peuple dans une terrible misère, permet, avec le contrôle du Franc-CFA d’imposer un pillage "légal" des richesses locales au détriment des populations de ces pays.
    Plus de 4. 000 soldats français sont déployés dans le Sahel. L’opération Serval, devenue Barkhane à l’été 2014, est la plus vaste intervention de l’armée, hors engagement au sein d’une coalition, depuis la guerre d’Algérie…sont donc présents des soldats au Mali, au Niger et au Tchad, pour Barkhane, en Centrafrique, avec Sangaris, et, de façon beaucoup plus discrète, en Libye".

    Tout est fait pour  justifier la politique d’exception (état d’urgence perpétuel), pseudo-sécuritaire, imposé en Métropole et pour "justifier" une lutte antiterroriste, alors que rien n’est fait pour en tarir les sources.

    A quand une réelle politique de partenariat permettant aux peuples africains de sortir enfin de cette misère imposée, qui permettrait d’éviter que de nombreux migrants tentent de fuir leur pays (au risque de leur vie par des traversées catastrophiques en Méditerranée), alors qu’ils préfèreraient rester près de leurs proches au lieu d’être des esclaves "modernes" en France.

     

    « Une vieille connaissance de notre blog renvoyée en correctionnelle mais ici la maire d'Aix-en-Provence nous intéresse pour de nombreuses autres raisons Les journalistes hués aujourd'hui quand ils étaient censurés hier... Qu'en sera-t-il demain ? »
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