• Ménard le maire d’extrême droite de Béziers vante dans ses discours honteux « La Grande France »… Un historien algérien explique comment elle est née…

    Ménard le maire d’extrême droite de Béziers vante dans ses discours honteux « La Grande France »… Un historien algérien explique comment elle est née…

    (PS) Dans cet article on parle d'un général, les articles suivants d'un maréchal

    http://www.reflexiondz.net/CE-QUI-S-EST-PASSE-UN-29-DECEMBRE-1840-Retour-sur-Bugeaud-et-les-enfumades-de-tribus-algeriennes_a32584.html 

    CE QUI S’EST PASSE UN 29 DECEMBRE 1840 : Retour sur Bugeaud et les enfumades de tribus algériennes

    Les Enfumades d’Ouled Riah à Tlemcen et les enfumades du Dahra à Mostaganem où les crimes de la civilisation, tous les deux liés à la doctrine du général criminel Bugeaud et son colonel Pélissier. En 1845, il y a 179 ans de cela, nos ancêtres connurent un massacre, plus d'un millier de personnes ; hommes, femmes, enfants, vieillards avec leurs troupeaux ; gazés par les fumées et le feu de bois qui ferment la sortie des grottes, furent condamnées a une mort barbare. Rappelons-le, qu’en ce 29 décembre de l’année 1940, Bugeaud est nommé Gouverneur général d’Algérie. Son plan : dominer même s’il faut tuer et détruire. Retour sur l’histoire :

    Le 29 décembre 1840, Bugeaud est alors nommé Gouverneur général d’Algérie. Son plan, une colonisation en deux temps : dominer d’abord et peupler ensuite. Il préconise de soumettre l’Emir Abdelkader « il faut le détruire, car sans cela vous n’arriverez à rien. Sa capacité, sa finesse, sa duplicité, le rendent fort dangereux. Il faut lui faire une guerre acharnée ». Ses troupes useront d’ailleurs de tous les moyens – razzias, destruction et vol des récoltes… – pour faire tomber les villes de l’Emir. Même sa smala sera capturée.
    Le général Thomas Robert Bugeaud revient en Algérie, cette fois-ci, nommé gouverneur général le 29 décembre 1840. Ses méthodes tortionnaires resteront dans les annales de l’histoire.
    Neuf gouverneurs se succèdent entre 1830 et 1840. La Question d’Afrique est encore, en France, au centre d’une polémique acharnée entre les partisans de l’abandon pur et simple et ceux de l’occupation totale ou restreinte. D’ailleurs, jusqu’en 1833, Bugeaud lui-même figure parmi les adversaires de l’expédition d’Alger et il ne rejoint les partisans de l’occupation totale qu’en 1840, lorsqu’après dix ans d’incertitudes et d’interrogations, la décision d’occupation totale et définitive de l’Algérie est enfin prise. En effet, en 1840, la situation européenne s’étant améliorée; la France ne songe plus à abandonner l’Algérie; pour la conserver, une seule solution reste possible : la conquête et la pacification totales. Les essais d’occupation restreinte ont échoué, les tentatives de protectorat ont avorté. « La conquête effective de toute l’Algérie, dit Guizot, est devenue la condition même de notre établissement à Alger et sur la côte. Les esprits hostiles à cet établissement et les esprits timides qui en redoutent les charges essayent encore de résister à ce qu’ils appellent un dangereux entraînement; mais, pour les esprits plus fermes et à plus longue vue, cet entraînement est un résultat nécessaire de la situation et comme un fait déjà accompli. Ainsi se sont faites la plupart des grandes choses, qui ont fait les grandes nations par la main des grands hommes. »
    Face à la Chambre des paires, Bugeaud, député, déclare : « La colonisation, est une œuvre des plus ardues et des plus compliquées. Il faut pour l’accomplir se montrer large sur le choix et l’emploi des moyens et des modes d’exécution ».
    Par cette phrase, il est clair que Bugeaud pense à des méthodes extrêmes pour atteindre le but. Tous les moyens sont bons et tout acte, aussi inhumain soit-il, est justifiable, puisque l’objectif est fixé : dominer d’abord et peupler ensuite. Les troupes de Bugeaud useront d’ailleurs de tous les moyens – razzias, destruction et vol des récoltes… – pour faire tomber les villes de l’Emir Abdelkader.
    La « méthode Bugeaud », conduite avec opiniâtreté et une certaine cruauté, privilégiant la guerre d’embuscade et les razzias, finit par porter ses fruits. Après la victoire d’Isly (août 1844) sur les armées marocaines alliées à Abd el-Kader, Bugeaud traque sans répit l’Emir, qui, trahi aussi par les siens, décide de mettre fin à son combat en décembre 1847. Dans le même temps, la conquête sous Bugeaud se double d’un effort de colonisation agricole et d’une politique arabe originale (administration indirecte, bureaux arabes), qui l’oppose à la hiérarchie civile et militaire d’Algérie.

    Bugeaud, et les enfumades des Ouled Riah

    Avec Bugeaud, la guerre dépasse les normes de la guerre dite conventionnelle. Ainsi, pour punir la tribu d’Ouled Riah, alliée à l’Emir et qui a résisté face à l’armée d’occupation, le général ordonne à Saint-Arnaud: « si ces gredins se retirent dans leurs cavernes, imitez Cavaignac aux Sbéhas ! Fumez-les à outrance comme des renards ». Encore une fois,  une autre grotte sera transformée en « un vaste cimetière ». Saint-Arnaud, contrairement à Pélissier, cachera son exploit : « personne n’est descendu dans les cavernes ; personne… que moi… Un rapport confidentiel a tout dit au maréchal (Bugeaud), simplement, sans poésie terrible ni images. » (Lettres du Maréchal Saint-Arnaud, tome II, p. 37.) A cette même période, lors de la première session de l’assemblée parlementaire de 1846, le poète Lamartine, député, dénonce vigoureusement ces très nombreuses exactions : « Massacre de population, incendie d’habitations,  destructions de moissons, d’arbres fruitiers, politique de la terre brûlée etc. On me dit la guerre est la guerre,  mais la guerre des peuples  civilisés et la guerre des sauvages, des barbares, sont deux guerres différentes…je dis qu’il n’y aurait dans ce temps ni dans l’avenir aucune excuse qui pût effacer un pareil système de guerre, dans l’état de force, de discipline, de grandeur et de générosité que nous commande notre situation civilisée ! Je pourrais vous parler d’autres actes qui y ont fait frémir d’horreur et de pitié la France entière les grottes de Dahra où une tribu entière a été lentement étouffée. J’ai les mains pleines d’horreur, je ne les ouvre qu’à moitié ! »

    Les enfumades du Dahra

    Le 18 juin 1845, une semaine après la déclaration de la doctrine Bugeaud, le colonel Pélissier fait asphyxier plusieurs centaines de personnes des Ouled Riah, hommes, femmes et enfants, qui s'étaient réfugiées dans les grottes de Ghar-el-Frechih, dans la région du Dahra. Un soldat de la colonne écrit à sa famille : « Les grottes sont immenses ; on a compté sept cent soixante cadavres ; une soixantaine d'individus seulement sont sortis, aux trois quarts morts ; quarante n'ont pu survivre ; dix sont à l'ambulance, dangereusement malades ; les dix derniers, qui peuvent se traîner encore, ont été mis en liberté pour retourner dans leurs tribus ; - ils n'ont plus qu'à pleurer sur des ruines. » Après ce massacre, Pélissier se justifie : « La peau d'un seul de mes tambours avait plus de prix que la vie de tous ces misérables. »

    Deux ans plus tard la malédiction poursuit le général Bugeaud , il succombe au choléra

     
    Dans « Histoire des colonies françaises », on peut lire la description des méthodes de guerre du général Bugeaud : «Bugeaud est sans contredit le créateur de l’armée d’Afrique. Il commença par réformer les préjugés et rectifier les méthodes pratiquées depuis 1830. Il renonça au système des petits postes et des blockhaus préconisé par le maréchal Valée et contre lequel il s’était déjà élevé dans son discours de 1840; à ces postes, où les troupes étaient décimées par les maladies, l’inaction et l’ennemi, il substitua le système des colonnes mobiles rayonnant sur tout le pays. Plus de lourds convois, toujours attaqués et harcelés; des troupes alertes, légères, pouvant lutter de vitesse avec leurs adversaires, menant aussi lestement que les indigènes eux-mêmes les razzias et les coups de main. »
    A la fin de l’année 1847, Bugeaud est remplacé par le duc d’Aumale. Il rentre en France et entame un éphémère retour à la politique. Mais deux ans plus tard, il succombe au choléra. Son sinistre nom restera dans les annales de l’Algérie colonisée.

     

    Ménard le maire d’extrême droite de Béziers vante dans ses discours honteux « La Grande France »… Un historien algérien explique comment elle est née…


    Hélas !!! Hélas !!! Hélas !!! à Périgueux (France) il existe la place et la statue du maréchal Bugeaud

     http://www.ruedelachouette.org/perigueux-et-le-marechal-bugeaud/

     

    Ménard le maire d’extrême droite de Béziers vante dans ses discours honteux « La Grande France »… Un historien algérien explique comment elle est née…

    Périgueux et son maréchal Bugeaud

     

    Ménard le maire d’extrême droite de Béziers vante dans ses discours honteux « La Grande France »… Un historien algérien explique comment elle est née…

     

    Qui ne connaît la place Bugeaud à Périgueux ?

    Autant de monde certainement qui ne connaît pas la statue à son effigie, à peu près personne. On a connu aussi la caserne Bugeaud, laissant place aujourd’hui à la cité administrative portant toujours ce nom. Cette statue se trouve à côté de l’ancienne place du Maréchal Pétain, que l’on a en toute hâte un beau jour, renommé en place du Général De Gaulle.
    Nous allons revenir sur certains fait d’armes de Thomas Robert Bugeaud, marquis de la Piconnerie.

    :: Statuaire publique périgourdine ::
    Car la tradition de la statuaire publique périgourdine, comme tant d’autres, est bigarrée. Elle peut jeter son dévolu sur Michel de Montaigne par exemple, sur Yriex Daumesnil encore, ou bien sur Bugeaud. Certes la philosophie et le droit sont généralement moins à l’honneur que l’art militaire en cette moitié de XIX°s.

    :: L’honneur local au maréchal ::
    C’est en conseil municipal du 1er août 1850, que le maire André Delphin Borros de Gamenson préside, qu’il est décidé d’élever une statue à la mémoire de l’illustre maréchal. Jean Joseph Etienne Estignard se chargera de son érection et de son inauguration en 1853.
    Le socle, gravé dans le granit, mentionne tous les faits et titres honorifiques dont l’homme est alloué et qui lui valent tout l’honneur et le respect de la ville de Périgueux.

    Ceux qui nous intéressent particulièrement aujourd’hui sont les suivants :

    A VAINCU PACIFIE ET COLONISE L’ALGERIE 

    Ménard le maire d’extrême droite de Béziers vante dans ses discours honteux « La Grande France »… Un historien algérien explique comment elle est née…

    Par ailleurs, l’historien et abbé Théodore PECOUT, dans ses Souvenirs Historiques, Biographiques et Archéologiques, nous apprend sur notre gloire locale missionnée en Algérie:

    Là, il déploya de rares qualités comme homme de guerre. Infatigable dans la poursuite des Arabes, plein de résolutions dans le combat, amis de ses soldats, au bien-être desquels il veillait avec sollicitude, il se montra, en outre, administrateur habile et intègre.  

    De tels gratifications ne sauraient nous faire douter de la louable érection municipale, tenant en haute estime le courageux et fier maréchal. Car les qualités de l’homme de terrain ne se bornent pas à l’appréhension des oueds et des dunes. Il nous a également laissé quelques ouvrages de renom, entre autre :

    De l’Etablissement de Légions de Colons Militaires dans les Possessions Françaises du Nord de l’Afrique en 1838.

    L’Algérie : des Moyens de Conserver et d’Utiliser cette Conquête, de 1842.

    Dans le cadre de sa vaste mission de pacification et colonisation de l’Algérie, l’auguste militaire applique sa devise. Ense et aratro ; « par l’épée et la charrue ». Son opération en Afrique du Nord a débuté en 1836 et s’est conclue par un traité avec Abd El-Kader en 1837. En 1840, il est nommé gouverneur de l’Algérie par le ministre et humaniste Adolphe Thiers, date à partir de laquelle il va remplir sa mission avec zèle et méthode, en conduisant une troupe de généraux studieux dans l’application de ses préconisations.

    :: La méthode Bugeaud ::
    Il s’agit de la fameuse méthode de l’ enfumade, qui consistait à enfumer les populations (hommes, femmes, enfants), enfermées ou emmurées dans des grottes, jusqu’à une totale ou partielle « pacification ».
    Il ne s’agit que de diminuer la résistance de l’adversaire dans son entêtement à ne pas se laisser pacifier. C’est pourquoi le 11 juin 1845 à Orléanville, Bugeaud conseille à ses maîtres d’œuvres de généraux :

    Si ces gredins se retirent dans leurs cavernes, imitez Cavaignac aux Sbéhas ! Enfumez les à outrance comme des renards. 

    Et la méthode fait recette. Un point qu’un soldat décrit :

    Les grottes sont immenses ; on a compté 760 cadavres ; une soixantaine d’individus seulement sont sortis, aux trois quarts morts ; quarante n’ont pu survivre ; dix sont à l’ambulance, dangereusement malades ; les dix derniers, qui peuvent se traîner encore, ont été mis en liberté pour retourner dans leurs tribus ; ils n’ont plus qu’à pleurer sur des ruines. 

    En définitive, cette méthode qui se passe et de constructions onéreuses et de techniques savantes, fera plusieurs milliers de victimes. Au point même, c’est dire, que la technique du maréchal offusquera Paris, qui lui demandera des comptes.
    Droit dans ses bottes, le maréchal assumera la responsabilité de ces actes, en les justifiant par une phrase célèbre :

    Et moi, je considère que le respect des règles humanitaires fera que la guerre en Afrique risque de se prolonger indéfiniment. 

    Effectivement il fallait le préciser, on comprend mieux. Surtout en considérant que la méthode de l’ enfumade faisait partie d’un vaste dispositif de « pacification » consistant à affamer les populations civiles, sans distinction, en détruisant systématiquement tous les moyens de production agricole.

    :: Maréchal nous voilà ::
    Oh, à l’époque on ne s’émeuvait pas à outrance de ce genre de pacification ou contre-guerilla économe. Cela ne l’empêcha guère d’être élu à la Constituante par les électeurs de la Charente Inférieure. Il mourut sous les honneurs en 1849, et 4 ans après les massacres, sa statue était décidée au nom du peuple de Périgueux. A travers la pacification algérienne portée en louange sur la stèle, nous amendions et cautionnons la méthode de  l’enfumade,dont l’existence était connue et reconnue.

    :: Aujourd’hui et/est hier ?::
    Une large part de ce billet revient à l’article sur Wikipédia consacré au maréchal. La partie Discussion ne souffre d’aucune controverse majeure sur les faits évoqués.
    Une question intéressante au demeurant. Peut-on qualifier aujourd’hui ces actes militaires de « crimes de guerre » ?
    Non pour certains, car cette qualification juridique n’existait pas en son temps (TPI). Oui pour d’autres, car la qualification juridique détermine un acte sans se borner aux limites temporelles.

    Il y aura aussi la position de l’historien, dénonçant l’anachronisme dans l’histoire des mentalités, nous interdisant de juger une époque ou un homme d’un autre temps. En somme, « c’était comme ça ». Certes, lorsqu’on parle du Mexique pré hispanique du XV°s., on conçoit aisément que les catégories cognitives et culturelles avaient quelque distance avec notre perception d’aujourd’hui. Que l’on sache, les catégories mentales en France au XIX°s., ne relèvent pas d’un autre monde. Et quand bien même, parlez de cet anachronisme aux algériens qui commémorent encore aujourd’hui les anniversaires macabres de ces massacres.

    Et ce même si les généraux Bigeard, Massu et Aussaresses ne sont pas près d’avoir des statues à leur effigie. Dans le cas d’Aussaresses, c’est sont livre Services spéciaux : Algérie 1955-1957, paru en 2001, qui interpelle l’opinion publique et pas l’inverse. A l’époque encore, les historiens dénonçant les actes de torture de l’armée française en Algérie ne sont pas largement entendus.

    Les massacres de populations civiles du maréchal Bugeaud n’ont évidement aucune raison d’être soulevés dans un cadre juridico-historique contemporain. Là n’est pas la question. En revanche, lui faire encore aujourd’hui l’honneur d’une statue, confirmant ainsi la pérennité de l’hommage que la ville de Périgueux lui rend, pourrait être ouvert à discussion. A fortiori aux côtés de Michel de Montaigne, a fortiori toujours quand la ville projette des jumelages avec l’Afrique du Nord, comme le Maroc, où Bugeaud a laissé des souvenirs sanglants.

    Car en définitive, ce que la ville de Périgueux continue d’honorer, sans le savoir sûrement, c’est pour partie et en raison des motifs de l’hommage sur le socle (pacification et colonisation de l’Algérie), la méthode des enfumades des milliers de femmes et enfants algériens, ces arabes traités comme des renards et dont la vie valait moins que la peau d’un tambour.

    On ne saurait rendre honneur à la colonisation de l’Algérie en oblitérant les méthodes qui l’ont rendue possible. Et rendre honneur à la colonisation de l’Algérie tout court, qui le ferait, à part quelques ultra nationalistes conservateurs dont la biologie et l’histoire nous débarrassent (trop) lentement?

    Que son nom même soit associé à une cité administrative, incarnant par là la fonction et le service public, est troublant. Il serait plus idoine d’associer son nom à celui du futur incinérateur de déchets ménagers de la communauté. Au moins cela ferait sens. (Merci Laurent).

    :: Epilogue ::
    A l’attention des esprits les plus torves, il n’est en rien question de la responsabilité de l’actuel conseil municipal, absolument en rien. C’est bien pourquoi est mentionné tout au long du texte, la « ville de Périgueux » et jamais la « mairie de Périgueux », (sauf au sujet de l’érection de la statue, pas après).

    Mais à l’heure où l’on baptise une place Robert Badinter, en ce qu’il a permis à notre société d’évoluer en ne coupant plus les hommes en deux pour les punir, on pourrait également méditer sur ce que cette place est en face de celle de Thomas Robert Bugeaud.

    Ménard le maire d’extrême droite de Béziers vante dans ses discours honteux « La Grande France »… Un historien algérien explique comment elle est née…

    L’esprit colonial n’a pas disparu en France regardez certains se font même photographier sous la statue Bugeaud. Hélas !!! Hélas !!! Hélas !!!

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    Souvenirs au pied de la statue du Maréchal Bugeaud à Excideuil

    http://excideuil.blogs.dordognelibre.fr/archive/2011/09/20/souvenirs-au-pied-de-la-statue-du-marechal-bugeaud.html 

    Les adhérents de l’Amicale des anciens et amis des 5ème et 9ème Chasseurs et de l’Arme blindée-Cavalerie en Périgord, en excursion touristique dans notre région, ont tenu à faire une halte au pied de la statue du Maréchal Bugeaud au fond des allées André Maurois.

    Le Lieutenant Colonel (ER) Guy Besson, Président de l’Amicale ABC Périgord a retracé, auprès des membres de l’association, les péripéties du rapatriement de cette statue. En 1852, trois ans après la mort du Maréchal Bugeaud, par souscription nationale, sa statue fut érigée à Alger. En 1962, après l’Indépendance, il est décidé de rapatrier cette statue en bronze qui fut placée à Excideuil. Plusieurs communes la revendiquèrent. Le gouvernement de l’époque voulait l’installer à Albertville en Savoie prétextant qu’en 1815, le colonel Bugeaud avec le 14ème de Ligne, avait arrêté dans ce secteur les Autrichiens et qu’en fin de carrière il avait été Chef de l’Armée des Alpes. Limoges, là où il était né en 1784 dans la maison familiale, revendiquait la statue. Excideuil, là où il avait acquis une maison quand il fut nommé Député de la Dordogne et où se trouve le caveau familial, se mit sur les rangs.

    Cependant, la statue avait déjà été expédiée à Albertville où elle resta stockée, dans sa caisse, pendant deux ans. Pendant ce temps à Excideuil, les « amis de Bugeaud » ne restaient pas inactifs et firent valoir le bon droit de leur revendication et obtinrent satisfaction. La statue fut réexpédiée d’Albertville à Excideuil. Mais elle tardait à arriver. Un jour, la mairie est informée que la commune d’Exideuil (sans C) en Charente venait de recevoir un colis lourd et encombrant qu’elle n‘avait pas commandé. Il y avait eu erreur d’expédition. Quelques jours après, la statue arriva chez nous mais le socle n’y était pas.et elle ne pouvait être installée à l’identique. Enfin, le socle pu être reconstruit et la statue érigée avec les engins de levage du 5ème Chasseurs, encore à Périgueux à cette époque. Tout n’était pas encore pour le mieux puisque la plaque gravée sur le socle comportait une erreur de date et que le sabre en bronze était cassé.

    Le dimanche 20 Juin 1999, pour le 150ème anniversaire de la mort de Thomas, Robert Bugeaud de la Piconnerie, Duc d’Isly, Maréchal de France, Député de la Dordogne, eut lieu la célébration de la mise en place officielle de la statue. Un grand moment d’émotion lors de cette cérémonie qui a clôturé le périple de la statue.

    Gardienne des traditions, l’amicale des anciens des 5ème et 9ème Chasseurs a assumé le devoir de mémoire et de participation à la sauvegarde du patrimoine militaire local. C’est aussi une preuve indéniable de la persistance des liens qui existent entre la Nation et son armée.

    LJ

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    QUELQUES COMMENTAIRES

        Hélène ROBERT 

    Je sais maintenant de qui Hitler tenait l’idée des chambres à gaz, Bugeaud était un précurseur en quelque sorte !

    Et inutile de venir crier au scandale pour la comparaison, je ne vois aucune différence dans les méthodes, la connerie n’a pas d’âge et ne tient pas compte des époques (cf inquisition etc…)

      

    admin 

    Aucune différence ?
    Le nombre de morts ?
    L’industrialisation systématique ?
    L’élimination raciale ?
    A part ces détails effectivement…

        

    Hélène ROBERT

     « L’élimination » d’êtres humains quels qu’ils soient et quelle qu’en soit la raison, dix, vingt, des milliers, me révulse et je les mets tous sur le même plan.

    Sur le principe même il n’y a aucune différence. C’est de l’assassinat.

        

    abdelkrim Aouam 

    La démocratie française devrait avoir honte d’une telle personnalité. Il n’y a pas de quoi en être fier. Pour l’Algérie il reste un génocidaire qui n’a pas « pacifié » le pays mais qui a seulement retardé l’échéance inéluctable du départ des occupants.

     

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