• Mort de l'actrice Marie Dubois, la Juliette de "La grande vadrouille"

    Mort de l'actrice Marie Dubois, la Juliette de "La grande vadrouille"L'actrice française Marie Dubois, dans "La grande vadrouille", sorti en 1966.

     (DR)

    http://www.francetvinfo.fr/culture/cinema/mort-de-l-actrice-marie-dubois-la-juliette-de-la-grande-vadrouille_720685.html 

    Interprète du cinéma d'avant-garde des années 1960 et 1970, elle avait mis son talent au service de jeunes réalisateurs. Son plus grand succès reste son interprétation de la jeune résistante Juliette dans "La grande vadrouille".

    Elle a incarné le premier rôle féminin d'un des plus grand succès du cinéma français, La grande vadrouille (1966). L'actrice Marie Dubois est morte, mercredi 15 octobre 2014 à l'âge de 77 ans, près de Pau (Pyrénées-Atlantiques) où elle vivait, selon son agent Artmedia.

    Interprète du cinéma d'avant-garde des années 1960 et 1970, elle avait mis son talent au service de jeunes réalisateurs. Marie Dubois souffrait de la sclérose en plaques depuis de nombreuses années et s'était mobilisée pour sensibiliser le grand public à cette maladie et aider la recherche.

    Marie Dubois : officier et comédienne

    Mort de l'actrice Marie Dubois, la Juliette de "La grande vadrouille"

    Marie Dubois a gardé son regard, sa vivacité d'esprit, sa spontanéité.

     © Photo Thierry Suire / « so »

    http://www.sudouest.fr/2013/01/21/officier-et-comedienne-940754-633.php 

    Marie Dubois a été décorée de la Légion d'honneur par Aurélie Filippetti le vendredi 19 janvier 2013. L'actrice de la Nouvelle Vague vivait à Pau depuis 2011.

     Son véritable nom, c'est Claudine Huzé. Pourtant, lorsqu'elle a reçu la Légion d'honneur des mains de la ministre de la Culture Aurélie Filippetti, elle s'est présentée comme Marie Dubois. C'est ainsi qu'on la connaît, et qu'elle-même se reconnaît. L'appellation lui vient de François Truffaut. Elle a un peu plus de 20 ans lorsque le réalisateur l'appelle Marie Dubois, en référence à l'héroïne d'un roman éponyme des années cinquante.

    «Truffaut voulait un nom aussi bête, aussi simple que celui de Jeanne Moreau», raconte l'actrice. Immédiatement, ça lui plaît. Car Huzé, ça sonnait mal, ça prêtait aux blagues, on pouvait dire : « usé avant l'âge ». Mais surtout, elle détestait Claudine. Comme Colette ou Martine, « ça faisait campagne, et moi, j'aime la ville ! » revendique l'actrice.

    Au loin, Paris 

    Marie Dubois a 76 ans, la voix forte, le débit de paroles rapide. Immobilisée dans son fauteuil roulant, elle écoute tout, questionne, fixe son interlocuteur de ses yeux bleus. Elle nie presque la maladie, une sclérose en plaque détectée à l'âge de 23 ans, qui par chance n'est devenue réellement handicapante que trente ans plus tard.

    Voilà trois ans qu'elle vit à Pau. Un jour de janvier 2013, elle avait donné rendez-vous chez Dominique Rousseau, sa fille unique, installée à Lescar. Un jardin, les Pyrénées en arrière-fond, rien de très citadin, rien de très parisien.

    La capitale lui manque. C'est là-bas qu'elle est née, qu'elle a vécu, dans le 12e arrondissement, avant de s'installer en banlieue à Asnières puis à Ville-d'Avray. Alors par la pensée, elle s'y évade. Elle croit encore y être.

    Mort de l'actrice Marie Dubois, la Juliette de "La grande vadrouille"

    Marie Dubois, montre une photo du tournage du film de Robert Enrico, "Les grandes gueules", sorti en 1965. (A. Torrent)

    Tendresse et violence 

    Marie Dubois raconte ses années de jeunesse, l'abonnement que lui avait pris son père pour aller à la Comédie Française, les jeudis après-midi, une fois par mois. Pourtant, sa famille ne voulait pas faire d'elle une comédienne. Surtout l'oncle qui disait que c'était « un travail de putain ! » se souvient-elle. Et elle s'en défend encore : « je n'ai jamais eu à coucher avec personne », ni Truffaut, ni Godard, ni Rohmer, ni Resnais…

    Un César qui vaut de l'or 

    Sur une étagère du salon trône une statue massive, plaquée or. Un César. Elle l'a reçu en 1978, pour un second rôle dans le film « La Menace », d'Alain Corneau. Ça l'avait ému, « c'était légitime, on me l'avait remis pour mon travail, mon métier».

    Cette récompense de ses pairs est précieuse, sûrement plus que sa montée en grade, son passage de chevalier à officier de la Légion d'honneur, ce vendredi 18 janvier au Pavillon des Arts. La première fois, l'insigne lui avait été remis par Serge Lama, en 2002, notamment pour son engagement et son combat contre la sclérose en plaque. Pourtant, ces honneurs, Marie Dubois a presque l'impression qu'elle ne les mérite pas.

    La jeune fille d'alors était bien éduquée, d'un père comptable et d'une mère secrétaire. Pas un mot de travers, pas une grossièreté. Sur Internet, on retrouve ses premières séances d'essai pour François Truffaut. Le réalisateur lui demande de jouer une « marchande des quatre saisons vulgaire », et lui impose de l'insulter. La jeune fille est gênée, incapable.

    La Marie Dubois d'aujourd'hui rit de l'anecdote : « Après ça je m'y suis mis. ''Con'' c'est le mot le plus faible de mon vocabulaire ! » s'exclame-t-elle. Spontanée, «violente» dit-elle d'elle-même, elle n'a pas la langue dans sa poche.

     

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